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Une seconde vie

De
198 pages
Quand on avance dans la vie, il est une question qu’on ne peut plus, peu à peu, ne pas se poser : pourquoi est-ce que je continue de vivre ?
Cette question, on peut la maintenir au niveau bas du développement personnel, affublé en « sagesse », et du marché du bonheur.
Ou bien l’affronter philosophiquement pour y chercher une issue plus ambitieuse qui soit la promotion d’une « seconde » vie.
Une seconde vie est une vie qui, du cours même de la vie, se décale lentement d’elle-même et commence de se choisir et de se réformer.
Pour y accéder, il faudra penser ce que sont des vérités, non pas démontrées, mais décantées à partir de la vie même ; ou comment, de l’expérience accumulée, on peut à nouveau essayer ; ou comment la lucidité est ce savoir négatif (de l’effectif) qui nous vient malgré nous, mais qu’on peut assumer ; ou comment la vie peut ouvrir, non sur une conversion, mais sur une vie dégagée.
Ou comment un second amour, fondé, non plus sur la possession, mais sur l’infini de l’intime, peut débuter.
Puis-je, non plus répéter ma vie, mais la reprendre, et commencer véritablement d’exister ?
 
F.J.
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À qui sait lire une seconde fois
Avertissement
De derrière ses pensées, en fait de derrière tout le reste, un personnage de roman moderne, s’il est déjà avancé dans la vie, voit s’immiscer cette question de façon insidieuse, quand il tire le rideau de sa fenêtre, quand il regarde la maison d’en face et la rue. Elle fait trou parmi ses songeries du petit matin : pourquoi est-ce que je continue de vivre ? Cette question, un jour, lucide, il ne peut plus l’éviter. Même si elle n’avait pas eu un si piètre mari, Emma se la serait posée. Il est vrai qu’une telle question, ou plutôt ce qui estlaquestion, triviale et brutale comme elle est, on peut se hâter de l’enfouir, de l’endormir sous les préoccupations du jour. Mais elle rôde, on la porte avec soi. Le romancier des temps précédents (Stendhal encore) avait beau jeu d’exécuter ses personnages, de s’en débarrasser d’une façon ou d’une autre, ou simplement en n’achevant pas son roman, quand il ne savait plus qu’en faire : quand ils avaient vécu la découverte de la vie ; qu’ils avaient suffisamment tâté de l’amour et de l’ambition ; qu’ils avaient percé bien des illusions et acquis par trop de lucidité. Mais à cette facilité du romanesque nous ne nous laissons plus aller. Et, de plus, on n’est pas le romancier de sa propre vie. Nous n’appartenons plus, en effet, à cet âge où le questionnement philosophique pouvait se distribuer, à distance suffisante du sujet, en plans qui se juxtaposent sans plus d’écarts et se coordonnent : ce que je peux « savoir » – ce que je dois « faire » – ce que j’ai le droit d’« espérer ». La connaissance, la morale, la croyance en l’immortalité ne se constituent plus en fins qui se croient universelles et d’emblée légitimes. Car la science est désormais prise de doute quant à ses usages, la vertu est devenue suspecte jusqu’en ses origines, elles qu’on croyait sacrées, et la foi peine à créditer quelque Au-delà, qu’il soit de l’Histoire ou du Salut. De là que nous soyons passés, par un renversement silencieux encore insuffisamment sondé, d’une morale de laprescription– celle des règles de la raison, des impératifs de la conduite ou du dogme – à une éthique de lapromotion. Notre interrogation s’est repliée sur la capacité humaine à déployer la vie enexistence. Mais que signifie « exister » si, le soutirant de la pensée de l’être pour en étayer la pensée du vivre, j’en fais le verbe moderne, le terme décisif autour de quoi tout tourne ? C’est de lui qu’émerge cette pensée du petit matin : est-ce que je saurai me détacher de ma vie précédente – de ma vie enlisée en son monde – pour débuter un nouveau jour ? Ou pour éclairer cette question dans sa condition : est-ce que je suis parvenu, à ce jour, à tirer parti de ma vie passée pour, revenant sur elle et m’en décalant, ne plus répéter ma vie, mais la « reprendre » : pour pouvoir réformer ma vie et commencer enfin effectivement d’« exister » ? Cette interrogation, il est vrai, on peut la maintenir au niveau de l’actuel marché du développement personnel et du bonheur, en vue de s’y rassurer à moindres frais. On peut la garder dans le cadre des banalités bien rabotées de la sagesse, y quêtant une résignation plus ou moins enjouée. Mais on peut aussi vouloir l’affronter philosophiquement pour y chercher une issue plus audacieuse, autant dire qui soit inventive. Ce que je proposerai ici en développant le concept deseconde vie.
I – Nouveau début ?
Nous n’avons qu’une vie, c’est bien là l’évidence. Nous ne pouvons sortir de notre vie et y rentrer. À peine a-t-on pris conscience de soi-même qu’on se trouve enfermé dans cette partie continue qui nous conduit d’acte en acte, d’heure en heure, de sommeil en réveil, sans césure ni interruption, sans entracte et sans intermède, sans halte même, sans pause – sans « touche » : dans cette partie, on reste sans dehors d’où l’on pourrait réintégrer sa place. D’une traite on va de l’essor de la jeunesse à son épuisement : « une vie ». Nous n’avons pas de vie de rechange ou de remplacement. On ne peut remettre en jeu la vie comme un dé qu’on relance, disait Antiphon, comme on peut retirer et replacer un pion sur l’échiquier,anathesthai ton bion ouk estin. La vie ne peut être rejouée, elle n’est pas une partie qu’on peut recommencer. C’est pourquoi o n doit s’investir tout entier dans l’instant présent, conclut le Moraliste, cet instant ne pouvant revenir, et se garder de reporter. C’est pourquo i on ne peut pas différer de vivre, en ne faisant tou jours que s’y préparer, renvoyer à demain sans jamais vivre. — Ou bien, sinon, il y aurait l’« aut re vie », dont celle-ci n’est effectivement que la préparation et l’anticipation douloureuse : la vie dans l’au-delà, la « vraie vie »,vera vita, au « paradis », la vie qui compense et qui récompense, celle dont on est en attente, que promet la Croyance et dont la mort est l’entrée. Un rideau se lèverait alors et la vie pourra débuter… Or je me séparerai ici tant de l’un que de l’autre, tant de cette Croyance que de cette « évidence », pour me demander si une « seconde » vie n’est pas possible et même à portée. Pour me demander si un nouveau début ne peut avoir lieu dans la vie, ma is sans qu’on ait à invoquer d’Ailleurs ni d’espérance ; sans céder à la tentation d’introduir e quelque rupture d’expérience impossible à légitimer : celle-ci briserait la processualité qui fait le cours de la vie et à laquelle seule, par conséquent, je peux me fier. Sans retomber dans la vieille mythologie d’un effacement du passé et de la Renaissance. Dans quelle mesure pourrais-je recommencer de vivre, mais dans la continuité même de ma vie ? Cettesecondene peut être que cette vie-ci, dès lors qu’il n’est pas d’autre vie, en vie même temps qu’elle s’en dissocie suffisamment, en se prolongeant, de sorte qu’un nouveau départ puisse s’esquisser : que quelque chose de notre vie puisse se rejouer. Et même de sorte que, dans son déroulement même, notre vie puisse accoucher d’une nouvelle vie qui, par distance prise d’avec la précédente, c’est-à-dire en faiten s’écartantde la vie ordinaire, de son ornière,ektos patou, est une vie qui peut enfin débuter. C’est-à-dire qui commence d’être choisie à partir de ce qui s’y est laissé déjà discerner. Cette seconde vie est une vie promue où nous commençonsenfind’exister. Cela donc sans qu’intervienne de Coupure proclamée, sans grand événement qui serait surgi de l’extérieur ni conversion. Sans chute de cheval qui, un jour, ait fait toucher au plus près la mort. Sans quelque accident de carrosse suivi de sa révélation : sans que la voiture ait dû heurter le parapet du pont de Neuilly et ait versé – il n’y a point de voile dont on puisse espérer que soudain, sous quelqu e catastrophe, il se déchire en laissant paraître par-derrière une Vérité. Cette « seconde vie » procède de l’immanence même de la vie, mais d’une vie qui s’est à ce point élaborée, s’est réfléchie et devient concertée, que quelque chose qui la restreignait encore, de soi-même, peu à peu s’est tranché ;
qu’une décision sourdement a mûri, s’est étoffée, s’est confortée, sur laquelle on pourra de mieux en mieux se caler pour se détacher quelque peu de soi-même, de l’adhésivité de son passé, et réengager sa vie. Discrètement notre vie se repense, se relance, élague dans ses investissements, dégage de nouveaux possibles, jusqu’à ce qu’on puisse, un jou r, capitalisant ces torsions secrètes, acquérir suffisamment de recul pour commencer de réenvisager globalement sa vie et la réorienter : la délester de ce qui l’encombrait, la désamarrer de ce qui la retenait arrimée, confinée, « encalminée », à quai – et lui donner un nouveau départ. Ou ne serait-ce pas plutôt le premier ? On parlera alors d’une « seconde vie », non pas parce qu’on serait doué soudain d’une « seconde vue », mais parce que de l’intelligence s’est déposé peu à peu dans le regard qu’on porte sur la vie, qu’une clairvoyance nuitamment est venue, au point qu’on perçoit enfin, non pas derrière – par déchirure : la vérité d’un autre ordre qui nous serait cachée – maisau travers. Dans la pâte épaisse de la vie, transparaissent alors des cohérences que, auparavant, on n’apercevait pas. C’est-à-dire qu’on se met à distinguer unfiligranede la vie rendant visibles, dans ses entrelacs, des configurations plus intérieures qu’on ne soupçonnait pas, et d’abord qu’on ne nous a jamais enseignées (le pouvait-on ?) – ce que j’appellerailucidité. Celles-ci dessinent tout autre chose que ce que l ’on percevait au premier abord de la vie, s’étalant sous nos yeux, e n même temps qu’elles sont incluses – « comprises » – dans la matière même de la vie et ne s’en détachent pas. Aussi ne dressent-elles pas un autre plan de la connaissance, à part du concret, qui serait d’ordre théorique ou métaphysique, et restent-elles « dans l’élément » (im Elemente) de l’expérience, mais cette foisdiscernée. C’est la littérature (le roman) qui d’ordinaire les explicite, et non la philosophie. Comme elles ne sont pas abstraites, elles peuvent donner une nouvelle prise, non pas sur la vie (ce « sur » marquant la distance surplombante d’une extériorité), maisdansla vie, c’est-à-dire dans sa trame et dans son épaisseur :à même la vie et son déroulement singulier. Car, l’expérience se décantant, l’horizon se transforme, une autre scènede l’intérieurapparaît. Non pas qu’un Au-delà se projette, mais d es ressources inexplorées, de dessous, d’en deçà, se découvrent. Cette seconde vie ne serait-elle pas quelque chose comme un « second souffle », ou bien disons une seconde chance (chaancela manière dont une : fois les dés sont jetés) ? Mais il faudra se demander alors ce que « second » peut signifier. Car « nouvelle » vie (nouveau départ), que j’ai d’abord avancé, de fait, lui-même n’est pas juste, fait encore trop appel à la représentation et la co mmodité de la « coupure » – ce n’était là qu’une façon de commencer d’épeler ce dont il s’agit. Car unenouvelle vie, celle que l’on appellerait de ses vœux et qui ferait muter d’un coup notre existence, n’est pas possible. Sauf, je l’ai dit, à y projeter la rupture d’une conversion, à « dépouiller le vieil h omme », lepalaios anthropos, et revêtir le nouveau, comme l’a prôné le religieux – mais il fau drait alors accepter le « scandale », pour la raison, d’un tel hiatus et de son arbitraire. Et mê me quels lambeaux de passé ne traîne-t-on pas toujours avec soi en dépit de la Libération annoncé e ? Il n’y a pas de si grand Événement, surgissement, serait-ce sur le chemin de Damas, qui puisse changer radicalement la vie, tout au plus s’agira-t-il d’une inversion. C’est pourquoi n’est toujours possible qu’uneseconde vieen continuité de celle qu’on nommera rétrospectivement la « premi ère ». Et dont elle se démarque imperceptiblement avant que de s’affirmer. C’est toujours en se soutirant peu à peu de la vie engagée qu’une seconde vie s’extrait progressivement et s’en décale, en même temps qu’elle en découle, rouvrant un nouveau possible : par gestation lente, mutations minimes, détachements à peine apparents ou qui paraissent anecdotiques, mais qui peu à peu se relient, se ramifient, se confortent et coagulent, s’étirent et gagnent en intensité, jusqu ’à provoquer de premiers basculements échappant encore largement à notre attention en même temps qu’on commence déjà de les assumer. On voudrait bien sûr, en chaque fin d’année, croire au Nouvel an, à la « nouvelle année » : à la possibilité d’un « nouveau départ » – cette expression elle-même est si tentante ; à la force de la résolution – révolution – qui pourrait d’un coup to ut relancer. C’est « aujourd’hui que je change… » – qui ne l’a pas aussi dit ? Mais tout cet effort et cette bonne volonté n’en font pas moins un vœu « pieux ». Je peux fixer, ne serait-ce que symboliquement, la date de ce nouveau départ, mais en vain. Je peux décréter, comme le Narrateur (d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs) veut l’écrire à er Gilberte, « qu’à partir du 1 janvier, c’était une am itié neuve que nous allions bâtir », « si solide que rien ne la détruirait… ». Je peux croire, comme dans un acte de foi, tout reprendre à zéro et recommencer : « refaire la connaissance de Gilberte comme au temps de la Création », c’est-à-dire « comme s’il n’existait pas encore de passé ». Il n’en reste pas moins l’ancien et lancinant Désir – ce désir même de l’aimer ou, plutôt, le désir qu’Elle m’aime – désir têtu et qui perdure. C’est à partir de
lui, de ce socle m’inféodant au passé, que je proje tte utopiquement la Coupure. On peut donc vouloir, « comme on superpose une religion aux lois aveugles de la nature », poursuit Proust, « essayer d’imprimer au jour de l’an l’idée particu lière que je m’étais faite de lui », c’est en vain. Dans ce crépuscule du premier jour, « j’avais reconnu », en passant dans la rue, « la matière éternelle et commune, l’humidité familière, l’ignorante fluidité des anciens jours ». Un moi-sujet, quel que soit son désir d’inscrire du nouveau, et même s’arc -boutant sur son initiative, ne rompt pas cet enrobement ambiant – prégnant, stagnant – du monde ni sa teneur « isotopique » (« humidité », dit Proust). La vie, et d’abord en moi-même, est bien trop adhérante vis-à-vis d’elle-même. On ne peut donc recommencer la partie : croire entamer une « nouvelle vie », rejouer la scène d’un début (premier) – « dé-but » : le premier coup de « dé ». Mais, de fait, y a-t-il eu unpremier début ? Si la question est : dans quelle mesure peu t-on retrouver une initiative dans la vie, en la déprenant de ce qu’elle a été ? – cette interrogation demande d’être reportée elle-même en amont. Ou, si ce « retrouver une initiative » en soi est p roblématique, avons-nous connu une première initiative ? Car, s’il a bien fallu qu’il y ait quelque chose comme un commencement (uninitium), combien celui-ci a-t-il permis alors d’« initiative » du sujet ? Non seulement, en ce premier temps, un tel « sujet » se trouvait sous influence (de milieu, de langue, d’éducation, etc. : tout ce dont veut s’affranchir lecogitode Descartes), mais en « entrant dans la vie », co mme on dit, nous étions bien incapables de choisir comment vivre et avons si peu connu l’expérience d’un premier début. Ou, si nous avons bien dû faire alors ce qui s’objectivait en des « choix » (de genre de vie, de métier, d’amour…), nous choisissions pour une si large part en aveugles : non seulement nous ne savions pas ce que nous choisissions, mais surtout nous ne savions pas que nous choisissions. Il n’y a jamais eu ce premier moment – terriblement abstrait – où nous ayons effectivement commencé de choisir ce que nous « voulions » vivre. Car ces « premiers » c hoix que nous avons faits n’étaient que rétrospectivement des « choix », étaient plutôt terminaux ; et ce qui nous portait à ces choix – et d’abord qu’il y ait là choix (début) – nous échappait. C’est donc seulement en unsecondest pasque, même si un « nouveau » début, alors, n’  temps possible, quelque chose approchant d’un début peut s’esquisser ; que quelque chose avoisinant un choix peut émerger. C’est seulement par décantation de notre expérience, et distance prise d’avec ce qu’elle ne cesse d’impliquer et d’imposer, d’endigu er, que quelque chose s’autorisant de plus près d’une initiative peut se dégager. Car c’est seulement dans ce qui se détache progressivement comme un second temps possible que, ayant commencé de percevoir en filigrane ce qu’il en était de la vie, c’est-à-dire aussi ayant commencé de discerner des possibles effectifs dans cet élément même de la vie déjà entamée, on peut commencer de revenir sur sa vie et d’engager plus effectivement sa vie. La condition de possibilité d’un si fantomatique début ne commencerait-elle pas de se réaliser qu’à la fin ? Car, au temps du fameux début dans la vie, nous étions sans recul et donc aussi sans conscience de (pour) débuter. Mais, commençant de revenir sur la vie passée, nous nous approchons davantage de cette capacité d’amorcer. Le « nouveau » (« premier ») est utopique (le Début mythique) ; mais le second, se-calant de ce début qui, comme tel, n’a jamais existé, s’est, ce faisant, introduit en sous-main et commeinter-calé. Ou, s’il n’est pas de nouvelle vie, c’est dans lareprisesa vie que, de corrigeant ce qui peut-être était mal choisi de sa vie, mais surtout se mettant à portée, par le recul acquis, de pouvoir choisir ce qui ne l’a pas été, o n peut commencer de se « tenir hors » –ex-sistere, dit le latin –horsde ce qui conditionnait et contenait sa vie dans des frontières qu’on ne savait même pas qu’on subissait : qu’on pourra commencer de s’extraire de limites qu’on croyait fatalement ou par essence imparties et par conséquent – au sens propre du terme, mais qui sera ici à promouvoir – commencer d’« ex-ister ».
DU MÊME AUTEUR
LU XUN, ÉCRITURE ET RÉVOLUTION,Presses de l’École normale supérieure, 1979. LA VALEUR ALLUSIVE. Des catégories originales de l’interprétation poétique dans la tradition chinoise,École française d’Extrême-Orient, 1985, rééd. PUF, « Quadrige », 2002. LA CHAÎNE ET LA TRAME. Du canonique, de l’imaginaire et de l’ordre du texte en Chine,rééd. PUF, « Quadrige », 2004. PROCÈS OU CRÉATION. Une introduction à la pensée des lettrés chinois,Seuil, « Des travaux », 1989, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1996. ÉLOGE DE LA FADEUR.Philippe Picquier, 1991, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1993, 2004. LA PROPENSION DES CHOSES. Pour une histoire de l’efficacité en Chine,Seuil, « Des travaux », o 1992, et « Points essais », n 493, 2003. FIGURES DE L’IMMANENCE. Pour une lecture philosophique duYiking, le « Classique du changement »,Grasset, 1993, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1995, rééd. Seuil, « Points essais », 2012. LE DÉTOUR ET L’ACCÈS. Stratégies du sens en Chine, en Grèce,Grasset, 1995, rééd. Le Livre de o Poche, « Biblio », 1997, Seuil, « Points essais », n 640, 2010. FONDER LA MORALE. Dialogue de Mencius avec un philosophe des Lumières,Grasset, 1995, rééd. Dialogue sur la morale,Le Livre de Poche, « Biblio », 1998. TRAITÉ DE L’EFFICACITÉ,Grasset, 1997, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 2002. UN SAGE EST SANS IDÉE. Ou l’autre de la philosophie,Seuil, « L’Ordre philosophique », 1998, rééd. Seuil, « Points essais », 2013. DE L’ESSENCE OU DU NU, photographies de Ralph Gibson,Seuil, 2000, rééd.Nu impossible, Le o Seuil, « Points essais », n 529, 2005. DU « TEMPS ». Éléments d’une philosophie du vivre,Grasset, « Le Collège de philosophie », 2001, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 2012. LA GRANDE IMAGE N’A PAS DE FORME. Ou du non-objet par la peinture,Seuil, « L’Ordre o philosophique », 2003, et « Points essais », n 619, 2009. L’OMBRE AU TABLEAU. Du mal ou du négatif,Seuil, 2004, rééd. Du mal/Du négatif,« Points o essais », n 551, 2006. NOURRIR SA VIE. À l’écart du bonheur,Seuil, 2005, rééd. Seuil, « Points essais », 2015. CONFÉRENCE SUR L’EFFICACITÉ,PUF, « Libelles », 2005. SI PARLER VA SANS DIRE. Dulogoset d’autres ressources,Seuil, « L’Ordre philosophique », 2006. CHEMIN FAISANT. Connaître la Chine, relancer la philosophie. Réplique à***,Seuil, « L’Ordre philosophique », 2007. DE L’UNIVERSEL, DE L’UNIFORME, DU COMMUN ET DU DIALOGUE ENTRE LES CULTURES, Fayard, 2008, Seuil, « Points essais », 2011. LES TRANSFORMATIONS SILENCIEUSES,Grasset, 2009, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 2010. L’INVENTION DE L’IDÉAL ET LE DESTIN DE L’EUROPE,Seuil, 2009. LE PONT DES SINGES. De la diversité à venir,Galilée, 2010. CETTE ÉTRANGE IDÉE DU BEAU,Grasset, 2010, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 2011. PHILOSOPHIE DU VIVRE,Gallimard, 2011, rééd. Folio essais, 2015. ENTRER DANS UNE PENSÉE OU DES POSSIBLES DE L’ESPRIT,Gallimard, 2012. CINQ CONCEPTS PROPOSÉS À LA PSYCHANALYSE,Grasset, 2012, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 2013, rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 2014.
L’ÉCART ET L’ENTRE,Galilée, 2012. DE L’INTIME. Loin du bruyant Amour,Grasset, 2013, réed. Le Livre de Poche, « Biblio », 2014. VIVRE DE PAYSAGE ou l’impensé de la raison,Gallimard, 2014. DE L’ÊTRE AU VIVRE. Lexique euro-chinois de la pensée,Gallimard, 2015. PRÈS D’ELLE, présence opaque, présence intime,Galilée,2016.
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