Chronique de la présidence très horrifique du petit Nicolas

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Français
316 pages
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Ce livre comme l'indique le titre, est consacré à une période récente de notre histoire qui fut celle de la présidence de Nicolas Sarkozy.

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Date de parution 08 novembre 2014
Nombre de lectures 6
EAN13 9782336361406
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Robert Chaudenson
Chronique de la présidence très horrifique du petit NicolasEssai
Les impliqués É d i t e u r
Les impliqués Éditeur
Structure éditoriale récente et dynamique fondée par les éditions L’Harmattan, cette maison a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire.
CHRONIQUEDE LA PRESIDENCETRES HORRIFIQUE DU PETIT NICOLAS
© Les impliqués Éditeur, 2014 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-04715-7 EAN : 9782343047157
Robert CHAUDENSONChronique de la présidence très horrifique du petit Nicolas * Essai Les impliqués Éditeur
DU MÊME AUTEUR Mondialisation : la langue française a-t-elle encore un avenir ?2000, Paris, Didier Erudition, 237 pages. Creolization of Language and Culture, 2001, Routledge, Londres et New-York, 340 pages. (Editeur, en collaboration avec L.J. Calvet) :Les langues dans l’espace francophone : de la coexistence au partenariat, 2001, Paris, l’Harmattan, 192 pages. La créolisation : théorie, applications, implications, 2003, Paris, L'Harmattan, 480 pages. (En collaboration avec D. Rakotomalala ; coordonnateurs), Situations linguistiques de la Francophonie. Etat des lieux, 2004, Réseau ODFLN, AUF, 324 pages. Vers une autre idée et pour une autre politique de la langue française,2006, Paris, l’Harmattan, 211 pages. Education et langues. Français, créoles, langues africaines, 2006, Paris, L’Harmattan, 238 pages. (Editeur)Français et créoles : du partenariat à des didactiques adaptées, 2006, Paris, l’Harmattan, 210 pages. (Coordonnateur),Didactique du français en milieux créolophones. Outils pédagogiques et formation des maîtres, 2008, Paris, l’Harmattan, 296 pages. (Coordonnateur), « Cultures et développement »,Etudes créoles, 2008, volumes 1 et 2, Paris, l’Harmattan, 230 pages. La genèse des créoles de l’océan Indien,2010, Paris, l’Harmattan, 230 pages.Goudou-Goudou : Haïti, une année de terreur, d'erreurs et de rumeurs, 2011, Paris, l'Harmattan, 230 pages. CNRS : le Jurassic Park de la science stalinienne, 2013, Paris, l’Harmattan, 161 pages. Université : L’impossible réforme. Edgar, Valérie, Geneviève et les autres, 2013, Paris, l’Harmattan, 183 pages. L’école française : refondation, rénovation ou replâtrage ?2014, Paris, L’Harmattan, 192 pages.
AVANT-PROPOS
A la différence de mes précédents ouvrages rédigés à partir de mes blogs (2006-2012) et qui ont successivement concerné le CNRS (le Jurassic Park de la science stalinienneCNRS : ), l’Université (Université : L’impossible réforme. Edgar, Valérie, Geneviève et les autres) et enfin l’école (L’école française : refondation, réforme, replâtrage?), le présent livre, comme l'indique déjà son titre,Chronique de la très horrifique présidence du petit Nicolassera consacré essentiellement à une période récente de notre histoire qui fut celle de la présidence de Nicolas Sarkozy. Le titre même de ce volume est, on l’aura noté, une référence directe à l'ouvrage de Rabelais publié en 1534,La vie très horrifique du grand Gargantua,qui reprend pour partie une œuvre parue peu avant, en 1532,Les grandes et inestimables croniques du grant et enorme geant Gargantua. L’intitulé choisi pour le présent livre relève de ces deux titres sans toutefois me conduire à prétendre, comme Alcofribas, à la qualité d’« abstracteur de quintessence », mais en soulignant que ce n'est pas là un ouvrage réellement politique ni une réflexion sérieuse sur la présidence de Nicolas Sarkozy ; il en constitue néanmoins plutôt une « vue cavalière », sans empêcher bien entendu que le lecteur puisse y briser « l'os médullaire de la plaisanterie pour en tirer la substantifique moelle ». Les derniers livres que j'ai publiés à partir de mes blogs avaient donc une thématique précise, ce qui facilitait le choix des textes retenus et conduisait à le limiter à ceux qui portaient précisément sur les questions retenues. Pour ce dernier ouvrage en revanche, l'approche a été beaucoup plus difficile, surtout en raison du nombre de textes que j’aurais pu retenir. Le premier
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tri que j'ai esquissé à partir de ce thème pour la période 2007-2012, m’a conduit à en constituer un volume de plus de quatre cent cinquante pages ! A partir de là, j'ai donc dû procéder à une première sélection et la difficulté que j'ai rencontrée a été de savoir si j'entendais me limiter aux billets qui concernaient de façon stricte la présidence de Nicolas Sarkozy ou si je faisais figurer dans le volume des billets qui lui donnaient l'allure d'une « chronique », c'est-à-dire qui mettaient en scène d'autres personnages, voire même certains aspects de la vie française, politique ou non, durant cette période.
Il m'apparut que c'était le second terme de l’alternative qui s'imposait ; comme vous l'imaginez, je n'avais pas de révélations spécifiques à faire sur cette présidence et je n'étais évidemment en rien au fait des secrets qui auraient pu donner quelque intérêt ou même un peu de piquant au tableau que j'envisageais de dresser. Je me suis donc déterminé à écarter beaucoup de billets concernant en particulier des figures un peu secondaires de cette période, tant dans la politique que l'économie ou la vie sociale et culturelle ; j'en ai conservé en revanche un certain nombre d’autres de nature voisine, mais ce choix a été encore plus difficile que le précédent puisque j'entendais que cet ouvrage n'atteignît pas une dimension excessive. Dès lors, ne figurent donc ici que des évocations de personnages qui se sont trouvés, en quelque sorte, au premier plan, soit par leur place dans la vie française de ce lustre, soit par le pittoresque de leurs figures et/ou de leurs comportements.
Le deuxième choix que j'ai fait, qui peut naturellement être contesté, est le même que j’avais fait dans les volumes précédents ; il consiste à conserver les textes des blogs reproduits dans leur forme et leur succession initiales intégrales, sauf mention différente, toujours signalée, comme c'est l'usage, par la mise entre crochets et l'emploi de l'italique. Il aurait été évidemment un peu trop facile, quelques années ou mois après, d'introduire de nouveaux éléments qui m'auraient permis, de me parer, à bon compte et sans risque d’erreur, de talents de voyant ou de prophète. Tous les textes, toujours cités avec leur date de
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rédaction et de publication, sont donc dans la forme qu'ils avaient alors. Le troisième choix que j’ai eu à assumer est plus rédactionnel que les précédents. Il m'est rapidement apparu au cours de ces années, que Nicolas Sarkozy, qui n'était pas ennemi des subtilités et des effets de la communication, s'est employé à incarner successivement, dans son exercice du pouvoir, des figures généralement omnipotentes, bénéfiques voire salvatrices er qui m'ont amené, dès le départ, (dans mon blog du 1 juillet 2007 pour être tout à fait précis !) à le désigner comme le « Président-Magicien ». Sans entrer dans un détail qu’on trouvera plus loin, le nom du « Magicien d’Oz » a été rendu célèbre par le roman d’abord (Le magicien d’Oz de L. Franck Baum paru en 1900 sous le titre deThe Marvelous Wizard of Oz), les bandes dessinées et surtout par le premier des films qui en ont été tirés, le « Le magicien d’Oz » de Victor Fleming.Ce choix a été renforcé par le fait que, comme je l'expliquerai dans la suite, dans le nom « Sarkozy », il y a « Oz » ce qui établit une filiation manifeste avec le personnage du « Magicien d’Oz », image que notre Président a tenté d'endosser, dès le début de son mandat et qu’il s’est souvent si volontiers donnée dans la suite, tant en Libye qu'en Géorgie ou ailleurs et aussi bien comme Président de la République française que pendant le bref séjour qu'il a fait à la présidence de l'Europe. Les figures qu'il s’est plu à incarner ont donc évidemment toujours été celles de « super héros », peut-être en souvenir des bandes dessinées de son enfance ; cette approche a conduit notre président à être à être, tour à tour, au cours, de ces cinq ans, dans une série de dénominations multiples relevant toutes de la même inspiration, tantôt SarkOZy ou Speedy Oz, tantôt Super Sarko, Magic Sarko ou Dé-Batman voire plus modestement Sarkozix ! Si j’osais (mais est-ce bien raisonnable dans un pays où l’accusation de diffamation est devenue si courante ?), je serais tenté de mentionner ici que, dans mes divagations étymologiques sur le nom même de Nicolas Sarkozy, je me suis
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