A deux, c
2 pages
Français
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Description

A deux, c'est mieux ! Les exemples ne manquent pas. Le plus marquant est peut-être celui des frères Mike et Bob Bryan, numéro 1 mondial en double sept fois en neuf ans entre 2003 et 2011 (devancés en 2004 et 2008), 11 titres du Grand Chelem et deux Masters. Très performant également en Coupe Davis (16 victoires pour 2 défaites, apportant le point décisif aux Etats-Unis en finale de l'édition 2007 contre la Russie après les victoires en simples de Roddick et Blake), les deux jumeaux ont ainsi dépassé l'été dernier John McEnroe au nombre de semaines passées à la 1ère place de l'ATP (271 soit une de plus que McEnroe). Cette incroyable constance à un tel niveau de performance demande évidemment une excellente condition physique, mais aussi une bonne entente, sur et en dehors du courts. Surtout si l'un des deux joueurs veut tout mettre en oeuvre durant la saison pour se consacrer au double, aux dépens de sa carrière en simple. Les deux frères Bryan n'ont visiblement pas eu de souci pour faire ce choix, les deux étant dans les profondeurs du classement en simple, voire n'y figurent plus faute de points, et leur palmarès seul sur le court face à un adversaire unique se limite à deux... éliminations au 2ème tour de Wimbledon et de l'US Open en 2001 et 1998 pour Bob et au 1er tour à Flushing Meadow (par Andre Agassi) en 2001 pour Mike, qui n'a d'ailleurs joué que 14 matches en simple de toute sa carrière !

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Date de parution 21 janvier 2012
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Langue Français

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A deux, c'est mieux !

Les exemples ne manquent pas. Le plus marquant est peut-être celui des frères Mike et Bob Bryan, numéro 1 mondial en double sept fois en neuf ans entre 2003 et 2011 (devancés en 2004 et 2008), 11 titres du Grand Chelem et deux Masters. Très performant également en Coupe Davis (16 victoires pour 2 défaites, apportant le point décisif aux Etats-Unis en finale de l'édition 2007 contre la Russie après les victoires en simples de Roddick et Blake), les deux jumeaux ont ainsi dépassé l'été dernier John McEnroe au nombre de semaines passées à la 1ère place de l'ATP (271 soit une de plus que McEnroe). Cette incroyable constance à un tel niveau de performance demande évidemment une excellente condition physique, mais aussi une bonne entente, sur et en dehors du courts. Surtout si l'un des deux joueurs veut tout mettre en oeuvre durant la saison pour se consacrer au double, aux dépens de sa carrière en simple. Les deux frères Bryan n'ont visiblement pas eu de souci pour faire ce choix, les deux étant dans les profondeurs du classement en simple, voire n'y figurent plus faute de points, et leur palmarès seul sur le court face à un adversaire unique se limite à deux... éliminations au 2ème tour de Wimbledon et de l'US Open en 2001 et 1998 pour Bob et au 1er tour à Flushing Meadow (par Andre Agassi) en 2001 pour Mike, qui n'a d'ailleurs joué que 14 matches en simple de toute sa carrière !

Dilemme pour Llodra

Autre exemple, le Canadien Daniel Nestor (58ème à l'ATP en 1999, numéro 1 en double en 2002), ou les Indiens Mahesh Bhupathi (217ème en simple en 1998 et numéro 1 en double en avril 1999) et Leander Paes (73ème en 1998, 1er en 1999)... Comme quoi, on peut être tennisman professionnel sans être performant en simple. Arme fatale de Guy Forget et de l'équipe de France depuis plusieurs années, Mickaël Llodra aimerait lui bien être à la fois performant en double et en simple. Même si pour lui aussi, le palmarès est davantage fourni en trophées obtenus avec un coéquipier que seul.

Vingt-et-un au total, dont trois Grand Chelem (Australie en 2003 et 2004 avec Fabrice Santoro et Wimbledon en 2007 avec Arnaud Clément), contre quatre en simple en ATP 250 (s'Hertogenbosch 2004, Adelaïde 2008, Marseille et Eastbourne 2010) et un 500 (Rotterdam en 2008). Aujourd'hui associé au Serbe Nenad Zimonjic après avoir joué avec Julien Benneteau en 2010 et numéro 5 à l'ATP fin 2011, Llodra expliquait ainsi avant le Masters de Londres 2011 (qu'il a gagné à Shanghaï avec Santoro en 2005) combien il était difficile pour lui, et en général, d'être à la fois performant en double et en simple : " J'ai toujours très bien joué en double. Là, je joue avec un spécialiste, et son but, c'est d'être numéro un mondial (Zimonjic a fini 2011 à la 6ème place après avoir été n°1 22 semaines en 2010, et 3ème par équipes avec Llodra 5ème à titre personnel, Ndlr). Ça fatigue, mais il est hors de question de ne se consacrer qu'au double". Son élimination prématurée en poules du Masters londonien n'a pas dû lui faire changer d'avis, alors qu'il pointe à la 47ème place en simple en 2011 après avoir été 21ème au classement du 9 mai dernier. La faute à des résultats décevants et des éliminations prématurées en simple (2ème tour en Australie et à l'US Open, 1er tour à Roland-Garros et 8ème de finale à Wimbledon). " Du fait d'avoir très bien joué en double et d'avoir été au bout des tournois, je me suis moins entraîné en simple. Et c'est compliqué d'enchaîner chaque semaine. Moi qui ai besoin de fraîcheur dans mon jeu, ça peut se ressentir sur certains matches". Mais avoir la folle opportunité de déloger un jour, peut-être, les frères Bryan, vaut bien quelques sacrifices.

On peut briller en simple et en double !

Si les frères Bryan, dominateurs en double sur le circuit mondial, ne le sont pas vraiment en simple, il existe néanmoins quelques contre-exemples à l'image de leurs prédécesseurs, Mark Woodforde et Todd Woodbridge, les deux Australiens qui dominaient en double jusqu'à la fin des années 90, avec 11 tournois du Grand Chelem, 2 Masters, une médaille d'or aux Jeux O-lympiques d'Atlanta en 1996 et d'argent à Sydney en 2000. C'était d'ailleurs le dernier fait d'armes de Woodforde, le plus ancien des deux, qui raccrochait là sa raquette après avoir également connu un parcours intéressant en simple : numéro un mondial du double en 1996 et pendant de nombreuses semaines durant sa carrière, Woodforde se hissait également à la 19ème place du classement en simples le 22 avril 1996, grâce notamment à quatre victoires en tournois, puis un huitième de finale à Roland-Garros en 1997. Son coéquipier et comeilleur joueur du monde à la même époque en doubles, Woodbridge, était lui aussi 19ème en juillet 1997 grâce à une demifinale à Wimbledon. Chez les Français aussi, il y a eu quelques joueurs capables d'avoir un niveau similaire, quoique moins haut, dans les classements ATP du simple et du double : Guillaume Raoux, membre de l'équipe de France de Coupe Davis et vainqueur avec elle de l'édition 96 (associé à Guy Forget lors du double victorieux face à Niklas Kulti et Jonas Björkman) a ainsi été classé 35 à la fois en simple (le 5 août 1996) et en double (le 8 juin 1998). Bien que rarement vainqueur en simple, Raoux avait ainsi tiré profit d'exploits face à des joueurs du top 10 Mondial, comme à l'US Open 90 face à Pete Sampras.