Je m'indigne donc je suis!

-

Livres
144 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Cet ouvrage retrace l'itinéraire politique d'un activiste, président du mouvement citoyen Les indignés et membre de la société civile au Sénégal. Ce portrait apporte un éclairage passionnant sur l'actuel paysage politique sénégalais. Sévère à l'égard de son pays, il adresse une critique plus cinglante encore à ceux qui pensent qu'il conviendrait d'enfermer le Sénégal dans son altérité propre l'excluant du champ d'une civilisation démocratique.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 mai 2017
Nombre de visites sur la page 217
EAN13 9782140037191
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

Papa MAKHTAR DIALLODONC JE SUIS !
et ouvrage retrace l’itinéraire politique d’un activiste,
président du mouvement citoyen Les indignés et membre Cde la société civile au Sénégal.
Ce port rait apporte un éclairage passionnant sur l’actuel paysage
politique sénégalais. Il est aussi emblématique d’une nouvelle
génération à la fois sensible au politique, philosophiquement
postmoderne et engagée avec passion pour la justice sociale. JE M’INDIGNE
Il propose dans cet ouvrage de construire une relation sereine,
d’équité, de respect mutuel, de reconnaissance des spéci cités
et préconise de sortir de la crise permanente pour  instaurer
un nouveau modèle politico-relationnel. Il est un véritable
plaidoyer, lucide et sans complaisance pour l’avènement concret DONC
d’un Sénégal émergent. Personnellement blessé par les attitudes
de mé ance à l’égard de l’opposition qu’il éprouve comme un
rejet de la part du gouvernement en place, l’auteur nous livre
son approche subjective, symptomatique de ce que ressentent JE SUIS !de nombreux Sénégalais. Sa démarche n’exclut pas toutefois
lucidité et réalisme : il reste beaucoup de chemin à faire et l’auteur
ne le nie pas. Il se montre sévère à l’égard de son pays. Mais il
adresse une critique plus cinglante encore à ceux qui pensent
qu’il conviendrait d’enfermer le Sénégal dans son altérité propre
l’excluant du champ d’une civilisation démocratique.
Né en 1990 à Saint-Louis du Sénégal dans
un quartier populaire (Bayal). D’un père
tailleur et d’une mère couturière,  Papa
MAKHTAR  a fait ses études primaires à
Saint-Louis avant de poursuivre ses études
secondaires à Dakar au lycée Blaise Diagne
et nir à l’UCAD de Dakar à la fac de droit où il a fait deux années. Ambitieux,
rebelle, Papa Makhtar attache plus d’importance à l’action qu’aux idées
théoriques, à la ré exion qu’aux démonstrations de force. Activiste puis
auteur, Il est un fervent défenseur des droits de l’Homme et passe son temps
à lutter contre les injustices, et pour la dignité humaine. Indigné par la
situation du pays, il crée le mouvement Les indignés du Sénégal en 2011
avec le soutien de ses amis. 
Photos de couverture de l’auteur.
ISBN : 978-2-343-12109-3
15,50 € 9 782343 121093
JE M’INDIGNE
Papa MAKHTAR DIALLO
JE M’INDIGNE DONC JE SUIS !




JE M’INDIGNE DONC JE SUIS ! PAPA MAKHTAR DIALLO




JE M’INDIGNE DONC JE SUIS !























































© L’HARMATTAN-SÉNÉGAL, 2017
10 VDN, Sicap Amitié 3, Lotissement Cité Police, DAKAR

http://www.harmattansenegal.com
senlibrairie@gmail.com

ISBN : 978-2-343-12109-3
EAN : 9782343121093

DÉDICACE
Ce livre, je le dédie au Tout-Puissant, sans qui je
n’aurais pu trouver ni le courage ni l’intelligence pour
l’écrire,
À mes parents, à qui je tiens infiniment,
Mon père, Abdou Kader Diallo,
Ma mère, Mame Arette Ndiaye,
À mon frère, Papa Amadou Korka Diallo,
À mes sœurs (Khady, Maman et Adja),
À toute ma famille,
À mes amis,
À El hadji Ady Tall et sa famille,
À Mouhamed Touré,
À mes professeurs du lycée Blaise Diagne,
À mes amis du lycée Blaise Diagne,
À la population de Colobane, surtout mes amis de Baye
Laye,
À tous les indignés du Sénégal,
À toutes les personnes qui me soutiennent.
7

PRÉAMBULE
Dernièrement, je me suis retrouvé au centre de
polémiques qui, au-delà de ma petite personne, révèlent la
nature des problèmes que traverse le pays. J’avoue que
cela m’amuse de voir à quel point mes positionnements
peuvent déchaîner des passions et combien les gens ont
besoin de m’enfermer dans une case précise en niant mon
impartialité.
Force est de constater qu’être un pont entre les
politiques et les citoyens est très difficile, car le plus
souvent, on cherche à nous classer parmi les moins ceci ou
plutôt cela.
L’homme indigné, c’est celui qui n’a pas de parti pris ;
c’est donc, comme je viens de le relever, un pont qui
cherche à réconcilier. Celui qui est impartial est donc
toujours « un peu trop » du côté adverse, toujours
soupçonné de parti pris. Ainsi, pour certains, je suis trop
orienté pour être juste et pour d’autres, pas assez. Des
deux côtés, je dois donc prouver une pleine appartenance.
Mais lorsque la simplicité et les procès d’intentions
aveuglent les esprits, l’intervention nuancée devient
suspecte. On se fait des ennemis dans les deux camps et
même, plus grave encore, on est qualifié de « vendu », de
« traître » ou encore de « taupe ».
J’ai toujours su que ces critiques, ces doutes, ces
suspicions et ce rejet seraient le prix à payer, puisqu’il
s’agissait, dans le fond, de se mettre au service exclusif
d’une indignation non sélective pour combattre les
injustices.
9 En manque d’arguments crédibles, certains jettent la
suspicion sur moi pour me discréditer, mais les plus avisés
comprendront toujours ma démarche. Rester impassible
quand l’injustice se répand de plus en plus ou être
indifférent, c’est au-delà de mes forces.
Je m’indigne, donc je suis !
10

INTRODUCTION
Ce livre est un exposé des principes fondamentaux que
je n’ai cessé de prôner et de défendre depuis plus de cinq
ans. Il est destiné à toute personne qui désire comprendre
le sens de mon combat.
Mon intervention n’a pas été que politique, mais il est
tout de même nécessaire de préciser que la politique y
occupe une place importante.
Je ne représente que moi-même et toutes celles ou ceux
qui se reconnaissent en moi à travers les principes
d’équité, d’égalité et de justice que j’ai défendus hier, que
je continue à défendre aujourd’hui et que je défendrai
demain.
Beaucoup de gens qui ne sont pas intéressés par la
politique ont du mal à comprendre pourquoi un acteur de
la société civile collabore avec les politiques.
Seulement, à l’inverse des autres membres de la société
civile, qui pensent que l’idéal serait d’être à l’écart des
politiques, je suis de ceux qui pensent qu’une autre
politique est possible. Nous qui sommes de la société
civile, nous qui n’avons pas d’appartenance partisane,
nous devons être un pont entre les politiques et la
population. L’erreur vient du fait, selon moi, que bien
souvent, les acteurs de la société dite civile ont laissé trop
de marge de manœuvre aux politiciens, préférant s’écarter
des grandes instances de décisions par manque de courage
et/ou d’ambition et revenir quand il est trop tard pour
critiquer.
11 Ce temps est révolu !
Il faut préciser ceci : être acteur ou membre de la
société civile n’exclut pas de nouer des alliances avec des
politiques afin d’atteindre des objectifs communs. Nous
pouvons toujours changer de stratégie pour atteindre un
objectif sans que ce dernier ne change !
Certes, rester dans la rue à s’indigner, c’est bien, mais
faire en sorte qu’il y ait moins d’indignés dans la rue, c’est
encore mieux ! De ce fait, j’ai choisi de me battre pour
notre pays, car pour moi, il y a de quoi être indigné. Le
Sénégal est bien trop en retard alors, si nous voulons le
faire progresser, nous devons nous battre.
On a affirmé, comme je l’ai indiqué au début de mon
introduction, que je suis juste un opportuniste, un
imposteur. La rumeur est entretenue, les passions se
déchaînent et des haines se rallument.
Conformément à ma religion, je leur accorde mon
pardon. Fort heureusement, nombreux sont les Sénégalais
qui refusent de se laisser entraîner dans une campagne de
diabolisation, de stigmatisation et de jugement de valeur.
Je le répète et le répéterai aussi longtemps que cela sera
nécessaire, contrairement à ce qu’ils racontent, je n’ai reçu
l’aide financière d’aucun parti politique ni d’aucun
homme politique. Un tel acte n’a été, n’est et ne sera
jamais dans mes intentions.
On peut facilement affirmer, à partir d’un certain
moment, qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Il doit bien
avoir quelque chose de vrai, mais le feu n’est pas
forcement de mon côté ; il faut aussi analyser quels sont
ceux qui n’ont pas envie qu’on entende mon discours,
aussi bien du côté des politiques que je critique que de
celui de certains mouvements « citoyens », qui ne sont là
que pour servir leurs intérêts.
12 Officieusement, je pense déranger un peu trop. On
cherche à me faire taire de manière à ne gêner ni les
politiques ni les opportunistes !
C’est peine perdue, car je suis habité par l’amour du
Sénégal. Je l’aime profondément et je me bats pour ce
pays. Si j’ai une prétention, c’est bien celle-là. Et c’est
parce que j’aime ce pays que je me dois d’être exigeant et
que je pense que nous devons tous l’être.
Je profite de l’occasion pour vous dire que beaucoup de
choses dans la gestion actuelle du pouvoir sont
l’expression de mensonges, de manipulations, d’alliances
inavouées et d’hypocrisie. Il faut aujourd’hui dire avec
force qu’au-delà de leurs arguments simplistes et
mensongers, c’est cette réalité que fuient mes détracteurs.
Aujourd’hui, si l’on pose des questions légitimes et
audibles sur la gestion actuelle du pouvoir, sur les
passations de marchés publics, sur les conditions de
détention des prisonniers, sur l’intervention sélective de la
loi ou encore sur la corruption… nous voilà accusés de
toutes sortes de noms, comme pour nous empêcher de
questionner et de parler librement. Cependant, mieux vaut
dire des paroles qui dérangent et être insulté ou caricaturé,
que de rester dans le silence complice.
J’ai choisi la difficulté en refusant le scénario de la
facilité. Je veux servir mon pays. Je suis conscient que le
Sénégal n’est pas sauvé de la paupérisation et qu’il reste
beaucoup à faire.
Alors je consacre ma vie à cette lutte pour un Sénégal
émergent, pour une justice impartiale et une liberté
absolue. Aux côtés de millions de Sénégalais, je participe
quotidiennement à relever ce défi.
13