Qui gagn quoi?
2 pages
Français
Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement aux formats PDF et ZIP

Description

Qui gagn quoi? Le tennis est un marché lucratif. Surtout pour les meilleurs acteurs de la petite balle jaune. Roger Federer et Rafael Nadal profitent pleinement de leur talent respectif et sont déjà des millionnaires. Pendant que le Suisse accumule plus de 50 M€ de gains de carrière, l'Espagnol a déjà remporté 33,4 M€ à 25 ans seulement. Seulement ces sommes sont trompeuses. En effet, les joueurs sont tout autant rémunérés grâce à la publicité et aux sponsors qu'ils possèdent comme Nike pour les deux joueurs. Le Suisse pèserait même 28 M€ de contrats publicitaires. A cela, il faut retirer les frais de déplacements et toute la logistique qui est autour du joueur, c'est-à-dire les dépenses et les salaires liés à l'entraîneur (quand ils en possèdent un), les ostéopathes, les kinés, les préparateurs physiques, nutritionnistes, managers... Toutes les personnes qui composent l'encadrement d'un champion. Tout cela n'est possible que grâce à l'explosion des sommes mises en jeu lors des différents tournois. Federer roi des businessmen A Roland-Garros, la victoire est synonyme de 1,12 M€ pour le vainqueur et 560 000 euros pour le finaliste. A l'Australian Open, le gagnant remporte 2,1 M$ australien, soit 1,67 M€ (839 800 euros pour le finaliste). Pour les deux autres tournois du Grand Chelem, les sommes sont quasiment identiques. A Wimbledon, le vainqueur remporte un chèque de 1 M£ (1,2 M€) contre 1,7 M$ (1,32 M€) à l'US Open.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 janvier 2012
Nombre de lectures 45
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Qui gagn quoi?

Le tennis est un marché lucratif. Surtout pour les meilleurs acteurs de la petite balle jaune. Roger Federer et Rafael Nadal profitent pleinement de leur talent respectif et sont déjà des millionnaires. Pendant que le Suisse accumule plus de 50 M€ de gains de carrière, l'Espagnol a déjà remporté 33,4 M€ à 25 ans seulement. Seulement ces sommes sont trompeuses. En effet, les joueurs sont tout autant rémunérés grâce à la publicité et aux sponsors qu'ils possèdent comme Nike pour les deux joueurs. Le Suisse pèserait même 28 M€ de contrats publicitaires. A cela, il faut retirer les frais de déplacements et toute la logistique qui est autour du joueur, c'est-à-dire les dépenses et les salaires liés à l'entraîneur (quand ils en possèdent un), les ostéopathes, les kinés, les préparateurs physiques, nutritionnistes, managers... Toutes les personnes qui composent l'encadrement d'un champion. Tout cela n'est possible que grâce à l'explosion des sommes mises en jeu lors des différents tournois.

Federer roi des businessmen

A Roland-Garros, la victoire est synonyme de 1,12 M€ pour le vainqueur et 560 000 euros pour le finaliste. A l'Australian Open, le gagnant remporte 2,1 M$ australien, soit 1,67 M€ (839 800 euros pour le finaliste). Pour les deux autres tournois du Grand Chelem, les sommes sont quasiment identiques. A Wimbledon, le vainqueur remporte un chèque de 1 M£ (1,2 M€) contre 1,7 M$ (1,32 M€) à l'US Open. Des sommes importantes qui permettent d'obtenir rapidement un bon portefeuille. N'est-ce pas Djokovic? Et pour les autres tournois, la situation est très similaire. Sur un Masters 1000, le vainqueur peut gagner jusqu'à 600 000 euros (590 000 euros à Madrid contre 450 000 euros à Paris-Bercy et 438 000 à Monte-Carlo). En cas de participation à la Masters Cup de Londres, un joueur peut amasser plus de 1 M€ et même 1,63 M€ s'il est invaincu. Des chiffres qui font perdre la tête, mais qui peuvent gêner quand on prend l'exemple d'un joueur comme Yannick Noah. Ce dernier a dominé le tennis français dans les années 80 et pourtant il ne figure pas au classement des joueurs tricolores ayant remporté le plus d'argent (voir encadré) grâce à son sport. Avec ses 23 titres dont Roland-Garros, il ne cumule " que" 2,67 M€ contre 7,89 M€ pour Fabrice Santoro qui n'a jamais atteint le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem en simple. La preuve que depuis plus de 20 ans, les prix ont clairement explosé. Même un petit tournoi comme l'Open 13 de Marseille rapporte 93 450 euros à son vainqueur pendant qu'un 1er tour à Roland-Garros vaut 19 500 euros et une simple participation aux qualifications vaut au minimum 2 000 euros. C'est pour cela que l'attribution des Wild-Cards est très attendue. Ces dernières peuvent réellement booster le début d'une carrière. Il est souvent difficile de s'en voir refuser une. Surtout pour son tournoi national. Toutefois, toutes ces sommes cachent une autre réalité, celle des joueurs du bas de classement. Au-delà de la 100ème place mondiale, les petits tournois suffisent juste à vivre convenablement et à régler ses dépenses au quotidien (déplacements, hôtels, entraîneurs,...). D'ailleurs, Marc Gicquel, actuel 145ème à l'ATP, l'avait déjà avoué par le passé. Pour lui, il allait être difficile de vivre de ses gains après sa retraite de joueur. Lorsque la réussite est au rendez-vous, le tennis peut vraiment changer la vie de n'importe quel joueur, mais quand la balle tombe du mauvais côté du filet, elle peut vite vous faire déchanter. Mais c'est la dure loi du sport-business moderne.

Vainqueur du Masters de Doha en 2010, Clijsters pouvait avoir le sourire.

Kvitova, l'invitée surprise

Vainqueur de Wimbledon en 2011, la joueuse tchèque s'est révélée aux yeux du monde entier à 21 ans. En 2012, Petra Kvitova devra confirmer.

A la fin de l'année 2006, elle se situait à la 773ème place du classement WTA et depuis cinq ans, Petra Kvitova a entrepris une progression impressionnante en devenant en 2011, la numéro 2 mondiale derrière Caroline Wozniacki. Elle a même été sur la saison dernière la joueuse qui a remporté le plus gains (voir par ailleurs) avec 5,15 M$ (3,98 M€). En 2011, elle a fait preuve d'une grande régularité en sortant vainqueur des tournois de Brisbane, Paris, Madrid, Linz, Istanbul et bien évidemment Wimbledon. Sa seule finale perdue l'a été à Eastbourne, sur sa surface de prédilection, l'herbe, face à Marion Bartoli (6-1, 4-6, 7,5). Sa grande taille (1m83) lui permet donner sa pleine mesure dans un jeu offensif basé sur son service. Sa superbe saison n'est pas passée inaperçue auprès des spécialistes puisqu'elle a reçu le prix de meilleure joueuse WTA et celui de joueuse qui a le plus progressé.

Battue par Bartoli en 2011

La victoire de la République tchèque en Fed Cup a également confirmé que Kvitova a franchi un cap. En venant à bout des Russes Kirilenko et Kuznetsova, la joueuse tchèque a emmené les siens à la victoire pour remporter la 6ème victoire de son pays (en comptant l'ex-Tchècoslovaquie) en Fed Cup (3-2) et terminer la saison invaincue. En 2012, elle sera la principale concurrente à Caroline Wozniacki pour la place de numéro 1 de la WTA. Un challenge à sa hauteur.

Le top 10 des gains en 2011 Petra Kvitova 3,98 M€ Caroline Wozniacki 3,14 M€ Victor Azarenka 2,92 M€ Na Li 2,86 M€ Samantha Stosur 2,69 M€ Maria Sharapova 2,24 M€ Vera Zvonareva 2,07 M€ Agnieska Radwanska 1,9 M€ Kim Clijsters 1,79 M€ Serena Williams 1,53 M€ ... Marion Bartoli 1,33 M€

Santoro plus fort que Noah !

Fabrice Santoro 7,89 M€ Sébastien Grosjean 6,29 M€ Jo-Wilfried Tsonga 6,19 M€ Arnaud Clément 5,46 M€ Cédric Pioline 5,37 M€ Michael Llodra 5,27 M€ Gaël Monfils 4,6 M€ Richard Gasquet 4,5 M€ Guy Forget 4,4 M€ Gilles Simon 4,22 M€... Julien Benneteau 3,31 M€ Paul-Henri Mathieu 3,26 M€ Henri Leconte 3,03 M€ Yannick Noah 2,67 M€ Julien Escudé 2,49 M€ Arnaud Boetsch 2,35 M€ Olivier Delaitre 2,17 M€ Florent Serra 2,01 M€ Nicolas Mahut 1,98 M€ Marc Gicquel 1,67 M€ Jérémy Chardy 1,57 M€ Julien Boutter 1,43 M€ Lionel Roux 970 900 € Arnaud Di Pasquale 901 000 € Thierry Tulasne 823 400 € Edouard Roger-Vasselin 792 300Adrian Mannarino 585 848Stéphane Robert 518 875Josselin Ouanna 416 640Eric Prodon 338 515 $ Benoît Paire 288 109 € En gras : joueur en activité