Les 100 mots de l'impressionnisme

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Baptisés ainsi par dérision, les impressionnistes ont bouleversé l’histoire de l’art et posé les jalons de la peinture moderne. Par leurs thèmes de prédilection (les marines, la campagne, les intérieurs feutrés, les gares…), ils ont revivifié un art jusqu’alors dominé par les sujets historiques ou mythologiques. Grâce à leur approche si particulière de la touche et de la lumière, ils ont proposé une manière renouvelée de voir, notamment en se démarquant de la photographie, qui rendit superflue toute reproduction réaliste du monde.
En 100 mots, c’est la grande et la petite histoire de ce mouvement que retrace Jean-Jacques Breton ; où l’on apprend pourquoi, à une lettre près, Monet et Manet ont failli ne pas devenir amis et ce que Les Nymphéas de l’Orangerie doivent à une cataracte mal soignée…

À lire également en Que sais-je ?...
[[Que_sais-je:Les_100_mots_du_marché_de_l'art|Les 100 mots du marché de l’art]], Marie-Aurore de Boisdeffre et Hervé Chayette
[[Que_sais-je:Les_théories_de_l'art|Les théories de l’art]], Anne Cauquelin
[[Que_sais-je:Histoire_de_l'art|Histoire de l’art]], Xavier Barral I Altet

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Date de parution 06 mai 2015
Nombre de visites sur la page 137
EAN13 9782130731047
Langue Français

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QUE SAIS-JE ?





Les 100 mots de
l’impressionnisme





JEAN-JACQUES BRETON


Du même auteur
Le Faux dans l’art. Faussaires de génie, Paris, Hugo Images, 2014.
Louvre insolite. L’autre visage des œuvres, Paris, Hugo Images, 2013.
Vallotton. Il fut lui-même, Paris, Hugo Images, 2013.
L’Histoire de l’art pour les nuls , avec Philippe Cachau et Dominique Williatte,
Paris, First, 2013.
Idées reçues sur les arts premiers, Paris, Le Cavalier bleu, 2013.
Paris à vos pieds. Surprises et découvertes à fleur de pavé, Paris, Parigramme,
2013.
Les Arts premiers, Paris, « Que sais-je ? », 2008 ; rééd. 2012.
Les Arts premiers en jeux, Paris, Ellipses, « Bloc-notes », 2010.
Le Mage dans « La Décadence latine » de Joséphin Péladan. Péladan, un Dreyfus
de la littérature, Lyon, Cosmogone, 1999.À lire également en
« Que sais - je ? »

Marie-Aurore de Boisdeffre, Hervé Chayette, Les 100 mots du marché de l’art,
n° 3883.
Anne Cauquelin, L’art contemporain, n° 2671.
Marie-Ange Bonhême, L’art égyptien, n° 1909.
Michel Feuillet, L’art italien, n° 3852.
Xavier Barral I Altet, L’art médiéval, n° 2518.
Xavier Barral I Altet, Histoire de l’art, n° 2473.
Anne Cauquelin, Les théories de l’art, n° 3353.


978-2-13-073104-7
Dépôt légal – 1re édition : 2015, mai
© Presses Universitaires de France, 2015
6, avenue Reille, 75014 Paris S o m m a i r e
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Du même auteur
À lire également en « Que sais-je ? »
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Introduction
CORPUS
Bibliographie
Index
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Liste des entrées
NotesI n t r o d u c t i o n
Lassés de l’académisme et des retours permanents au classicisme, un certain
nombre d’artistes de la seconde moitié du XIXe siècle ont voulu revivifier l’art en
renouvelant la manière de voir et de représenter la réalité. Les expositions
impressionnistes, depuis la première, en 1874, jusqu’à la dernière, en 1886, en
furent l’expression. Entre-temps, elles auront été les témoins de l’évolution de ce
courant, des tout premiers temps jusqu’à son aboutissement et son dépassement,
d’où est sorti le néo-impressionnisme ou le divisionnisme.
L’impressionnisme, baptisé ainsi par dérision, a été perçu comme un véritable
bouleversement dans la peinture, marquant le tournant qui conduisit à l’art
moderne. Les mouvements et les écoles, comme les organismes vivants, ne
connaissent pas de génération spontanée. Nous verrons qu’il y eut des
précurseurs comme Turner, Jongkind ou les macchiaioli (« tachistes ») italiens.
Cette période, qui s’étendit grosso modo de 1870 à 1900, fut un moment de
transformation importante de la société française, car l’époque contemporaine est
née du Second Empire : les Parisiens d’aujourd’hui vivent dans un paysage
haussmannien, celui que peignit Caillebotte ; le chemin de fer, qui inspira
beaucoup les impressionnistes, semble abolir les distances, et un procédé
technique, la photographie, permet de reproduire la réalité, privilège jusqu’alors
réservé à l’artiste.
Il resta à celui-ci l’exploration d’autres domaines de l’art : c’est pourquoi les
impressionnistes proposèrent des visions nouvelles surgies de leurs recherches
sur la couleur et la lumière. Ces expériences artistiques, en jouant sur la
suggestion des formes, portèrent sur la disparition des contours et du modelé.
Elles privilégièrent l’utilisation des tons clairs et des couleurs pures en refusant
l’usage du gris et des tons intermédiaires. De ce fait, la lumière prit un éclat
nouveau. Les motifs ne seront plus tirés de la mythologie ou de l’histoire
grécoromaine mais puisés dans l’époque contemporaine.
L’impressionnisme est devenu le courant pictural le plus célèbre du monde. On
n’en a pourtant jamais fini d’en éclairer les abords : voici « 100 mots » qui peuvent
modestement y contribuer.