Mad-In-France 4

Mad-In-France 4

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38 pages

Description

Le pays de Cyrano de Bergerac est un peu connu, ailleurs. Pour son panache.
Car les cadets de Gascogne sont admirés dans le monde électronique entier pour leur bravoure sans défaut de cuirasse, leur amour sans faille pour leur pays, leur fidélité sans égale à leurs idéaux. Leur merveilleuse faiblesse pour la beauté du geste trop risqué ou l’élégance du propos gratuitement trop dangereux, aussi.
Car les grands du Royaume sont pour leur part respectés jusqu’aux confins du cloud pour leurs hôtels … particuliers, leurs équipages … étrangers, leurs décorations héritées. Leurs susceptibles attendrissantes faiblesses pour les fromages républicains, les ascenseurs avec ou sans renvois et les soubrettes, aussi.
Car même les plus petits marquis de la République sont partout adorés comme les phénix des hôtes de Twitter, avec leurs plumages élégants, leurs ramages importants et leurs souliers distingués sur mesures. Leurs innocentes faiblesses pour la chair des autres, les canons chez les autres, le beurre et leurs autres avantages acquis, aussi.
Quant à Cyrano, on ne tarit de louanges sur son nez et plus si affinités dans Facebook et ailleurs encore, pour son exemplaire générosité, son splendide désintéressement et son platonique amour de tout ce qui le mérite, le reste passant au fil d’une épée ou aux pertes de profits. Sur son étourdissant talent pour (faire) oublier « in real life », aussi.
Mais ce qui provoque l’admiration sans borne de la Grande Nation du www.france.fr dans le tout internet et l’enthousiasme sans limite pour ses déjeuners à Davos, c’est la cuisine des « Ragueneau » de la politique, pâtissiers sans pareil pour tourner une prose à l’eau de rose, autour du pot aux susdites ou sa veste pour ne pas en prendre.
Mais ce qui émeut aux larmes les citoyens de contrées moins favorisées, ce sont cette sublime justice qui envoit 100 vilains contre un Cyrano, cette formidable médecine qui envoit une poutre pour soigner Cyrano, cet amour toujours qui fait monter un Christian chéri en ascenseur pendant qu’un Cyrano reste au bas de l’échelle.
Et ce qui met Paris à cent coudées au-dessus de toutes les capitales réelles ou virtuelles des mondes électroniques ou physiques, ce sont ses « Roxane ». Pas celles qui payent les Porsche ou de leur personne, ou se font … payer, non, mais celles qu’en avion on amène haut et pas seules pour les barbons au 7è ciel transporter.
Alors peu importe que la France ne fasse plus rêver d’aller sur la lune.
RF 24/12/2011

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Ajouté le 17 juillet 2012
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EAN13 9782820671301
Langue Français
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