De l

De l'autre côté du mur

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Français
140 pages

Description

En ce mois de juillet 1996, une fine pluie tombe sur le quai de la gare d'Avignon. Le train en provenance d'Ancône déverse sur le quai une vague de voyageurs parmi lesquels douze enfants et trois accompagnatrices bosniaques venus tout droit de l'enfer.
En provenance d'un pays encore en guerre, et grâce à un couple qui a pris tous les risques pour les exfiltrer, ils viennent séjourner en Provence. Victimes de la dernière guerre sur le continent européen : celle des épurations ethniques et des atrocités en tout genre. Elle a pris place à deux pas de chez nous en 1992, en ex-Yougoslavie.
Ce sont les quatre mois de leur séjour que ce livre raconte, avec les peines et les joies de chacun. Un beau témoignage de solidarité à échelle humaine dans un conflit d'une intense cruauté.

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Date de parution 14 février 2019
Nombre de lectures 1
EAN13 9782140113901
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

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Philippe PRIOLON
De l’autre côté du mur Les enfants de l’école Osnovna (BosnieHerzégovine) accueillis en Provence
Préface du colonel François Petit / Récit
Rue des Écoles
De l’autre côté du mur
Les enfants de l’école Osnovna (Bosnie-Herzégovine) accueillis en Provence
Rue des Écoles La collection « Rue des Écoles » est dédiée à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Elle accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus
Fainsilber (Liliane),Trois boutures de jasmin, roman, 2019. Tourné (Pierre-Jacques),L’hypnophobe, roman, 2019. Kanyiki (Lumbamba),Chant du corbeau, récit, 2019. Benoit (Jean-Louis),Au sommet de la colline, roman, 2019. Peltier (François),Le club Kierkegaard, roman, 2019. Mallard (Rémy),Manège, nouvelles, 2018. Pittet (Ignace),Promenade d’un rêveur solidaire, récit, 2018.
Mathé-Cachia (Marie-Hélène),Le ventre du laboratoire, roman, 2018. Charvet-Bernard (Christiane),y a longtemps que je t’aime Il , roman, 2018. Albaterra (François),Les fausses routes du siècle, roman, 2018. Bitaine de la Fuente (Marie-Thérese),Horizons tremblés, nouvelles, 2018. Kalifa (André),Histoire de Samuel. Entre l’Algérie et la France, récit, 2018. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.editions-harmattan.fr
PhilippePRIOLONDe l’autre côté du mur
Les enfants de l’école Osnovna (Bosnie-Herzégovine) accueillis en Provence
Préface du colonel François Petit
Du même auteur Les Oubliés du Levant, éditions L’Harmattan, 2015 © L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-16685-8 EAN : 9782343166858
Sommaire Préface,du colonel François Petit.....................................7 Avant-propos ......................................................................9 Prologue............................................................................13 Des évènements précis .....................................................19 Le mandat .........................................................................23 L’accident .........................................................................55 Le chauffeur « uber » du colonel......................................61 La farine ...........................................................................63 Mes caïds ..........................................................................67 Mission « pognon » ..........................................................73 La mort nous rattrape .......................................................77 Provence – été 1996 .........................................................81 Premier jour, premier pépin..............................................99 Visite à Orange ...............................................................105 Une journée à la mer ......................................................109 Visite au safari parc de Peaugres....................................113 Le goûter des élus...........................................................119 Pique-nique chez Rosita .................................................121 La visite au cirque ..........................................................123 Le départ – 18 juillet 1996 .............................................125 Hommage .......................................................................129
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PréfaceQue le temps passe vite ! Il y a plus de 23 ans que j’ai fait la connaissance de Philippe Priolon alors Maréchal des Logis de Gendarmerie. C’était à Mostar, ville dont le su-blime vieux pont qui enjambait la Neretva avait été détruit. Mostar a énormément souffert de la guerre. Il y avait, d’une part, ce qui était visible comme les maisons ou ce qu’il en restait, qui portaient les stigmates des affronte-ments et des bombardements et d’autre part l’invisible c’est à dire une population qui a connu l’horreur, les dé-chirements des séparations voire les massacres. Aucun d’entre nous n’avait connu la guerre et les croix (de quelque religion qu’elles soient) s’étendaient à perte de vue et nous offraient la première image de la ville. Que dire, que penser à la découverte d’un tel spec-tacle ? Nous étions tous frappés de plein fouet par la dure réalité de la guerre. Nous avions emmené dans nos bagages deux reporters de France 3 Alsace (Messieurs Rigaud et Chavanel) pour une semaine. Ils ont, en toute indépendance, pu filmer et exprimer leurs ressentiments. Ils ont, comme nous, perçu instantanément les incohérences du système à savoir des véhicules sous-équipés (manque de chaînes alors que la neige est abondante et que le pays est très vallonné) des livraisons de matériels en total décalage comme des venti-lateurs livrés en décembre… Il était manifeste que nous ne faisions pas la même guerre. Nous, un bivouac de toiles de tente monté sur un ancien dépôt d’ordures, avec un poêle à fuel dit goutte à
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goutte pour chauffage tandis que le Commandement était à Sarajevo dans des structures très confortables et que la base arrière (soutien et intendance, etc.) était à Zagreb. Il y avait bien un abîme entre ces mondes. Et pourtant dans cet univers où bon nombre de la chaîne humaine soit jouent au petit chef soit se permettent de donner des leçons de morale, d’autres comme Philippe PRIOLON sans recherche de félicitations ou de décora-tions agissent avec humanité et contribuent à donner un peu de bonheur à une population perdue. Il a œuvré en laissant parler son cœur. La plus belle reconnaissance était un sourire sur un visage figé ou des yeux embués qui vous disaient merci. De cette expérience, nous en sommes sortis grandis car comme je le dis souvent : « je veux pouvoir sur mon lit de mort me retourner sur mon passé sans en avoir honte ». Je me permettrai de conclure en citant mon grand-père qui me répétait quand j’avais dix ans : « l’Honneur est comme la fumée ; quand il s’est envolé, il ne revient ja-mais ! ». Ce n’est pas sans me rappeler la devise de l’Ecole d’Officiers (EMIA) devise dont j’ai toujours essayé de ne pas m’écarter : « Le travail pour loi, l’honneur comme guide ». Cette devise mon cher Philippe est tienne car avant d’être transmise aux élèves officiers, elle était Saint-Maixentaise (Ecole des Sous-Officiers). Tu peux être fier de ce que tu as fait. La dédicace de l’aumônier Michel Rossignol dans ton livreLes Oubliés du Levanttellement vraie. Que ton ouvrage soit ré- est compensé par de nombreux lecteurs en quête de vérité. Colonel (ER) François PETIT ENSOA Saint-Maixent 1970 EMIA Coëtquidan 1973-1974
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Avant-propos
En cette belle journée de septembre 2018, l’été indien nous accompagnait sur les routes de Croatie. J’avais décidé avec ma compagne de parcourir la route entre Venise et Dubrovnik afin de découvrir les beaux paysages de la côte dalmate. Nous avons fait une halte pour visiter les cascades et le parc national situé le long de la rivière Krka. L’endroit est connu pour sa série de 7 cascades. Au sud, les chutes de Skradin sont encadrées par des moulins à eau traditionnels. Au nord, un sentier naturel passe devant Roški Slap, une autre cascade remarquable et un monastère construit sur d'anciennes catacombes romaines. L'île de Visovac abrite le monastère franciscain de Notre-Dame de la Miséricorde, datant du XVe siècle. Nous avons été illuminés par ces beaux paysages et cette nature préservée. Nous avons pris le déjeuner dans un restaurant sur le port de Sibenik. Vers15heures, nous avons repris la route. Cela faisait trois heures que nous roulions sur cette belle autoroute construite avec l’aide de l’Europe, quand un panneau de signalisation nous indiqua « Mostar67km ». Nous décidons alors de faire ce petit détour pour un retour dans le passé. J’avais passé quatre mois de ma vie en Bosnie dans les forces de l’Onu (Nations unies) et ensuite dans les forces d’interposition de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique Nord). Nous allons faire encore une vingtaine de kilomètres sur une autoroute avant d’atteindre le poste-frontière. Une chance : pas besoin de visa pour entrer en Bosnie. Après le poste-frontière, nous nous retrouvons sur une route à double sens de circulation et les paysages se mélangent avec mes sou-
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