Vivre ensemble

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134 pages
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Les cités réunissent toute la masse populaire, de diverses origines?: on y croise des Français et des immigrés de diverses nationalités, les cultures s'y côtoient. Montrés du doigt comme étant indésirables, les jeunes sont assimilés à des délinquants et une méfiance envers la population de confession musulmane s'est installée. Nous sommes pourtant condamnés à vivre ensemble malgré nos différences... L'immigration, l'intégration, l'identité nationale, l'islam qui fait peur ou parfois dérange?: autant de débats qui divisent les Français, et sur lesquels l'auteur pose son regard de simple citoyen. Parti du Maroc il y a une dizaine d'années, aujourd'hui gardien d'immeubles dans une cité du Val-d'Oise, Azzedine Seddiki est à la fois acteur et témoin d'un microcosme révélateur de notre société.

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Ajouté le 30 août 2012
Nombre de lectures 31
EAN13 9782748390131
Langue Français
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Vivre ensemble
Azzedine Seddiki Vivre ensemble
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75 015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117565.000.R.P.2012.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
Préface Alors que nous sommes condamnés à vivre ensemble malgré nos différences, qui nous rendent plus forts et font la richesse culturelle de ce pays qui nous accueille de tous horizons, pourquoi regarder l’autre indifféremment ? C’est la question que je me pose à chaque fois qu’une contro-verse nous concerne : immigrés sur notre terre d’accueil, étrangers ou simples touristes chez soi, nous continuons à alimenter les débats politiques. Cet ouvrage est destiné à l’ensemble des personnes qui œuvrent dans les métiers de proximité, en particulier aux gardiens, pompiers, policiers, urgentistes, et qui intervien-nent souvent dans des banlieues à forte densité d’immigrés souvent considérées comme « sensibles ». Moi-même gardien d’immeubles dans une cité du Val-d’Oise, je rends hommage à mes collègues dont le rôle n’est pas toujours facile, en tant qu’intermédiaires entre les locataires et les bailleurs sociaux (dont ils sont les premiers interlocuteurs). Ils mettent en œuvre leur savoir-faire pour entretenir le patrimoine et apporter des solutions quant aux diverses attentes des habitants. Les cités réunissent toute la masse populaire, de diver-ses origines : on y croise des Français et des immigrés de diverses nationalités, les cultures s’y côtoient. En tant qu’habitants des cités, nous sommes montrés du doigt comme étant indésirables, nos jeunes sont assimilés à des délinquants et une méfiance (presque un mépris) envers la population de confession musulmane s’est installée… La nouvelle génération cherche à s’intégrer, à s’identifier à son pays d’accueil, mais le choc des cultures,
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des religions et des traditions leur compliquent la tâche. Je pense à tous les enfants qui en font les frais… Quel sera le prix de cette intégration tellement souhaitée dans leur se-conde patrie ? Immigration, intégration et islamophobie: que de sujets pour fragiliser un équilibre et stigmatiser un peuple déjà affaibli par la crise économique ! Je voudrais remercier les personnes qui m’ont encoura-gé à écrire ce second livre, en particulier Véronique Velez et Pascal Baret de l’U.S.H. et Daniel Buchy du groupe 3F. Merci aux lecteurs qui auront pris la peine de le lire, peut-être d’en parler, et qui garderont un sentiment de respect pour leurs gardiens, agents de proximité, et pour tous les citoyens issus de l’immigration qu’ils croiseront, jeunes ou vieux, sans avoir de préjugés à leur égard. Voilà une dizaine d’années que je suis parti du Maroc et que je suis arrivé en France avec ma famille, pour poser mes bagages en région parisienne, et plus exactement au Bourget. C’est un coin paisible de la Seine-Saint-Denis, où j’espérais apporter à mes enfants le bien-être et un avenir plus rassurant – car venir en France, pour l’ensemble des immigrés, c’est avant tout tenter d’avoir une vie meilleure. Pourtant, cela valait-il vraiment la peine de quitter les nô-tres ? Après tout, nous étions bien au Maroc… Mais le fait d’avoir obtenu la nationalité française m’a fait pousser des ailes et, sans doute par curiosité, surtout lorsque je visitai Paris, j’eus cette envie de venir. Je laissai donc derrière moi ma mère, mes amis et mes souvenirs et posai le pied ici sans savoir au juste ce qui m’attendait. Bref, j’étais là avec mes enfants, leur assurant qu’ils se-raient mieux ici, dans leur pays d’accueil. En fait, la vie y était bien plus compliquée que celle que nous connais-sions, avec sonstress au quotidien et l’envie de consommer toujours davantage, parfois au-delà de ses moyens. Avoir sur soi ou chez soi le dernier-né des pro-duits, courir sans cesse de droite à gauche sans avoir un
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