//img.uscri.be/pth/ba6245d8c6ec08b6f1eb713bcfc0f4435c263a4c
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 19,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

À la recherche de la représentation perdue

De
257 pages
La crise de la représentation politique qui se manifeste dans de nombreux pays démocratiques à travers l'abstention, le rejet des élites et la crise des partis politiques établis, est un champ d'analyse qui attire l'attention des spécialistes depuis longtemps. Mais doit-on parler d'une crise de la représentation ou d'une crise de la démocratie représentative ? Les « solutions » des alternatives populistes sont-elles démocratiques et viables ? Quelles réponses peut-on apporter à la crise des partis et de nos systèmes démocratiques ?
Voir plus Voir moins
Petia GUEORGUIEVA et Antony TODOROV(dir.)
Politiquecomparée
À la recherche de la représentation perdue
Nouvelles voies à l’ouest, à l’est et au sud
À la recherche de la représentation perdue
Publication réalisée avec le soutien de l'Ambassade de France à Sofia
Cet ouvrage a obtenu le soutien de l’Institut Français de Bulgarie
Petia GUEORGUIEVA et Antony TODOROV (dir.)
À la recherche de la représentation perdue
Nouvelles voies à l’ouest, à l’est et au sud
Politique Comparée Collection dirigée par Mathieu Petithomme La collectionPolitique Comparéeest une collection qui publie des ouvrages de recherche de qualité en science politique, en sociologie et en anthropologie, qui proposent des approches comparatives ou des études de cas. Interdisciplinaire, publiant à la fois des travaux individuels ou collectifs, cette collection promeut les recherches comparatives en langue française. Son objectif est des’intéresser àdes objets transversaux (partis politiques, mouvements sociaux, conflits, relations interculturelles etc.), et àdes problématiques centrales de l’actualité politique et socialede l’histoire de notre temps (citoyenneté, migrations, radicalisations, nationalisme, mondialisation etc.). La collection accueille des travaux sur différentes aires culturelles (Europe, Afrique, Asie, Amérique Latine). La politique comparée permet non seulement d’étudier en détails un phénomène social ou politique local, mais aussi de déceler ses points communs et ses différences avec des tendances similaires dans d’autres espaces, régions ou pays.Elle est donc au cœur de notre compréhension du monde, des mobilisations sociales et des changements politiques.Prochaines parutions Magali BOUMAZA (dir.),La mémoire mobilisée, 2018. Henry RAMMELT,LesL’activisme protestataire en Europe de l’est. réseaux militants en Hongrie et en Roumanie depuis 2008, 2018. Alicia FERNANDEZ GARCIA (dir.),Les sociétés musulmanes sous tension. Enjeux sociaux et mutations politiques, 2018.
- Les auteurs -Magali BOUMAZA, Enseignante-chercheuse au département de Science Politique de l’Université Galatasaray, Istanbul. Jean F. CROMBOIS, Professeur associé, Université américaine de Bulgarie, Blagoevgrad. Alicia Fernández GARCÍA, ATER en civilisation espagnole à luniversité Paris Est Marne La Vallée. Petia GUEORGUIEVA, Maître de conférences, Nouvelle université bulgare, Sofia. Valentina GUEORGUIEVA, Professeure associé, Université de Sofia, Sofia. Jérôme HEURTAUX, Maître de conférences, Université Paris-Dauphine, Paris. Alexandra IANCU, Maître de conférences, Faculté de Sciences Politique, Université de Bucarest. Thierry KOCHUYT, Docteur en sciences sociales, KULeuven, Belgique. Maria Elisabetta LANZONE, Docteure en sciences politique, assistante à la Chaire de politique italienne et politique comparée, Université de Gênes. Nikos MARANTZIDIS, Professeur associé, Université de Macédoine, Thessalonique. Jean MARCOU, Professeur à Sciences-Po, Grenoble. Ildiko OTOVA, Docteure en sciences politiques, Nouvelle université bulgare. Pascal PERRINEAU, Professeur des Universités, Centre de Recherches Politiques de Sciences Po (CEVIPOF, Paris). Mathieu PETITHOMME, Maître de conférences, Centre de recherches juridiques de l'Université de Franche-Comté, Besançon. Evélina STAYKOVA, Maître de conférences, Nouvelle université bulgare, Sofia. Antony TODOROV, Professeur ordinaire, Nouvelle université bulgare, Sofia.
--- 7 ---
-Des mêmes auteurs-Anna Krasteva et Antony Todorov (dir.),Engagement citoyen, Sofia, NUB, 2009. Anna Krasteva et Antony Todorov (dir.),Les sciences politiques en Bulgarie, Sofia, NUB, 2010. Antony Todorov,Elementi na politikata : traktat varhu politicheskoto(Élements de la politique : traité du politique). Sofia, NBU, 2012. Antony Todorov,: la Bulgarie 1879-2009Grajdani, partii, izbori (Citoyens, élections, partis : la Bulgarie 1879-2009). Sofia, Iztok-Zapad, 2010. Antony Todorov,Où en est la droite?La Bulgarie, Fondapol, 2010. Dobrin Kanev at Antony Todorov (dir.),Kachestvoto na demokratziyata v Balgariaqualité de la démocratie en (La Bulgarie), Sofia, Iztok-Zapad, 2014. Petia Gueorguieva et Anna Krasteva (dir.),La Rue et l’E-Rue. Nouvelles contestations citoyennes, Paris, l’Harmattan, Collection Local&Global, 2015. Petia Gueorguieva, (dir) La Bulgarie et l'integration européenne, Transitions, 2003, vol. 42-1.
--- 4 ---
- Table des matières -Introduction………………………………………………………………...9 Antony Todorov, Petia Gueorguieva PREMIERE PARTIE: Crise de la représentation ou de la  démocratie représentative? Chapitre 1: Qu’est-ce que la crise de la représentation politique?..............15 Pascal Perrineau Chapitre 2: Les limites des élections en démocratie……………………...29 Antony Todorov DEUXIÈME PARTIE: Mobilisations et révoltes v/s représentation Chapitre 3: De Tahrir à Gezi en passant par la Puerta del Sol : crises, contestations et mobilisations…………………………........43Jean Marcou Chapitre 4: Comparer « transitions » postcommunistes et révoltes arabes……………………………………………………..53 Jérôme Heurtaux Chapitre 5: Crises de la construction européenne et politisation: pour une re-politisation du projet européen………………………..67Jean F. Crombois TROISIÈME PARTIE: Partis politiques en crise Chapitre 6: Crise des partis et formation des gouvernements еn Europe centrale et orientale……………………………….........81Petia Gueorguieva Chapitre 7: La modernisation à rebours des élites postcommunistes en Roumanie et en Bulgarie………………………………………..99Alexandra Iancu Chapitre 8: Les partis italiens face à la crise de la représentation. Transformations, adaptations et nouvelles strategies…………….117Maria Elisabetta Lanzone Chapitre 9: La mal-représentation : Les partis politiques bulgares vus par les participants aux mouvements sociaux, 2009-2013………………………………………………………...127Valentina Gueorguieva --- 5 ---
QUATRIÈME PARTIE. La réponse populiste Chapitre 10: Le calvaire du populisme : La mobilisation des mécontents au nom du peuple………………………………..145Thierry Kochuyt Chapitre 11: Antiélitisme : la réponse populiste aux crises……………..161Ildiko Otova et Evélina Staykova Chapitre 12: « Les chiens aboient, la caravane passe » : militer au Front national de 1972 à nos jours…………………….171Magali Boumaza CINQUIÈME PARTIE. Les effets de la crise économique. Chapitre 13: De la crise économique à la crise de la représentation politique enEspagne……………………………………………...187Alicia Fernández García et Mathieu Petithomme Chapitre 14: Crise économique et système politique : La crise de la représentation en Grèce actuelle………………………………….201Nikos Marantzidis Conclusion………………………………………………………………..213 Petia Gueorguieva, Antony Todorov Notes………………………………………………………………............223 Bibliographie………………………………………………………..........235
--- 6 ---
- Introduction -Antony Todorov, Petia Gueorguieva « Dégoût du politique, rejet des politiques, peur de l’Europe, corruption, abstention, votes extrémistes... la démocratie représentative semble être en crise », note la juriste française Marie-Anne Cohendet en 2004. Et, un peu paradoxalement, elle se dit optimiste, puisqu’il s’agiraitd’une «crise d’adolescence de la démocratie représentative » etqu’elle s’expliquerait « en partie par l’évolution des modalités et des ca»,dres de cette représentation car « les citoyens ne sont plus seulement représentés par une institution dans le cadre de l’État, mais par de nombreuses institutions, dans des cadres 1 divers » .L’État-nation n’est plus le cadre unique dela représentation des citoyens :la mondialisation et l’évolution de la séparation horizontale et surtout verticale des pouvoirs (État v/s société civile), affaiblissent ses capacités d’agir d’une manière autonome. Aujourd’hui «le poids de certains groupes privés, qui peuvent être associés clairement au pouvoir normatif ou exercer une pression plus discrète ou implicite sur le pouvoir politique, 2 semble de plus en plus sensible » . Ce qui provoque des réactions populistes contre le système actuel de représentation. Maisla construction de l’Union européenne élargit aussi la séparation verticale des pouvoirs et « les gouvernants invoquent très fréquemment l’UE pour justifier leur 3 impuissance » . Ce qui amplifie les réactions contre le système représentatif. La représentation politique en démocratie renvoie à la notion de souveraineté populaire, tant discutée et controversée. La façon de la comprendre, mais surtout de l’appliquer en réalité, n’est pas innocente et on peut bien distinguer deux conceptions opposées de la démocratie. L’une, radicalement démocratique, met l’accent sur l’expression directe de la souveraineté populaire, par un mandat impératif pour les élus, ou par le plébiscite direct.L’autre, libérale, met l’accent sur la préservation de l’individu face à la communauté et soutient la représentation médiatrice, où les élus sont indépendants et le mandat est libre. Un juriste allemand, ancien professeur à l’Université libre de Berlin, Gerhard Göhler, explique que « cette simple opposition comporte toujours le risque de simplifications idéologiques et ne rend pas compte du contenu sémantique de la notion de
--- 9 ---