Bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie depuis 1975

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Français
598 pages
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La bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie est un thème qui permet d'évoquer l'évolution politique et institutionnelle de la Nouvelle Calédonie contemporaine, ce pays dont la situation est si singulière aujourd'hui. Il explique que la recherche de consensus, animée aujourd'hui par toutes les bonnes volontés, résulte d'une fracture du pays, née avec l'apparition du mouvement indépendantiste.

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Date de parution 01 avril 2012
Nombre de lectures 320
EAN13 9782296488571
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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La bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie depuis 1975
« Portes océanes » Collection dirigée par Frédéric Angleviel, Professeur des universités en histoire ette collection est dédiée en premier lieu à une meilleure connaissance de l’Océanie à partir de l’édition cohérente des Carticles épars de chercheurs reconnus ou de la mise en perspective d’une thématique à travers les contributions les plus notables. La collection « Portes océanes » a donc pour objectif de créer des ponts entre les différents acteurs de la recherche et de mettre à la disposition de tous des bouquets d’articles et de contributions, publications éparses méconnues et souvent épuisées. En effet, la recherche disposant désormais de très nombreuses possibilités d’édition, on constate souvent une fragmentation et une dissémination de la connaissance. Ces rééditions en cohérence se veulent donc un outil au service des sciences humaines et sociales appliquées aux milieux insulaires de l’aire Pacifique. En second lieu, la collection « Portes océanes » a pour ambition de permettre la diffusion auprès du public francophone des principaux résultats de la recherche internationale, grâce à une politique concertée et progressive de traduction. Tout naturellement, elle permettra aussi la publication de colloques ou de séminaires sans s’interdire la publication d’ouvrages mettant à la disposition du public les derniers travaux universitaires ou des recherches originales. Déjà Parus Frédéric Angleviel :Histoire de la Nouvelle-Calédonie. Nouvelles approches, nouveaux objets,2005. Sonia Faessel :Vision des îles : Tahiti et l’imaginaire européen. Du mythe à son exploitation littéraire (XVIII e – XXe siècles),2006. Alain Moyrand :Droit institutionnel de la Polynésie française,2007. Mounira Chatti, Nicolas Clinchamps et Stéphanie Vigier :Pouvoir(s) et politique(s) en Océanie – Actes du XIXe colloque CORAIL,2007. Sémir Al Wardi :Tahiti Nui ou les dérives de l’autonomie,2008. Frédéric Angleviel (dir.) :Chants pour l’au-delà des mers. Mélanges en l’honneur du professeur Jean Martin,2008. Benoît Carteron :Identités culturelles et sentiment d’appartenance en Nouvelle-Calédonie,2008. Frédéric Angleviel et Jean-Michel Lebigre :De la Nouvelle-Calédonie au Pacifique,2009. Dumas Pascal et Lebigre Jean-Michel (dir.) :La Brousse, représentations et enjeux,2010. Marc Debene et Jean-Paul Pastorel :La « loi du pays » en Polynésie française,2011. Bernard Poirine :Tahiti : une économie sous serre,2011. Dominique Pechberty :Vie quotidienne aux îles Marquise,2011. Dominique Pechberty :Récits de missionnaires aux îles Marquises,2011. Pierre Maresca :L’Exception calédonienne,2011. À paraître Nathalie Cartacheff :La vie quotidienne à Maré – Tome I : au temps des vieux. Moyrand Alain :Droit institutionnel et statutaire de la Polynésie française. Collectif :Franconesia. Études anglophones.
Robert BERTRAM
La bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie depuis 1975Préface de Yves Dassonville
Du même auteur Gouverner la Nouvelle-Calédonie-L’accord de Nouméa à l’épreuve de son premier gouvernement - Jean LÈQUES (1999- 2001),L’Harmattan, coll. Mondes Océaniens, 2009. « Entretien avec Jean Lèques et Roch Wamytan sur le premier gouvernement de la Nouvelle-Calédonie constitué en application de l’accord de Nouméa (gouvernement Jean Lèques, 1999 – 2001) »,RJPENC,n° 3, 2004/1. « Le consensus contractuel : une résolution des conflits calédoniens »,in « Révoltes, conflits et Guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie et dans sa région », L’Harmattan, tome 1, 2008. « Le foncier et le culturel, vecteurs de la formation d’une conscience indépendantiste en Nouvelle-Calédonie »,: études enin Mondes océaniens l’honneur de Paul de Dekker,L’Harmattan,2010. Àparaître« L’évolution de la bipolarisation politique calédonienne »,Revue des Outremers « Les Calédoniens et l’indépendance »,Revue Juridique Politique et Économique de Nouvelle-Calédonie
COUVERTURE Totem InfographieTél :(687) 79 54 30toteminfo@mac.comIllustration de couverture : Drapeau national et drapeau calédonien. Le second drapeau a été créé en 1984 par les indépendantistes et il est devenu un des symboles de la citoyenneté calédonienne en 2011.
© L'Harmattan, 20125-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-56960-7EAN : 9782296569607
REMERCIEMENTS Mes sincères remerciements se dirigent d’abord vers Jean-Yves Faberon et Frédéric Angleviel pour leur soutien et leurs conseils avisés qui m’ont permis de mener à bien ce projet. Cette publication est issue d’une thèse soutenue à l’Université Paul Cézanne d’Aix-en-Provence le 20 mai 2011. Elle prend en compte les remarques et conseils évoqués devant le jury composé de MM Yves Dassonville, Jean-Marie Pontier, Guy Scoffoni, Laurent Tesoka et Dominique Turpin. Que ceux-ci soient à nouveau remerciés pour leur écoute. Cette contribution à l’histoire de la Nouvelle-Calédonie doit aussi beaucoup à celles et ceux qui m’ont accompagné dans cette aventure intellectuelle durant ces années. Une présence, celle de mon épouse pour son indéfectible soutien et sa patience éprouvée, merci.
PRÉFACE J’ai connu Robert Bertram alors que j’étais Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Après une longue carrière aux renseignements généraux, où il avait gravi tous les échelons, il était à la retraite. Observateur privilégié de la vie politique et sociale de la Nouvelle-Calédonie pendant de nombreuses années il s’était fixé un défi : enrichir toute l’information qu’il avait accumulée, mener un travail de réflexion à partir de ce matériau et en faire une thèse. C’est ainsi qu’il est venu recueillir mon point de vue sur le fonctionnement des institutions calédoniennes, sur les rapports entre eux des partis, et sur l’avenir du processus engagé par les accords de Matignon et l’Accord de Nouméa. Sa thèse, brillamment soutenue devant un jury de l’Université Paul Cézanne d’Aix-Marseille, a été jugée digne d’être publiée, d’où cet ouvrage. Il ne s’agit donc pas du livre d’un théoricien de la science politique. Il s’agit d’une réflexion à partir de faits vécus et observés au jour le jour. Robert Bertram y décrit un système bipolaire qui sombre dans la violence dans les années 1980, et qui au bord du précipice (les vingt-cinq morts de la prise d’otages sur l’Ile d’Ouvéa et de l’assaut de la grotte) parvient à une réconciliation grâce à l’intelligence, à la générosité et, à la vision de quelques hommes. À partir de 1988 se met en place ce que Robert Bertram appelle la bipolarisation contractuelle, les deux camps, indépendantistes et partisans de la Calédonie dans la France, ne renoncent à rien, mais conscients de l’impasse à laquelle conduit la violence, décident de se donner du temps et acceptent de s’engager dans une démarche de rééquilibrage politique, économique et social. Quelques années plus tard, se rendant compte qu’il est encore prématuré de poser la question de l’indépendance et qu’il faut approfondir la démarche des accords de Matignon, les partis calédoniens engagent avec l’État des discussions qui aboutissent à l’Accord de Nouméa (1998). Cet accord, véritable « Constitution » de la Nouvelle-Calédonie est un texte étrange dans notre système juridique français. Il insiste sur la reconnaissance du peuple autochtone les Kanak, de son histoire, de son identité, de sa culture. Il reconnaît aussi une citoyenneté calédonienne qui s’ajoute à la citoyenneté française, et qui se traduit par un corps électoral spécial pour les élections intéressant l’avenir de la Nouvelle-Calédonie et une préférence à
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l’emploi pour les Calédoniens. Treize ans après l’Accord de Nouméa, qu’est devenue la bipolarisation contractuelle ? Elle s’est fissurée, sous l’effet des rivalités et des divergences internes à chaque camp et aussi parce que la société calédonienne a évolué, que les barrières entre les Calédoniens d’origine différente s’atténuent et qu’une élite kanak accède aux responsabilités dans tous les domaines. L’atténuation de la bipolarisation est-elle pour autant un bien ? Oui si elle résulte d’un approfondissement de la réflexion commune sur la manière d’aborder les dernières années de l’Accord de Nouméa. Non si elle se traduit par des manœuvres d’appareil et des alliances peu claires et si l’esprit de l’Accord de Nouméa, c’est-à-dire la discussion jusqu’à l’obtention d’une décision consensuelle, est perdu de vue. Quoiqu’il en soit, l’ouvrage, particulièrement bien documenté, de Robert Bertram permettra de mieux faire comprendre l’originalité de l’histoire récente de la Nouvelle-Calédonie, terre attachante où la France parviendra, je l’espère, à mener à bien une expérience rare de décolonisation réussie. Yves DASSONVILLE Préfet de la Région Poitou-Charentes Préfet de la Vienne Ancien Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie