Berthe Weill

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226 pages
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Cette première biographie restitue une maniérée unique de vivre l'Art en relation privilégiée avec leurs auteurs, une haute considération du métier de marchand de tableaux et de la pédagogie inhérente cette fonction. C'est aussi un volet plus personnel présentant une femme d'origine modeste juive qui traverse vivante les deux guerres mondiales en changeant l'Histoire par la seule revendication de son indépendance.

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Date de parution 01 novembre 2011
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EAN13 9782296474208
Langue English

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L’Ecarlate 18 années d’édition
LittÉrature, Érotisme, essais critiques, rock’n’roll
Déjà parus
Dominique Agostini :La petite lle qui cachait les tours François Audouy :Brighton Rock(s) François Baschet :MÉmoires sonores Georges Bataille :Dictionnaire critique Jean-Louis Derenne :Comment veux-tu que je t’embrasse… Jean-Christophe Dollé :Abilifaie Leponaix Louis Chrétiennot :Le chant des moteurs (du bruit en musique) Guy Dubois :La conquête de l’Ouest en chansons Brigitte Fontaine :La limonade bleue Erwann Gauthier :L’art d’inexister Erwann Gauthier :Les vivacitÉs silencieuses Pierre Jourde :La voix de Valère Novarina Akos Kertesz :Le prix de l’honnêteté Akos Kertesz :Makra Greg Lamazères :Bluesman Jacques-André Libioulle :La déraille Marielle Magliozzi :Art brut, architectures marginales Alain Marc :Ecrire le cri (Sade, bataille, Maïakovski…) Claire Mercier :Figures du loup Claire Mercier :Désir d’un épilogue Pierre Mikaïloff :Some clichés, une enquête sur la disparition du rock’n’roll André Németh :La Commune de Paris ! Bernard Noël :L’Espace du désir Ernest Pépin :Jardin de nuit Maria Pierrakos :La femme du peintre, ou du bon usage du masochisme Enver Puska :Pierres tombales Jean-Patrice Roux :Bestiaire Énigmatique NathYot :Erotik mental food Jean Zay :Chroniques du grenier
L’Ecarlate – Jérôme Martin / Librairie Les Temps Modernes 57, rue N.D. de Recouvrance • 45000 Orléans ecarlate.jeromemartin@yahoo.fr
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La petite galeriste des grands artistes
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ContaCt mariannelemorvan@gmail.com www.bertheweill.fr
© l’harMattan, 2011 5-7, RUE DE L’ÉcOLE-POLYTEcHNIQUE ; 75005 PâRIS
www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-56097-0 EAN : 9782296560970
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PrÉaMBule
Personnalité légendaire et pittoresque du bas-Montmartre, Ber-the Weill (1864-1951) était avant tout marchande de tableaux. e Au début du XX siècle, celle que l’on surnomme « la petite 1 Mère Weill » s’impose comme un personnage incontournable du Paris artistique. Pionnière, elle est la première femme à oser s’emparer du métier de galeriste et la seule à promouvoir les débuts de la nouvelle génération de peintres à laquelle ses concurrents ne prêtent pas encore attention. Douée d’un talent de sourcier pour reconnaître les meilleurs, Berthe Weill est à l’origine des baptêmes des plus grands dans l’aventure de l’Art Moderne. Il faut également lui attribuer l’initiative d’avoir ex-posé les artistes sur un pied d’égalité, quel que soit leur sexe, établissant enfin une légitimité aux femmes peintres. À la tête d’un lieu atypique, elle défendait farouchement ses protégés en partageant son témoignage privilégié d’une histoire de l’Art Contemporain en pleine écriture. Les vestiges de sa galerie sont désormais dispersés et deve-nus quasiment introuvables. Il existe cependant une autobio-graphie intituléePan !.. dans l’œil…outrente ans dans les coulisses
1. Ce surnom avait été donné à Berthe Weill par son ami Raoul Dufy et était communément repris par les habitués de la galerie.
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2 de la peinture contemporaine 1900-1930en 1933, dans publiée laquelle Berthe Weill retrace l’étendue de sa carrière. Mal-heureusement, le tirage limité et un papier de mauvaise qualité d’entre deux guerres en font un ouvrage particulièrement rare de nos jours. Dans ce manifeste, elle retranscrit l’implication nécessaire pour bousculer les conventions et imposer ses artis-tes. Aussi percutante que le titre de ses mémoires, la marchan-de use de sa gouaille pour décrire avec simplicité ses rencontres avec de jeunes peintres alors inconnus. Entre les expressions montmartroises se succèdent pêle-mêle les noms d’artistes fi-gurant aujourd’hui parmi les plus reconnus du marché. Si vous avez la chance de manipuler un exemplaire original, je ne peux que vous en recommander la lecture tant il est euphorisant de découvrir avec elle tous les protagonistes majeurs de cette pé-riode d’une extraordinaire effervescence. La mémoire collective retient volontiers les noms des e marchands masculins du début du XX siècle, tels Vollard ou Kahnweiler, mais force est de constater que le souvenir de Weill n’est pas aussi répandu. Son histoire demeure curieuse-ment inédite et aucun ouvrage ne lui a encore été consacré. Il était donc urgent de raviver son implication dans l’avènement de la peinture moderne avant que les derniers témoins de son existence ne disparaissent à leur tour. Outre qu’elle a consi-e dérablement participé à l’histoire de l’art du XX siècle, cette oubliée était dotée d’un humour féroce et d’un parcours per-sonnel rocambolesque qui ne tarissent pas le récit. La carence d’informations disponibles au sujet de Berthe Weill a largement pénalisé la reconnaissance de son travail, aussi, un répertoire de ses expositions à la fin de cet ouvrage
2. Berthe WEILL,Pan !.. dans l’œil... ou trente ans dans les coulisses de la peinture contemporaine 1900-1930(préface de Paul Reboux ; aquarelles et dessins de Raoul Dufy, Pascin et Picasso), Librairie Lipschutz, Paris, fé-vrier 1933, 325 pages.
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apporte la preuve concrète et incontestable de sa découvertedes plus grands artistes. En m’appuyant sur les travaux prépa-3 4 ratoires réalisés par Gillian Perry et Pierre Sanchez , j’ai re-constitué la chronologie des expositions à partir des catalogues et livrets originaux de la Galerie B.Weill ; je suis ainsi parve-5 nue à retrouver 196 fascicules sur environ 240 accrochages . Ce répertoire atteste du flair de la galeriste pour valoriser les tout débuts d’artistes prometteurs, infirmant ceux qui consi-dèrent qu’elle accrochait ce qui lui était apporté sans jugement critique. 6 Sachant que peu de lecteurs auraient pu lire l’original , j’ai reporté de nombreuses citations tirées des mémoires de la mar-chande de tableaux. Pour retracer la vie de Berthe Weill, je me suis d’abord appuyée sur les travaux préalablement effectués par 7 Françoise Job - petite-nièce de la galeriste et docteur en his-toire - qui m’a offert son soutien et un temps considérable sans lesquels cet ouvrage n’aurait jamais pu exister. J’ai également bénéficié de l’appui précieux de Pierre et Frédéric Lévy - petits-neveux de la galeriste - qui m’ont généreusement confié leurs archives familiales. Pour restituer la vivacité de cette person-nalité, j’ai accordé une place importante à la correspondance ; les lettres rédigées de la main de Berthe Weill sont parvenues
3. Gillian PERRY,Women artists and the Parisian avant-garde: modernism and « feminine» art, 1900 to the late 1920s, Manchester University Press, Man-chester, 1995, p.160-165. 4. Pierre SANCHEZ,Les expositions de la Galerie Berthe Weill (1901-1942) et de la Galerie Devambez (1907-1926), Échelle de Jacob, Dijon, 2009. De nombreuses fautes de frappe et petites confusions imposent de vérifier les informations citées dans cet ouvrage. 5. Il manque essentiellement les catalogues les plus tardifs. 6. Le tirage original est seulement de cinq cent vingt cinq exemplaires. 7. Françoise JOB,Archives juives n°35 (2002/1), ISBN : 2-251-69411-0, p.147-151.
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jusqu’en 1944, période à partir de laquelle les sinuosités de son écriture révèlent qu’elle perdait progressivement la vue. L’iconographie de cet ouvrage rassemble de nombreuses il-lustrations dont des photographies d’époque, des cartes pos-8 tales anciennes et plusieurs œuvres représentant la galeriste. Notons qu’à la fin de sa vie, la marchande s’est fait dérober deux de ses portraits à son domicile, l’un réalisé par Amedeo Modigliani et le second de Suzanne Valadon ; aucun n’est enco-re réapparu. Il est très probable que Berthe Weill ait été davan-tage représentée que sur les seuls portraits identifiés à ce jour. Les ayants droit et moi-même espérons vivement découvrir de nouvelles informations grâce à l’écho de ce premier livre. 9 N’hésitez pas à nous contacter si vous disposez de documents, d’œuvres ou si vous avez connu la galeriste de son vivant. Avant d’entamer cette biographie, je souhaite adresser mes remerciements les plus sincères aux personnes qui m’ont apporté leur aide et ont contribué à la réussite de ce projet. D’abord à tous les descendants d’artistes qui ont eu la généro-sité de m’accorder des entretiens et m’ont permis de consulter leurs collections : Arlette Bollag, descendante des galeristes du Salon Bollag à Zurich ; Bernard Bouche, petit-fils des peintres Émilie Charmy et Georges Bouche ; Christian Germak, ayant droit du peintre Edouard Goërg ; Maxime Girieud, fils du peintre Pierre Girieud ; Dominique Bermann Martin, nièce du peintre André Lhote et Michel Salomé, petit-fils du peintre Robert Lotiron. Tout autant, je tiens à exprimer ma recon-naissance à tous ceux qui ont pu éclairer mes recherches par leur expertise : Ryan Allag, courtier en Art Moderne et Art Contemporain ; Miriam Cendrars, ayant droit de Blaise Cen-
8. Je remercie tout particulièrement Guy Peaudecerf d’avoir mis sa collec-tion personnelle à ma disposition. 9. mariannelemorvan@gmail.com
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