Institutions, élections, opinion
296 pages
Français

Institutions, élections, opinion

-

Description

Figure majeure de la science politique française, Jean-Luc Parodi a durablement marqué la discipline, que ce soit intellectuellement par ses travaux pionniers, institutionnellement par les importantes responsabilités quil a exercées en tant que secrétaire général de lAssociation française de science politique et directeur de la Revue française de science politique, ou encore humainement par sa personnalité qui a
fait de lui lun des politistes les plus appréciés et les plus respectés.
Tout en revenant sur les grandes étapes de sa carrière et sur lhomme lui-même, ces mélanges proposent une série de contributions centrées sur trois de ses principaux objets de recherche : les institutions, les élections et lopinion publique.
Les auteur(e)s réuni(e)s dans ce volume rappellent ainsi les nombreux
apports des analyses de Jean-Luc Parodi à la recherche en science
politique. En les mettant en perspective et en les discutant, ils leur
offrent des prolongements heuristiques et proposent un point de vue
renouvelé sur des objets devenus canoniques.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2015
Nombre de lectures 5
EAN13 9782724616125
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Catalogage Électre-Bibliographie (avec le concours de la Bibliothèque de Sciences Po) Institutions, élections, opinion : mélanges en l’honneurde Jean-Luc Parodi/ sous la direction de Yves Déloye, Alexandre Dézé et Sophie Maurer. – Paris : Presses de Sciences Po, 2014. - (Collection académique). ISBN papier 978-2-7246-1610-1 ISBN PDF web 978-2-7246-1611-8 ISBN epub 978-2-7246-1612-5 ISBN XML 978-2-7246-1613-2 RAMEAU : – Parodi, Jean-Luc (1937-….) : Mélanges et hommages – Elections : France : 1945-….: Mélanges et hommages – Sociologie électorale : France : 1945-…. : Mélanges et hommages – Sondages d’opinion : Mélanges et hommages DEWEY : – 306.2 : Comportements politiques – 324.6 : Elections © 2013. Presses de la fondation nationale des sciences politiques
5Page de Titre 11Ont contribué à cet ouvrage 13Préface 15Introduction
Tabledesmatières ?
Institutions, élections, opinion langesenl’honneur de Jean-LucParodi
Sous la direction de Yves Déloye, Alexandre Dézé et Sophie Maurer
Ontcontribàcetouvrage
Bruno Cautrès, chargé de recherche CNRS au Cevipof, Sciences Po Yves Déloye, professeur des universités à l’IEP de Bordeaux Alexandre Dézé, maître de conférences des universités à l’Université Montpellier 1 Daniel Gaxie, professeur des universités à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Gérard Grunberg, directeur de recherche émérite CNRS au CEE, Sciences Po Florence Haegel, professeur à Sciences Po Serge Hurtig, ancien secrétaire général de la FNSP Annie Laurent, directrice de recherche CNRS au Ceraps Marie-Claire Lavabre, directrice de recherche CNRS à l’ISP Jean Leca, professeur des universités émérite à Sciences Po Pierre Lefébure, maître de conférences des universités à l’Université Paris 13 Patrick Lehingue, professeur des universités à l’Université de Picardie Sophie Maurer, écrivain, enseignante à Sciences Po Nonna Mayer, directrice de recherche émérite CNRS au CEE, Sciences Po Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherche émérite au Cevipof, Sciences Po Jean-Luc Parodi, directeur de recherche honoraire au Cevipof, Sciences Po Claude Patriat, professeur des universités à l’Université de Bourgogne Pascal Perrineau, professeur des universités à Sciences Po François Platone, directeur de recherche honoraire au Cevipof, Sciences Po Jean-Louis Quermonne, professeur des universités émérite à l’IEP de Grenoble Frédéric Sawicki, professeur des universités à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Yves Schemeil, professeur des universités à l’IEP de Grenoble
Préface
Jean-Louis Quermonne n veine de confidence, Jean Touchard, secrétaire général de la Fondation nationale des sciences E politiques (FNSP), m’avoua un jour qu’à la tête d’une institution, son secrétaire général pouvait exercer une plus grande influence que son président. À condition de faire preuve de compétence, de continuité et de discrétion. Ce jugement me paraît parfaitement s’appliquer à Jean-Luc Parodi, tout le temps où il fut secrétaire général de l’Association française de science politique. La compétence : auteur d’une thèse de doctorat souvent citée (malheureusement non publiée), il était déjà un chercheur reconnu au sein du Cevipof et auprès de l’IFOP. Il fut l’un des pionniers en matière d’enquêtes d’opinion. Et il contribua largement, en France, à la reconnaissance de la science politique comme discipline académique. Ce que les études contenues dans celiber amicorum contribuent talentueusement à illustrer. La continuité : élu secrétaire général de l’Association française de science politique (AFSP) en 1979, il fut appelé à collaborer avec quatre présidents successifs : François Goguel, Georges Vedel, Jean Leca et l’auteur de cette préface. Il fut l’animateur de nombreux colloques et l’initiateur de plusieurs congrès. Et il contribua grandement à confronter et à concilier divers aspects de la discipline : de la sociologie électorale et politique aux relations internationales, en passant par la politique comparée et les institutions. Ce qu’il a réussi en dirigeant aussi laRevue française de science politique(RFSP). La discrétion : Jean Touchard a voulu dire par là la distinction et la diplomatie, auxquelles Jean-Luc Parodi a ajouté la rigueur, la convivialité et le sens de l’humour. Personne ne l’a entendu invoquer son ascendance, qui était pourtant exceptionnelle à une époque où la fin de la seconde guerre mondiale et la Libération étaient encore présentes dans les esprits. Sa personnalité n’en avait d’ailleurs pas besoin. Dois-je rappeler à mes dépens que, lors du congrès de Rennes, préparé et organisé avec succès par Jean-Luc Parodi et par l’IEP de Rennes, j’ai suggéré de lui conférer le titre de « président d’honneur » de l’Association. Mal m’en a pris, car à la veille de passer la main, il a préféré garder celui de secrétaire général, confirmant ainsi la prédiction de Jean Touchard. Il me reste à souhaiter, à Jean-Luc Parodi et à ses proches, bonne lecture de cesMélanges, où il trouvera de nombreuses traces de ses propres travaux, en même temps que l’expression de notre vive amitié.
IInnttroduction
Yves Déloye, Alexandre Dézé, Sophie Maurer l est de tradition, dans le monde universitaire, de publier desMélanges, soit un ensemble de textes I visant à rendre hommage à un collègue et ami et plus encore à son parcours professionnel et à sa contribution intellectuelle et scientifique. Cet ouvrage s’inscrit pleinement dans cette tradition et permet à de nombreux collègues d’exprimer leur gratitude et leur amitié à l’égard d’un homme pour lequel ils et elles ont une empathie particulière. L’emploi de ce terme d’« empathie » s’est imposé à l’esprit des promoteurs de cesMélanges tant il permet de rendre à Jean-Luc Parodi ce que nous lui devons : être celui qui, au-delà de ses responsabilités scientifiques et de ses rôles académiques, a su, au fil de rencontres, de correspondances, d’appels téléphoniques, de discussions, de colloques et de congrès, de déjeuners, établir une relation humaine, avant d’être seulement professionnelle, propice à s’ouvrir aux autres. Par sa capacité de conciliation et de compréhension, par sa sagesse également, Jean-Luc Parodi a conduit beaucoup d’entre nous à faire l’apprentissage du décentrement et à développer notre capacité à nous mettre à la place d’autrui. Il n’est dès lors pas surprenant de constater que le deuxième mot qui nous est venu à l’esprit pour caractériser notre relation avecet à Jean-Luc Parodi est celui d’« altruisme ». Magnifique terme aussi, dont l’origine est attribuée à Auguste Comte et qui vise à valoriser la capacité à s’oublier pour penser l’autre et le collectif. Au-delà de l’œuvre scientifique sur laquelle les chapitres de ce livre vont revenir abondamment, c’est cette contribution majeure à la sociabilité savante de notre communauté scientifique que nous souhaitions mettre en exergue de cet ouvrage. L’organisation de cesMélanges atteste pleinement cette architecture morale. Le plan du livre alterne ainsi des chapitres qui entendent dialoguer scientifiquement avec l’œuvre de Jean-Luc Parodi et des moments de ponctuation et des témoignages plus personnels. Sur le plan scientifique, il s’agira notamment de revenir sur les trois champs que les travaux de Jean-Luc Parodi ont amplement contribué à féconder dans une science politique française qu’il a largement aidée à se professionnaliser et à se structurer : le champ des institutions et des organisations politiques, celui des élections et des campagnes électorales, et celui des études d’opinion et des enquêtes par sondage. Dans ces trois espaces de connaissance, son œuvre a participé à fonder l’autonomie de la science politique française, tant par rapport au droit qu’à d’autres sciences sociales. Il est à cet égard important de noter le rôle d’intermédiaire intellectuel qu’a joué Jean-Luc Parodi entre le monde des juristes (notamment des constitutionnalistes) et le monde de ceux qui vont alors progressivement devenir des politistes. Alors que cette distinction disciplinaire (fondatrice, à bien des égards, de la science politique française) s’est souvent développée sur un mode conflictuel ou tout au moins concurrentiel, Jean-Luc Parodi, aussi bien dans ses travaux scientifiques que dans ses rôles académiques de secrétaire général de l’Association française de science politique (1980-1999) et de directeur de publication de laRevue française de science politique(1990-2008), a su jouer la complémentarité des regards et perpétuer un partenariat scientifique d’autant plus important que nombre de politistes continuent aujourd’hui de fréquenter au quotidien des collègues juristes. On notera aussi combien les objets de prédilection de Jean-Luc Parodi sont au cœur des préoccupations civiques de notre discipline. Tout au long de sa carrière, Jean-Luc Parodi a prouvé l’utilité sociale et proprement politique de notre discipline. Avant 1 même que son collègue Pierre Favre ne théorise ce point , il n’a cessé de tenter de « comprendre le monde » politique français et ses évolutions, qu’il sait analyser avec prudence et finesse, et ce dans des formats forts différents, allant de chroniques journalistiques hebdomadaires en travaux scientifiques fondamentaux, en passant par de multiples projets collectifs dans le cadre de l’AFSP ou du Cevipof. Cette capacité à incarner l’utilité publique d’une discipline, à l’institutionnalisation fragile et tardive par rapport à la situation de la science politique dans nombre d’autres démocraties occidentales, doit être particulièrement soulignée. Par sa personne autant que par ses actions et ses écrits, Jean-Luc Parodi a offert à la science politique française une incarnation vertueuse au sens où Montesquieu utilisait le terme, c’est-à-dire au sens d’une capacité d’oubli de son intérêt pour promouvoir une définition partagée et collective de son dessein. Notre empathie à l’égard de Jean-Luc Parodi oblige ici à confesser qu’à la lecture de ces lignes introductives, il sera probablement gêné et presque blessé dans sa modestie et dans sa capacité légendaire à s’effacer avec élégance pour mieux éviter que les projecteurs de la notoriété et de la
reconnaissance ne le mettent au centre du jeu social. Il convient pourtant d’assumer cette mise en grandeur et d’insister sur le rôle central qui a été le sien dans l’histoire contemporaine de la science politique française. Plusieurs ponctuations et témoignages publiés dans ce livre ont justement pour objectif de rappeler cette dimension essentielle de son œuvre. Dans les différentes institutions qu’il a servies (la Fondation nationale des sciences politiques bien sûr, mais aussi le Cevipof, l’AFSP et le comité de rédaction de laRFSP), il a été « l’être-frontière qui n’a pas de frontière » qu’évoquait Georg
2 Simmel dans un très beau texte rédigé en 1909 . Tentant d’illustrer la dimension foncièrement interactive de l’homme en société, le sociologue allemand insistait sur le fait que l’essentiel de notre activité sociale se traduit par notre capacité à nous séparer (de nous-mêmes, de notre milieu de naissance, de notre institution d’appartenance) pour mieux nouer des liens avec autrui, pour mieux relier les différentes « rives » de la vie entre elles. Une façon de rappeler encore combien Jean-Luc Parodi a toujours su créer les conditions d’un vivre ensemble qui conditionne – aujourd’hui comme hier – notre capacité à la liberté, qu’elle soit académique ou personnelle.
1.Favre, Pierre Comprendre le monde pour le changer. Épistémologie du politique, Paris, Presses de Sciences Po, 2005. 2.Georg Simmel, « Pont et porte » (1909), reproduit dans Georg Simmel,La Tragédie de la culture et autres essais, Paris, Rivages, 1988, p. 166.
DomaineFait politique
Dirigé par Pascal Perrineau et Janine Mossuz-Lavau Le Vote normal Les élections présidentielles et législatives d’avril-mai-juin 2012 Sous la direction de Pascal Perrineau Collection Académique 2012 / ISBN 978-2-7246-1345-2 eLe Discours présidentiel sous la VRépublique Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou, de Gaulle Damon Mayaffre Collection Références 2012 / ISBN 978-2-7246-1244-8 Nicolas Sarkozy, mesure et démesure du discours 2007-2012 Damon Mayaffre Collection Références 2012 / ISBN 978-2-7246-1243-1 Le Vote des Français de Mitterrand à Sarkozy 1988 - 1995 - 2002 - 2007 Richard Nadeau, Éric Bélanger, Michael S. Lewis-Beck, Bruno Cautrès, Martial Foucault Collection Académique 2011 / ISBN 978-2-7246-1212-7 La Politique au fil de l’âge Anne Muxel (dir.) Collection Académique 2011 / ISBN 978-2-7246-1235-6 eFemmes et pouvoir sous la VRépublique De l’exclusion à l’entrée dans la course présidentielle Mariette Sineau Collection Académique 2011 / ISBN 978-2-7246-1220-2 Consultez toutes nos parutions surwww.pressesdesciencespo.fr