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Le défi de l'armée républicaine en République Démocratique du Congo

De
134 pages
A l'issue du dialogue intercongolais, le principe de créer une "armée républicaine" a été adopté à l'unanimité. Cependant il ne peut y avoir une armée républicaine là où il n'y a ni république ni démocratie. L'horizon de l'armée républicaine est au-delà de la transition. Si bien que "l'armée nationale, restructurée et intégrée" en gestation est au mieux une armée de transition, au pire une armée d'oppression et de spoliation.
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Mwayila TSHlYEMBE

Le défi de l'armée républicaine en République Démocratique du Congo

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris

FRANCE
L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Harmattan Kinshasa L'Harmattan Italia L'Harmattan Burkina Faso Fac. des Sc Sociales, Pol. et Adm, BP243, KIN XI Université de Kinshasa - RDC Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALlE 1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

Introduction
A l'issue du dialogue intercongolais, le principe de créer une «armée républicaine» sur le socle des différentes factions armées des belligérants a été adopté à l'unanimité. A cette fin, l'Accord global et inclusif signé à Pretoria (décembre 2002) stipule: «Les parties au présent accord et ayant des forces c0mbattantes acceptent de s'engager dans le processus de formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée conformément à la résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue intercongolais de Sun City» (point I, 2). A propos de ces forces combattantes, il y a lieu de souligner la difficulté d'obtenir un chiffre fiable sur leur nombre. Selon certaines sources, l'ensemble de ces forces armées atteindrait le chiffre de 250 000 hommes l, soit 47 000 pour le RCD/Goma, 20 056 pour le MLC, 120000 pour la composante FAC2de Kabila et le reste pour d'autres factions. Selon d'autres sources, notamment le Rapport des commandants des régions militaires, 344 000 hommes figurent sur les listes de paie du gouvernement. Si l'on en croit l'ancien ministre de la Défense, le général-major Ondekane, le nombre total des forces armées peut être évalué à 274 000 soldats3.

1 ln Le Potentiel, du samedi 25 octobre 2003. 2FAC est l'abréviation des Forces armées congolaises, composante Kabila. 3 Interview accordée au journal SOFT et reproduit in Le Potentiel du 4 avril 2005.

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La dernière évaluation de la MONUC ramène ce chiffre à 152 000 hommes, soit la moitié de 350 000 soldats déclarés par les composantes et entités4. Ces chiffres vertigineux expliquent en partie, l'incapacité gouvernementale à les encadrer et à mater leurs velléités de dissidence ou de rébellion, notamment: la tentative de putsch revendiquée à la télévision publique par le major Lenge, membre du Groupe spécial de la sécurité présidentielle (GSSP) à Kinshasa, le 12 juin 2004 ; la rébellion du général Nkunda et du colonel Mutebusi à Goma, au cours de l'été 2004; la désobéissance à l'ordre hiérarchique de certains officiers à Kanyabayonga (Kivu) en décembre 2004; l'implication de quelques officiers du Groupe spécial de la sécurité présidentielle dans la tentative de sécession du Katanga (réelle ou imaginaire), au début du mois de mai 2005, révélée par le ministre de la Défense, Adolphe Onosumba5. Quoi qu'il en soit, cette «nébuleuse armée» comprend plusieurs forces parmi lesquelles on peut distinguer: les enfants soldats dits « Kadogo » en swahili, recrutés à tour de bras par toutes les factions armées et dont le nombre s'élève à 30 000 hommes, selon l'UNICEF; les «Tigres» ou forces résiduelles des exgendarmes katangais exilés en Angola vers les années 1963, suite à la défaite de la sécession katangaise, proclamée par Moïse Tshombe le Il juillet 1960; les soldats des FAZ ( Forces armées zaïroises) et de la DSP (Division spéciale présidentielle) de Mobutu; les milices armées de la résistance populaire du Kivu contre les forces rwandaises, connues sous le nom générique de Mai-Mai; les milices dissidentes du RCD/National et du RCD/Mouvement de libération.

4 in Le Potentiel, n03510 du jeudi 25 août 2005. 5 ln Le Potentiel dujeudi 12 mai 2005. 8

Par-delà le nombre, ce sont I'hétérogénéité. identitaire, l'inculture militaire et l'indiscipline, qui constituent les goulots d'étranglement du secteur défense/sécurité. Si bien que privé de capacité d'action, le gouvernement de transition ne peut ni assurer la sécurité des personnes et des biens, ni défendre l'intégrité du territoire. A cette première vulnérabilité s'en ajoute une deuxième: l'instrumentalisation directe ou indirecte des FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo) par les puissances tutélaires qui font la pluie et le beau temps dans ce pays, voici huit ans environ. En effet, le Zimbabwe et l'Angola exercent encore le contrôle sur les FAC (Forces armées congolaises) de Joseph Kabila, tandis que le Rwanda et l'Ouganda agissent de la sorte sur les forces armées du RCD d'Azarias Ruberwa et du MLC de Jean-Pierre Bemba, y compris sur les milices dissidentes de 1'Ituri, du Nord et Sud Kivu, voire du Nord Katanga6. Paradoxalement, c'est sur ce sable mouvant ou «jeunesse dépenaillée en arme» que, ironie du sort, repose l'avenir de la construction de « l'armée nationale, restructurée et intégrée». Ce pari est-il risqué? Nul ne le sait. Toutefois, il est surréaliste d'imaginer que l'étape actuelle de restructuration et d'intégration des milices armées de différentes factions, débouche sur la constitution et l'emploi d'une armée républicaine. Au mieux, cette phase conduirait à la formation « d'une armée de transition» vers « l'armée républicaine », dont il sied à présent, de décliner le portrait-robot.
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Herbert Weiss, « La dimension politique des dynamiques régionales des

conflits dans les Grands Lacs », in Mbaya Kankwenda (sous la direction), Dynamiques des conflits et crises de développement en Afrique centrale, éditions Duboiris, Paris, pp.93-150.

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Cependant, avant d'en esquisser les tenants et les aboutissants, force est de faire au préalable, le point sur le chantier ouvert à tout vent par le gouvernement de transition dès le 4 avril 2003 et les progrès enregistrés depuis. L'adoption des instruments juridiques a permis de jeter les bases d'une armée intégrée, notamment par la loi portant « organisation générale de la Défense et des Forces armées» ; - le décret portant « création de la SMI » ; le décret portant « création de la CONADER» (Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion) ; les décrets portant « reconnaissance des grades des officiers et sous-officiers des FARDC» (Forces armées de la République Démocratique du Congo) ; le décret portant «nomination des magistrats militaires»; le décret portant « nomination des commandants des régions militaires» ; les décrets portant «nomination dans la catégorie des officiers généraux et supérieurs pour les éléments issus des groupes armés de l'Ituri ». Fort de ces instruments juridiques, le ministère de la Défense7 a procédé à l'intégration et à l'installation de l'état-major général et les états-majors des Forces; au découpage du territoire en régions militaires; à la création d'une Structure militaire d'intégration (SMI) chargée de la prise en charge technique du programme d'intégration de l'armée; à la création de la CONADER, chargée d'exécuter la programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (PN-DDR) visant 100 000 combattants8, toutes forces confondues; à l'unification de la justice militaire.
Discours du général Ondekane, ministre de la Défense, in La transition en République Démocratique du Congo: bilan, enjeux et perspectives, Actes du colloque de Kinshasa, Paris, L'Harmattan, 2005, pp. 27-32. 8 ln Le Potentiel du mercredi 25 mai 2005. 10 7

Parallèlement à cette mise en perspective, la formation n'a pas été négligée. Outre le recyclage des commandants des brigades à Kinshasa ainsi que des instructeurs militaires en Belgique, un détachement de 20 officiers belges et une douzaine d'instructeurs français se sont occupés de la formation de la première brigade de la nouvelle armée, dans le cadre des opérations de maintien de la paix en Ituri. Cette opération s'est déroulée à Kisangani, chef lieu de la Province orientale, au camp Sim Sim. Sur 3 400 recrus potentielles de la brigade, la première phase d'instruction concernait 2 400 élèves dont 880 composaient le premier bataillon de cette brigade. En outre, la Belgique a apporté une assistance matérielle à la formation de l'armée nationale, restructurée et intégrée, comme en atteste la cérémonie de remise organisée à Matadi, le 16 avril 2004, dans le cadre de la « Convention Avenir 9»signée à Bruxelles. Néanmoins, les observateurs sont obligés de constater qu'en dépit des efforts déployés, les moyens humains, matériels et financiers manquent encore. En effet, bien que le PN-DDR soit financé par des bailleurs extérieurs à la hauteur de 200 millions de dollars US, la presse congolaise a révélé le détournement de 8 millions de dollars USIO et la démobilisation de 14 071 excombattants désarmés en Ituri, selon le porte-parole de la MONUCII.

9 ln Le Potentiel du lundi 19 avril 2004. 10 ln Le Potentiel, du 4 avril2005. Il ln Le Potentiel, du 02 juin 2005. Il

Pendant ce temps, le Programme d'intégration des forces armées, censé être entièrement financé par le gouvernement de transition à la hauteur de 102 millions de dollars US, n'a bénéficié que de la décision gouvernementale de 62 millions de dollars, soit la moitié des fonds attendus, sans que l'on sache si l'Etat est capable d'honorer cet engagement. Par ailleurs, le représentant de l'Union européenne dans la région des Grands Lacs, Aldo Ajello12, s'est dit satisfait des avancées observées dans la formation de la Police intégrée par rapport à celle de l'armée, tout en annonçant un projet de 9 millions de dollars US en faveur de la formation de 18 000 policiers congolais. Outre la Police, Aldo Ajello a parlé d'une contribution visant les centres de brassage de Mushaki (Nord-Kivu), de Kamina (NordKatanga) et de Lukusa (Kisangani), en vue de former des brigades intégrées des Forces armées. Mais, après deux ans de transition, les principaux objectifs d'intégration et d'employabilité de la nouvelle armée congolaise sont loin d'être atteints, faute de moyens financiers et de volonté politique. C'est au niveau de l'intégration de la troupe surtout que la volonté de nuire des «seigneurs de guerre» est palpable, car les soldats obéissent aux ordres des chefs politiques plutôt qu'à ceux des chefs militaires chargés du commandement unifié. En outre, les chefs de guerre ont soustrait leurs troupes d'élite du processus de brassage13compliquant davantage la tâche du commandement unifié et intégré.
12ln Le Potentiel, du jeudi 02 juin 2005. 13« Armée unifiée et intégrée: vrai-faux brassage », in Le Potentiel du mardi 14 juin 2005.

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Si bien que cette politique de deux poids deux mesures est à la base de l'insécurité généralisée à l'Est de la République Démocratique du Congo, notamment dans l'Ituri, le Sud et le Nord Kivu et le Nord Katanga. Les métastases de cette violence diffuse touchent également les villes de Mbuji Mayi, de Kisangani, de Mbandaka et de Kinshasa14où alternent tentatives de coup d'Etat et assassinats. Face à cette montée des périls, créer une armée républicaine est une tâche herculéenne sinon une gageure qui, pour s'accomplir, exige une stratégie de défense, des ressources matérielles et humaines, du temps, de la détermination et un nouveau leadership congolais. Et ce, d'autant plus que le débat sur l'armée républicaine15 est une réflexion sur la société congolaise globale, dans sa bigarrure, y compris la conception congolaise de la république et de la démocratie, au cours du 21ème siècle. A cette fin, il y a lieu de se débarrasser des illusions qui peuplent encore l'imaginaire collectif et nourrissent au quotidien la fierté des Congolais sur les questions de défense et de sécurité. En effet, la République Démocratique du Congo est une œuvre inachevée dès l'origine: sans Etat, sans armée et en perpétuelle transition. Il suffit pour s'en convaincre, de rappeler qu'au moment où son destin est scellé par le sort, ses populations autochtones vivaient sous le règne de multiples gouvernements des
14ln Potentiel du lundi 9 mai 2005, assassinat d'un prêtre jésuite dans le quartier de Mongafula le 5 mai 2005 précédé de plusieurs assassinats dans le quartier Djelo/Binza. Lire également Hubert Kabungulu Ngoy, L'insécurité à Kinshasa, Kinshasa, éditions Chaire Unesco/IPDD, 2004, pp.31-49. 15 Lire Mwayila Tshiyembe, « Pour une armée nouvelle en RDC », in Géopolitique africaine, n05 février 2002, pp.249-256

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royaumes (royaumes kongo, kuba, luba, lunda) et des principautés (des segments sociaux indépendants tels que les clans, les lignages, les ethnies, et les principautés) et ne partageaient pas une même vision de l'avenir. Naturellement, c'est sans leur consentement que la conférence de Berlin (1884-1885) a érigé sur le modèle européen, un Etat territorial nommé « Etat Indépendant du Congo », propriété privée de Léopold II, Roi des Belges. Quelques années de règne plus tard, l'entreprise royale se solde par un fiasco. Criblé de dettes réelles ou imaginaires, vilipendé par la communauté internationale pour avoir commis des crimes contre l'humanité, si l'on utilise le langage d'aujourd'hui, Léopold II, roi des Belges, cède son EIC «Etat Indépendant du Congo» à la Belgique, qui en fait une colonie en 1908. Colonie « modèle », au nom du principe « Pas d'élite, pas de problèmes », la Belgique ne voit pas venir à marche forcée le mouvement de la décolonisation au tournant de l'année 1950, convaincue qu'elle avait du temps. Même lorsque Van Bilsen propose un« Plan de 30 ans de l'émancipation de l'Afrique », dans lequel il préconise l'indépendance du Congo belge dans 30 ans, c'est-à-dire en 1985, la Belgique officielle reste sourde, considérant ce plan comme « le rêve naïf d'un doux négrophile16». Son réveil tardif est dicté par les massacres du 4 janvier 1959 à Léopoldville, suite à la répression d'une marche de protestation de l'ABAKO. Apeurée par la perspective d'une guerre de libération nationale, la Belgique s'inscrit contre vents et marées
16Crawford Young, Introduction à la politique congolaise, Presses universitaires du Congo, 1968, p.30

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dans le mouvement de « l'indépendance immédiate» prônée par les leaders congolais. C'est à la « Table ronde» de Bruxelles que la date de l'indépendance est fixée au 30 juin 1960, soit moins d'un an et demi après les massacres de 4 janvier 1959, dans la précipitation générale. C'est ainsi que sonne le glas de l'entreprise coloniale belge. Cette débâcle est attestée par les faits qui se sortt enchaînés dès le lendemain de « l'indépendance immédiate» à savoir: la mutinerie de la Force publique qui éclate le 5 juillet suivie des sécessions du Katanga (Il juillet 1960) et du Sud Kasaï (15 août 1960) ; la crise politique opposant le Président Kasavubu au Premier Ministre Lumumba (5 septembre 1960) dont l'issue tragique se solde par l'assassinat de ce dernier au Katanga (17 janvier 1961); les rébellions lumumbistes de 1964 prolongent le chaos congolais jusqu'au premier « leadership de sauvetage» exercé par le Premier ministre Moïse Tshombe, qui vient à bout des rébellions lumumbistes avec l'aide de la Belgique et des Etats-Unis (1964). Cependant, sitôt le régime Kasavubu sauvé des rébellions, Moïse Tshombe est chassé du pouvoir par le coup d'Etat militaire du lieutenant général Joseph-Désiré Mobutu, le 24 novembre 1965. Dès son accession au pouvoir, Joseph-Désiré Mobutu est convaincu que la force et la peur sont les meilleurs moyens de domination politique. Toutefois, son génie politique réside dans sa capacité de combiner ces deux outils avec l'argent, pour se donner les moyens de prostituer la classe politique congolaise et prolonger son règne durant 32 ans. Si la maladie n'était pas venue torpiller son plan de « Président à vie », il serait probablement mort au pouvoir. Lorsqu'il en a été chassé par Laurent-Désiré Kabila et alliés, le 17 mai 1997, le maréchal Mobutu laissa derrière lui un champ des ruines.

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Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, son tombeur qui avait un boulevard devant lui n'en profita point, dépassé par l'étendue des dégâts et l'illusion d'optique. En effet, combattu par ceux qui l'avaient fait roi, Laurent-Désiré Kabila n'a pas su ou n'a pas pu, le couteau sur la gorge, avoir le temps de recoller les morceaux du Congo éparpillés partout. Son odieux assassinat le 16 janvier 2001, dans son Palais de marbre de Kinshasa, est une tragédie de plus après celle de Lumumba, un an après le déclenchement de la guerre d'agression par ses anciens alliés, le Rwanda et l'Ouganda (le 2 août 1998). Tant et si bien que de l'Etat Indépendant du Congo (1885) à l'Accord global et inclusif signé à Pretoria en décembre 2002, la République Démocratique du Congo n'a connu ni république ni démocratie. Le nom éponyme qu'il arbore fièrement n'est qu'une imposture. Et ce, faute de fonder une communauté politique et un projet de société démocratique articulant le vouloir vivre ensemble sur le respect de la diversité culturelle et de la diversité ethnique, afin de forger un destin commun. Autrement dit, il n'existe ni lieu, ni projet, ni acteurs de la fondation de la république et de la démocratie congolaise dont parlent les politiciens, par opposition à l'indépendance du Congo dont on connaît le lieu (Table ronde de Bruxelles), le projet (l'indépendance immédiate), les acteurs (Lumumba, Kasavubu, Tshombe etc.). Dès lors, il n'existe pas non plus de spécificité congolaise de la république et de la démocratie dont l'armée nouvelle serait le porte-étendard. Affirmer le contraire, c'est faire preuve de démagogie, comme l'atteste la profession de foi ésotérique des délégués au « Dialogue intercongolais ».

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En effet, il ne peut y avoir une armée républicaine là où il n'y a ni république ni démocratie. Si bien qu'avant de faire de la prose sur l'armée républicaine, mieux vaut, au préalable, poser la problématique de refondation de la république et de la démocratie dont l'armée nouvelle sera le bras armé. Corrélativement, la république et la démocratie en projet, doivent être adaptées à I'histoire et à la culture des peuples du Congo rassemblés depuis l'Etat Indépendant du Congo, par la seule volonté coloniale de Léopold II, roi des Belges.

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