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Rapport final de la Conférence provinciale sur la Reconstruction

214 pages
Arrivé au pouvoir en mai 1997, le président Laurent-Désiré Kabila veut "démobutiser" la société congolaise, pour en faire une "démocratie populaire". Dans cet esprit, il initie les "Conférences provinciales sur la reconstruction", forums pendant lesquels les masses rurales et urbaines proposeraient des solutions pour un développement harmonieux de la RDC. Les différentes provinces vont se mettre au travail. C'est ce rapport d'un intérêt historique certain que nous publions ici en quatre volumes (Bas Congo, Katanga, Sud-Kivu, Kasai oriental).
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@ L'Harmattan, 2008 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris

http://www.librairiehannattan.com diffusion.hannattan@wanadoo.ft hannattan I@wanadoo.ft ISBN; 978-2-296-06472-0 EAN: 9782296064720

Rapport final de la Conférence provinciale sur la Reconstruction
Province du Katanga Lubumbashi, 15-24 décembre

1997

« Dossiers, études et documents» (D.E.D.) Collection fondée et dirigée par Jean MPISI Sous ce titre de collection, nous voulons proposer une manière plus ou moins objective, pédagogique et concise, de connaître ou faire connaître certains faits ou certains thèmes. La langue utilisée serait accessible à toutes les catégories sociales : au~ lycéens, aux universitaires et aux autres. Concrètement, la collection entend poursuivre un quadruple objectif. Premièrement, elle produira des monographies sur un sujet précis d'histoire, de science, de 'philosophie, de religion..., sur un pays ou une région du monde (guide), sur une personne (biographie), etc. Deuxièmement, elle publiera des documents (des témoignages, des textes inédits provenant d'ipstitutions plus ou moins officielles...), en les précédant d'une intfoduction utile ou en les habillant avec des commentaires appropriés. Troisièmement, elle s'attellera à éditer les travaux d'enquête des étudiants (à partir des résultats condensés de leurs mémoires ou de leurs thèses de doctorat), ainsi que les travaux des chercheurs universitaires ou indépendants .(à partir de leurs investigations professionnelles ou de leurs réflexions). Quatrièmement, elle tentera d'expliquer l'actualité, chaque fois que celle-ci sera focalisée sur un pays ou sur un thème, en allant à la source et en dégageant les enjeux, afm que l'événement garde toujours son actualité même si on la lit dans dix ans... Premières publications Guin 2008) :

- Esdras

KAMBALE, Du Shaba au Katanga. A propos du « ma$sacre » de

l'Université de Lubumbashi et de la période pré-insurrectionnelle (1990;'93). - Jean MPISI, Kivu, RDC: La paix à tout prix! La conférence de Goma (623 janvier 2008). - Jean MPISI, Le Kivu pour la paix. Les Actes de la Conférence de Goma. - Jean MPISI, Traite et esclavage des Noirs au nom du christianisme. - Jean MPISI, Les papes et l'esclavage des Noirs. Le pardon de Jean-Paul Il. - Jean MPISI, Les évêques africains et la traite négrière: «Pardon de l'Afrique à l'Afrique ». - Jean MPISI, Les prêtres africains en Occident. Leur mission et restrictions vaticanes sur leur séjour. Deuxièmes publications Guin 2008) :
Rapportfinal du Bas-Congo,

-

de la Conférence provinciale sur la Reconstruction. Matadi 14-20 décembre 1997. provinciale sur la Reconstruction. 6-12 janvier 1998. provinciale sur la Reconstruction. décembre 1997.

Province Province Province Province

- Rapport final de la Conférence du Kasai Occidental, Kananga Rapport final de la Conférence 'I du Katanga, Lubumbashi 15-24

- Rapport final de la Conférence provinciale sur la Reconstruction. d1,lSud-Kivu, Goma 26 novo 1997 - 9 janv. 1998.

Présentation de Jean MPISI

Rapport de la Conférence

final provinciale

sur la Reconstruction
Province

du Katanga
1997

Lubumbashi,

15-24 décembre

L'HARMATTAN

-I -

MOTION DE SOUTIEN A SON EXCELLENCE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, MZEE LAURENT DESIRE KABILA

Nous, peuples du Katanga,

réunis au sein de la Conférence

Provinciale

sur la

Reconstruction du Katanga, dont les assises se sont tenues à Lubumbashi du 15 au 24 décembre 1997, avons l'insigne honneur de vous réitérer notre soutien à l'action de libération que vous avez menée avec un franc succès dans notre pays, action qui a permis l'amorce d'une paix véritable pour le démarrage d'un développement durable. Nous vous remercions pour avoir initié la tenue des conférences provinciales

préparatoires à la Conférence Nationale sur la Reconstruction du Congo dont le thème au Katanga était: Production, Consommation et Emploi et qui résume la volonté qui nous anime et exprime l'engagement que nous prenons d'être en bloc derrière Votre Auguste Personne pour gagner le pari de mettre fin à la misère du peuple. Nous vous souhaitons enfin à vous et à votre respectable famille les vœux les meilleurs pour les fêtes de Noël et de Nouvel An 1998. Que Dieu bénisse votre Auguste Personne.

La Coordination Provinciale.

-II--

PROVINCE DU KATANGA:

CARTE D'IDENTITE

a) Situation I!:éol!:raphiaue. Le Katanga est l'une des onze provinces de la République Démocratique du Congo. Avec une longitude Est du 22émeau 29émedegré et une latitude du 5émeau 12émedegré, le Katanga occupe une position excentrique au Sud-Est du territoire national. Il s'ouvre plus vers le Sud et l'Est (Tanzanie, Zambie, Angola).

b) Superficie. Deuxième province en étendue après la Province Orientale, le Katanga a une superficie de 496.887 Km2, soit 21 % du territoire national.

c) Population. La population du Katanga est estimée à 6.066.855 en 1997; deuxième après la Province Orientale. La densité moyenne est d'environ s'élèvera à 9.241.333 en 2.008. Le Katanga compte plusieurs groupes ethniques notamment les Baluba, les groupes Lunda, Sanga, Lamba, Bemba, Hemba, Tabwa, Songe, ... Le taux d'urbanisation est compris entre 35 à 40 %. 12 habitants/Km2. Avec un taux de croissance moyen estimé par l'Institut National des Statistiques à 3,9 % l'an, cette population

d) Orl!:anisation administrative. Administrativement, le Katanga est organisé en trois villes, treize communes, quatre

districts, vingt-deux territoires, quatre-vingt-dix collectivités, vingt-deux cités, cent quatre-vingtdix-huit quartiers, quatre-vingt groupements et sept mille trois cent cinquante-cinq villages.

-III-

e) Economie. L'économie katangaise est principalement caractérisée par l'agriculture au Nord et

essentiellement par les mines et les industries au Sud. Cependant les mines et industries qui influent considérablement sur le PIB du pays ne produisent que très p¥u de biens localement consommables. C'est à cause de la caractéristique de cette branche que notre économie est qualifiée d'extravertie. N'eût été l'apport vital de la branche pourtant négligée de l'agriculture, s'évanouir ses espoirs de survie et de se reconstruire. le Katanga verrait

En plus, l'unique bouffée d'oxygène que constituent les produits agricoles se trouve amoindrie, rendue irrégulière et aléatoire à cause du délabrement indescriptible des routes, du réseau ferroviaire et de la vétusté des autres infrastructures d'approvisionnement. Pourtant le Katanga qui compte quatre-vingt-treize mille neuf cent cinquante-six kilomètres des routes, deux mille cinq cent trente kilomètres des voies ferrées, aurait été ce technopôle qui propulserait le développement économique et social du pays tout entier.

- 1INTRODUCTION
L'histoire des peuples a toujours été de tout temps émaillée des moments de hauts faits et de ruptures. La victoire du 17 mai 1997 de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération, grâce à laquelle le peuple congolais, sous la conduite de Son Excellence Monsieur LaurentDésiré KABILA. Président de la République, s'est défait d'une des dictatures les plus déshumanisantes, féroces et abjectes de ces dernières années; constitue un de ces moments. Ensuite, la volonté politique du Chef de l'Etat d'initier à travers le pays la tenue des conférences provinciales sur la reconstruction, une remise en question du peuple sur son devenir, s'inscrit dans ]a même ]ogique, et constitue une grande opportunité lui offerte pour pouvoir jeter les bases d'un plan de reconstruction nationale, expression de toutes les forces vives. Le Katanga, à l'instar des autres provinces, s'est réjouit de J'initiative présidentielle et s'est vite arrimé à celle-ci en organisant sa conférence provinciale. Celle-ci s'est tenue du 15 au 24 décembre 1997 sous le haut patronage et l'organisation de Son Excellence le Gouverneur de Province et a réuni toutes les forces socia]es du Katanga. Elle a été une occasion pour tous les peuples du Katanga de se connecter à la pensée de leurs ancêtres «LES MANGEURS DU CUIVRE», de ressusciter la culture des bâtisseurs longtemps enfouie sous ]a gestion de la cueillette et du ramassage pratiquée par la Deuxième République, d'élaborer un contrat social fondé sur les relations réellement démocratiques, de déterminer, plus tard à Kinshasa, avec les délégués des autres provinces les limites du pouvoir central et les coïncidences de leur intérêt, base du « vouloir vivre en commun» qui, grâce au partage juste, équitable et courageux du fruit de travail, provoque la noble réalité qu'on appelle si chaleureusement la « NATION». La Conférence Provinciale sur la Reconstruction du Katanga a eu comme mérite de mobiliser la base de la société katangaise pour en faire le moteur, l'acteur et le bénéficiaire du développement, de récolter les besoins réels exprimés par la population katangaise sur la reconstruction de la Province et de la République Démocratique du Congo, ainsi que d'harmoniser les approches et les activités de différents intervenants.

-2Plus encore, elle a été une occasion qui a permis une prise de conscience et de responsabilité par les masses katangaises, dûment informées et assurées d'être dotées dans les meilleurs délais d'un plan de reconstruction démocratiquement élaboré sur la base des paramètres techniques, économiques, sociaux et politiques réalistes et mobilisateurs. Deux cent cinquante-neuf personnes ont été conviées à ce forum. Deux cent cinquantedeux dont quarante-deux femmes ont répondu favorablement. Cent onze délégués provenaient de la société civile et cent trente-huit des servIces, sociétés ou institutions étatiques et para-étatiques. organismes internationaux. Quarante-cinq délégués dont quinze femmes provenaient de l'intérieur de la province. Tous ces délégués étaient issus de dix-neuf groupes sociaux identifiés. Aux vingt-cinq thèmes proposés par la Commission Nationale d'Organisation de la Trois délégués ont été mandatés par les

Conférence Nationale, la Province du Katanga les a enrichis des thèmes spécifiques qu'elle a considérés comme prioritaires et vitaux afin de circonscrire tous ses problèmes. Elle les a regroupés en cinq secteurs: Productif, Social, des Infrastructures, des Institutions et Financier qui constituent l'ossature du rapport final articulé en cinq chapitres.

Le premier chapitre est consacré au secteur productif Il consiste en la description des problèmes à résoudre et des activités à mener dans les domaines de l'agriculture, du développement rural, du développement communautaire, de l'environnement, des mines et géologie, de l'énergie et hydrocarbures, de l'économie, du commerce, des petites, moyennes entreprises et artisanat, du tourisme et des services. Le deuxième chapitre traite des problèmes relatifs au secteur social: la culture et les arts, l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, l'enseignement supérieur et universitaire, la recherche scientifique et technologique, la jeunesse, les sports et loisirs, l'alphabétisation des adultes, les personnes handicapées, invalides et de troisième âge, les centres de promotion sociale, la protection de la femme et de l'enfant, le système de santé et pharmaceutique, la médecine traditionnelle, l'enseignement médical, la médecine qu'il faut pour le Katanga et enfin le Travail et la Fonction Publique.

-3 -

Le chapitre

trois analyse les problèmes

des bâtiments

civils, des constructions du Territoire, de

publiques, des ponts et chaussés, de l'urbanisme, de l'habitat et de l'aménagement l'information et de la presse.

des titres immobiliers, du cadastre, des transports, de la poste et des télécommunications,

Les matières du secteur des Institutions sont traitées dans le quatrième chapitre. Il s'agit des affaires coutumières, de la territoriale, des structures des Entités Administratives Décentralisées, des migrations, des questions ethniques, de la réconciliation des communautés, de l'armée, de la police nationale congolaise, des anciens combattants, des invalides des guerres, veuves et orphelins des militaires décédés, de l'agence nationale de renseignements, des droits et libertés des citoyens, de l'administration judiciaire, des associations sans but lucratif, de la chancellerie et des contentieux, des organes délibérants, dc~la société civile, des partis politiques, des relations extérieures et des possibilités pour la province de signer des accords avec des pays étrangers. Le secteur financier relève les travaux sur l'organisation du circuit financier, la monnaie, le crédit et le change, le budget, la répartition pondérée et équilibrée de la richesse nationale, le problème de financement des provinces ayant des entreprises et institutions à vocation nationale et la contribution d'une entreprise à vocation nationale au développement de la province. La banque, l'épargne, l'assurance et les fonds d'expansion économique clôturent le cinquième chapitre.

. . . . . .

Le traitement de la tâche ou du thème se fait dans l'ordre ci-après:

L'analyse de la situation fait le diagnostic du point étudié, découvre les symptômes, cerne la cause d'une situation indésirable;

Le problème à résoudre consiste en l'énumération de tous les symptômes, les causes, les freins

au développement de la province; Les objectifs sont des résultats attendus, des maquettes de solution pour chaque problème; sur ce qu'il faut réellement exécuter pour atteindre la situation

Les stratégies sont des précautions à prendre pour mieux réaliser les objectifs; Les activités renseignent satisfaisante attendue. Elles constituent les idées des projets qui seront plus tard approfondies par les planificateurs pour l'élaboration des dossiers de financement;

La couverture géographique consiste à placer l'activité dans l'espace provincial.

-4CHAPITRE 1 : SECTEURS PRODUCTIFS

1.1. SECURITE ALIMENTAIRE
a) Analvse de la situation. L'évolution de la population présentée dans ce document se base sur les données par le comité provincial d'arbitrage et entérinées par le comité national

arbitrées

d' harmonisation.

En 1994, la population totale est évaluée à 5.409.000 habitants. Elle est répartie comme suit:

. . . . . . .

HAUT-LOMAMI : 1.281.000Habitants, HAUT-KATANGA 881.000Habitants, LWALABA 515.000Habitants, TANGANIKA : 1.327.000Habitants, KOL\VEZI 365.000Habitants, LIKASI 168.000Habitants, LUBUMBASHI 872.000Habitants,

Soit: 22,8 % en milieu urbain 77.2 % en milieu rural. Le taux de croissance moyen estimé par l'INS à 3,9 % donne la situation de l'évolution de la population du Katanga jusqu'à l'an 2008 de la manière suivante: 1994 1997 2000 2002 2004 2006 2008 5.409.000 6.066.855 6.804.720 7.345.838 7.929.986 8.560.587 9.241.333

Les estimations sur les besoins alimentaires sont calculées au niveau national à 2.300 calories par jour et par personne. Ceci est retenu à partir de l'importance de chaque catégorie répartie de la façon ci-après: Homme adulte: 3.300

. . .

Femme

adulte:

2.100

Enfant

: 1.830

De 1994 à 2.008, les besoins alimentaires de la population du Katanga se présentent en tonnes de la manière évolutive sur le tableau ci-dessous:

- 5TABLEAU 1: BESOINS ALIMENTAIRES 1994 - 2008
1994 MANIOC MAIS RIZ(PRADDy) ARACHIDE HARICOT BANANE PLANTIN PATATE DOUCE IGNAMME POMME DE TERRE HUILE DE PALME LEGUMES FRUITS BLE BOVINS OVINS LAPINS PORCINS VOLAILLES POISSONS 1346000 450970 28164 18111 19894 45096 45101 20287 2818 41150 56376 140920 23047 11932 665 4104 3793 2054 45197 1998 1569000 525545 92821 21H)6 23184 52534 52560 23642 3284 47955 65699 164223 26858 13906 775 4783 4420 2313 52671 2000 1693000 567337 35431 22278 25027 56733 56739 25522 3546 51768 70924 177283 28994 15012 836 5163 4772 2584 56860 2002 1828000 612452 38249 24596 27018 61244 61251 27551 3828 55885 76564 191380 31300 15205 903 5574 5152 2789 61381 2004 1973000 661155 41240 26552 29166 66115 66122 29742 4132 60329 82652 206599 33789 17494 475 6017 5561 3011 66262 2006 2130000 713731 445574 28664 31485 71372 71380 32107 4461 65126 89225 223028 36476 18885 1052 6495 6003 3250 71532 2008 2297000 770487 48118 30943 33989 77048 77056 34661 4815 70305 96320 240764 39377 20387 1136 7012 6481 3509 77220

Sources: Division Provinciale du Plan.

-6La sécurité alimentaire est préoccupante au Katanga. Les besoins alimentaires, comme le montre le tableau I, ne sont pas couverts par la production. Ceci provient du fait que le taux de croissance démographique (3,9 %) se situe au dessus de taux de croissance de la production vivrière qui était de 2,5 % pour le pêche, de 2 % pour les produits agricoles et de 1 % pour les produits de l'élevage de 1990 à 1994. Les besoins globaux (en tonnes) comprennent les besoins pour la consommation humaine et les pertes (provenderie, pertes après récoltes, semences plus matières premières pour l'agro-industrie).

TAJ3LEAU II: BESOINS GLOBAUX.
MANIOC MAIS RIZ(PRADDY) ARACHIDE HARICOT BANANE PLAT PATATE DOUCE IGNAMME POMME DE TERRE HUILE DE PALME LEGUMES FRUITS BLE BOVINS OVINS LAPINS POUCINS VOLERILLES POISSONS 1994 1644588 532480 29010 39940 20635 49979 47425 22557 3093 100842 56376 154060 23047 11932 665 4104 3793 2054 45197 1998 1916546 620533 33808 46545 24047 58244 55286 26287 3605 117517 65699 179537 26858 13906 775 4783 4420 2393 52671 2008 2809796 909747 49565 68238 35255 85390 81027 38540 5285 172289 96320 263214 39377 20387 1136 7012 6481 3509 77220

SOURCES:

DIVI..WON PROVINCIALE

DU PLAN.

La sécurité alimentaire suppose aussi la satisfaction des besoins concurrents de la provenderie et des industries agricoles. b) Problèmes à résoudre .

.

Désarticulation entre la crOIssance démographique et la crOIssance de la production agricole; Faible disponibilité des produits alimentaires sur le marché.

-7c) Obiectifs. . Enrayer l'insécurité alimentaire qui prévaut actuellement au Katanga et tendre vers

. . .

l'autosuffisance alimentaire; Mette sur le marché local des produits alimentaires en qualité et quantité suffisante accessibles à tous d'ici à l'an 2.000.

d) Straté2ie. Assurer la production végétale, animale et de la pêche.

e) Activité. Relance de la production végétale, animale et de la pêche. e:éoe:raphiaue.

f) Couverture

Toute la Province du Katanga. 1.2. PRODUCTION VEGETALE

a) Analvse de la situation. La province est dépourvue d'une banque des données agricoles. Les statistiques agricoles disponibles dans ce domaine en province datent de l'année 1994. La production vivrière comparée dans son évolution aux besoins alimentaires globaux jusqu'en l'an 2008 reste dans son ensemble déficitaire. Cette situation est en partie liée à l'insuffisance qualitative et quantitative du personnel et à la faible fertilité des sols, au manque d'intrants agricoles, au manque des semences améliorées, aux techniques culturales non adaptées, à l'exploitation des terres marginales. En effet jusqu'à ce jour, en dépit de l'existence d'un charroi agricole, la province accuse une absence des services provinciaux de maintenance de matériels agricoles. Par ailleurs, l'approvisionnement des centres urbaines, des cités minières et de grandes agglomérations se pose pendant la période de soudure allant d'octobre à mars. En outre le coût élevé de transport par rails et par route constitue un frein à l'approvisionnement des centres urbains en produits vivriers. Ce qui a pour conséquence la rareté des produits alimentaires de base sur le marché et l'inaccessibilité à ceux-ci pour les populations katangaises démunies. Le régime fiscal, qui est le même pour l'agriculture et les autres secteurs industriels, miniers et commerciaux défavorise l'agriculteur.

-8Les cultures industrielles telles que le coton, le tabac, le palmier à huile, le caféier connaissent une régression très sensible. Faute de financement et d'infrastructure, la recherche agronomique n'est pas efficiente.

. . .
. . . . . . . . . . . . .
. . .

Le volume des importations en 1994 par rapport à la production locale a été de : 43,3 % pour le haricot; 10,55 % pour le maïs;
19,20 % pour le riz.

La province s'approvisionne également auprès des provinces voisines comme celle de Maniema pour le riz. Malgré cela, les besoins de la province restent non couverts. b) Problèmes à résoudre. Manque des statistiques agricoles récentes; Absence de la banque des données; Faible production des produits vivriers et industriels; Absence des services provinciaux de maintenance de matériel; Insuffisance d'approvisionnement des centres de consommation; Coût élevé de transport ; Mauvais état des routes de desserte agricole; Inaccessibilité des populations Katangaises aux produits agricoles de base; Régime fiscal défavorable à l'agriculteur; Absence d'un système de recherche agronomique performant et d'un système de vulgarisation efficace; Manque de financement pour la recherche agronomique (INERA, CRM, CRAA) pour l'intensification des activités agricoles et pour la technologie appropriée; Abandon de l'agriculture au profit d'autres activités considérées plus rentables, d'où diminution de la superficie cultivée par tête d'habitants; Conflits entre chefs coutumiers et certains comités de développement villageois; Insécurité liée au vol.

c) Obiectifs.

. . . . . .

Redynamiser le Service National des Statistiques Agricoles; Créer une banque des données agricoles; Assurer chaque année un accroissement de la production agricole de : 9% pour la patate douce, 17% pour le maïs,
66% pour le riz paddy,

26% pour Ie haricot;
provinciaux de maintenance des matériels agricoles;

Créer les services

- 9-

. . . . . . . . . . . . .
.

Assurer l'approvisionnement des centres de consommation; Réduire progressivement les prix de revient des produits agricoles; Réfectionner et entretenir régulièrement les routes de desserte agricole; Augmenter le pouvoir d'achat des populations Katangaises; Alléger le régime fiscal en faveur du secteur agricole; Rendre le système de recherche agronomique et celui de vulgarisation performant; Financer la recherche agronomique, les activités agricoles ainsi que les technologies Appropriées; Revoir la loi foncière; Créer l'emploi pour résorber le chômage; Favoriser le développement des industries agro-alimentaires; Relancer la production des cultures industrielles telles que: Caféier robusta: 125.000 ha, Palmier à huile: 250 ha, Coton et tabac: superficie à déterminer;

d) Straté2ies.

. .
. .

Accroître la productivité par l'utilisation rationnelle des intrants agricoles, des semences améliorées, l'application des techniques culturales adaptées et par l'engagement, la formation et le recyclage du personnel agricole; Considérer la sécurité alimentaire comme droit de l'homme par l'Etat Congolais; Pourvoir le Service National des Statistiques Agricoles d'une logistique informatisée; Appuyer le Secteur de culture mécanisée en facilitant l'achat des pièces de rechanges et l'approvisionnement du matériel; Amener les entités administratives décentralisées à financer les travaux de réfection et de réhabilitation des routes d'intérêts locales à partir de leurs budgets; Sélectionner et diffuser le matériel végétal productif et adapté au milieu; Mettre au point les techniques d'amélioration foncières; Appuyer les unités agro-alimentaires existantes ;

. . . .
. . .

Appuyer les entreprises de fabrication de petits outillages agricoles: GCM/ACP, SNCC;
Créer des écoles agricoles dans chaque district sous la supervision du Ministère de l'agriculture; Simplifier l'accès au code des investissements; Monter des stations météorologiques et laboratoires pédagogiques dans chaque district et réhabiliter ce qui existe; Construire et/ou réhabiliter des unités de stockage et de conservation dans les milieux où cela est nécessaire (gare de Nyunzu, Kime, Kitenge, Kongolo, Kalemie) et les milieux comme Kilwa ;

. .

- 10-

. . . . . .

Faire des démarches agricoles;

pour l'exonération

des importations

des intrants et matériels

Sensibiliser la SNCC pour la révision des tarifs de transport des produits agricoles;
Accorder les crédits aux sociétés locales pour la fabrications des matériels agricoles; Encourager le paysan à diversifier les cultures et les espèces;

e) Activités. Exploitation rationnelle du Service National des Statistiques Agricoles; Relance des cultures de :

I. Céréales

* Maïs. . Kolwezi, . Haut-Katanga,
. Haut-Iomami, . Tanganika.

.Lualaba,

* Riz: toutes les grandes vallées marécageuses de la province, Tanganika et Lualaba. * Blé (dur) : .Tanganika (Moba), .Kolwezi (Lubudi). 2.- Légumineuses * Haricot :

. Haut-Katanga,
. Tanganika,

.

Haut-Lomami,

.
* Niché * Soja * Arachide.

Kolwezi (Lubudi)

: Haut-Lomami : partout dans la province.

. Haut-Lomami, . Tanganika,

.Lualaba,
.Kolwezi.

3. Plantes à racines et tubercules : partout au Katanga (tous les 4 districts). * Manioc : partout, mais spécialement dans le Haut-Katanga et Mutshatsha. * Patate douce * Pomme de terre : Haut-Katanga, Tanganika, Kolwezi. 4. Oléagineux * Palmier à huile: Haut-Lomami et Tanganika. * Tournesol : Haut-Katanga.

- 11 5. Industrielles * Coton: Lualaba, Haut-Lomami, Tanganika. * Tabac: Lualaba, Haut-Lomami. * Caféier: haut - Lomami et Tanganika. * Ananas: Tanganika, Haut-Lomami, et Lualaba.
6. Fruits

. . . . . . . .
.

* Banane: Haut-Lomami, Tanganika, Lualaba. * Agrumes: partout au Katanga. * Canne à sucre: Tanganika, Haut-Lomami, Lualaba. Création d'un collectif pour l'évaluation permanente de la sécurité alimentaire au Katanga; Création d'un Service de Maintenance en Province; Organisation du Circuit Commercial des Produits agricoles (implantation des entrepôts dans les gares, organisations de conservation pour des céréales et légumineuses) ; Réhabilitation et entretien des routes de desserte agricole; Restauration de système de cantonage manuel avec la participation des villages; Relance des activités d'octroi de crédit agricole et/ou à la consommation; Révision de la loi en matière de fiscalité en faveur du secteur agricole; Financement de la recherche agronomique, des activités agricoles ainsi que des technologies appropriées; Révision de la loi foncière de manière à harmoniser les rapports entre les chefs coutumiers, les fermiers et les autorités politico-administratives. ANIMALE

1.3. PRODUCTION

a) Analvse de la situation. Les efforts déployés pendant plusieurs années n'ont pas établi l'équilibre entre la production de la viande et les besoins alimentaires y relatifs. L'effectif animalier au Katanga est en régression alarmante. En effet, le cheptel est en baisse numérique continuelle: 200000 tètes en 1990 et 177000 têtes en 1994, soit une régression de Il,5 % pour cette période. A ce rythme on serait à moins de 150.000 à la fin de l'année 1998. Il en est de même de l'élevage laitier dont la production reste de loin insuffisante par manque de matières premières.

- 12Cette situation est inextricablement liée notamment à l'absence de provenderies opérationnelles, au manque de centre des géniteurs pour bovins laitiers et à viande et à l'absence d'une ferme des parentaux, au manque d'une politique d'amélioration du pâturage. Il faudra ajouter à ces causes l'insécurité dans les élevages due à la présence des forces armées congolaises et au régime fiscal non adapté à la promotion du secteur. b) Problèmes à résoudre.

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Absence

totale d'une politique

cohérente

visant le développement

et l'épanouissement

de

l'élevage; Absence de données statistiques fiables

et régulières ne permettant pas de réaliser des

actions planifiées dans le secteur de l'élevage; Absence de programme approprié de lutte et de prévention contre les eutocies et les euzooties ; Absence de soutien à la recherche vétérinaire et zootechnique; Manque de politique de gestion et amélioration des pâturages; Mauvaise gestion des fermes de l'Etat; Manque d'intrants vétérinaires et vétusté du matériel existant; Accès difficile au crédit public ou privé; Absence des provenderies ; Insuffisance numérique des cadres techniques intermédiaires; Présence des militaires dans les élevages; Baisse alarmante de la production; Manque de matière première pour la production laitière; Manque de centres géniteurs pour bovins à viandes et laitiers; Absence d'une firme de parentaux; Abandon autour de grandes agglomérations des firmes laitières, porcines, avicoles,...

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c) Objectifs. Assurer la couverture des besoins en protéines animales d'une population continuelle progression alors que les effectifs animaliers sont pour l'instant décroissants. cl.- Obiectifs à court terme en

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Redynamiser les productions laitière, d'œufs et de viandes. Atteindre les niveaux suivants de production: * Elevage aviaire: 100.000.000 de têtes/an * Elevage porcin: 5.000.000 de têtes/an.

- 13c2.- Obiectifs à moyen terme . Atteindre les niveaux de production suivante: * Elevage caprin: 2 millions de têtes/an 2 millions de têtes/an * Elevage ovin:

c3.- Obiectifs à long terme . Elevage bovin: 375.000 têtes en l'an 2007

La réalisation de ces objectifs de production devra aller de paire avec l'assurance d'une alimentation suffisante et adéquate pour le bétail et avec la relance et la création des provenderies ainsi que l'amélioration des pâturages. c) Straté2ies.

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Implanter et développer l'élevage de la volaille, de bovins laitiers, de bovins de viande (dans les sites de l'ONDE, Kaniama-Kasese, Elkun) pour un noyau de haut rendement de 45.000 matrices de race performante, de porcins avec centres des géniteurs, centres de multiplication et centres d'engraissement; Intensifier la recherche et la formation dans le secteur agricole en renforçant la recherche agronomique pour la sélection et la diffusion du matériel végétal sélectionné hautement productif et adapté au milieu (accroître le réseau de maintenance et de multiplication de semences), en mettant au point les techniques d'amélioration foncière, en réhabilitant et en finançant les institutions de recherche telles l' INERA, le C.R.M., et le C.R.A.A, en créant un centre de recherche agronomique et zootechnique au Katanga, en créant des écoles agricoles et vétérinaires dans chaque district sous la supervision directe du ministère de l'agriculture, en montant des stations météorologiques et laboratoires pédologiques dans chaque district et en réhabilitant ceux qui existent; Appuyer la recherche zootechnique en vue de réaliser l'amélioration génétique des

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animaux domestiques en créant un centre de géniteurs avec l'appui technique de la faculté de médecine vétérinaire et en créant des fermes des parentaux; Appuyer la recherche agro-alimentaire (C.R.A.A.) dans la mise au point des techniques adaptées de transformation et de conservation des produits locaux; Appuyer la recherche pour l'amélioration des pâturages;

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Réhabiliter les unités de production agro-alimentaires existantes telles que la laiterie coopérative de Lubumbashi, les minoteries (de la Gécamines) l'huilerie (de la Gécamines), la provenderie (de la Gécamines), les sucreries etc...
Faciliter l'accès au crédit des opérateurs du secteur agricole par l'ouverture des lignes de crédit (à la banque de crédit agricole - BCA) à des taux d'intérêt favorables. Ce crédit permettra aux agriculteurs et autres éleveurs d'acheter des produits végétaux sélectionnés, des intrants, des pièces de rechange, des équipements lourds, des semences améliorées, des engrais etc...