Soit dit en passant

Soit dit en passant

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Livres
84 pages

Description

Combien de petits bonheurs le dimanche matin contient-il ? Qui a eu l’idée d’associer les petits pois aux carottes ? Pourquoi faut-il toujours que l’accent alsacien soit tourné en dérision par les médias ? Pourquoi certains lieux nous sont-ils si importants ? Recevoir une carte postale au XXIe siècle a-t-il encore un sens ? Était-ce vraiment mieux « avant » ? Le sens moral a-t-il disparu de nos sociétés ? Changer l’horaire de diffusion des Feux de l’amour était-il une bonne idée ?

Drôles, sérieuses, (f) utiles, légères, voire parfois tout cela à la fois, ces réflexions et beaucoup d’autres composent ce recueil de textes courts qui vous accompagnera pour quelques heures... et peut-être davantage.


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Ajouté le 19 mai 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782414073177
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-07315-3

 

© Edilivre, 2017

 

 

Du même auteur

Du même auteur :

James Bond au service de Sa Majesté la Suisse, APAE Éditions, 2009

Vivre et laisser mûrir, APAE Éditions, 2011 (réédité en 2012)

Dédicace

 

À tous les miens

Exergue

 

Pensez comme un adulte

Vivez comme un jeune

Conseillez comme un ancien

Et ne cessez jamais de rêver comme un enfant.

(Auteur inconnu)

Introduction

J’ai choisi pour mon nouvel opus d’opter pour un format plus court et plus concis que pour mes précédents écrits. Une nouvelle forme, donc : le recueil de textes courts.

Comme bien souvent dans le processus d’écriture, certains textes ont mis du temps à surgir, là où d’autres se sont imposés en l’espace de très peu de temps. Certains des écrits qui vont suivre eurent même une vie antérieure comme Des filles et des gars des eaux, écrit et publié sur le net il y a déjà plusieurs années. L’idée de publier un recueil de textes court fut donc l’occasion pour certains d’entre eux de se retrouver « compilés » pour la première fois. La famille s’est cependant agrandie au fil des mois… et des soirées.

Soit dit en passant pourrait donner l’impression de passer de manière désordonnée-voire un brin anarchique-d’un sujet futile et léger à des thèmes beaucoup plus graves. Il n’en est rien. De même que le yin est au yang ce que Milou est à Tintin (à moins que ce ne soit l’inverse), le monde peut se voir comme beau ou laid. Drôle ou triste. Sérieux ou léger. L’un ne va pas sans l’autre, car l’un ne peut exister sans l’autre. La légèreté de certains thèmes pourra ainsi contrebalancer le côté plus sombre voire violent de certains autres sujets, le tout n’étant finalement qu’un reflet parmi d’autres du monde dans lequel nous vivons.

Chaque texte peut être pris comme une fine tranche de vie, dont le goût varie, formant une mosaïque colorée, enlevée, enjouée et, je l’espère, des plus plaisantes à lire.

Un livre crée un lien unique entre lui-même (et par extension, l’auteur) et le lecteur. Puisse la relation qui vient de débuter être des plus riches et des plus agréables.

L’auteur

Voyages, voyages

« Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une œuvre d’art : une création » (André Suarès). Peu importe finalement la formule choisie. Peu importe finalement la durée du voyage, la destination, si elle est lointaine ou non (à quel moment passe-t-on d’ailleurs de l’une à l’autre ?),…

Le voyage commence au moment où la porte de chez soi se ferme. Tout ce qui va suivre, les images emmagasinées, les personnes rencontrées, les expériences vécues, les sites visités, la nourriture consommée, la culture rencontrée… apportera son petit supplément d’âme, dont l’effet variera en fonction de la personne et de son état intérieur. Mais qu’importe, car au fond tout cela semble répondre aux mêmes besoins : découvrir un ailleurs, oublier son quotidien, se retrouver soi-même, vivre un peu plus intensément,… et parfois, fuir un peu ?

Les voyages forment la jeunesse. Et la jeunesse est bien un état d’esprit. Si l’on ne peut que souhaiter aux plus jeunes de voir du pays, le voyage à tout âge pourrait être une sorte de retour à la vie, un moyen de se relancer dans l’existence, de se réinventer, après avoir pris du recul sur soi et son vécu. Après avoir aussi à nouveau permis aux sentiments et aux émotions, parfois enfouies profondément, de rejaillir au grand jour. Une fois la confrontation faite à du nouveau, à de l’inédit,… En somme, d’être sorti de sa zone de confort. Car si cette dernière peut être douillette et sécurisante en apparence, elle peut être également une sclérose dans la vie à long terme, dans le sens où la zone de confort ne nous incite pas à évoluer, à nous adapter à une nouvelle situation dans la vie (qui de toute façon ne manquera pas de se présenter).

Le voyage, thérapie miraculeuse et efficace à coup sûr ? Certains ont vu le monde, mais ne l’ont pas compris pour autant. Alors, si partir est guérir un peu, cela suppose d’avoir en soi les prédispositions nécessaires, cette volonté de s’ouvrir, d’être ouvert à l’imprévu et de ne pas attendre à tout prix quelque chose qui pourrait très bien ne pas se produire.

Reste le retour à la « vie normale » qui pourrait bien torpiller en quelques jours ou semaines tous les bienfaits accumulés au cours du périple. Le poids et les exigences de nos rythmes de vie sont certes lourds, mais à bien y regarder, le voyage a créé un avant et un après, a montré qu’une autre façon de vivre est possible, et que d’une façon ou d’une autre, à divers degrés, nous avons progressé, évolué, avancé d’un pas ou deux… vers quelque chose de mieux.

La nature et la fonction

Chaque écolier de France et de Navarre apprend en grammaire qu’un mot a une nature et une seule. C’est ce qu’il est. Cependant, il peut avoir plusieurs fonctions, c’est-à-dire exercer plusieurs « métiers » dans la phrase. Un manuel permet à un enfant de réviser-ainsi qu’aux parents-toutes les natures de mots possibles : nom, verbe, adjectif, déterminant, conjonction de coordination (au passage si quelqu’un a enfin trouvé Ornicar, qu’il se manifeste),…

Ainsi, un nom est un mot qui désigne un lieu, un objet, un sentiment, une idée ou encore une personne. Propre ou commun, ce mot sera un nom jusqu’à la fin des temps (simples et composés). Il pourra par contre exercer différents rôles dans la phrase : être sujet, complément d’objet direct ou indirect, complément circonstanciel,… Il a bien une fonction différente, mais sa nature reste inchangée quoi qu’il arrive. La fonction ne change donc pas la nature. CQFD.

Qu’en est-il pourtant de l’espèce humaine ? La fonction d’une personne peut-elle changer, sans que sa nature n’en soit affectée ? Si le raisonnement appliqué en grammaire se tient, la réponse serait alors d’emblée OUI. En regardant de plus près, la fonction aurait peut-être une influence sur la nature…

Quid dans telle entreprise de ce « collègue » passé cadre supérieur et qui dès lors adopte un comportement à la limite de la tyrannie avec ses collaborateurs et anciens alter-ego ? Quid de ce/cette responsable associatif/ive, dont l’engagement à la base fut noble et qui se révèle être une garce arriviste au fil du temps et des échelons gravis au sein du conseil d’administration ? Tel viticulteur-coopérateur devenu après élection président d’un conseil d’administration, sans avoir jamais suivi le moindre cours de management et qui pense que seuls la force et l’autorité (très vite muée en autoritarisme) le feront s’imposer et être respecté.

Qu’est-ce qui expliquerait ces changements de nature : La fonction ? Le temps, qui fait évoluer chacun selon son vécu ? La tentation un peu trop forte de goûter au « côté obscur » ? La fonction seule ne pourrait changer un individu du tout au tout. Sans compter qu’une même fonction peut être occupée par deux personnes (deux natures) différentes. Dès lors, la fonction, plus qu’un facteur de changement de nature, serait plus un révélateur de celle-ci. De sa nature profonde. Aux oubliettes l’image lisse et parfaite que certains veulent donner d’eux-mêmes, et qui tient jusqu’à un certain seuil. Celui-ci franchit, les changements induits permettraient davantage de voir la vraie nature des gens prendre le dessus. Tout le monde a sa part d’ombre, mais chacun est libre de se laisser griser par la fonction, ou bien au contraire de rester fidèle à soi et à ses valeurs.

Ces lieux qui nous sont chers

Chacun dispose dans son Panthéon personnel d’un ou plusieurs lieux qui l’ont marqué, en bien ou en moins bien, mais qui en tout cas ont joué un rôle dans son existence, de la maison de vacances familiale à la première salle de classe ou au bar-fétiche de sa jeunesse. Il en résulte une sorte de lien, aussi personnel qu’intense, qui donne en y pensant ou en y retournant ce petit frisson que seul l’intéressé(e) peut comprendre. Que l’on puisse y retourner en « pèlerinage » une fois par an ou bien seulement dans notre tête, la...