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Zette & The City

De
353 pages
Toujours en course contre la trentaine, cette mère, épouse et hôtesse de caisse a transformé son tiroir caisse en observatoire du genre humain et se plaît à dépeindre la société qui l'entoure, au travers de sujets actuels ou d'anecdotes, au travers desquelles nous nous retrouvons toutes et tous. Tout ce qui la touche rend son besoin d'écrire plus grand encore. De clients mécontents en crise d'adolescence en passant par la gestion décousue de sa vie domestique, voici le portrait, en extraits choisis, de cette femme d'aujourd'hui dans Zette & The City.
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Titre
Zette&The City
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Titre Mélina Loupia
Zette & The City
D’un observatoire à tiroir Elle court, elle court, la trentaine Chroniques (non fiction)
Écrits intimes
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9394-6 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748193947 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9395-4 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748193954 (livre numérique)
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Un vendredi ordinaire
UN VENDREDI ORDINAIRE
Il faisait froid, et le vent aurait gelé le feu de camp si la famille de scouts que nous ne sommes pas avait décidé de camper à la belle étoile. Bref, un vendredi de février dans notre belle contrée somme toute ordinaire qui s’annonçait sous des augures de cocooning, papa, maman et les enfants étant en vacances. C’était sans compter le cellier, la dernière épine à ôter de nos petits pieds, la seule pièce de la maison dans laquelle tout restait à faire et où régnait un joyeux capharnaüm, entre les relents de la litière de nos 3 félins, les outils enchevêtrés dans des mètres de fils électriques croulant sous des tas de chutes de plan de travail, de vieux pots de peintures sec cachant à peine le Placoplatre grisâtre, en gros, LE débarras dans toute sa splendeur, on se demande d’ailleurs comment on osait encore l’appeler le cellier. Papa a donc décidé de mettre à profit ses derniers jours de congés pour remettre de
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Zette & The City
l’ordre dans ces quelques mètres carrés jonchés d’immondices. Par chance, se belle-mère favorite avait gardé des chutes d’une faïence du plus bel effet, sa petite épouse dévouée avait acquis la veille le parfait kit du carreleur et l’enfant se présentait à merveille. Après un déjeuner frugal mais digne de l’encas du bûcheron des grands nord, papa se mit donc à l’ouvrage sous l’œil admiratif de son fan de la première heure, son benjamin, qui, bouche bée l’assistait de ses questions sans tarissement : «Pourquoi les croix tu les mets en X et des fois en + ? », « Comment les carreaux tiennent tout seul au mur ? ». Maman, harassée de sa semaine promotionnelle et après avoir accompli avec un plaisir non dissimulé les corvées ménagères, se figea dans le canapé sous une couverture polaire et attendit le générique de sa série au sucre glace préférée pour s’endormir sereinement. Après 1 heure de bataille acharnée entre le sommeil et le chant lancinant de la scie à faïence, maman quitta son univers de laine et enfila sa tenue d’inspecteur des travaux finis. La faïence était parfaitement posée, les éloges fusèrent, les constatations se firent et maman opta pour un déguisement de chef pâtissier en décidant de faire des beignets pour le dessert.
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