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Mondialisation et sous-développement

De
90 pages
Au début du 21è siècle, les dirigeants du monde ont pensé que la planète devait être gérée comme un ensemble. Mais dès que la guerre contre le terrorisme s'est déclenchée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le langage a changé et les camps se sont formés. La mise à l'écart des pays pauvres dans les conférences internationales démontrent l'approche controversée de la gestion pratique du monde par les pays les plus riches et la place qu'ils accordent aux pays pauvres dans le concept de la mondialisation.
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Remerciements
Si la monitrice de la bibliothèque des Nations-unies au Cameroun ne s’était pas montrée dévouée à mon égard, cette œuvre n’aurait jamais vu le jour et je lui témoigne ma reconnaissance. Je pense également à mes frères : Me Elame Bony, Monsieur Etienne Mballa Bessala, Monsieur Mba’a Minkulu, Monsieur Laurentin de Florence Tymiel, Monsieur Casimir Ondoua Ateba, Monsieur Jean-Marie Awono Biloa, Monsieur Jean Lebogo, Monsieur Jean-Paul Bitongo, Monsieur Ignace Assiga, Monsieur Joseph Eloundou, Monsieur Onana Betsi, Monsieur Daniel Atangana Ottou Monsieur Jean-Pierre Lebogso, Mesdames Philomène Okoa, Monique Bidza, Mes tantes Odile Souga et Emilienne Ngassa Enfin, à mes frères de la Communauté chrétienne de The way international au Cameroun

Introduction
La grande crise financière internationale qui, comme les attentats du 11 septembre 2001, vient de frapper fatalement Wall Street, mettant en faillite les grandes banques et autres structures financières américaines comme Lehman Brothers, Fredie Mac et Fannie Mae et qui enjambe à toute vitesse les frontières des grandes puissances occidentales, sonne peutêtre le glas de la fin de la mondialisation. Et pourtant, tel un volcan en éruption, l’aurore du troisième millénaire semblait percutante sur toute la ligne. Elle paraissait décider à éclairer un monde nouveau et unique, un village planétaire bien conçu, bien pensé, doté et dopé de moyens et agrégats, elle laissait à ses auteurs le temps de se bomber la poitrine en disant : enfin la fin de la course, nous sommes parvenus à la ligne d’arrivée ; pour penser, parler et agir à l’unisson pour que l’Afrique, l’Asie, l’Amérique, l’Europe et l’Océanie regardent enfin vers la même direction, obéissant à un seul maître, croyant en un seul Dieu. Ah ! Quel beau rêve de vivre dans un beau monde où les malheurs des uns font le bonheur des autres pendant que le bonheur des autres reste à eux seuls et à eux tout seuls, où les paroles des uns sont les paroles de maîtres, pendant que les cris des autres sont des jacassements d’oiseaux qui cherchent à troubler le repos des maîtres incontestés et incontestables de ce village planétaire né des décisions uniques de l’Occident impérialiste qui les prend comme toujours en lieu et place des autres. Heureusement que nous n’étions qu’au stade de la fondation que l’édifice se lézarde et s’écroule, nous faisant vite voir qu’une bonne dose de béton a manqué pour construire ce village planétaire. Et quand une maison s’écroule, elle semble annoncer la fin d’un monde, d’un temps. En regardant de près la belle histoire de la

mondialisation, nous pouvons nous permettre la question de savoir si elle annonce la fin du monde ! Aussi, l’homme est une entité et sujet de ses recherches. C’est pour cela qu’il a fait de son existence un cycle de transitions et de transactions. Comme le temps avance, sa symétrie l’emporte avec. Ainsi se trouve-t-il prisonnier du geste de Galilée qui a découvert que la terre tourne autour du soleil. C’est plus tard, en 1863, que les scientifiques lui ont donné raison en précisant qu’elle tourne d’Ouest en Est. Mais ne diront-ils pas le contraire demain ? Remarque pertinente car l’homme cherche chaque jour à expliquer ce qu’il ne connaît pas. D’où des questions sans réponses, des nuits sans sommeil, des vies sacrifiées, du temps et de l’argent gaspillés. Tout ceci semble donc similaire au cycle de la vie. C’est face à cette réalité inconnue qu’il affiche l’ignorance, et se cache derrière d’épaisses lunettes pour polluer ses semblables de théories qu’il conçoit à tâtons. Comme parfois, les souvenirs hantent les esprits, la peur du sacrilège l’envahit et même s’il est sûr de ne pas mourir comme Galilée grâce à l’évolution des mentalités, il vit toujours sous le spectre d’une culpabilité, comme l’auteur d’une fausse théorie, d’un faux théorème, de l’échec du lancement d’un satellite, de l’échec de l’essai d’une nouvelle marque d’avion, de bateau, de voiture, du vaccin ou des remèdes anti-VIH. Cette ignorance du vrai plonge l’homme dans un cycle d’expérimentation qui se définit seulement dans le temps et dans l’espace. Et c’est pour cela que quand il n’est pas en avance sur ce qu’il pense faire, il sursaute du fait d’être rattrapé par le temps synonyme du retard, le présent n’étant qu’aujourd’hui. C’est ainsi que hier, l’homme parlait de l’Age de la Pierre taillée, l’Age de la pierre polie, l’Age des métaux, l’Age de l’invention du moteur à vapeur, de la révolution industrielle, du sous-développement et 8

aujourd’hui de la mondialisation, village planétaire ou siècle de vitesse. Prêchés par toutes les bouches, toutes les instances, tous les agrégats sociaux, ces mots prennent le pas dans notre existence, s’interprètent de part et d’autre suivant diverses compréhensions, s’appliquent dans tel cadre ou dans tel autre, courent à gauche, courent à droite et parfois sans élan précis ni vitesse définie. Sans être victime de leur forme ou de leur style puisque l’homme, la bête en somme, subissant ces caprices, participe sans être parfois acteur. Ceux qui n’ont pas le pouvoir d’apprécier sont les victimes, parfois, les auteurs ignorent l’ampleur du parcours, mais, s’engagent quand même en disant demain peut-être, le temps pour eux de voir leur concept imaginaire prendre place dans la cour des grands, amenant les politiques, les économistes, les sociologues à se battre pour situer, analyser, définir le nouvel arrivé dans leur sphère de décision. Ils ne manquent pas de définir les budgets, d’arrêter les plans et programmes qui seront utilisés pour que le concept soit mieux véhiculé. Ainsi, forums, séminaires, tables rondes, missions, se décident à travers le monde pour que le nouveau-né grandisse tel l’homme, une théorie, une pandémie ou une découverte. Cette gymnastique ne se fait pas pour les mêmes intérêts. C’est ainsi que certains sont acteurs, d’autres victimes. Pendant que les uns profitent, les autres dépensent, même ceux qui ont le pouvoir d’achat limité sont contraints à l’endettement pour être assujettis. C’est là que le contexte du sous-développement agit cruellement sur les uns dans les desseins et le destin de la mondialisation. Certes, il est préférable d’aller en avion, d’utiliser les voitures dernières séries, les portables derniers cris, les ordinateurs, avoir le site Web, communiquer au top des dernières technologies. Mais pour quel but ? Et dans quelles conditions ? 9