Rafael Nadal : "Je peux encore progresser"
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Rafael Nadal : "Je peux encore progresser"

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Rafael Nadal : "Je peux encore progresser" On vient d'assister en 2011 à une domination de Novak Djokovic qui a pris la place de numéro 1 mondial. Etes-vous jaloux de lui? Pensez-vous qu'il sera battable en 2012? Non, bien sûr que je ne suis pas jaloux. Novak a très bien joué tout au long de la saison. Il a même parfois joué de façon extraordinaire. Sa place de numéro 1 mondial était on ne peut plus méritée. Il est très fort mentalement. Son niveau est très, très élevé. Il commet moins d'erreurs qu'avant et il a accumulé tellement de confiance qu'il ne s'avoue jamais vaincu même lorsqu'il est dans une situation difficile sur un point. Il était dans une spirale positive et quand un joueur commence à gagner et engrange de la confiance c'est normal qu'il enchaîne les victoires. Mais personne n'est surpris car Novak n'arrive pas de nulle part. Il était déjà très bon ces dernières années et son coup droit, son revers et son service ne sont pas meilleurs qu'avant. Il a en plus acquis la confiance qui lui permet d'enchaîner les victoires. Après, personne n'est imbattable et tous les joueurs du circuit essaieront de le déstabiliser en 2012 et de le battre. En plus de sa superbe saison, il est venu marcher sur vos terres, votre surface préférée, la terre battue en vous dominant notamment à Madrid et à Rome. Oui, ça ne fait jamais plaisir de perdre. Je suis un compétiteur et je déteste ça. Ces deux défaites ont fait que je suis arrivé à Roland-Garros avec un manque de confiance.

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Date de parution 21 janvier 2012
Nombre de lectures 24
Langue Français

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Rafael Nadal : "Je peux encore progresser"

On vient d'assister en 2011 à une domination de Novak Djokovic qui a pris la place de numéro 1 mondial. Etes-vous jaloux de lui? Pensez-vous qu'il sera battable en 2012? Non, bien sûr que je ne suis pas jaloux. Novak a très bien joué tout au long de la saison. Il a même parfois joué de façon extraordinaire. Sa place de numéro 1 mondial était on ne peut plus méritée. Il est très fort mentalement. Son niveau est très, très élevé. Il commet moins d'erreurs qu'avant et il a accumulé tellement de confiance qu'il ne s'avoue jamais vaincu même lorsqu'il est dans une situation difficile sur un point. Il était dans une spirale positive et quand un joueur commence à gagner et engrange de la confiance c'est normal qu'il enchaîne les victoires. Mais personne n'est surpris car Novak n'arrive pas de nulle part. Il était déjà très bon ces dernières années et son coup droit, son revers et son service ne sont pas meilleurs qu'avant. Il a en plus acquis la confiance qui lui permet d'enchaîner les victoires. Après, personne n'est imbattable et tous les joueurs du circuit essaieront de le déstabiliser en 2012 et de le battre.

En plus de sa superbe saison, il est venu marcher sur vos terres, votre surface préférée, la terre battue en vous dominant notamment à Madrid et à Rome.

Oui, ça ne fait jamais plaisir de perdre. Je suis un compétiteur et je déteste ça. Ces deux défaites ont fait que je suis arrivé à Roland-Garros avec un manque de confiance. Mais bon, Roland-Garros s'est bien terminé pour moi, donc ça va.

Avec ce succès, vous avez égalé le record de Bjorn Borg avec 6 titres à Roland-Garros. Qu'avez-vous ressenti? C'était extraordinaire d'égaler ce record de Borg. C'est un grand honneur de partager ce record avec lui et je vais continuer à travailler pour être là en 2012 et continuer à très bien jouer dans ce tournoi que j'adore. C'est un titre très difficile à remporter et être comparé à Borg est un véritable honneur.

Pourquoi ce tournoi vous réussit tant? J'ai été élevé sur la terre battue et il faut reconnaître que chaque année c'est le tournoi du Grand Chelem que j'ai le plus de chances de gagner. Et quand je gagne ce tournoi, je sais que mon année sera belle. Ensuite, cela me permet de jouer avec moins de pression sur le reste de la saison. Cela me permet de continuer à jouer avec plus de confiance.

"Je ne souhaite pas être forcément le meilleur joueur de l'histoire. Je suis parmi les meilleurs, cela me suffit"

En 2011, est-ce le Roland-Garros le plus difficile que vous ayez gagné? L'un des plus difficiles et donc l'un des plus beaux. Car quand on se bat vraiment pour gagner, quand on doit donner son maximum à tout moment pour renverser une situation, le titre prend toute sa dimension. En 2008, par exemple, j'ai joué mieux que jamais et à la fin du tournoi, je n'ai pas eu le sentiment d'avoir gagné Roland-Garros parce que j'avais gagné tous mes matches en trois sets. J'avais joué un tennis fantastique. Mais quand on revient d'une situation plus difficile, la victoire a une saveur différente.

Comment jugez-vous votre saison 2011? J'en suis globalement satisfait. Après une année 2009 marquée par les blessures, j'avais fait une grosse saison 2010 avec notamment trois tournois du Grand Chelem. Il était quasiment impossible de refaire une telle saison en 2011. 2010 est l'une des saisons les plus éprouvantes et inoubliables de ma carrière.

Diriez-vous que les défaites et les blessures que vous avez notamment connues en 2009 vous ont fait grandir? Non, les défaites et les blessures ne font pas grandir. Par contre, j'essaie toujours de me servir de mes défaites pour continuer à progresser, j'essaie d'en prendre le côté positif, même si c'est difficile.

Quels sont vos objectifs pour 2012? Je vais faire le maximum pour donner le meilleur de moi-même, faire une grande saison et remporter le plus de tournois possibles. Si je travaille dur et beaucoup je pense que je pourrai faire une belle saison.

Et récupérer votre place de numéro 1 mondial...

Comme je suis compétiteur, ça fait bien sûr partie de mes objectifs au même titre que de gagner le maximum de tournois, mais je ne suis pas le seul à vouloir ça et la bataille s'annonce dure.

Pensez-vous que Roger Federer peut revenir à son meilleur niveau et surfer sur sa bonne fin de saison 2011? Bien sûr. Roger est un grand champion.

Quelles sont vos relations avec lui? Elles sont très bonnes. Roger est quelqu'un de très gentil, qui donne une excellente image de notre sport. C'est face à lui que j'ai joué les matches les plus importants de ma carrière. On a donc un énorme respect l'un envers l'autre et on a une très bonne relation, basée sur la sincérité.

Vous l'aimez aussi car il vous réussit bien, vous le battez souvent ! Pourtant, c'est lui qui est considéré comme le meilleur joueur de l'histoire, ça vous froisse? (Rires). C'est vrai que quand on joue l'un contre l'autre, ça se passe parfois bien pour moi. Mais moi, les statistiques, les comparaisons, ça ne m'intéresse pas. Je suis très content de ce que j'ai accompli jusqu'à présent, ce que je suis. Je ne souhaite pas être forcément le meilleur joueur de l'histoire. Je suis parmi les meilleurs, cela me suffit.

Quand vous avez accumulé les blessures en 2009 notamment, beaucoup d'observateurs disaient que votre jeu était tellement éprouvant que vous feriez une courte carrière.

Toutes ces affirmations ne m'ont pas perturbé. Les gens oublient trop facilement que j'ai débuté ma carrière très tôt, à l'âge de 16 ans. La plupart des joueurs commencent leur carrière à 20 ans et la termine à 30-33 ans. Donc je ne pense pas que j'aurai une carrière plus courte qu'eux. Ça fait longtemps que je suis dans le trio de tête donc ça montre que je dure. Même quand j'étais blessé, je n'ai jamais pensé arrêter. On ne peut jamais prévoir ce qu'il va se passer, mais je jouerai tant que j'aurai la flamme.

Que faîtes-vous quand vous ne jouez pas? On n'a pas beaucoup de temps car on a un calendrier très serré. On va de tournoi en tournoi et c'est difficile de s'arrêter. Dès que je le peux, je rentre chez moi à Majorque. J'aime bien faire du surf ou passer du temps avec mes amis que je vois peu pendant la saison.

"Je jouerai tant que j'aurai la flamme"

Avec le palmarès que vous avez, après quoi courrez-vous aujourd'hui? J'essaie toujours de m'améliorer en tant que joueur et en tant que personne aussi. C'est la chose la plus importante à mes yeux. Je suis très satisfait de ce que j'ai réussi à faire, de tout ce qui m'est arrivé jusqu'à aujourd'hui. Je ne peux pas dire le contraire. Il faut seulement que je continue de travailler pour toujours être au top d'un point de vue mental, d'un point de vue physique.