La diplomatie publique marocaine : une stratégie de marque religieuse ?

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A la croisée de la science politique, de la sociologie et des sciences de l'information et de la communication, cette étude de cas décrypte les mécanismes de la mobilisation d'un capital symbolique par un Etat, pour la préservation de son image de marque à l'international : Etat musulman, le Maroc est communément considéré comme un pays religieusement ouvert, modéré, tolérant ; cette image est le fruit d'un travail politique concrétisé par sa diplomatie publique.

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Date de parution 01 avril 2013
Nombre de lectures 33
EAN13 9782296533707
Langue Français

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Ismaïl RÉGRAGUI
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une stratégie de marque religieuse ?
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Préface de Pierre Grosser
Histoire et Perspectives Méditerranéennes
La diplomatie publique marocaine : une stratégie de marque religieuse ?
Histoire et Perspectives méditerranéennes Collection dirigée par Jean-Paul Chagnollaud Dans le cadre de cette collection, créée en 1985, les Éditions L'Harmattan se proposent de publier un ensemble de travaux concernant le monde méditerranéen des origines à nos jours. Déjà parus Mohamed CHABANE,Heurs et malheurs du secteur agricole en Algérie, 1962-2012,2013 Hosni KITOUNI,La Kabylie orientale dans l’histoire. Pays des Kutuma et guerre coloniale, 2013. Geneviève GOUSSAUD-FALGAS,Les Français de Tunisie de 1881 à 1931, 2013. Jean BISSON,La guerre en Méditerranée 8 novembre 1942-9 septembre 1943. L’histoire revisitée, 2012. Adel BOUSNINA,Le littoral et le désert tunisiens. Développement humain et disparités régionales en Tunisie, 2012. Guy FEUER, Kamel YAHMI,Un dialogue pour la réconciliation, Un Algérien de France – Un Français d’Algérie, 2012.Abderrahman EL BERRHOUTI,Outils médiatiques et populations du Moyen Atlas marocain, 2012.Fedj MAÂTOUG,John F. Kennedy, la France et le Maghreb (1957-1963), 2012. Abdelkrim SAA,Migrants berbères marocains, De l’oasis de Figuig à Paris, 2012. Salah MOUHOUBI,L’Algérie face aux chocs extérieurs, 2012. Jean-Michel SALGON,Dictionnaire de l’islamisme au Maghreb, 2012. Mahmoud OURABAH,Premiers pas. Souvenirs autour d’un projet de développement de l’Algérie,1963-1980, 2012. Xavier JACQUEY,Ces appelés qui ont dit non à la torture,2012. Daniel LAGOT,Responsabilité de protéger et guerres « humanitaires ». Le Cas de la Libye, 2012. er Michel BUR,janvier 1960-16 février 1961Algérie 60. Mascara-Sétif, 1 , 2012. Ali ABASSI,Espace francophones tunisiens ou Main de fatma, 2011. Chokri BEN FRADJ,Oliviers et oléiculture en Tunisie, 2011. Guillaume D’HOOP,Les Algériens dans le prisme des faits divers, Une lecture de la guerre d’Algérie (1954-1962), 2011.
Ismaïl Régragui La diplomatie publique marocaine : une stratégie de marque religieuse ? Préface dePierre Grosser
© L’HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00508-9 EAN : 9782343005089
A Rachida et Driss.
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : LA MOBILISATION D’UN
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CAPITAL SYMBOLIQUE POUR LA PRESERVATION D’UNE IMAGE DE MARQUE 25
CHAPITREI :PRODUCTION ET PROMOTION DE LA MARQUE MAROC SUR LES PLANS CULTUREL ET RELIGIEUX 27A. LES TURBULENCES DE LA DECENNIE2000 :SYMPTOMES DU «BRANDING RELIGIEUX»MAROCAIN 28 B. LES ELEMENTS DE LANGAGE DE LA MONARCHIE:UN LEADERSHIP DISCURSIF 37 C. UNE ACTION DIRECTE ET CONCENTREE:LEMINISTERE DES HABOUS ET DESAFFAIRESISLAMIQUES 42 CHAPITREII :(RE)CREER DES IDENTITES PARTAGEES EN
SINVESTISSANT DUNE IDENTITE DE TYPE:UN CAS DE
CONCURRENCE DISCURSIVE ENTRE L’ETAT ET LINDIVIDU EN RELATIONS INTERNATIONALES 59A. ACTION DIRECTE ET DIFFUSE(ACTION DU GOUVERNEMENT DANS LE CHAMP PLUS LARGE DU CULTUREL) 60 C. ACTION INDIRECTE INTERNE ET EXTERNE:DE LA FORCE DU TRANSNATIONAL OU LA DIPLOMATIE PUBLIQUE«PAR LE BAS» 78
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SECONDE PARTIE : LES PARADOXES D’UNE
STRATEGIE PERCEPTIBLE MAIS INSAISISSABLE
CHAPITREIII :LES APORIES STRUCTURELLES DUNE POLITIQUEA. UNE ARTICULATION UNIQUE DU POLITIQUE ET DU
RELIGIEUXB. LES RESIDUS DE LAUTORITARISMEC. LE FACTEUR ORGANISATIONNEL
CHAPITREIV :UN FLOU CINETIQUE?LE«BRANDING
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91
91 98 106
RELIGIEUX»EN MOUVEMENT 115A. LE CARACTERE DYNAMIQUE DE LA CO-CONSTITUTION AGENT-STRUCTURE:LA MISE A JOUR DUN DISCOURS PLUTOT QUUNE STRATEGIE INEDITE? 115 B. LA QUESTION DE LAUTONOMIE DE LELEMENT RELIGIEUX DANS LA POLITIQUE ETRANGERE MAROCAINE 124 C. UN INSTRUMENT PLUTOT QUUNE POLITIQUE? 131 CONCLUSION: 137
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Préface
Les prises de position dans les éditoriaux ou sur les plateaux de télévision de fins de soirée sont rarement plus nuancées que les prises à partie de « cafés du commerce ». Les révolutions arabes sont-elles post-islamistes ou islamistes ? Le monde est-il en voie de sécularisation, de désécularisation ou postséculier ? La ligne de fracture entre civilisations passe-t-elle entre religions ou bien entre « modérés » et « fondamentalistes » ? La démocratie continue-t-elle son irrésistible avancée, emportant même le môle de résistance «arabo-musulman », ou bien est-ce la démocratie non-libérale, voire l’autoritarisme qui progresse à l’échelle du monde ? Il ne s’agit pas de faire de mauvais procès à ceux qui lancent des idées fortes et des expressions autour desquelles le débat s’agglutine. Dans les soutes de la recherche et des revues spécialisées, on abuse également du rabot, sous peine d’être « irrelevant » et de tourner en rond dans des séminaires déserts. Dans son travail, Ismaïl Régragui arrive à marier deux impératifs. Le premier est de prendre le temps de l’enquête patiente et nuancée, même si jamais complète, qui donne une idée de la complexité du réel : celui de la nature du régime monarchique marocain, celui du champ religieux comme enjeu de luttes de pouvoir (et pas exclusivement symbolique), celui de l’articulation entre dynamiques internes, choix individuels, et contraintes de l’évènement (les grands attentats terroristes) et des pressions/attentes internationales, etc. Et là, les grandes catégories de la science politique ou du débat public sont des instruments pour interroger, et non pas les limites ultimes qu’il faut atteindre au terme d’une dialectique prévisible. C’est rarement A ou B, le plus souvent A et B. Le second impératif est d’être créatif, de tester des idées nouvelles. La mode est à la « diplomatie publique », incluse à tort ou à raison dans le « soft » ou « smart » power. Ailleurs, des consultants vendent à prix d’or leurs conseil pour le « branding » d’une entreprise, d’une ville ou d’un pays. L’intuition d’Ismaïl Régragui a été de poser que ce dernier terme était plus pertinent que celui de « diplomatie publique ».
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