RDCongo 2011-2016
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Français

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Description

S'appuyant sur la théorie de la "gouvernementalité", cette analyse permet de mesurer les efforts entrepris dans le cadre de la réhabilitation générale de l'Etat en RDC : formalisation du cadre politique, stabilisation des paramètres macroéconomiques, pacification du pays, entre autres.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 novembre 2011
Nombre de lectures 19
EAN13 9782296474093
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

RDCONGO 2011-2016
Poursuite et accélération des réformes de l'État
Eddie Tambwe
RDCONGO 2011-2016
Poursuite et accélération des réformes de l'État

L'Harmattan-RDC
© L'HARMATTAN
5-7, rue de l'école Polytechnique, 75 005 Paris
ISBN : 978-2-298-55668-3
EAN : 9782296556683
Introduction

En 2006, la vision présidentielle du candidat Joseph Kabila Kabange fut déclinée sous le concept de « reconstruction de l’Etat », avec un pendant technique popularisé sous la formule « 5 chantiers » – programme de réhabilitation des infrastructures de base, création d’emplois, logement, eau et électricité, santé et éducation…
En 2011, soit cinq ans après, les observateurs les plus avertis de la vie politique congolaise et les institutions internationales – à l’ordinaire si enclines à critiquer négativement l’action de l’état en RDC – sont obligés, devant l’évidence, de reconnaître la réalité de la mise en œuvre des travaux de réhabilitation et de construction des infrastructures de base et d’intérêt public ; de l’amélioration du cadre macroéconomique ; et de la normalisation du contexte institutionnel et politique national. Pour nous limiter à l’essentiel !
Désemparée par l’évidence d’avancées aussi signi-ficatives, une bonne frange de l’opposition politique tente de déplacer insidieusement le débat national en l’orientant vers la problématique de l’état. Développée dans des argumentaires et des discours de campagne, l’idée consiste à soutenir, dans une rhétorique amal-gameuse, une étrange théorie de la crise de l’état en RDC. L’état est évidemment compris, ici, dans son acception globale et normative de dispositif central d’organisation institutionnelle de l’espace national.
Au moment où notre pays est confronté à la problématique – fort complexe – de la reconstruction de l’état, ce nouveau débat – si mal posé, par une opposition à court d’inspiration quant à son propre programme – risque non seulement de minorer les évolutions historiques profondes enregistrées ces dernières années, mais surtout de nous éloigner des vrais enjeux sur l’état !
Dans cette analyse, nous voulons poser sereine-ment la problématique de l’état en République démocratique du Congo, en la replaçant dans un cadre explicatif global, afin de tirer le débat des considérations politiciennes. Pour ce faire, ce propos voudrait s’appuyer sur des actions réelles, afin de (dé)montrer – faits à l’appui – que notre pays est historiquement engagé dans une phase d’affermissement du concept et des structures de l’état et que le chemin à parcou-rir dans cette entreprise de reconstruction de l’état est encore long !
La construction de l’état est une entreprise historique de longue haleine. Le parcours des états déjà (bien) constitués montre, en effet, que la fondation d’une entité nationale solide relève d’une double dimension. La première étant d’ordre factuel : la construction de l’état implique une occupation « physique » du territoire national, à travers notamment des services symbolisant la « puissance publique » (armée, administration publique, police, écoles, hôpitaux, tri-bunaux, services sociaux, etc.) ; d’où, par exemple, la notion polémologique de « frontière ». La seconde dimension dans la construction de l’état est d’ordre immatériel, idéel, idéologique et, pour tout dire, symbolique et spirituel – non pas dans son acception reli-gieuse, mais dans sa dimension de mystique laïque et républicaine. Pour s’imposer, durablement et historiquement, la puissance publique doit être en mesure de forger un système mythique d’identification collective au projet (physique) national.
Chapitre premier
De la gouvernementalité

Ces vieux topiques sur la science de l’état posés, nous allons aborder la principale question de ce livre en soulignant que les critiques sur l’état en RDC, quelles qu'en soient la pertinence et l’opportunité, nous ren-voient une fois de plus à la problématique de la gestion d’un état postconflit. En somme, nous sommes en présence de la problématique de la construction du concept même de l’état, du renforcement de ses capacités de déploiement dans chacune des sphères publiques, factuelles et symboliques, de la vie nationale ; l’état étant, par essence, l’appareil normatif de concentration de tous les pouvoirs d’organisation au sein d’une société.
Il s’agit, bien sûr, sous notre plume, du pouvoir dit « politique », celui qui dispose du monopole de la coercition garantissant la capacité de dire et de faire appliquer « un » droit sur l’ensemble de la so-ciété concernée (Philippe Braud1). évidemment, c’est l’état pris dans son sens minimal, tel que défini par le principe du monopole de la violence légitime (Max Weber, Pierre Bourdieu). Si nous tenons à approfondir une telle analyse, dans une perspective fruc-tueuse, l’approche nous conduira, forcément, à la notion foucaldienne de gouvernementalité2 – pris

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