HRT a-t- elle sa place en F1 ?

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HRT a-t- elle sa place en F1 ? Très faibles en 2010, les deux monoplaces du Hispania Racing Team n'ont pas vraiment prouvé qu'elles avaient leur place en Formule 1. Pourrontelles faire mieux en 2011 après leur intersaison agitée ? C'est mal parti... "Les petites équipes ? Honnêtement, je pense qu'il serait une meilleure opportunité de faire courir une troisième voiture plutôt que de voir des voitures qui souffriraient même en GP2". Les mots sont lâchés, et ils sont de Luca di Montezemolo, tout puissant patron de Ferrari. Et si ces propos sont davantage motivés par la fixette que fait le chef d'entreprise sur l'opportunité d'avoir une troisième voiture, aux dépens des écuries du fond de grille, on ne peut pas non plus dire qu'ils sont dénués de fondements. Pour leur première année en Formule 1, les trois nouvelles écuries Lotus GP, Virgin Racing et Hispania Racing Team (HRT) n'ont pas vraiment bousculé la hiérarchie théorique préétablie avant le début de la saison. Et HRT plus particulièrement. A l'exception de sept épreuves, les voitures espagnoles ont trusté la dernière ligne de la grille de départ tout au long de la saison. Et que ce soit en Malaisie, en Turquie, au Canada, en Allemagne ou en Italie, Lucas di Grassi, au volant de sa Virgin, qui s'intercalait entre les deux HRT ou derrière elles (Sepang, Monza).

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Date de parution 02 avril 2011
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Langue Français

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HRT a-t- elle sa place en F1 ?

Très faibles en 2010, les deux monoplaces du Hispania Racing Team n'ont pas vraiment prouvé qu'elles avaient leur place en Formule 1. Pourrontelles faire mieux en 2011 après leur intersaison agitée ? C'est mal parti...

"Les petites équipes ? Honnêtement, je pense qu'il serait une meilleure opportunité de faire courir une troisième voiture plutôt que de voir des voitures qui souffriraient même en GP2". Les mots sont lâchés, et ils sont de Luca di Montezemolo, tout puissant patron de Ferrari. Et si ces propos sont davantage motivés par la fixette que fait le chef d'entreprise sur l'opportunité d'avoir une troisième voiture, aux dépens des écuries du fond de grille, on ne peut pas non plus dire qu'ils sont dénués de fondements. Pour leur première année en Formule 1, les trois nouvelles écuries Lotus GP, Virgin Racing et Hispania Racing Team (HRT) n'ont pas vraiment bousculé la hiérarchie théorique préétablie avant le début de la saison. Et HRT plus particulièrement. A l'exception de sept épreuves, les voitures espagnoles ont trusté la dernière ligne de la grille de départ tout au long de la saison. Et que ce soit en Malaisie, en Turquie, au Canada, en Allemagne ou en Italie, Lucas di Grassi, au volant de sa Virgin, qui s'intercalait entre les deux HRT ou derrière elles (Sepang, Monza). A Monaco et à Singapour, c'est parce que Fernando Alonso (accident pendant la Q3 et changement de coque) et Felipe Massa (pas de temps suite à un problème mécanique) sont partis de la dernière place ou des stands. En course, quand ce n'était pas la mécanique qui lâchait (huit fois), ou une sortie de route sur une erreur de pilotage de trois des quatre pilotes alignés tout au long de la saison (Chandhok à Bahreïn et à Monaco, Senna en Espagne, à Monaco et à Singapour, Klien à Singapour), les deux monoplaces de HRT ont en général franchi la ligne d'arrivée les dernières, et à plusieurs tours du vainqueur (deux en moyenne, entre un et cinq au total). Ce qui n'est pas à proprement parler des performances encourageantes, même si dans l'histoire de la Formule 1, il y a toujours eu des écuries plus faibles que les autres. Surtout si les pilotes ne sont pas non plus tout à fait au niveau. HRT a d'ailleurs utilisé quatre pilotes (!) au cours de la saison, remerciant Karun Chandhok pour insuffisance de résultats après le Grand Prix de Grande-Bretagne puis son remplaçant Sakon Yamamoto pour les deux dernières courses. Le patron de l'écurie José Ramon Carabante a d'ailleurs désigné récemment la cause de leurs tracas en 2010 : "Le châssis Dallara de l'an dernier n'était pas aussi fiable qu'il aurait dû l'être". Et Carabante d'annoncer de grandes choses pour son équipe en 2011 : "Nous allons porter le nom de l'Espagne à travers le monde avec fierté. Nous avons construit notre voiture nousmêmes cette année et la F111 est entièrement nouvelle. Nous avons et nous allons gagner en crédibilité". Il n'empêche, pour l'heure, les HRT n'ont pas vraiment pu améliorer leur rendement à l'occasion des séances d'essais de pré-saison puisque des pièces n'ont jamais été livrées à temps. Pas l'idéal pour travailler la fiabilité ou améliorer les réglages avant le Jour J, le 25 mars dernier et la première séance d'essais libres du Grand Prix d'Australie. Pourtant, il y aurait une lueur d'espoir : les nouveaux pneus Pirelli. Selon Kamui Kobayashi, qui pilote chez Sauber, ceux-ci pourraient même créer des surprises et propulser... provisoirement les HRT en tête d'un Grand Prix : "On va peut-être voir HRT dépasser Red Bull en 2011", confiait-il au journal Auto Motor und Sport. "S'ils sont avec des pneus durs en fin de vie et que Hispania vient de chausser des pneus neufs super tendres, cela pourrait vraiment se passer". Alors, bien sûr, le dépassement risque de n'être que provisoire et en vitesse pure, Vettel ou Webber devraient facilement ramener Karthikeyan et Liuzzi, les deux pilotes qui débuteront la saison chez HRT, à la raison. Surtout que les deux monoplaces du Hispania Racing Team ne devraient pas disposer du KERS. Le budget de HRT est plutôt faible et il pourrait même les priver de terminer la saison. Des rumeurs internes font d'ailleurs état de grosses difficultés financières, qui auraient poussé des ingénieurs à quitter le navire. Une source anonyme aurait ainsi expliqué dans la presse espagnole la véritable raison de l'absence des HRT lors des séances d'essais de pré-saison : "Que nous n'ayons pas pu faire d'essais à cause des amortisseurs bloqués en douane, cela n'a pas de sens. Tout était transporté par camion depuis l'Allemagne. Il ne manquait pas seulement les suspensions, de nombreuses pièces étaient manquantes". Et à moins que les dénégations de José Ramon Carabante sur le sujet se vérifient, les détracteurs des petites écuries comme HRT pourraient avoir gain de cause... Surtout après le Grand Prix d'Australie où les deux voitures (en raison de la règle des 107%) n'ont même pas réussi à se qualifier...

Graves problèmes financiers ?