Patrimoine historique arménien en Turquie
217 pages
Français

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Patrimoine historique arménien en Turquie

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Description

Le patrimoine historique arménien, notamment architectural, présent en Turquie est important. Plus de 300 illustrations, dont la moitié de l'auteur font la richesse de ce livre. Elles représentent des édifices construits entre le IVe (début du christianisme) et le XXe siècle. Nombre de ceux-ci ont été démolis après le Génocide de 1915, à travers toute la Turquie, notamment dans les anciens territoires de l'Arménie historique. On peut retrouver et situer nombre de ces monuments dans les cartes figurées en fin du livre.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 29 octobre 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782336912820
Langue Français
Poids de l'ouvrage 17 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Copyright
























© L’Harmattan, 2020
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
EAN Pub : 978-2-336-91282-0
Titre
Jean V. Guréghian





PATRIMOINE HISTORIQUE ARMÉNIEN EN TURQUIE
1 ère de couverture

Cathédrale d’Ani, dessin de reconstitution de l’auteur.
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier les éditions Geuthner et Sigest pour les extraits utilisés dans ce livre, issus des précédents livres de l’auteur.
Nous remercions, pour les photos reproduites dans ce livre, Hrair Hawk Khatcherian (la plupart des photos), la Société de Recherche sur l’Architecture Arménienne (SRAA), le Musée d’Histoire d’Arménie, l’Union Internationale des Organisations Terre et Culture, Patrick Donabédian, Jean-Michel Thierry, B. Natanyan/A. Yarman, Arakel Patrik, S. Boghossian, Cumont, Lemaître.
Ouvrage réalisé avec le concours de
SOMMAIRE
PRÉFACE
La reconnaissance du Génocide par la Turquie ?
L’architecture arménienne
Patrimoine historique arménien aujourd’hui en Turquie (liste non exhaustive)
Liste des églises et couvents répertoriés sur la carte Mouch-Sassoun-Van
Table (partielle) de correspondance des localités dans la région Mouch-Sassoun-Van
Liste non exhaustive des églises et monastères des villages en Arménie mineure, situés autour de la capitale Sébaste (Sivas), avant 1915
Sources bibliographiques
Parmi les œuvres de Jean V. Guréghian notamment avec son épouse Rousane
Extraits de :

1. Architectures Arméniennes , de J. V. Guréghian, Paris, Geuthner, 2016
2, 3. Les monuments de la région Mouch-Sassoun-Van en Arménie historique , de J. V. Guréghian, Alfortville, Sigest, 2008
4. Histoire des Arméniens de Sébaste , Arakel Patrik, Meshag Press, Beyrouth, 1974
Les cartes :

– Arménie (conçue par G. Beglaryan) tirée de « Merveilles d’Arménie », éditions Sigest et en Arménie aux éditions Areg
– Région Mouch-Sassoun-Van (conçue par Eric Van Lauwe et Jean V. Guréghian), tirée de « Les Monuments de la région Mouch-Sassoun-Van », éditions Sigest
– Arménie historique (conçue par R. Takvorian) tirée de « Le Golgotha de l’Arménie mineure - Le destin de mon père », éditions L’Harmattan
PRÉFACE
On définit les actes de destructions du témoignage culturel d’un peuple comme un génocide culturel .
Après les massacres massifs des Arméniens, perpétrés entre 1894 et 1896 et en 1909, les dirigeants Jeunes Turcs ont programmé leur totale extermination lors de la Première Guerre mondiale. Le 24 avril 1915 marquera le début du Génocide avec l’arrestation à Constantinople des intellectuels arméniens. Le Génocide s’est perpétré, durant la Première Guerre mondiale, dans l’ensemble de l’Empire Ottoman, et particulièrement au sein de la patrie historique et plurimillénaire du peuple arménien.
À partir des années 1920, les survivants du Génocide seront, pour la plupart, chassés de leur foyer, sans retour possible 1 , et tous les biens individuels et nationaux des Arméniens seront confisqués par les autorités turques. Les maisons seront confisquées ; les cathédrales, les églises, les écoles, les hôpitaux seront transformés en mosquées ou autres bâtiments administratifs. Mais une grande partie de ce patrimoine sera, durant des décennies, systématiquement détruite. Des monastères, des églises, des khatchkars (pierres-croix), des cimetières, et même des quartiers entiers (comme à Van) seront détruits et rasés. Des milliers de manuscrits médiévaux écrits et enluminés à la main seront brûlés ou détruits. Les édifices seront souvent dynamités ou serviront de cibles pour les exercices militaires. Parfois après les démolitions, même les pierres disparaissent comme c’est le cas avec la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bagavan. Ces destructions et transformations du témoignage matériel seront méthodiques et planifiées.
En outre, les noms des villes, des villages, des fleuves, des rivières, des montagnes vont progressivement changer, Berkri est devenu Muradiye, Lim – Karakoç, Moks – Bahçesaray, Narek – Yemi$lik, Vostan – Geva$ , etc., la liste est extrêmement longue. On a même changé, il y a quelques années, des noms d’animaux. En effet, en 2005, le ministère turc de l’Environnement a débaptisé la race de mouton Ovis Armeniana en le renommant Ovis Orientalis Anatolicus , de même pour le chevreuil, de son nom scientifique Capreolus. Capreolus Armenius , qui a été rebaptisé… Capreolus Caprelus Capreolus !
Tout cela dans le même but d’éradiquer le témoignage de l’héritage historique et culturel de tout un peuple et d’effacer les traces de sa présence sur ces territoires.
Effacer à jamais le mot Arménie 2 , en effaçant le témoignage culturel de son peuple.


Extrait de l’« Atlas géographique Alpha », 1972, éditions Grange Batelière. On constate très bien les limites entre l’Anatolie (Plateau d’Asie Mineure) et l’Arménie sur les territoires de la Turquie.
1 « Sans retour possible » était systématiquement tamponné sur les papiers des émigrés arméniens quittant la Turquie, dans les années 20 - 30. Ce fut aussi le titre d’un film de Kébadian.
2 « Arménie » est désormais remplacé par « Anatolie » ou « Anatolie orientale », et cela même par certains historiens. Mouch, Sassoun, Van (situés au centre de l’Arménie historique) ne seraient plus en Arménie ! Il suffit de consulter une carte physique (ci-dessous) pour constater qu’au delà du nord-est de l’Euphrate cela s’appelle bien Arménie, et que l’Anatolie ne s’étend pas au-delà de l’Euphrate.
La reconnaissance du Génocide par la Turquie ?
En 1919, le gouvernement turc de l’époque avait reconnu les crimes commis envers le peuple arménien et les principaux responsables furent condamnés, dont les quatre principaux responsables condamnés à mort par contumace (ils ont été tués par des justiciers arméniens, dans les années qui suivirent). Cependant, depuis la prise du pouvoir par Mustafa Kemal, en 1920, tous les gouvernements successifs de la Turquie ont nié le Génocide.
Mais les choses peuvent changer car la société turque a considérablement évolué ces deniers temps. D’abord, au plus haut niveau, il y a eu les invitations réciproques des présidents Gül et Sarkissian, à l’occasion des matchs de qualification pour le championnat européen de football et le projet d’un protocole d’accord a été signé entre les deux pays.
Nombreux sont les Turcs qui rejètent désormais la négation officielle du Génocide, à l’image des députés turcs du Bundestag en Allemagne, avec Cem Ozdemir à leur tête, qui ont été les principaux artisans de la loi sur le Génocide arménien. Parmi les personnalités qui soutiennent la cause arméniennes depuis de nombreuses années, malgré les menaces des autorités, Ragip Zarakolu et son épouse (emprisonnée et décédée depuis), Ali Ertem, Taner Akçam, Erol Ozkoray, Ayse Günaysu, et beaucoup d’autres.
En 2008, Cengiz Aktar, Baskin Oran, Ali Bayramoglu et Ahmet Insel, lancent un appel demandant pardon aux Arméniens. Le texte dit : « Ma conscience ne peut accepter que l’on reste indifférent à la Grande Catastrophe que les Arméniens ottomans ont subi en 1915, et qu’on le nie. Je rejette cette injustice et, pour ma part, je partage les sentiments et les peines de mes sœurs et frères arméniens et je leur demande pardon ». Ils vont recueillir des dizaines de milliers de signatures.
Durant le Génocide, de nombreux Arméniens, notamment des femmes et des enfants ont été sauvés grâce à des Turcs bienveillants. Ce fut d’ailleurs le cas pour mes parents. Mon père, déporté de Sébaste, fut sauvé de la mort par des Turcs. Après avoir perdu ses parents, sa tante et ses quatre sœurs dans le désert de la mort et resté seul à l’âge de onze ans, il fut notamment sauvé par un directeur d’orphelinat, qui déplaçait et cachait sans cesse un groupe d’orphelins arméniens, en Cilicie, alors qu’il recevait de Constantinople l’ordre de les exterminer.
Partis de Samsoun, les hommes du convoi de ma mère furent brûlés vifs (dont son père, son oncle et son cousin de seize ans) dans une grange à Char Kechla. L’autre oncle (âgé) fut tué lors de la seconde rafle des hommes. Par la suite, lorsque leur convoi fit halte à Malatia, ma mère (âgée de six ans), avec sa mère, ses frères, sa sœur, ses tantes et ses cousins, trouvèrent tous refuge dans des familles turques. Ils évitèrent ainsi de continuer la marche vers le désert et les camps de la mort. Ils restèrent, protégés dans ces familles turques, jusqu’à la fin des massacres.
Il y a aussi ceux qui ont survécu, les Arméniens cachés, appelés péjorativement « les restes de l’épée » 3 , et dont on parle ces derniers temps. La plupart d’entre eux sont des enfants recueillis et convertis à l’Islam ou des adultes convertis. Leurs descendants, vivant actuellement dans le pays ancestrale, atteindraient le nombre de 2 à 4 millions, c’est impressionnant !
Pour sa part, le maire de Diyarbakir, Osman Baydemir invitait en 2012 les Arméniens à revenir dans leurs foyers. De plus, la cathédrale arménienne Saint-Kirakos a été récemment restaurée dans cette ville et des messes y ont été célébrées (à l’exemple d’Aghtamar restaurée récemment par les autorités turques). Autre phénomène, impensable il y a encore quelques années, on voit apparaître dans les provinces orientales des panneaux rédigés… en arménien ! Ils indiquent la direction de monuments historiques pour les touristes arméniens qui viennent de plus en plus nombreux.
Enfin, n’oublions pas cette vague humaine à Istanbul, après l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink en 2007, qui prêchait en Turquie la reconnaissance du Génocide et la réconciliation entre Turcs et Arméniens. Des dizaines de milliers de manifestant turcs avaient tous une pancarte où il était écrit : « Je suis Hrant Dink » ou « Je suis Arménien ».
3 « Les restes de l’épée », c’est aussi le titre d’un livre de Laurence Ritter et Max Sivaslian, éditions Thaddée.
L’architecture arménienne
Extraits du livre « Architectures Arméniennes », de Jean V. Guréghian, éditions Geuthner
Les vestiges mégalithiques (dolmens, menhirs, etc.) de l’Arménie remontent à la préhistoire, quant aux monuments architecturaux ourartéens, ceux-ci datent du VII e siècle avant J.-C.
L’Arménie étant riche en tuf, basalte, granit et marbre, les constructions sont, en général, en tuf aux couleurs variées et les soubassements en basalte gris. Les églises arméniennes comptent parmi les plus anciennes du monde. Les styles de construction sont variés et témoignent d’un haut niveau technique. Leur aspect reste néanmoins dépouillé et à échelle humaine. Les églises arméniennes sont à la base du développement de l’art chrétien. L’éminent historien américain en architecture, le Docteur Mark Jarzombek, affirme dans ses différents ouvrages, que c’est grâce à l’architecture arménienne et aux maçons arméniens que c’est développée dès le VIII e siècle en Europe et en Inde, l’architecture en pierre.
L’architecture est un art dans lequel le peuple arménien a pu démontrer son génie créateur. On dit de l’Arménie qu’elle est un « musée à ciel ouvert » et les monuments architecturaux arméniens tiennent une place honorable dans le patrimoine mondial. Parmi les monuments situés en République d’Arménie qui sont classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO : les monastères de Haghpat et de Sanahin, la cathédrale et les églises d’Etchmiadzine, le site archéologique de Zvartnots, le monastère de Gueghard et la Haute Vallée de l’Azat.
Il existe en Europe des églises d’influence arménienne comme l’église Saint-Nicaise de Reims, l’église de l’Hôpital-Saint-Blaise (nom du village en pays basque), quant à l’église de Germiny-des-Prés et la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle, elles sont dues à l’architecte arménien Oton Matsaetsi (Eudes de Metz, 742-814).
L’architecture arménienne s’est largement influencée des constructions ourartéennes qui l’ont précédé. Parmi les citadelles ourartéennes : Touchpa (Van), Erebouni (Erevan), Teichebani (Karmir Blour), Arguichtikhinili (Armavir).
Avec la fondation de nouvelles capitales, comme ce fut le cas pour Artachat (fondée par Artaches I) et Tigranakert (fondée par Tigran II le Grand), ces ville furent entièrement construites avec forteresses, palais, théâtres, édifices religieux, parcs, etc. Les édifices religieux étaient généralement des temples païens voués aux différents dieux. La plupart des monuments païens ont été détruits avec l’instauration du christianisme et la construction des premières églises au IV e siècle. Concernant l’influence gréco-romaine, le temple de Garni (vers 77 après J-C), dédié à la déesse Anahit, en est le plus bel exemple.
Cette première période, du IV e au VII e siècle (jusqu’à l’invasion arabe), appelée « l’âge d’or », est considérée comme la plus importante de toute l’histoire de l’architecture arménienne, d’où sa notoriété mondiale.
L’Arménie se trouvant séparée par son schisme religieux et isolée du monde chrétien, son architecture se développera d’une façon originale et différente de l’architecture byzantine, où l’organisation de l’espace intérieur est primordiale. Les architectes arméniens préfèreront se concentrer sur les formes artistiques des façades extérieures et sur le développement technique du tambour et de la coupole (dôme).
L’église Saint-Serge (Sarkis) de Tékor (478-490) est un bel exemple d’église à coupole sur quatre piliers massifs et basilique voûtée. L’espace intérieur des églises va s’améliorer avec les monuments cruciformes à coupole centrale comme la cathédrale d’Etchmiadzine. Cette cathédrale a subi de nombreuses modifications au cours des siècles. Elle fut construite au IV e siècle, à l’endroit même où Jésus aurait indiqué à Grégoire l’Illuminateur son futur emplacement. Sa forme fut, à la base, un carré avec coupole centrale, quatre absides disposées en croix et quatre pièces d’angles entre les absides. Suite aux différentes modifications, au cours des siècles, le plan de la cathédrale se transformera en tétraconque.
Les architectes développeront plusieurs variantes de tétraconques : le tétraconque à niches d’angle de Sainte-Hripsimé (618), à Vagharchapat (Etchmiadzine), qui est considérée comme un chef-d’œuvre de cette époque. Ses quatre absides principales sont disposées en croix, quatre autres, plus petites, sont en forme de niche dans les angles. Des pièces carrées sont aménagées dans les quatre angles de l’église. Le périmètre extérieur a la forme d’un carré, les doubles et profondes niches des façades marquent la séparation entre les quatre pièces d’angle et les quatre grandes absides. Des églises du même type ont été construites notamment à Sissian et à Avan. L’église Saint-Théodore de Bagaran (624-631) est l’aboutissement de la composition à coupole centrale de la cathédrale d’Etchmiadzine.
La cathédrale de Zvartnots (643-652) près de Vagharchapat, construite par le Catholicos Nerses III, est d’une composition différente et originale. C’est un volume cylindrique à trois niveaux superposés, à dimensions décroissantes, avec absides. La cathédrale de Zvartnots est représentée sur les bas-reliefs de la Sainte-Chapelle de Paris. Les églises de Banak (Bana), à l’ouest de Kars, et Gaguikachen d’Ani sont du même type de construction.
Au VII e siècle, les architectes arméniens ajouteront bientôt aux églises cruciformes à coupole des exèdres latérales. Afin de libérer les espaces intérieurs de supports centraux, ils créeront aussi les « salles à coupoles », propres à l’Arménie et dont les cathédrales de Pteghni et d’Aroutj sont les meilleurs exemples. C’est cette diversité de styles qui fait la richesse exceptionnelle de l’architecture arménienne de cette époque du début du christianisme.
Après une époque de stagnation due à l’invasion arabe, l’architecture arménienne connaîtra une renaissance du IX e au XIII e siècle. Les architectes reprennent les mêmes principes de construction des siècles précédents en les développant et en les raffinant. La cathédrale de Chirakavan (890 – 914) est construite à l’exemple des salles à coupoles de Pteghni et d’Aroutj. À Kars, la cathédrale, en tétraconque, reprend le style de Mastara. De parfaits exemples de cette riche période de l’architecture arménienne se retrouvent à Aghtamar, avec l’église Sainte-Croix (915 – 921) construite, par l’architecte Manuel, sur ordre du roi Gaguik, et notamment à Ani, ancienne capitale. La cathédrale d’Ani (989 – 1001), en croix inscrite, construite par le grand architecte Tiridate, est l’une des plus belles réalisations de cette époque. L’autre très belle réalisation d’Ani, de cette époque, est l’église Saint-Grégoire de Tigrane Honents, également richement décorée.
Avec la prise et le saccage d’Ani en 1064, par les Seldjoukides, s’interrompt de nouveau l’évolution architecturale. Elle reprend deux siècles plus tard, lorsque les Géorgiens chassent les Seldjoukides de la région. Ce sera (à nouveau) une nouvelle renaissance et les monastères existants vont s’enrichir de nouvelles constructions. Quelques monastères parmi les plus prestigieux de cette époque : Sanahin, Haghpat, Haritj, Gochavank, Gandzassar, Hovhannavank, Saghmossavank, Noravank, Haghartzin, Ketcharis, Tatev, Sevan, Geghard, Tegher, Makaravank.
L’architecture civile s’est aussi largement développée avec la construction de nombreux palais, bains, hôtelleries, etc. Mais au milieu du XIII e siècle, l’invasion mongole va, encore une fois, mettre un terme à cette riche période architecturale.
Les architectes anciens les plus connus : Manuel, Trdat et Momik.
L’architecture préhistorique
Le peuplement de l’Arménie date du paléolithique inférieur. À cette époque, les grottes constituaient l’habitat naturel des humains. Plus tard, les hommes créeront eux-mêmes des grottes en creusant dans la roche.
C’est au néolithique, avec la découverte du liant d’argile, que les premières constructions vont apparaître. Les fouilles, dans la région d’Arghana (aujourd’hui en Turquie), ont permis de découvrir les premières constructions datant de cette époque. Vers le 4 e millénaire avant notre ère, les constructions étaient essentiellement à plan circulaire dans le nord de l’Arménie et à plan rectangulaire dans le sud du pays. Une synthèse de ces formes de construction a été découverte dans les fouilles de la ville-forteresse de Chengavit (près d’Erevan), où plans rectangulaires et ronds s’entrecroisent. Chengavit ainsi que toutes les villes - forteresses qui seront construites durant cette époque auront une superficie atteignant plusieurs dizaines d’hectares. Elles seront toutes fortifiées et entourées d’épaisses et hautes murailles. Les techniques de construction vont se développer au cours des siècles, et le début du second millénaire av. J.-C. marquera une nouvelle période, avec des villes (toujours fortifiées) comme : Letjachen, Motkanberd, Lazaravan. Sculptures et décorations font leur première apparition notamment à Chamiram et à Metzamor, qui fut aussi un centre du développement de la métallurgie.
L’Ourartou et son architecture (X e au V e siècle av. J.-C.)
D’après les sources arménienne anciennes, le royaume qui précéda celui de l’Arménie du IX e au VI e siècle av. J.-C. était nommé : Ourartou Yerkir (le Pays Ourartou), Araratou (ou Ararada ) Yerkir (le Pays de l’Ararat). D’après aussi les sources assyriennes du début du IX e siècle av. J.-C., il existait déjà sur le Plateau Arménien un « Pays Ourartou ».
Dès le milieu du second millénaire avant J.-C., alors que le royaume de l’Ourartou n’existait pas encore, les peuples vivant sur le Plateau Arménien avaient déjà la capacité de se regrouper pour faire front à l’ennemi commun assyrien.
Aramé fut le premier roi ourartéen vers 860 av. J.-C, alors que l’Ourartou devenait un puissant royaume, avec des frontières correspondant à peu près à celle de la future Arménie. C’est le successeur d’Aramé, Sardouri 1 er , qui fonda vers 827 av. J.-C. la capitale du royaume, Touchpa (actuel Van).
Pendant le règne de Menoua (vers 810 à 786 av. J.-C.) l’Ourartou atteindra le sommet de sa puissance. Le nom de Menoua est lié aussi à la construction de canaux. Parmi les plus connus : Menoua, Manazkert, Berkri, Khotanlou, Chamiram, Karmir Blour, Dalma. Certains canaux fonctionneraient jusqu’à ce jour.
Les Ourartéens excellaient dans l’art de construire, d’organiser et de défendre les villes, qui étaient de véritables citadelles. Parmi les plus connues : Touchpa (Van), Erebouni (Erevan), Teichebani (Karmir Blour), Arguichtikhinili (Armavir).
Le fils de Menoua, Arguichti 1 er (vers 786 à 764 av. J.-C.), fit construire la citadelle d’Arin-Berd à Erebouni vers 782 av. J.-C. La forteresse abritait un palais avec cent chambres ainsi qu’un temple dédié au dieu Khald. Des peintures décoraient les murs intérieurs de ces édifices. L’actuelle capitale de l’Arménie, Erevan, devrait son nom à la ville ourartéenne d’Erebouni (Erevouni) vieille de près de trois millénaires.
Arguichti 1 er fonda aussi, vers 776 av. J.-C., la citadelle d’Arguichtikhinili.
À 60 km à l’ouest d’Arguichtikhinili, Roussa II (vers 685 à 645 av. J.-C.), fit construire une nouvelle ville appelée Teichebani (Karmir Blour).
Les fouilles ont permis de faire de nombreuses découvertes et de révéler les richesses de l’art et de l’architecture ourartéenne.
Les grandes villes fortifiées pouvaient parfois atteindre une superficie de 200 hectares. Elles étaient entourées de remparts de 4 à 5 mètres de large sur 10 à 15 mètres de haut, surmontés régulièrement de tours. Les villes étaient ceintes de terrains agricoles, de vergers et de petits villages. Les maisons (dans la ville) pouvaient contenir jusqu’à dix pièces habitables avec une superficie d’environ 100 m 2 . Une étonnante découverte a été faite près de Van, où sur une plaque de bronze ourartéenne, était gravé le dessin d’une maison de trois niveaux (rez-de-chaussée plus deux étages).
Grâce à une métallurgie largement développée, l’art ourartéen est riche en ornements, statuettes, éléments de mobilier, casques, boucliers et autres objets métalliques finement sculptés. Les motifs animaliers et les décorations florales sont notamment abondants dans l’art ourartéen.
L’architecture arménienne a, en partie, hérité de l’architecture ourartéenne. Certain éléments comme le dôme ferait partie de cet héritage.
L’influence grecque (IV e au III e siècle av. J.-C.)
Au VI e siècle av. J.-C., l’architecture arménienne connaîtra un nouvel essor. Xénophon, dans son « Anabase » (récit de sa campagne avec Cyrus et de la retraite des dix mille, en 401 – 400 av. J.-C.), décrit les maisons arméniennes, qui étaient en fait les prototypes des futurs « glkhatoun ». Il dit aussi que dans chaque localité, il y a avait un château appartenant au seigneur des lieux.
Durant cette époque de nombreuses villes seront construites, dont les futures capitales : Armavir, Ervandachat, Artachat (Artaxata), Tigranakert (Tigranocerte), Vagharchapat (Etchmiadzine).
L’âge d’or (IV e au VII e siècle)
Parallèlement à l’avènement du féodalisme, ce sera « l’âge d’or » de l’architecture arménienne.
Les villes antiques vont peu à peu disparaître, seuls Tigranakert et Achtarak subsisteront encore quelque temps. Des villes plus modernes vont être créées, parmi les villes les plus importantes : Dvin et Karin (Erzeroum). Elles seront entourées de murailles de défense et auront en commun d’être structurées avec trois éléments fondamentaux : la citadelle, le marché central et les quartiers d’habitation. Dvin et Karin étaient alimentée en eau potable et avaient même un réseau d’égouts. Il y avait des bâtiments administratifs ainsi que des espaces verts aménagés.
Les premières églises ont été conçues sur le modèle des édifices païens. Elles étaient parfois construites sur l’emplacement d’un ancien temple démoli, en reprenant le même plan de base.
Les différentes conceptions :
1 – Les basiliques à trois nefs
2 – Les basiliques mononefs
3 – Les salles à coupole
5 – Les églises triconques à coupole
6 – Les églises tétraconques avec niches d’angle
7 – Les églises à carré tétraconque simple
8 – Les églises à carré tétraconque sur piliers
9 – Les églises en croix libres
10 – Polyconques et rotondes
Renaissance et excellence (IX e au XIV e siècle)
Au VIII e siècle, l’Arménie soumise à l’occupation arabe, a encore traversé un siècle difficile et son architecture a stagné.
C’est après la prise de pouvoir, en 875, d’Achot Bagratide, nouveau roi arménien, que l’Arménie va connaître un nouvel essor. Ce sera une période de renaissance et l’architecture, forte de l’expérience de « l’âge d’or », va se développer et se raffiner. L’art de l’ornementation va se développer considérablement.
Plusieurs écoles d’architectures se distingueront durant cette période : celle d’Ani, du Sunik, du Vaspourakan et de Dzoraguet.
Les monastères vont se développer et devenir de véritables centres de culture.
Parmi les architectes les plus connus : Momik et Siranes.
Les nouveautés architecturales : le gavit , le jamatoun et le khatchkar .
Le gavit - est une sorte de narthex construit sur le côté ouest de l’église. C’est un espace créé pour abriter les fidèles qui n’ont pas trouvé de place à l’intérieur de l’église. Il sert aussi de mausolée.
Le jamatoun - est une construction indépendante reliée à l’église. Situé également sur le côté ouest, c’est un lieu de rencontre entre prêtres et fidèles. Si le gavit doit obligatoirement être adossé à l’église, le jamatoun peut être construit à distance.
Le khatchkar (pierre-croix) - est une pierre plate rectangulaire dont la hauteur peut atteindre trois mètres sur piédestal. C’est une stèle qui est caractéristique de la culture du Moyen Âge arménien. Ces pierres sont entièrement sculptées et décorées d’images de croix et d’ornements végétaux et géométriques. Elles ont été dressées près de l’entrée des églises, sur des collines, à des carrefours, afin de perpétuer des victoires militaires ou des événements historique importants. On a dressé aussi des khatchkars dans les cimetières comme pierres tombales. Sur celles-ci, à la différence des autres, on a parfois sculpté des scènes de la crucifixion du Christ. Le peuple a attribué aux khatchkars le pouvoir de guérir des maladies et a transformé certains endroits en lieux de pèlerinage. On leur attribue aussi le pouvoir de dompter les éléments de la nature. Il existe aussi des khatchkars à la mémoire des héros ou bien encore pour une histoire d’amour tragique. Souvent, on trouve sur les khatchkars des inscriptions gravées qui ont une importante signification historique.
Les derniers essors (XV e au XVIII e siècle)
Les invasions mongoles du XV e siècle ont été destructrices pour l’Arménie, son économie s’est effondrée et l’architecture a stagné. Le XVI e siècle sera tout aussi dévastateur, lorsque Ottomans et Safavides vont s’affronter sur le territoire arménien afin d’y régner. En 1555 ces deux puissances vont signer un pacte en traçant une ligne de partage de l’Arménie, la partie occidentale est soumise aux Turcs ottomans et la partie orientale aux Safavides. Pour autant les affrontements ne vont pas cesser et vont continuer jusqu’en 1639.
L’architecture se limitera, durant cette période, à la création de mausolées et à l’érection de pierres-croix ( khatckar ).
En l’absence d’autorité étatique, comme ce fut le cas dans le passé, c’est l’autorité religieuse, en l’occurrence le catholicosat d’Etchmiadzine, qui prend le relais pour guider le pays et la nation.
Dès la seconde moitié du XVII e siècle, Etchmiadzine entreprend d’aider à restaurer des édifices détruits durant les guerres et à construire quelques églises et monastères. Les nouvelles églises reprendront les modèles des basiliques à coupole du Moyen Âge.
Nombreux clochers (cathédrale d’Etchmiadzine, Sainte-Hripsimé, Sainte-Croix d’Aghtamar, etc.), salles à voûtes (Sainte-Gayané, Moughni, etc.) seront créés durant cette période. Les salles à voûtes sont juxtaposées sur la façade ouest de l’église. Les monastères existants s’enrichiront avec la construction de nouvelles églises et de jamatouns . Les murailles autour des monastères seront renforcées et les nouveaux monastères seront conçus comme de véritables forteresses.
Les centres culturels
Des centres culturels se sont créés, en Arménie, dès le V e siècle. On pratiquait dans ces centres, les écritures, les copies, les miniatures, les reliures, les restaurations et les conservations. Ces centres étaient adjacents, la plupart du temps, à des couvents, des monastères, des épiscopats ou des écoles. Il y avait aussi autour de ces centres, divers ateliers artisanaux pour la préparation des parchemins, des papiers, des encres, des plumes, des pinceaux, etc.
Au cours des siècles, les centres culturels arméniens se sont considérablement développés en arrivant à leur apogée au Moyen Âge. On en compte au total environ 1500.
Patrimoine historique arménien aujourd’hui en Turquie (liste non exhaustive)
Voici une sélection de monuments représentant une partie du patrimoine arménien, notamment architectural, aujourd’hui en Turquie. Ce n’est que la partie visible de l’iceberg, néanmoins les images représentées (plus de 300) sont significatives.
Près de la moitié des images sont des dessins de l’auteur. Les photos anciennes proviennent, pour la plupart, des archives du Musée d’Histoire d’Arménie et de la Société de Recherche sur l’Architecture Arménienne (SRAA). La plupart des photos récentes sont dues à Hrair Hawk Khatcherian. Concernant les autres photos, les sources sont indiquées au bas de chaque photo.
En fin d’ouvrage : des extraits du livre « Les monuments de la région Mouch-Sassoun-Van », de Jean V. Guréghian, éditions Sigest. Notamment en ce qui concerne la liste des églises, des couvents, des châteaux et des forteresses répertoriés sur la carte, ainsi qu’une table (partielle) de correspondance des localités dans la région Mouch-Sassoun-Van. Également une liste non exhaustive des monastères et églises des villages, dans la région de Sébaste (Sivas), en Arménie mineure, situés autour de la capitale Sébaste, avant 1915, tirée du livre d’Arakel Patrik « Histoire des Arméniens de Sébaste », Meshag Press, Beyrouth, 1974.


1, 2- Adamakert (Bachkala), monastère Saint-Bartholomé (IV e siècle), photo W. Bahman en 1913 (archives SRAA 4 ) et état actuel, photo Hrair Hawk Khatcherian
Adamakert (Bachkala) est une ville située dans la province historique du Vaspourakan en région du Grand Aghbak (actuellement en Turquie). Le couvent Saint-Bartholomé se trouve au nord-est de la ville. Fondé au IV e siècle, il est désormais en ruines.
Le couvent, situé sur une colline, était entouré, avec ses parties annexes, de murailles et de tourelles fortifiées, dont il ne reste que les traces. L’église, à coupole centrale sur croix inscrite, ainsi que le gavit attenant formaient un ensemble sur plan rectangulaire. Les murs montés de tuf jaune étaient décorés de rayures horizontales et verticales. L’entrée principale, à l’ouest, était richement décorée de sculptures à thèmes religieux.
Les deux pièces angulaires principales de l’église, situées côté abside, sont à deux niveaux. Dans l’une d’elles se trouverait la pierre tombale (sans inscription) de l’apôtre saint Barthélemy.


3- Adana, ruines d’église. Dessin de J. V. Guréghian


4- Agarak, près de Kars, église Saint-Stepanos (VII e siècle), source Musée d’Histoire d’Arménie.
Agarak est un village près de Kars, sur les rives du Tekor (aujourd’hui en Turquie).
Il y a la petite basilique mononef du V e siècle, dont il ne subsiste que quelques fragments de murs. Sur le côté sud de la basilique, relié par un muret, l’église Saint-Stepanos, tétraconque, qui fut construite vers le milieu du VII e siècle. L’abside est entourée des deux côtés de petites pièces. La coupole octogonale, qui repose sur quatre appuis, est décorée, sous sa calotte intérieure, de huit rayons en relief.


5, 6- Aghtamar, monastère, île sur lac de Van. L’église Sainte-Croix (X e siècle) restaurée récemment, photos Hrair Hawk Khatcherian.
Le couvent d’Aghtamar sur l’île du même nom est situé au sud du lac de Van.
D’après l’historien du V e siècle Moïse de Khoren, les princes Rechtouni auraient construit leur forteresse sur l’île d’Aghtamar dès de IV e siècle.
Au début du X e siècle, le roi Gaguik Artzrouni 1 er installa sa résidence royale sur l’île d’Aghtamar qui devint la capitale du Vaspourakan. Il y fit construire, entre 915 et 921, l’église Sainte-Croix par l’architecte Manuel. Cette église, considérée comme l’une des plus belles, est souvent comparée (en plan) à la cathédrale d’Etchmiadzine et aussi aux églises d’Avan et de Sainte-Hripsimé.
Résidence royale jusqu’en 1021, Aghtamar devint à partir de cette date un couvent prestigieux, puis, par la suite, la résidence du catholicos d’Aghtamar (de 1113 à 1895).
Hormis l’église Sainte-Croix, le couvent était composé de nombreuses autres constructions, aujourd’hui disparues : les églises Saint-Stepanos et Saint-Serge, deux jamatouns , un clocher, des bâtiments administratifs et d’hébergement.
De belles fresques décorent l’intérieur de l’église Sainte-Croix, et les nombreux bas-reliefs extérieurs font du monument l’un des plus originaux de la chrétienté. Les frises sculptées représentent différentes scènes bibliques. Les bas-reliefs de la façade sud et nord illustrent des scènes de l’ancien testament. On voit aussi des saints et des prophètes, ainsi que le roi Gaguik qui présente au Christ le modèle de son église.
L’école de manuscrits d’Aghtamar se développa considérablement grâce aux catholicos S. D. Séfédinian (1272 – 1296) et Z. A. Séfédinian (1296 – 1336). Le premier manuscrit (de Simeon) date de 1277. Daniel, élève de Simeon, et de nombreux autres scribes produiront, durant plus de deux siècles, de nombreux manuscrits, dont une centaine nous sont parvenus à ce jour. Parmi les scribes les plus connus de ce monastère : Zakaria, Thomas Minasents, les frères Nerses et Stepanos, Grigoris.
Le couvent était apprécié pour ses miniatures et pour la qualité de ses copies de manuscrits. L’église Sainte-Croix a été restaurée en 2007.


7- Détails de bas-reliefs, photo Hrair Hawk Khatcherian.


8- Aghtamar, l’église Sainte-Croix. Dessin de J. V. Guréghian.


9, 10- Aintap (Gaziantep), la cathédrale Sainte-Mère-de-Dieu (XIX e siècle), transformée en mosquée et grande propriété transformée en hôtel, source « 100 1915 2015 » Hrair Hawk Khatcherian.
Aintap (Gaziantep) est une ville de Cilicie. Elle est située au bord de l’affluent de l’Euphrate, le Sadjour. Il y avait, avant le Génocide, six églises, dont la cathédrale Sainte-Mère-de-Dieu construite de 1873 à 1893 par l’architecte Sarkis Balian. Il y avait dans la ville 17 écoles arméniennes et un séminaire. Après le Génocide, en 1921 les Arméniens survivants ont resisté pendant 314 jours à l’agression des forces turques. Mais la France abandonnait la Cilicie et tous les Arméniens émigrèrent en Syrie et au Liban.


11- Aintap (Gaziantep), église Saint-Pierre (XIX e siècle). Dessin de J. V. Guréghian.


12- Aintap (Gaziantep), région de, église de Nizip Fekvali (VII e siècle) en délabrement. Dessin de J. V. Guréghian.


13- Akchehir, région Konya, église transformée. Dessin de J. V. Guréghian.


14- Akhurian (Arpacay), ruines du pont reliant la Rép. d’Arménie à la Turquie. Dessin de J. V. Guréghian.


15- Akn (Kemaliye), église transformée. Dessin de J. V. Guréghian.
Situé prés d’Erznka, au bord de l’Euphrate oriental, Akn est une petite ville à 1000 m. d’altitude. Il y avait dès le XI e siècle le monastère de Narek et plus tard le monastère Saint-Signe. En 1300, des habitants venus d’Ani construisirent, dans le quartier qu’ils avaient créé, l’église Saint-Jacques. Suite aux massacres de septembre 1896 de la ville et de tous les villages avoisinants, Akn était en ruines, mais elle fut totalement reconstruite après les massacres.


16- Aksaray, près de la ville, l’église Rouge (V e siècle). Dessin de J. V. Guréghian.


17- Alaman, près d’Ani, l’église Saint-Ananias construite en 637 par le prince Grégoire et son épouse Mariam. Source Musée d’Histoire d’Arménie.
Alaman est un village situé au sud-ouest d’Ani. L’église Saint-Ananias a été construite en 637 par le prince Grégoire et son épouse Mariam. C’est une église triconque en croix libre, la coupole octogonale est ronde de l’intérieur. Toutes les décorations des façades sont caractéristiques du VII e siècle.


18- Angghavank (du Vautour) - Sainte-Mère-de-Dieu. Photo récente « 100 1915 2015 » Hrair Hawk Khatcherian.
Le monastère Angghavank (du Vautour) - Sainte-Mère-de-Dieu est situé près de Van. Fondé au début du christianisme, le monastère était réputé pour ses miracles. Il a été saccagé en 1995 lors des massacres généralisés, puis démoli après 1915.


19- Angora, destruction d’une église après 1915. Dessin de J. V. Guréghian.


20, 21- Ani, monastère Saint-Grégoire (des Vierges), XI e siècle et Aboughamrents (X e siècle), photos Hrair Hawk Khatcherian.


22- Ani, cathédrale (989 – 1001), chef d’œuvre de Tiridate. Édifiée par le roi Sembat II, achevée par la reine Katranidé, épouse du roi Gaguik I er . Photo récente Hrair Hawk Khatcherian.

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