Le couturier qui RASE LES MURS
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Le couturier qui RASE LES MURS

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Le couturier qui RASE LES MURS Les faits En février de cette année, la maison de couture Dior et son PDG, Sidney Toledano ont suspendu le styliste John Galliano de ses fonctions, « la maison Dior affirmant avec la plus grande fermeté sa politique de tolérance zéro à

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Date de parution 20 septembre 2011
Nombre de lectures 9
Langue Français

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Le couturier qui RASE LES MURS

Les faits

En février de cette année, la maison de couture Dior et son PDG, Sidney Toledano ont suspendu le styliste John Galliano de ses fonctions, « la maison Dior affirmant avec la plus grande fermeté sa politique de tolérance zéro à l'égard de tout propos ou attitude antisémites ou racistes », à la suite de la plainte d'un couple et d'une vidéo circulant sur le net, dans laquelle le couturier avait déclaré aimer Hitler. Dans la vidéo ce n'est pas un couturier fortuné, un génie de la création que voient tous ceux qui la découvrent, mais un homme aviné, à la dégaine incertaine, aux propos à peine audibles, plus proche du paria que du styliste en pleine gloire.

Le procès

L'ex-couturier vedette de la maison Dior est arrivé discrètement, vêtu sobrement, l'air tendu et accompagné d'un garde du corps. Lorsqu'il a dû répondre des accusations qui lui sont faites, il a dit ne se rappeler de rien et a exposé sa descente aux enfers. Il dit avoir commencé à perdre pied lorsque que son père est décédé en 2005 puis son ami et compagnon de longue date, Steve Robinson, en 2007. C'était celui qui le soutenait et le protégeait de tout dira-t-il. Il fallait assurer pour la maison Dior puis pour sa propre marque John Galliano. Il a commencé à boire pour faire face à la somme de travail. À cela se sont ajoutés les barbituriques, puis les somnifères, puis le Valium, et toujours l'alcool. Un mélange détonnant qui a fait de l'artiste une « coquille vide ». Après la retransmission de la vidéo au tribunal il dira « Ce ne sont pas des opinions auxquelles j'adhère » puis s'est excusé « pour l'émoi que toute cette affaire a suscité ». Dans un soufie, à peine audible, on l'entendra ajouter : « Je ne peux pas répondre pour cet homme que je ne connais pas. » Lors du procès dont le jugement final ne sera rendu que le 8 septembre, deux de ses accusateurs lui ont pardonné, estimant qu'il avait déjà été puni et que ses créations reflétaient un artiste ouvert à toutes les religions et les tendances du monde. Cependant, alors que le couturier britannique encourt jusqu'à six mois d'emprisonnement et 22 500 euros d'amende, la procureur Anne de Fontette a requis une amende de 10 000 euros et a affirmé que John Galliano était « le reflet du racisme et de l'antisémitisme au quotidien, des parkings et de supermarchés, qui est pitoyable et effroyable ».

Et maintenant...

Depuis février John Galliano a suivi une cure de désintoxication, mais reconnaît qu'il a encore du chemin a faire avant d'abandonner ses vieux démons, ce qui ne l'a pas empêché de faire un passage par le mariage de Kate Moss, sa veille copine anglaise, début juillet et de lui réaliser sa fabuleuse robe de mariée.