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Accompagner les publics

De
198 pages
La médiation culturelle est devenue l'une des fonctions essentielles de tout équipement culturel patrimonial qui cherche à toucher un public à la fois large et impliqué. L'approfondissement des pratiques professionnelles qu'elle comporte a suscité de nouvelles démarches dont l'expositions Naissances a tenté une application forte, permettant de poursuivre une exposition matérielle par une exposition virtuelle qui peut se prolonger indéfiniment.
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Accompagner les publics

COLLECTION: PATRIMOINESET SOCIÉTÉS Collection dirigée par Catherine Ballé Elisabeth Caillet Françoise Dubost Dominique Poulot PATRIMOINESET SOCIÉTÉS Présente les travaux de sciences humaines qui explorent le phénomène de patrimonialisation dans les sociétés contemporaines. A cet intérêt pour l'héritage artistique, culturel et naturel, la collection associe la réflexion sur la création contemporaine, patrimoine de demain. Déjà parus Publics et projets culturels, un enjeu des musées en Europe, (éds) C. Ballé, E. Clavé, V. Huchard, D. Poulot, 2000. Corinne Welger-Barboza, Le patrimoine à l'ère du document numérique, 2001. Politique et musées, J.-M. Tobelem (éd.) 2002. L'art contemporain et son exposition (1), E.Caillet, C. Perret (éd.) 2003. E. Caillet, O. Coppey, Stratégies pour l'action culturelle, 2004. Le patrimoine scientifique et technique contemporain, (éds) C. Cuenca, Y. Thomas, 2005 C. Merleau-Ponty, J.J.Ezrati, L'exposition, Théorie et pratique,2005. V. Charléty, Itinéraire d'un musée, le Heimatmuseum, 2005. B. Deloche, La nouvelle culture, 2007

Elisabeth

Caillet

Accompagner les publics
L'exemple de l'exposition «Naissances» au Musée de I 'Homme
novembre 2005-septembre 2006

Patrimoines et Sociétés

L' Harmattan

Photographies En couverture: Page d'accueil du site "Naissances" http://www.mnhn.fr/naissances A l'intérieur: @Musée de l'Homme

@L'Harmattan, 2007 5-7, rue de l'Ecole-Polytechnique; http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan@wanadoo.fr
ISBN: 978-2-296-04480-7 EAN : 9782296044807

75005 Paris

Remerciements

Marion Bonjean, Jean-Marc Brétegnier, Cécile Le Callet, Elodie Cheney, Isaac Cardoso, Béatrice Coursier, Marie-Caroline Delaveau, Soazig Desbois, Frédéric Dubos, Alain Epelboin, Lionel Gauthier, Caroline Grienenberger, Etienne Hatt, Hélène Lassalle, Pascal Léonardi, Xavier Monmarché, Carlos Oliveira, Virginie Palisse, Patrick Pereur, Anne Pison, Dominique Vitale, les membres du groupe de pilotage et toutes les associations et organismes qui ont soutenu ce projet, y ont apporté ou apportent encore leur concours et sont les véritables auteurs de ce nous racontons ici.

1. La question de la participation
La volonté de faire participer les visiteurs de l'exposition Naissances à son animation repose sur une conception déterminée de ce que peut être l'action culturelle dans les musées que nous avons appelée « médiation» afin de la distinguer d'autres formes traditiOlmelles d'action culturelle. La médiation explore ici deux démarches dont l'importance nous paraît essentielle dès lors que la médiation s'exerce dans un musée de société comme l'est le musée de l'Homme où s'est tenue l'exposition Naissances. La première est que pour s'approprier un contenu « exposé» défini par des spécialistes (commissaires, conservateurs, chercheurs), rien ne vaut les méthodes actives par lesquelles le visiteur est conduit à refaire le parcours de ceux qui ont mis en place les savoirs exposés. Méthode inspirée des méthodes actives en pédagogie et par les travaux concernant l'efficacité de

la « fiction vraie» pour vulgariser les savoirs scientifiques
et techniques d'innovation1. en leur conservant leurs caractéristiques

Cf le club Scientifiction créé par Isabelle Stengers, Bruno Latour, Denis Guedj et Françoise Bastide au début des années 1980. 1

1

La seconde idée tient en ce que l'on considère que sur certains objets exposés (<< expôts ») les visiteurs possèdent des regards, des expériences, voire des savoirs qui sont tout aussi importants que ceux des spécialistes qui ont conçu l'exposition et qui peuvent offrir à d'autres visiteurs des discours qui les intéresseront autant que les propos des spécialistes. Tout particulièrement parce qu'ils pourront les critiquer, les mettre en question et ainsi mieux comprendre les concepts issus des controverses présentées par les experts. Ces deux idées considèrent que l'attention que nous sommes capables d'apporter à une proposition de formation informelle, comme l'est une exposition, ne peut trouver d'intérêt que si l'on «intéresse» réellement les destinataires de l'exposition, si l'on parvient à les mettre en situation d'être en quelque sorte «auteurs» de l'exposition. Ce que j'appelle ici médiation participative et qui est donc une forme d'action culturelle de l'exposition qui tente de mettre le public en position d'auteur, de coauteur de ce qu'il perçoit. Par quoi, diront certains, le discours des auteurs initiaux sera renforcé, critiqué, approprié, intériorisé et goûté davantage que s'il n'est accompagné que par des moyens de diffusion ordinaires. Par quoi, diront d'autres on ne parvient qu'à renforcer la situation hiérarchique des dispensateurs de savoirs. On voit donc que cette position comporte une ambiguïté, se tient dans une ambivalence: elle cherche à la fois à favoriser l'effet recherché par les concepteurs tout en tentant de le limiter. Cette ambivalence est au cœur même de ce qu'est la médiation2.

2

Cf. Elisabeth Caillet. 1995. 2

Afin de préciser ce que nous cherchions dans la construction des différentes activités que nous avons mises en place autour de l'exposition Naissances, il convient, afin de faire comprendre que l'ambiguïté qui est la nôtre ne se résout que par certaine pratique de la médiation, de préciser quelques points théoriques sur ce que nous entendons par médiation participative. Et donc d'abord par participation. FonctiOlmant comme des horizons d'attente, ils ont nourri notre travail avec les publics. Participation et démocratie culturelle La participation est une tentative de réponse à la volonté qui était la nôtre d'établiT une démarche qui contribue à la « démocratisation» de la culture (scientifique et culturelle ici). Toutefois, nous partions d'une critique de la démocratisation de la culture conçue comme démarche de diffusion de la culture savante vers des récepteurs ignorants. Le terme de démocratie culturelle nous paraissait plus apte à définir notre objectif, en ce qu'il supposait que l'action que nous souhaitions mener devait conduire les experts de la naissance (chercheurs en sciences de la vie et chercheurs en anthropologie) à dialoguer avec les spectateurs. Nous faisions ainsi nôtre cette conception de la démocratie qui considère que la démocratie se définit par le fait que chacun peut occuper n'importe quelle place3 (ici auteur ou récepteur), et en l'occurrence être à
A quels titres est-on conduit à occuper une place de gouvernant ou de gouverné? Jacques Rancière (2005 : 46) reprend les titres énoncés par Platon dans Les Lois au nom desquels on est conduit à occuper une place de gouvernant ou de gouverné: 1) parce qu'on est parent ou enfant 2) parce qu' on est plus âgé ou plus jeune 3
3

l'origine, d'un savoir ou d'une expression capable d'intéresser les autres récepteurs, spectateurs, visiteurs, voire les experts eux-mêmes. Dans une exposition, le titre au nom duquel un propos est présenté (présent scénographiquement) est pour les expositions scientifiques, celui du savoir. Ce qui n'a rien d'une décision démocratique lorsqu'il s'agit d'un sujet sociat puisqu'il privilégie le discours savant de l'observateur-chercheur sur celui des acteurs de l'événement dont traite l'exposition. Nous voulions donc donner aussi la parole à ceux qui ne l'ont pas et qui sont

trop souvent les exclus des expositions, les

«

sujets»

devenus « objets» de l'exposition: ici les femmes qui accouchent et qui ne possèdent ni les connaissances ni les pratiques culturelles de la société dans laquelle elles accouchent. Tel est le sens que nous dOilllions au « hasard» qui nous a fait choisir de travailler avec telle ou telle association, avec tel ou tel partenaire. Dans l'exposition elle-même nous faisions place tant aux savoirs des experts qu'aux paroles des femmes qui accouchent aux pères ou aux différentes personnes qui participent à l'accouchement et à l'accueil de l'enfant (sage-femmes, accoucheurs); nous avons même cherché à laisser une place au propos de l'enfant en train de naître, même si cela n'était possible qu'à travers des

3) parce qu'on est maître ou esclave 4) parce qu'on est bien né ou né de rien 5) parce qu'on est plus fort ou moins tort 6) parce qu'on est savant ou ignorant 7) par hasard (<< aimé des dieux»), par tirage au sort.

4

intermédiaires4. C'est pour cela que nous avons utilisé les espaces laissés libres à mi-parcours de l'exposition pour en faire un espace entièrement dévolu aux travaux des personnes (nous préciserons lesquelles) co-auteurs d'autres propos sur la naissance. Participation et partage Une fois cette décision prise, nous devions travailler à établir cette démocratie culturelle dans une situation d'exposition. Nous pensions qu'il fallait permettre à chacun d'éprouver la singularité de l'expérience de la (sa) naissance, tout en le conduisant à prendre part à l'expérience singulière des autres5. Il nous apparaissait alors nécessaire d'ouvrir à des questionnements mutuels sans chercher à imposer une quelconque vérité de référence. Sans pour autant tomber dans un relativisme
4

Nous avons ainsi trouvé des artistes qui ont tenté de représenter ce moment inexprimable de la naissance vécu par l'enfant lui-même. Une vidéo de Bill Viola (Silent Life) par exemple.
S

La participation selon Julia Kristeva (2005) est la condition de la

réalisation de la libelié humaine, elle-même fondée sur la transformation des désirs, des pulsions en pensée et en création. Elle est le rapport qui s'instaure avec un autre, rapport de langage ou biologique, qui consiste à se risquer pour partager ce qu'on est mais ne saurait être sans ce rapport à l'autre. Se risquer par une remise en question de soi dans l'interlocution, l'interpellation, Ie questionnement de soi par l'autre. La rencontre avec l'autre exige qu'on prenne part à ce qu'est l'autre si l'on veut qu'il nous porte attention. «Nous mesurons avec la littérature et la psychanalyse, que notre entendement s'ouvre à ce que le risque du lien anthropologique (sexuel et linguistique) compOlie également comme limites et régulations dans le partage entre singularités. »

5

des croyances. Pour ce faire, nous avons cherché à ce que le visiteur se pose des questions. Les activités d'accompagnement devaient ainsi prendre une part importante dans le questionnement sur le sujet de l'exposition et sur l'exposition elle-même, qui devait apparaître seulement comme une présentation possible d'une expérience susceptible d'être vécue différemment par chacun. Prendre part au discours de l'exposition supposait que nous laissions la place pour d'autres formulations, réalisées soit dans les ateliers qui jouxtaient l'exposition, soit ailleurs dans d'autres lieux où les futurs spectateurs soient considérés comme auteurs. Comme le dit J. Kristeva, partager c'est «prendre part à la particularité par-delà la séparation que nous imposent nos destins, participer sans oublier que chacun est à part, pour

reconnaître salvatrice

«

sa » part impartageable, irréductible jusqu'à
et inassimilable dans aucune communauté

l'irrémédiable,
»6.

L'exposition jouait alors un rôle de conspar la rencontre de l'un avec l'autre, et

truction d'un lieu commun d'où chaque auteur (spécialiste savant ou non) pouvait s'interroger et inter-

roger les autres

«

dans l'immanence du questionnement infini.» Œuvre ouverte, l'exposition se voulait un cheminement parmi d'autres possibles pour construire ensemble la communauté de ce lieu qu'est le musée7, matrice possible du lien politique. La participation est ainsi la forme nécessaire que doit prendre l'approche de l'autre en tant que nous cherchons à construire des singularités libres. Ce qui est le projet

6 Id. p. 22. 7 Et forcément un musée comme le Musée de j'Homme. 6

même que nous poursuivons l'action culturelle.

lorsque nous faisons de

Les méthodes participatives Dans son livre de 1980, Franck Popper distingue les multiples formes que les artistes contemporains utilisent pour faire participer les publics, les spectateurs, à leurs œuvres. Plus précisément, il penses que le spectateur n'est jamais détaché mais que la perception de l'œuvre présuppose une action du spectateur. La participation du visiteur évolue donc entre deux pôles: Le premier est la

participation ludique qui est

«

l'exemple typique d'une

action accomplie sans avoir en vue une fin» (p. 196) et qui, comme l'utopie, est une action gratuite. Le second niveau de participation est la participation créatrice. Le travail de l'artiste « créateur» consiste à poser des règles que doit suivre le spectateur pour percevoir l'œuvre. Ces règles relèvent des différentes formes que le jeu peut prendre9.

A la suite de nombreux artistes, théoriciens de l'art et psychologues sur lesquels nous ne reviendront pas. Nous utilisons ici cette référence à F. Popper dans la mesure où il a été le premier à poser l'importance la participation dans l'expérience de visite des expositions d' mi contemporain dont les dispositifs sont largement utilisés par les scénographes actuels. 9 Fonnes que Popper classe en reprenant la classification de Roger Caillois (1967) qui distingue quatre types de jeux comme autant de dispositifs scénographiques tàvorisant ce qu'on appelle généralement interactivité. Mimique (imitation et simulation), Aléa (chance, hasard), Agon (compétitivité et combat), Ilinx (veliige). 7

8

L'artiste utilise ces fonnes du jeu mais en les transgressant de façon à proposer «au spectateur une action qui lui permette de s'approcher de son propre engagement existentiel» (p. 202). Tels les artistes du G.R.A.V.lO, Agam, Klein, et bien d'autres qui ont marqué l'art depuis les années 60. Alors que dans le parcours de l'exposition, la scénographie avait utilisé majoritairement la participation mimique, nous cherchions des formes de participation plus fortes dans les espaces consacrés à la médiation, souhaitant aller au plus grand engagement possible dans une situation aussi séparée de la vie quotidienne que la situation d'exposition. Exposer peut s'entendre en deux sens: les savants exposent ce qu'ils savent aux ignorants. Mais exposer c'est aussi s'exposer, prendre un risque, c'est-à-dire mettre sur la place publique ce que l'on sait pour le soumettre à critique. Nous souhaitions soumettre à la critique nos propos savants par la confrontation avec les travaux des populations avec lesquelles nous voulions travailler, travaux qu'ils engageaient selon leurs propres modes de réflexion et par lesquels ils s'engageaient avec nous. Du coup, notre public changeait de nature. Reprenant la distinction formulée par Pierre Gaudibert entre les « publics» et les « populations », nous faisions nôtre sa

proposition de « donner la parole (à nos populations) en donnant des moyens d'expression »11 à partir du thème
imposé par le sujet même de l'exposition.
1() G.R.A. V. : Groupe de recherche d' art visuel. 11 PieITe Gaudibert. 1977 : 143 8

La démarche Notre démarche consistait alors, au fur et à mesure que nous construisions le projet d'exposition, à en informer les populations que nous trouvions prêtes à s'engager avec nous. Nous croisions avec elles nos réflexions, nos choix, recueillions leurs remarques, leurs suggestions. Nous définissions ensemble les moyens à mettre à leur disposition pour qu'elles puissent exposer, elles aussi, leurs travaux, parallèles aux nôtres. C'est de cet accompagnement mutuel qu'est né le projet du Forum ainsi que le Centre de ressources qui sont les deux innovations les plus originales de l'exposition Naissances.

9

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Affiche

our un atelier du Forum, Fabrication Maison@

10

2. L'exposition et ses publics
L'exposition Naissances, de 750 m2, s'est tenue au musée de l'Homme, à Paris, de novembre 2005 à septembre 2006, dix mois. Elle a été organisée conjointement par le Muséum national d'histoire naturelle et par l'Association
pour la Cité des naissances et des enfances.

L'exposition retraçait, en trois grandes étapes, le déroulement de la naissance : 1 - L'accouchement: venue au monde du bébé 2 - Autour de la naissance: rites et soins à la mère et au nouveau-né, à la naissance et pendant les premières semaines qui suivent. 3 - La naissance sociale: dation du nom, annonce de l'événement, visites et cérémonies qui intègrent le nouveau-né à sa communauté. Ces étapes étaient montrées à travers: - L'évocation des lieux où elles se passent, - La présentation des objets qui les accompagnent, - Les images des gestes, des relations et des pratiques qu'elles génèrent, - Les témoignages de la mère et de son entourage proche: le père, la sage-femme, le médecin accoucheur, la famille (frères, sœurs, grands-parents). L'exposition, qui avait pour cadre la naissance aujourd'hui en France, devait conduire ses visiteurs à comprendre 11

par la connaissance et par l'émotion - que les différentes pratiques culturelles qui coexistent ici aujourd'hui redisent, chacune à leur façon, le sens partagé que la naissance a pour tous les êtres humains. Son objectif était de constituer un miroir où se croisent naissances d'aujourd'hui et naissances d'hier; pratiques en vigueur ici en France métropolitaine et traditions culturelles de personnes issues d'ailleurs. Les cultures prises en exemple étaient limitées afin de pouvoir être suffisamment approfondies. La plupart de ces cultures correspondaient à des migrations qui ont marqué la deuxième moitié du XXe siècle en France (Maghreb,

Afrique de l'Ouest, Vietnam, La Réunion) 12.

LA COMMANDE

Le public visé Le lieu d'implantation de l'exposition permettait de penser qu'elle allait attirer les familiers du musée de l'Homme et, plus largement, ceux du site du Trocadéro. Par ailleurs, le thème de la naissance fait partie de ceux qui concernent à l'évidence un immense auditoire; une exposition sur ce thème était donc a priori capable d'attirer un très large public, celui qui fréquente habituellement les musées et les expositions et dont les caractéristiques socioculturelles sont maintenant bien connues.
12

Textes écrits par Dominique Vitale. 12

Les initiateurs de l'exposition pensaient qu'un tel sujet devait également pouvoir attirer un public particulier, constitué d'abord par les jeunes parents (et/ou grandparents), accompagnés ou non de leurs enfants, ainsi que les jeunes adultes en âge de penser à une éventuelle parentalité. Ils pensaient ensuite aux adolescents et aux élèves d'écoles primaires - en groupes encadrés par leurs enseignants. Enfin, les professionnels de santé, médicaux et paramédicaux (maternités, PMI, CAp3...) devaient être aisément mobilisables.

Naissances, au pluriel: un public à inviter Au-delà de ce public" naturel", les concepteurs ont tout de suite imaginé qu'il était nécessaire d'engager une réflexion particulière conduisant à toucher un public qui n'a absolument pas l'habitude de fréquenter les musées ni les expositions: celui des femmes et des jeunes dont l'origine avait une relation avec les pays dont parlait l'exposition (les pays du Maghreb, ceux d'Afrique de l'ouest, ceux du Viet-Nam et ceux de l'île de la Réunion) ; voire plus largement tous ceux, hommes, femmes et jeunes qui s'éprouvent comme d'origine étrangère à la métropole française. C'est pourquoi il a été décidé de mettre un "s" au titre de l'exposition. Il exprime la situation de diversité culturelle dans laquelle, dans notre société comme dans bien d'autres, est vécu l'enfantement. Un certain nombre de traditions, issues des principales

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Protection Maternelle et Infantile. Caisses d'allocations 13

familiales.