Vers une croissance mondiale de plus de 8% d

Vers une croissance mondiale de plus de 8% d'ici 2012

Livres
2 pages
Lire
YouScribe est heureux de vous offrir cette publication

Description

Vers une croissance mondiale de plus de 8% d'ici 2012 Cette année 2011 restera celle du basculement, où les pays émergents, Chine en tête, seront devenus les premiers producteurs d'automobiles dans le monde. Les équipementiers français quant à eux devront continuer à s'adapter pour tirer leur épingle du jeu sur un marché fortement internationalisé. En parallèle, l'Union Européenne appliquera dès le début de l'année 2012 les pénalités relatives aux émissions de CO2. Les constructeurs devront à l'avenir maintenir leurs efforts pour respecter ces normes environnementales. L'ANNÉE DU BASCULEMENT Les pays émergents, avec la Chine en tête, confirment leur prédominance dans la production mondiale en 2011. Tirée par la forte demande des BRIC et en particulier de la Chine, la production de véhicules légers à l'échelle mondiale devrait progresser de 8,8% entre 2011 et 2012, soit 6,7 millions d'unités supplémentaires. Gérard Morin, associé PwC responsable du secteur automobile en France, souligne : « Pour la première fois dans l'histoire, le nombre de véhicules produits par les marchés émer- gents en 2011 sera plus important que le nombre de véhicules produits par les marchés matures. Près de 57% de la croissance de la production mondiale entre 2010 et 2017 proviendront de l'Asie-Pacifique, dont 38,6% de la Chine, sans entraîner pour autant de perturbations majeures dans le Top 15 des constructeurs mondiaux ».

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 décembre 2011
Nombre de visites sur la page 22
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Vers une croissance mondiale de plus de 8% d'ici 2012

Cette année 2011 restera celle du basculement, où les pays émergents, Chine en tête, seront devenus les premiers producteurs d'automobiles dans le monde. Les équipementiers français quant à eux devront continuer à s'adapter pour tirer leur épingle du jeu sur un marché fortement internationalisé. En parallèle, l'Union Européenne appliquera dès le début de l'année 2012 les pénalités relatives aux émissions de CO2. Les constructeurs devront à l'avenir maintenir leurs efforts pour respecter ces normes environnementales.

L'ANNÉE DU BASCULEMENT Les pays émergents, avec la Chine en tête, confirment leur prédominance dans la production mondiale en 2011. Tirée par la forte demande des BRIC et en particulier de la Chine, la production de véhicules légers à l'échelle mondiale devrait progresser de 8,8% entre 2011 et 2012, soit 6,7 millions d'unités supplémentaires. Gérard Morin, associé PwC responsable du secteur automobile en France, souligne : « Pour la première fois dans l'histoire, le nombre de véhicules produits par les marchés émer- gents en 2011 sera plus important que le nombre de véhicules produits par les marchés matures. Près de 57% de la croissance de la production mondiale entre 2010 et 2017 proviendront de l'Asie-Pacifique, dont 38,6% de la Chine, sans entraîner pour autant de perturbations majeures dans le Top 15 des constructeurs mondiaux ». Quant au marché européen, il continue de progresser, mais s'affirme plus que jamais comme un marché de renouvellement. « L'Europe confirme pour sa part son statut de marché de renouvellement pour la vente de véhicules légers. Après trois années soutenues par la prime à la casse, les ventes en France et en Allemagne retrouvent leur niveau d'avant crise » conclut Gérard Morin.

LES FRANÇAIS DOIVENT SUIVRE

Ayant trop peu d'entreprises de taille intermédiaire, les équipementiers français peinent à s'imposer sur les marchés internationaux. Forts de ce constat, les acteurs publics et industriels ont entamé une nécessaire mutation des structures, conduite notamment au travers du Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobile (FMEA). A ce jour, le FMEA dont le rôle est de participer à la consolidation des sousfilières et à l'émergence de champions, est intervenu dans 21 opérations à hauteur de 300 millions d'euros. Les équipementiers français sont sous-représentés au niveau international avec seulement un groupe dans le Top 10 et quatre dans le Top 50 du classement Automotive News. Ces équipementiers ont néanmoins réussi à se placer sur des marchés à fort potentiel, à diversifier leur portefeuille clients et à enrichir leur offre vers des produits à forte valeur ajoutée. Cette évolution devra se poursuivre. Une étude réalisée par PwC et PwC Autofacts montre que les performances financières des équipementiers français cotés sont en ligne avec celles de leurs concurrents étrangers. « A un moment où ils occupent une place prépondérante dans la chaîne de valeur, les équipementiers qui sauront réussir leur mutation et faire face aux défis actuels bénéficieront d'opportunités réelles avec des innovations liées notamment à la sécurité, aux télécommunications/ technologies embarquées, à la réduction du poids du véhicule ou encore aux techniques électriques appliquées au moteur thermique ». commente Philippe Couderc, Associé PwC.

L'entrée en vigueur de la réglementation environnementale européenne début 2012 accélère la course à la performance environnementale : amélioration des moteurs à combustion et recours progressif à l'électrique. « A l'approche de la mise en application de normes strictes imposées par les autorités en matière d'émission de CO2, le secteur automobile a parfaitement pris conscience du défi environnemental, en améliorant d'une part les performances du moteur à combustion et en redoublant d'effort en matière de R&D, notamment via le développement des véhicules hybrides et électriques. Ces derniers représenteront respectivement 4,1% et 1,0% de la production de véhicules légers en 2017 », selon François Jaumain, Associé PwC. Alors que la limite d'émission de gaz à effet de serre fixée par la Chine avoisinera les 165g de CO2/km à l'horizon 2015, l'Union Européenne, championne du défi environnemental, met en application sa réglementation dès janvier 2012 et se situera toujours en tête à l'horizon 2020 avec un objectif moyen d'émission à 95g de CO2/km. Alors qu'en 1995 les véhicules émettant moins de 120 g de CO2/km n'existaient presque pas en Europe, en 2010 les ventes de ces véhicules ont pour la première fois dépassé toutes les autres catégories, représentant un tiers des ventes totales. François Jaumain confie en conclusion que « Les pénalités CO2 sont une forte incitation pour les industriels à investir et innover en faveur de la réduction des émissions de CO2 des véhicules et ainsi garder une certaine longueur d'avance dans cette compétition internationale ».

Malgré ces prévisions de croissance mondiale du marché automobile sur l'année à venir, il est indispensable de ne pas se tromper. Ces projections sont exclusivement dues à une adaptation du marché aux nouvelles normes environnementales et une réponse à la demande des pays émergents (Inde et Chine). Ce n'est en aucun cas à un accroissement des ventes en Europe où les constructeurs Français désertent pour aller s'implanter dans des pays à main d'oeuvre à bas coûts, et le plus souvent, avec des financements publics ou des aides gouvernementales, le tout en dépit de tout sens patriotique. Ainsi, PSA Peugeot Citroën va en Inde, Brésil et Chine, et Renault se retranche derrière Nissan et la chimère des véhicules électriques pour réduire ses effectifs en France et s'implanter davantage en Asie, au Brésil, en Russie et en Afrique du Nord. Il serait peut-être temps de penser aux emplois en France, Messieurs des constructeurs automobiles français...