Bosch

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Hieronymus Bosch (S’Hertogenbosch, 1450 – 1516)
Né au milieu du XVe siècle, Jérôme Bosch fait l'expérience d'un monde pris dans les luttes religieuses, où les valeurs médiévales
traditionnelles commencent à s'effondrer. Les travaux du peintre sont autant de visions de cette décrépitude morale de l'homme qui se détourne des enseignements du Christ. Autour de ces thèmes, Bosch compose des scènes d'où surgissent de nombreuses figures monstrueuses, difformes et effrayantes.

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Date de parution 08 mai 2012
Nombre de lectures 0
EAN13 9781780426907
Langue Français

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Virginia Pitts Rembert
Bosch
Virginia Pitts Rembert
BOSCH
Hieronymus Bosch et la « Tentation » de Lisbonne : un point de vue du troisième millénaire
Auteur : Virginia Pitts Rembert Traduction : Karin Py et participation de Yassana Croizat
ISBN 978-1-78042-690-7
© Parkstone Press Ltd, New York, USA © Confidential Concepts, worldwide, USA © Kingdom of Spain, GALA-Salvador Dali Foundation / Artists Rights Society, New York, USA / VEGAP, Madrid
Tous droits d'adaptation et de reproduction réservés pour tous pays. Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d'établir les droits d'auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d'édition.
Sommaire
Préface Introduction
Chapitre I :Eclairage sur différentes études de Bosch Chapitre II :L’Interprétation de Franger Chapitre III :Franger et les suivants Chapitre IV :Une Vue plus prosaïque Chapitre V :Saint Antoine et le Diable Chapitre VI :Le Triptyque de Lisbonne Conclusion
Notes Bibliographie Liste des illustrations
7 13
17 33 71 91 121 195 247
250 252 254
6
Préface
On a appelé l’Histoire un « flot continu », bien que les hommes insistent pour lui attribuer des divisions arbitraires. Quoique les segments que constituent les heures, les mois et les années aient peu de signification en tant que tels, à part leur aspect pratique, nous leur attribuons une grande importance, surtout quand ils se mesurent en siècles et en millénaires. Les Français ont une expression — « fin de siècle » — pour désigner le malaise qui s’empare d’eux à ce moment-là. Un changement de millénaire revêt encore plus d’importance, surtout depuis que le Christ promit de revenir sur terre à la fin des mille premières années suivant sa mort afin de juger les croyants et les incroyants. A l’approche de l’an mil, les gens crurent que le Jugement prédit par le Christ était imminent. Quand rien ne se produisit en l’an 1000, le chroniqueur et moine clunisien Raoul Glaber écrivit : « Partout dans le monde, on a assisté à la reconstruction des basiliques. Bien que la plupart aient été bien établies et nullement dans le besoin, les peuples de la Chrétienté ont rivalisé entre eux pour en ériger de plus nobles encore. C’était comme si la terre entière, s’étant débarrassé des vieux oripeaux en se secouant, avait revêtu partout un blanc manteau d’Eglise. Ensuite, tous les fidèles améliorèrent la plupart des sièges épiscopaux, ainsi que les monastères consacrés aux différents saints et, dans les villes, les lieux de prière de moindre importance. »
1. Pieter Jansz Saenredam (1597-1665),
Chœur de Saint-Jean à Bois-le-Duc,
dessin, British Museum, Londres.
2. Pieter Jansz Saenredam (1597-1665),
Vue de Bois-le-Duc avec l’église
Saint-Jean, 1632, Musées royaux des
Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles.
7
PREFACE
3. La Cathédrale de saint-Jean,
's Hertogenbosch.
4. Sculpture de la Cathédrale de saint-Jean,
8
's Hertogenbosch.
Le 6 avril 1997, selon le New York Times de la veille, commença aux Etats-Unis le compte à rebours pour la célébration du troisième Millénaire. Tout le tumulte qui accompagnait cette annonce anticipait les célébrations qui devaient prendre place à New York et dans le monde entier à la fin du compte à rebours, le 1er janvier 2000. Les restaurants acceptaient déjà les réservations pour ce soir-là. Partout on entendait des prédictions, sinistres ou favorables, en ce qui concernait la fin du siècle et le début du nouveau. Le Président Clinton, candidat en 1996 du Parti Démocrate, dont le programme e était présenté comme un « pont vers le XXI siècle », faisait encore des prédictions sur le grand futur économique et social de l’Amérique et du monde, futur dont il aiderait à préparer la voie. Tout de même, de pénibles problèmes techniques ont gâché cette vision utopique. Les ordinateurs n’étaient pas prévus pour reconnaître 00 comme 2000 mais comme 1900, laissant craindre des arrêts qui pourraient affecter tant les fonctions gouvernementales du paiement de l'assistance médicale aux personnes âgées que le contrôle du trafic aérien international. En effet, le fait d'oublier de signaler ce problème universel était prédit par certains comme menant à des conséquences mondiales catastrophiques. On voyait apparaître des cultes religieux avec plus de régularité que dans les périodes de « fin de siècle » habituelles. 1980 vit le début des nombreux cultes « survivalistes » qui devaient proliférer lors des deux décennies suivantes, quand un nommé Kurt Saxon, de l’Arkansas, prévint les spectateurs du programme Tomorrow sur NBC, que chacun devait se préparer à quitter le pays et à constituer un arsenal d’autodéfense pour se protéger contre les bandes de maraudeurs qui apparaîtraient à la suite du futur holocauste nucléaire (Arkansas Gazette, 29/7/80).
Les prévisions solennelles de la fin du monde atteignirent leur apogée la plus récente en 1997, lorsque trente-neuf membres du culte « des alliés des ordinateurs » suivirent leur leader, Marshall Herff Applewhite, dans un contrat de suicide devant les transférer dans un vaisseau spatial, probablement dans la traînée de la comète Hale-Bopp. Un essayiste du New Yorker y commente leur mission fantastiquement imparfaite : « Pourtant la science est plus forte aujourd’hui que quand Galilée se mettait à genoux devant l’Inquisition, il reste l’habitude d’une minorité d’esprit, et ce futur est très incertain. Des croyances aveugles gouvernent la période du millénaire, sombre et infini comme l’espace lui-même ». (14/4/97, 32) Beaucoup croient à un destin scientifique et la pensée rationnelle d’être en danger était reflétée dans un article du NYT intitulé « Les scientifiques déplorent l’envol de la raison ». (6/6/95) Scientifiques, docteurs, éducateurs, et autres intellectuels réunis autour du sujet à la New York Academy of Sciences ont déclaré un « appel aux armes » contre les diverses menaces des comportements rationnels. Ceci inclut les traditionnels croque-mitaines, tels les astrologues et les religieux fondamentalistes ; la nouveauté du temps sont les critiques « post-modernistes » de la science pour qui la vérité en science dépend d’un point de vue, et non d’un contenu absolu. Dans un tel environnement, les idées irrationnelles sont présentes dans le commerce populaire. « Remèdes paranormaux », la croyance dans les anges, les expériences « hors du corps » et « d’approche de la mort », ainsi que les enlèvements par les extra-terrestres et les multiples réincarnations sont de plus en plus fréquents.
PREFACE
5. Anonyme,Portrait de Hieronymus Bosch,
c.1550, crayon rouge et noir, dans le
Code d'Arras, 41 x 28 cm,
Bibliothèque municipale, Arras.
9
VORWORT