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Au service du Congo (Tome 1)

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Description

Le général Emmanuel Ngouélondélé Mongo, dans un entretien à bâtons rompus, sans tabou ni faux fuyant, évoque ses péripéties de jeunesse jusqu'à son expérience d'homme d'Etat puis d'homme politique. Témoigner pour le passé et prendre position pour le redressement du Congo-Brazzaville qui connaît de continuelles dérives. Ouvrage d'une vie, d'une époque, d'un long parcours de services rendus à la nation, il ouvre aussi des perspectives.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2013
Nombre de lectures 67
EAN13 9782296513266
Langue Français
Poids de l'ouvrage 10 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Emmanuel Ngouélondélé Mongo
AU SERVICE DU CONGO Mon témoignage Tome I
Entretien avec Cyriaque Magloire Mongo Dzon
Au servicedu Congo Mon témoignage
Collection IREACollection dirigée parDavid GakunziFournir des cléspermettant de mieux comprendre l'Afrique, son histoire, ses réalités et mutations actuelles, ainsique sagéopolitique, voilà l'ambition de cette collection de l'IREA (Institut de recherche et d'études africaines). La collection -qui réunit aussi bien des essais, des monographiesque des textes littéraires issus des travaux et des débats animés par l'Institut - a pour vocation de faire connaître augrandpublic les travaux d'auteurs confirmés mais également ceux de jeunes talents encore méconnus. Les ouvrages de la collection sont rédigés dans une langue conviviale, vivante et accessible. Dernièresparutions René N’Guettia KOUASSI,Les défis du développement de l’Afrique contemporaine, 2012. Joao Maria Futi,Essai de morphologie lexicale du Cisuundi du Cabinda (Angola), 2012. Philippe Duval,Côte d’Ivoire.Chroniques de guerre 2002-2011, 2012. Brian Tourré,à la « Chinafrique »De la « Francafrique » , 2012. Théophile Obenga,: la seuleL’État fédéral d’Afrique noire issue,2012. Jean-David N’Da,Le nouvel ordre ivoirien, 2012. Roger Gballou,Côte d’Ivoire : souveraineté bafouée, 2011. Calixte Baniafouna,La démocratie de l’ONU en Côte d’Ivoire, 2011. Calixte Baniafouna,Ceque France veut Afrique veut : le cas de la Côte d’Ivoire, 2011. Calixte Baniafouna,La démocratie néocoloniale de la France, 2011. Roger Gballou,Côte d’Ivoire, le crépuscule d’une démocratie orpheline,2011.David Gakunzi,Libye : permis de tuer,2011.
EmmanuelNG2UÉLONDÉLÉ MONGOAu service du Congo Mon témoignage Entretien avec Cyriaque Magloire Mongo Dzon Tome I
© L'Harmattan, 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99343-3 EAN:9782296993433
Aux lecteurs,
J’ai servi le pays depuis Youlou, Massamba-Débat et Marien Ngouabi dont j’ai été aide de camp et qui m’a permis de rencontrer Nasser de l’Egypte, Houari Boumédienne de l’Algérie, Bourguiba de la Tunisie, trois progressistes de l’Afrique du Nord ; Julius Nyerere, un homme d’Etat que j’ai connu simple, humble, extraordinaire et plein d’humour, avec Kenneth Kaunda et Milton Obote : ils constituaient à chaque sommet de l’OUA à Addis-Abeba, un trio de l’Afrique australe, de vrais sages d’Afrique; Sékou-Touré de la Guinée et Zinsou du Benin, deux progressistes de l’Afrique de l’Ouest ; etc. J’avais pensé, ayant pu assister à leurs échanges avec Marien Ngouabi à propos de l’Afrique, laisser un témoignage aux futures générations (sur la base des notes que je prenais) … Malheureusement, durant la guerre civile de 1997, ces archives ont été pillées, même celles que j’avais gardées de la Direction Générale de la Sécurité d’État que j’ai dirigée pendant 13 ans sous le président Denis Sassou Nguesso. J’ai donc perdu de nombreux repères. Tout ce que j’avais mis de côté ou écrit dans les agendas a été emporté. Je n’ai plus de documents sur la gendarmerie, alors que j’avais accumulé tant d’informations sur l’histoire de ce corps de la Force publique qui a été créé avant l’Indépendance, pour assurer le relais de la gendarmerie coloniale, et qui est devenu en mars 1961, la gendarmerie nationale congolaise ! Toute ma bibliothèque, un trésor pour moi, a été pillée. Au moment où s’élabore le présent ouvrage, cela est mon plus grand regret.
A mes parents
Toute ma gratitude et toute ma reconnaissance.
Par vous et à travers vous, l’Eternel Dieu le père, m’a conduit sur terre pour un séjour, hélas, pas éternel ;
Durant 9 mois dans ton ventre, maman, tu m’as porté, tu m’as nourri, tu as communiqué quotidiennement avec moi jusqu’au jour de ma naissance ;
J’imagine combien vous étiez heureux, papa et toi. Après avoir mis au monde cinq enfants qui n’ont pas survécu, ce bonheur a dû être mêlé d’angoisse et de peur à la fois. Vous avez dû vous demander si je vivrais, si je tiendrais…
Je suis venu au monde et tu as continué à me porter dans tes bras, tu m’as consolé, tu m’as demandé d’être sage, tu m’as demandé d’être patient, tu m’as attaché au dos avec ton pagne, tu m’as appris à marcher, tu as guidé mes premiers pas, tu m’as fait manger avec amour et patience. J’imagine combien papa et toi étiez comblés de me voir marcher, courir, balbutier puis prononcer les premiers mots.
Six mois avant sa mort, papa m’a envoyé à l’école disant à grand-mère maternelle : « Je préfère laisser mon fils aux mains des Blancs ».Six mois après l’ouverture de l’école, la phrase de papa à grand-mère s’avérait prémonitoire. Depuis l’école de Mbaya, j’apprends qu’il est gravement malade. Avec l’autorisation de mon maître, Je dois quitter précipitamment l’école pour me rendre à E’ndzienh au chevet du malade que je trouve agonisant. Trois jours après, papa rendra l’âme.
Son inhumation faite, je dois rejoindre l’école qui n’a plus de sens pour moi, affligé que j’étais du décès de papa. En fin d’année scolaire, je ne suis pas admis au cours préparatoire deuxième année. Je suis autorisé à redoubler la classe.
Papa mort, mère de deux enfants, Ferdinand, mon frère cadet, et moi, tu as été prise en héritage par Nianga, son cousin mbochi en terre Ekoulabongo au village Etonton, avec qui tu as eu Andzouana qui est encore vivant, Ngampio et Ngambou qui ne sont plus de ce monde. Un jour, tu es