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Mais c'est qui ce Dolgopolov?

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Mais c'est qui ce Dolgopolov? Et si l'Ukraine tenait son nouveau Medvedev? 22 ans après la finale à Roland-Garros du deuxième grand tennisman de l'ancienne république soviétique (aux dépens d'Andre Agassi), celui-ci a peutêtre un successeur avec Alexandr Dolgopolov. Lequel a crevé l'écran du circuit mondial en janvier 2011 en atteignant dès sa première participation les quarts de finale de l'Open d'Australie ! Et ce, après avoir éliminé, excusez du peu, Jo-Wilfried Tsonga (3-6, 6-3, 3-6, 6-1, 6-1) et Robin Söderling (1-6, 6-3, 6-1, 4-6, 6-2). La troisième marche face à Andy Murray était en revanche trop haute, mais ce parcours prometteur suffisait à faire connaître Dolgopolov. Et, quelque part, à lancer sa carrière, avec une première victoire en simple à Umag en juillet (6-4, 3-6, 6-3 contre Marin Cilic), et une finale perdue juste après l'Open australien à Costa da Sauipe contre Nicolas Almagro (6-3, 7- 6). Et ce, dès sa deuxième saison parmi les 50 meilleurs joueurs mondiaux, après avoir nettement progressé en 2009 avec son entraîneur australien Jack Reader et remonté à toute allure le classement ATP pour gagner 300 places en moins d'un an, via des finales de tournois Challenger (à Tanger, Meknes et Marrakech) et des demies à Eastbourne, Heilbronn ou le 3ème tour de Roland- Garros. Une progression fulgurante après des débuts pros réalisés en 2006 et alors qu'il était auparavant à très bonne école. Son père Oleksandr était en effet l'ancien entraîneur de...

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Date de parution 21 janvier 2012
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Langue Français

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Mais c'est qui ce Dolgopolov?

Et si l'Ukraine tenait son nouveau Medvedev? 22 ans après la finale à Roland-Garros du deuxième grand tennisman de l'ancienne république soviétique (aux dépens d'Andre Agassi), celui-ci a peutêtre un successeur avec Alexandr Dolgopolov. Lequel a crevé l'écran du circuit mondial en janvier 2011 en atteignant dès sa première participation les quarts de finale de l'Open d'Australie ! Et ce, après avoir éliminé, excusez du peu, Jo-Wilfried Tsonga (3-6, 6-3, 3-6, 6-1, 6-1) et Robin Söderling (1-6, 6-3, 6-1, 4-6, 6-2). La troisième marche face à Andy Murray était en revanche trop haute, mais ce parcours prometteur suffisait à faire connaître Dolgopolov. Et, quelque part, à lancer sa carrière, avec une première victoire en simple à Umag en juillet (6-4, 3-6, 6-3 contre Marin Cilic), et une finale perdue juste après l'Open australien à Costa da Sauipe contre Nicolas Almagro (6-3, 7-6). Et ce, dès sa deuxième saison parmi les 50 meilleurs joueurs mondiaux, après avoir nettement progressé en 2009 avec son entraîneur australien Jack Reader et remonté à toute allure le classement ATP pour gagner 300 places en moins d'un an, via des finales de tournois Challenger (à Tanger, Meknes et Marrakech) et des demies à Eastbourne, Heilbronn ou le 3ème tour de Roland-Garros. Une progression fulgurante après des débuts pros réalisés en 2006 et alors qu'il était auparavant à très bonne école. Son père Oleksandr était en effet l'ancien entraîneur de... Medvedev, justement, et le fiston, pris sous son aile par papa, tapait ses premières balles avec Boris Becker ou Andre Agassi. Mais la cohabitation entre le père et le fils tournait à l'orage en 2009, Junior décidant même de changer son prénom en mai 2010 pour définitivement "tuer" celui qui le cantonnait à un jeu spécialisé à la terre battue, mais trop limité pour briller sur les autres surfaces. Ce n'est désormais plus le cas, son service, ses coups droits et revers (à deux mains) liftés pouvant provoquer du dégât. Ses deux dernières victimes de l'Open d'Australie 2011, Tsonga et Murray (Kukushkin et Benjamin Becker l'ont été aux 1er et 2ème tours), en ont en tout cas fait les frais tout en saluant, beau joueur, l'un la qualité de contreur de l'Ukrainien, l'autre sa sympathie et son sens de l'humour. Et son choix sportif, aussi douloureux qu'il pouvait être pour ses relations avec son père, s'est pour l'heure avéré efficace. 32ème après l'Open d'Australie, 20ème malgré la défaite face à Almagro à Costa da Saiupe, c'est à ce rang qu'il participe à son premier Masters 1000 à Indian Wells.

Atteint du syndrome de Gilbert

S'il y stoppe son parcours en simple au 3ème tour face à Martin Del Potro après avoir battu le Roumain Hanescu au 2ème, Dolgopolov profite de son association avec le Belge Nicolas Malisse en double pour remporter son premier trophée aux dépens de la paire suisse composée de Wawrinka et... Federer ! Le retour à la compétition en simple est plus douloureux, notamment à Miami face à Nadal, ou lors de la saison de terre battue, avec quatre défaites précoces à Monte-Carlo, Barcelone, Madrid et Rome. La suite, à Nice (demi-finale) et à Roland-Garros (3ème tour) sera meilleure, mais les deux derniers Grands Chelems de la saison, à Wimbledon (1er tour) et à l'US Open (8ème de finale) ne lui permettront pas de réitérer l'exploit australien. Qu'importe, sa saison 2011 s'achève avec une 15ème place mondiale, son meilleur classement sur le circuit. Et un point de départ pour un joueur visiblement talentueux qui ambitionne désormais de gravir les marches le séparant du top 10. " J'ai beaucoup de souvenirs de la saison dernière", déclarait-il à Adelaïde, où il préparait début décembre sa saison 2012. " Le top 10 devrait être mon objectif, mais avant tout, le principal sera d'être en bonne santé." Atteint du syndrome de Gilbert, maladie génétique qui atteint son foie, son sang et complique sa récupération, Dolgopolov espère ainsi avoir un peu de répit. " Pour aller aussi loin que je peux cette saison, je travaille, et je pense que je pourrai faire mieux". Et pour peu qu'il trouve un accord financier avec la fédération ukrainienne pour représenter son pays en Coupe Davis, son équipe pourrait alors avoir fière allure avec en outre l'apport des autres représentants d'une nouvelle génération composée de Ilya Marchenko, Ivan Sergeyev, Sergiy Stakhovsky, Denys Molchanov, sans oublier Sergei Bubka Junior... Mais aucun n'a pour l'heure encore tout à fait pris le train dont la locomotive s'appelle Dolgopolov...