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Le maintien de l'ordre en Côte d'Ivoire

De
178 pages
Ce livre retrace la genèse du maintien de l'ordre en Côte d'Ivoire qui est au service de la préservation du régime politique. L'analyse de l'auteur met en relief la doctrine policière contemporaine et permet de comprendre la dynamique de l'émeute ainsi que la logique qui la sous-tend. La violence n'est pas une fatalité. Des pistes sont évoquées : la constitutionnalisation des manifestations, la transformation de la culture professionnelle des policiers et l'adoption d'une stratégie de gestion des foules basée sur les techniques de la prévention situationnelle.
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dIplôMé DEs uNIVERsITés D’abIDjàN ET DE mONTRéàl, Il EsT lE cOORDINàTEuR DE l’ENquêTE suR lEs hOMIcIDEs EN afRIquE àu CENTRE iNTERNàTIONàl DE CRIMINOlOgIE cOMpàRéE (CiCC) ET chERchEuR àssOcIé àu LàbORàTOIRE DE rEchERchE SécuRITé ET SOcIéTé (LareSS) DE l’UNIVERsITé D’abIDjàN.
Le maiNtieN de L’ordre eN Côte d’ivoire
Le maintien de L’ordre en CÔte d’ivoire Nabi YoulaDoumbia
ScienceScriminelleS
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-12610-4 EAN : 9782343126104
Le maintien de l’ordre en Côte d’Ivoire
Sciences criminelles Collection dirigée par Robert Cario
La collection « Sciences criminelles » se destine à la publication de travaux consacrés à l’analyse complexe du phénomène criminel. Multidisciplinaire par définition, elle a vocation à promouvoir les réflexions critiques portées par les disciplines impliquées, dont l’angle d’approche spécifique enrichit la connaissance globale du crime, tant en ce qui concerne les protagonistes (infracteur, victime, société) que les stratégies d’intervention sociale (prévention, répression, traitement). En France comme à l’étranger. Les contributions, émanant de chercheurs, de praticiens de la justice ou du travail social, empruntent la forme d’ouvrages de doctrine, de recherches collectives ou d’actes de rencontres scientifiques. La Collection s’enrichit par la publication d’un « Traité de sciences criminelles », multi-auteurs, qui présente sous la forme de manuels les principales disciplines qui composent les sciences criminelles : philosophie criminelle, criminologie, politique criminelle, droit criminel, procédure pénale, criminalistique, médecine légale et victimologie.
Ouvrages parus Y.C. QUERO,gouvernance nodale du reseau de la securite locale, La 2017. I.DREAN-RIVETTE,La personnalisation de la peine dans le code pénal, 2005. D. DÉRIVOIS,Psychodynamique du lien drogue-crime à l’adolescence, 2004. M. JACCOUD (Dir.),Justice réparatrice et médiation : convergences ou divergences ?,2003. M. KORN,Ces crimes dits d’amour,2003. A. BOULAY (Dir.),Victimes : de l’image à la réalité,2003. F. ARCHER,Le consentement en droit pénal de la vie humaine,2003. L.M. VILLERBU (Dir.),Dangerosité et vulnérabilité, 2003. R. CARIO, A. GAUDREAULT (Dir.),L’aide aux victimes : 20 ans après, 2003. R. CARIO (Dir.),Victimes : du traumatisme à la restauration. Vol. 2, 2003.
Nabi YOULADOUMBIALe maintien de l’ordre en Côte d’Ivoire
Ouvrage du même auteur L’insécurité des travailleurs humanitaires dans les zones de conflits armés.Sarrebruck :Éditions Universitaires Européennes, 2015. Avec la collaboration de Maurice Cusson et Henry Yebouet (Sous-dir.).Milles homicides en Afrique de l’Ouest. Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Sénégal. Montréal : Presses de l’Université de Montréal, 2017.
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Introduction Le cycle des « manifestations calamiteuses » s’est ouvert en Côte d’Ivoire le 24 octobre 2000, lorsque la marche de protestation contre les résultats de l’élection présidentielle a tourné à l’émeute, provoquant la mort de 150 personnes, dont 57 seront découverts dans un charnier à Yopougon, une banlieue d’Abidjan. Deux mois plus tard, les 4 et 5 décembre, plusieurs dizaines de manifestants perdront la vie dans des affrontements avec les forces de sécurité. Des incidents semblables se produiront du 24 au 27 mars 2004, puis le 16 décembre 2010. Ces manifestations extrêmement violentes ont fait l’objet de très peu d’études, exception faite des enquêtes des organismes de défense des droits de l’homme : Human Rights Watch, Commissions d’enquête spéciales des Nations unies, Ligue ivoirienne des droits de l’homme, etc. L’approche de ces organisations reste à dessein limitée aux aspects judiciaires. Elles ont en effet pour mandat d’enquêter sur les allégations de crimes et d’identifier les victimes et leurs bourreaux. Une telle orientation conduit une appréhension quelque peu partielle, voire simpliste du maintien de l’ordre. Elle ne permet pas de faire la lumière sur les facteurs structurels à l’œuvre. Il ne s’agit pas de nier la responsabilité pénale des acteurs, mais de souligner que la participation individuelle constitue un révélateur plutôt qu’une cause, d’une violence dont les facteurs sont structurels et situés dans les règles de fonctionnement normal du système de maintien d’ordre. Les études abordant la question sous cet angle sont rares aussi bien en Côte d’Ivoire qu’ailleurs sur le continent. Selon Sylla (2014), peu d’études sont consacrées aux mouvements sociaux en Afrique, malgré l’engouement suscité par le Printemps arabe. Pourtant, le continent en raison de sa transition démocratique récente (1990) concentre l’essentiel des
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