Éthique des relations internationales

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Y a-t-il des guerres justes ? Existe-t-il un droit à la santé et une obligation de secourir ? Quels sont nos devoirs à l’égard des générations futures ? Le commerce international doit-il se soumettre à des contraintes morales ? Qui est garant de l’environnement et qui est responsable de sa dégradation ? Quels sont les défis éthiques auxquels doivent faire face les tribunaux pénaux internationaux ? Le monde serait-il meilleur sans frontières ? Qu’est-ce qu’un compromis acceptable en matière d’humanitaire ? Est-il seulement possible d’atteindre une gouvernance globale juste et efficace ?
Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses questions qui mettent en évidence la nature et le rôle des valeurs morales, des enjeux et des dilemmes éthiques dans les relations internationales.
Réunissant une vingtaine d’auteurs internationaux, ce livre est le premier et le seul manuel d’éthique des relations interna­tionales en français.

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EAN13 9782130625162
Langue Français

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Sous la direction de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung
Éthique des relations internationales
Problématiques contemporaines
Préface de Pierre Hassner Postface de Frédéric Ramel
Presses Universitaires de France
ISBN 978-2-13-062516-2
re Dépôt légal — 1 édition : 2013, août
© Presses Universitaires de France, 2013 6, avenue Reille, 75014 Paris
ÀStanley Hoffmann
Titre Copyright Sommaire
SOMMAIRE
Préface de Pierre Hassner Introduction, par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung INTERDISCIPLINARITÉ ÉVOLUTION PLAN DE L’OUVRAGE Bibliographie Chapitre 1. Éthique et théories des relations internationales, par Ariel Colonomos LES TROIS PILIERS CLASSIQUES DES RELATIONS INTERNATIONALES La prétendue amoralité du réalisme La téléologie libérale Le constructivisme : les fondements épistémiques du progrès moral DEUX THÉORIES DISSIDENTES L’émancipation par la théorie critique L’identité dans le poststructuralisme UNE QUESTION TRANSDISCIPLINAIRE : LA JUSTIFICATION La Kriegsraison Les deux universalismes Le meilleur des argumentaires CONCLUSION : LA MÉTA-ÉTHIQUE, L’ÉTHIQUE ET L’ÉTHIQUE APPLIQUÉE Bibliographie Chapitre 2. Théories idéale et non idéale, par Ryoa Chung LA DISTINCTION ENTRE THÉORIE IDÉALE ET THÉORIE NON IDÉALE LES CARACTÉRISTIQUES NON IDÉALES D’UNE APPROCHE PRAGMATIQUEDE JUSTICE GLOBALE Raison morale et rationalité instrumentale Le piège de Hobbes ou la communauté juridique sans État selon Kant Gouvernance globale sans gouvernement mondial L’hypothèse de convergence Bibliographie Chapitre 3. L’éthique libérale de la mondialisation, par Klaus-Gerd Giesen LE COSMOPOLITISME KANTIEN JOHN RAWLS FACE À LA MONDIALISATION
L’ÉTHIQUE HABERMASSIENNE DE LA MONDIALISATION OTFRIED HÖFFE ET L’IDÉE NORMATIVE D’UN ÉTAT MONDIAL MINIMAL Bibliographie Chapitre 4. Le cosmopolitisme institutionnel, par Stéphane Chauvier TROIS FORMES ET TROIS DEGRÉS DE COSMOPOLITISME Le mot « cosmopolitisme » possède au moins trois emplois principaux LES AMBITIONS MODÉRÉES DU COSMOPOLITISME INSTITUTIONNEL CONTEMPORAIN LES TROIS SOURCES DU COSMOPOLITISME INSTITUTIONNEL Renforcer les dispositifs de prévention des conflits et de répression des atteintes aux droits humains Internaliser de manière globale les effets économiques et sociaux externes du natiosouverainisme Remédier au free-riding international COSMOPOLITISME OU SYMPOLITISME Le cosmopolitisme multicouche Ne peut-on obtenir autant avec moins ? Bibliographie Chapitre 5. Cosmopolitisme et paix perpétuelle, par Monique Canto-Sperber Bibliographie
Chapitre 6. L’éthique de la guerre, par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer L’IDÉE DE GUERRE JUSTE Une tradition pas seulement occidentale Évolution de la tradition occidentale Objections PROBLÈMES DE JUS AD BELLUM La dissuasion nucléaire La guerre préventive L’intervention humanitaire PROBLÈMES DE JUS IN BELLO Bombardements aériens La guerre contre le terrorisme PROBLÈMES DE JUS POST BELLUM Bibliographie Chapitre 7. Les opérations de paix, par Marie-Joëlle Zahar et France Gaudreault DEUX AXES ÉTHIQUES POUR COMPRENDRE LES OPÉRATIONS DE PAIX DU MAINTIEN À LA CONSOLIDATION DE LA PAIX CONSTRUIRE LA PAIX EN TROIS TEMPS Restaurer la sécurité Rétablir la démocratie Enclencher le développement
Bibliographie
Chapitre 8. L’éthique de l’action humanitaire, par Fabrice Weissman L’ARÈNE POLITICO-HUMANITAIRE Les acteurs Les enjeux matériels Les enjeux symboliques LE RÔLE CONTROVERSÉ DE L’ACTEUR HUMANITAIRE Le « nouvel humanitaire » ou le pari de la paix libérale « L’humanitaire autonome » Bibliographie Chapitre 9. La justice transitionnelle, par Christian Nadeau et Julie Saada OBJECTIFS ET LIMITES DE LA JUSTICE TRANSITIONNELLE TROIS ENJEUX FONDAMENTAUX : PACIFICATION, RÉPARATIONS, RÉCONCILIATION Pacification Réparations Réconciliation JUSTICE PÉNALE, JUSTICE RÉPARATRICE : LES MODÈLES ÉTHIQUES DE LA PEINE Justice pénale, rétributivisme et conséquentialisme Les Commissions de vérité. Un modèle de justice réparatrice ? LA RECHERCHE SUR LA JUSTICE TRANSITIONNELLE Bibliographie Chapitre 10. Les institutions judiciaires internationales, par Frédéric Mégret LES JURIDICTIONS DE RÈGLEMENT PACIFIQUE DES DIFFÉRENDS ET LE PROJETDE PACIFICATION PAR LE DROIT Fondement et finalités Compétences et modalités LES JURIDICTIONS INTERNATIONALES EN MATIÈRE DE DROITS DE L’HOMME :LA GARANTIE COLLECTIVE DE CERTAINS MINIMA Fondements et finalités Compétences et modalités LES JURIDICTIONS PÉNALES INTERNATIONALES : RESPONSABILICOSMOPOLITIQUE DE L’INDIVIDU Fondements et finalités Compétences et modalités Bibliographie Chapitre 11. La justice distributive internationale, par Philippe Van Parijs LA JUSTICE DISTRIBUTIVE : DOMESTIQUE VERSUS MONDIALE LA JUSTICE MONDIALE PÉRIPHÉRIQUE : RÉPARATRICE, COMMUTATIVE, COOPÉRATIVE LA JUSTICE MONDIALE MINIMALE : RESSOURCES NATURELLES ET BESOINS FONDAMENTAUX
PAS DE JUSTICE MONDIALE SANS PEUPLE MONDIAL ? PAS DE JUSTICE MONDIALE SANS DÉMOCRATIE MONDIALE ? PAS DE JUSTICE MONDIALE SANS ÉTAT MONDIAL ? PAS DE JUSTICE MONDIALE SANS UNE STRUCTURE DE BASE MONDIALE ? FRONTIÈRES ENTRE ÉGAUX Bibliographie Chapitre 12. Mondialisation économique et éthique des affaires, par Pierre-Yves Néron et Wayne Norman UNE ÉTHIQUE DU COMMERCE INTERNATIONAL ? UNE MORALE POUR D’AUTRES MONSTRES FROIDS : L’ENTREPRISE MULTINATIONALE « RESPONSABLE » ? LA CONSTITUTION DE L’ENTREPRISE COMME ACTEUR POLITIQUE Bibliographie Chapitre 13. Nations et générations, par Axel Gosseries DEVOIR D’ASSISTANCE ET DEVOIR D’ÉPARGNE LES RAISONS DIVERGENTES DE L’ABANDON DU MAXIMIN Pourquoi pas un maximin intergénérationnel ? Pourquoi pas un maximin global ? ASSISTANCE, INTERVENTION ET GÉNÉRATIONS Bibliographie
Chapitre 14. La migration et la libre circulation, par Christine Straehle ÉGALITÉ MORALE ET POLITIQUES MIGRATOIRES – L’ARGUMENT DE L’OUVERTURE DES FRONTIÈRES L’OBJECTION À UNE POLITIQUE DES FRONTIÈRES OUVERTES FRONTIÈRES OUVERTES ET LIBERTÉ DE CIRCULATION LIBERTÉ DE CIRCULATION ET LIBERTÉ D’ASSOCIATION LIBERTÉ DE CIRCULATION ET LIBERTÉ DE SORTIE Bibliographie
Chapitre 15. L’éthique environnementale, par Hicham-Stéphane Afeissa L’ÉTHIQUE DU BATEAU DE SAUVETAGE LA JUSTICE ENVIRONNEMENTALE L’EXIL ENVIRONNEMENTAL Bibliographie
Chapitre 16. L’éthique de la santé globale, par Daniel M. Weinstock QUESTIONS DE MÉTHODE UN DROIT HUMAIN À LA SANTÉ ? DES STRATÉGIES NON IDÉALES POUR RÉPONDRE AUX DROITS EN MATIÈREDE SANTÉ DES POPULATIONS LES PLUS VULNÉRABLES Bibliographie Postface de Frédéric Ramel, Au-delà de la politique étrangère : vers l'éthique du milieu mondial
MORALE ET SOCIÉTÉ INTERNATIONALE : L’APPORT DE HEDLEY BULL MORALE ET MILIEU MONDIAL : LES PERCÉES DE DURKHEIM ET MAUSS LA QUESTION DES GLOBAL COMMONS : UN CONDENSÉ DE L’ÉTHIQUE DU MILIEU MONDIAL Bibliographie
Présentation des auteurs
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PRÉFACE
Pierre Hassner
C ’est avec un grand plaisir mêlé de reconnaissance que j’ai accepté la proposition de Ryoa Chung et de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer d’écrire une préface à leurÉthique desrelations internationales. Il s’agit, en effet, non seulement du premier ouvrage collectif publié en France sur ce sujet, mais d’un volume remarquablement équilibré combinant les articles qui partent des différentes théories actuelles des relations internationales et ceux qui s’intéressent à l’éthique en action, ou appliquée, dans des domaines comme la guerre, les missions de paix de l’ONU, l’humanitaire, l’environnement ou la santé publique. Le tout donne une grande impression de cohérence, et s’insère parfaitement dans le cadre de la mondialisation libérale et de son dépassement éventuel dans une direction cosmopolitique, fondée, notamment, sur des institutions juridiques universelles. C’est un véritable tour de force que d’avoir réuni des auteurs aussi divers, mais tous s’insérant dans le cadre du paysage académique aussi bien que politique et social actuel. Mais c’est ce même caractère qui a motivé, de ma part, une certaine hésitation sur ma capacité à me situer dans le même cadre conceptuel et historique pour écrire cette préface. Il me semble que l’ouvrage se situe presque entièrement dans la perspective de la théorie des relations internationales et de celle de l’éthique telles qu’elles se présentent actuellement. Les auteurs ont été formés avant tout par la science politique et le droit tels qu’ils apparaissent actuellement à des esprits occidentaux. Or, personnellement, j’appartiens en grande partie à un autre univers. Né le jour qui a suivi l’accession d’Hitler au pouvoir, j’ai vécu mon enfance et mon adolescence en Roumanie, dans l’angoisse de la guerre, de la persécution, de la déportation. Arrivé en France, j’ai consacré ma vie à l’étude des deux fléaux du totalitarisme et de la guerre, pour essayer de comprendre ce qui les rendait possibles et ce qui permettrait de les surmonter. Universitairement et intellectuellement, ma formation (l’agrégation de philosophie), mes curiosités et mes engagements ont consisté en des allers et retours entre la philosophie et la politique internationale, en m’arrêtant fort peu aux sciences sociales. L’impression que donne l’excellent ouvrage que le lecteur a entre les mains est celle d’un univers intellectuel constitué, qui comporte des distinctions de niveaux ou d’accents mais allant dans la même direction, celle de l’application de l’éthique aux affaires internationales. Personnellement, je serais tenté de partir (sans doute à cause de mon équation personnelle) d’une autre perspective, celle d’un doute sur la possibilité d’une éthique et d’un univers cohérents, et de l’idée que notre point de départ et d’appui pour y répondre positivement doit être précisément de partir du négatif et de ceux qui l’ont pensé, prôné et pratiqué. Spinoza écrivait : «Verum est index sui et falsi. » Je dirais volontiers : «Malum est index sui et boni. » Mais je continue à me demander comment, au-delà de cette expérience évidente et fondatrice, je peux comprendre en quoi le mal est mal, et comment on peut l’expliquer et le dépasser. Pour cela, il me semble, au-delà de l’expérience vécue, plus éclairant de me tourner vers la manière dont la philosophie a répondu à cette question, et sur ce qui est variable ou contradictoire ou au contraire permanent dans ces réponses, que de s’en tenir à la description et à la conceptualisation de la situation actuelle à la lumière des différents « -ismes » disponibles. Il me semble que cette situation, qui est au centre de l’ouvrage, pourrait utilement être complétée et éclairée à la fois par une interrogation philosophique et par des hypothèses sur les conséquences de l’évolution et des révolutions culturelles et techniques qui semblent se développer au-delà de la période actuelle. Dans la première direction, il y a deux questions : celle de la différence entre la morale individuelle et collective, et celle de la dignité égale des hommes et des groupes sociaux et culturels, ou, au contraire, de leur hiérarchie et de leur lutte irréductibles. D’une part, pourquoi des actions répréhensibles sur le plan individuel comme tuer, mentir, voler seraient-elles autorisées ou obligatoires lorsqu’elles sont accomplies au nom d’une entité transcendante ou abstraite, comme Dieu, la Tradition, l’État, la Patrie, la Civilisation, le Parti ou la Révolution ?
D’autre part, entre les hommes, y a-t-il un primat éthique de la paix et de la solidarité, ou une opposition fondamentale entre les forts et les faibles, les maîtres et les esclaves, ces derniers se servant de la morale pour donner mauvaise conscience aux premiers ? Le discours des Athéniens aux Méliens dans Thucydide, évoqué dans l’introduction, de Hegel défendant Napoléon contre ses critiques moralisateurs et contre « la vision morale du monde » en général, les personnages platoniciens de Calliclès et de Thrasimaque, les doctrines de Machiavel, de Nietzsche, de Carl Schmitt ou celles du darwinisme social devraient, dans une suite de ce volume, être interpellés et discutés. De même, le grand mouvement historique, lent et douloureux, de l’universalisation, par lequel successivement les classes et les races, les personnes d’un autre sexe, d’une autre nation, d’une autre culture ou d’une autre origine, considérées comme inférieures et faites pour servir, ou comme malfaisantes par nature, ou encore les adhérents à des religions différentes ont été reconnus comme e participants à part entière d’une humanité commune, et comment, au XX siècle, des catégories entières comme les Juifs, les Roms, les Koulaks ont pu à nouveau être considérées comme des espèces malfaisantes à détruire, comment, après les religions séculières, les fondamentalismes religieux à la recherche d’un monde disparu rétablissent un culte du combat à mort, parfois impliquant le suicide. En dehors même de ces cas extrêmes, nos devoirs moraux, notre respect, notre solidarité ou notre compassion s’adressent-ils à tous les êtres humains, voire à tous les êtres vivants, ou varient-ils selon nos liens particuliers de famille, de genre, de race, de communauté, de nation, de classe ou de civilisation avec certains d’entre eux ? Le dialogue imaginaire de Montesquieu et de Rousseau à ce sujet n’est-il pas toujours actuel ? Montesquieu proclame dansMes pensées: « Si je savais une chose utile à ma nation qui fût ruineuse à une autre, je ne la proposerais pas à mon prince parce que je suis un homme avant d’être Français, parce que je suis nécessairement homme et que je ne suis Français que par hasard. » Plus précisément encore : « Si je savais quelque chose qui me fût utile, et qui fut préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille, et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime. » Rousseau, au contraire, déclare au livre I de l’Émile« Toute société partielle, quand elle est : étroite et bien unie, s’aliène de la grande. Tout patriote est dur aux étrangers, ils ne sont qu’hommes, ils ne sont rien à ses yeux. Cet inconvénient est indéniable, mais il est faible. L’essentiel est d’être bon aux gens avec lesquels on vit. Au dehors, le Spartiate était avare, ambitieux, inique, mais le désintéressement, l’équité, la concorde régnaient dans ses murs. Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins. » Dans l’autre direction, évoquée à la fin du chapitre de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, quelles sont les implications éthiques de la confrontation entre les attentats-suicides, recours des fanatiques religieux d’une part, et les drones, succédant aux armes nucléaires et précédant les robots meurtriers et autodirigés, favorisés par des sociétés individualistes ou bourgeoises qui préfèrent échapper au risque à l’aide de la technologie ? On ne saurait reprocher à ce livre, qui remplit admirablement sa fonction précise, celle d’introduire aux débats actuels, de ne se projeter qu’occasionnellement et par allusion dans le passé ou dans le futur. Mais je tenais à exprimer mon souhait qu’un jour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung nous donnent un second volume qui complète celui-ci par un regard sur le passé et les avenirs possibles des relations entre l’éthique et les relations internationales.