Camille Claudel
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Description

Camille Claudel) le 8 décembre 1864, et morte le 19 octobre 1943, est une sculptrice et artiste peintre française. Collaboratrice, maitresse et muse du sculpteur Auguste Rodin, sœur du poète, écrivain, diplomate et académicien Paul Claudel, sa carrière est très courte s’interrompt par un internement psychiatrique et une mort quasi-anonyme. Un film (Camille Claudel, 1988) la fait sortir de l'oubli pour le grand public. Son art de la sculpture à la fois réaliste et expressionniste s'apparente à l'Art Nouveau par son utilisation savante des courbes et des méandres. Parmi ses œuvres figurent :Les Causeuses,L'Implorante, réduction en bronze. Jeune Femme aux yeux clos, terre cuite. La Jeune Fille à la gerbe, terre cuite,. LàNiobé blessée, bronze. Paul Claudel à trente-sept ans, bronze. La petite Châtelaine, marbre Profonde pensée, bronze Profonde pensée, La Vague, marbre-onyx et bronze. Et la sublime : La Valse, bronze.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 11 avril 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9781683256830
Langue Français
Poids de l'ouvrage 24 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0014€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Auteur :
Victoria Charles
Mise en page :
Baseline Co. Ltd, Vietnam
© Parkstone Press International, New York, USA
© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Image-Bar www.image-bar.com
Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays. Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 978-1-68325-683-0
Victoria Charles



Camille Claudel
(1864-1943)













« Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente. »
— Camille Claudel
Sommaire
Biographie
Prologue
Chapitre premier
Chapitre deuxième
Chapitre troisième
Chapitre quatrième
Chapitre cinquième
Chapitre sixième
Liste des illustrations
Camille Claudel en 1884
Photographie
Biographie
1864 :   Camille Claudel naît le 8 décembre à Fère-en-Tardenois. Elle est le deuxième enfant de Louis-Prosper Claudel et Louise Athanaïse Cerveaux.
1876 :   Camille modèle ses premières figurines en terre cuite : David et Goliath , Bismarck et Napoléon .
1879 :   C’est vraisemblablement durant cette année que Camille rencontre le sculpteur Alfred Boucher qui reconnaît son talent et tente de convaincre sa famille de la nécessité d’un enseignement académique.
1881 :   À Paris, elle suit des cours de dessin et d’anatomie à l’Académie Colarossi. Paul à treize ans est son premier portrait signé.
1883 :   Rodin supervise la classe de Camille et ses amis dans leur studio rue Notre-Dame-des-Champs. À partir de l’automne, débute sans doute la liaison de Rodin et Camille.
1884 :   Camille intègre l’atelier de Rodin en tant qu’apprentie. Elle devient également son modèle et poursuit son travail en son nom propre : Torse d’une femme voûtée , Mon Frère .
1885 :   Camille devient officiellement la collaboratrice de Rodin et travaille avec son amie Jessie Lipscomb dans son atelier.
1888 :   Rodin loue un studio pour y travailler avec Camille. En raison de leur travail et de la vie qu’ils mènent ensemble, il est difficile d’établir lequel des deux a le plus influencé l’autre.
1894 :   Camille s’éloigne de Rodin et tente de gagner son indépendance dans sa carrière artistique.
1896 :   Mathias Morhardt (éditeur du journal Le Temps ), Mirbeau et Rodin tentent de lui apporter leur soutien en jouant les médiateurs entre elle et les collectionneurs, mais la plupart des arrangements échouent par la faute de Camille.
1898 :   Camille met définitivement un terme à sa relation avec Rodin, elle se détourne de lui et de ses défenseurs.
1900 :   Camille présente trois œuvres à l’Exposition universelle de Paris et rencontre Eugène Blot qui possède une galerie et qui deviendra son représentant et défenseur.
1904 :   Après une longue période de constantes critiques par le public et par sa famille sur sa façon de vivre sa passion, elle est désormais assaillie par le doute.
1905-1906 :   Plusieurs critiques publient des articles détaillés la félicitant pour ses œuvres.
1906 :   Camille manifeste les premiers signes d’isolement et de négligence. Son ami Henri Asselin explique qu’elle détruit systématiquement ce qu’elle a créé tout au long de l’année.
1908 :   En décembre, elle expose seule pour la dernière fois onze œuvres à la galerie Blot.
1913 :   Son père meurt le 2 mars à Villeneuve-sur-Fère. Camille n’est pas présente aux obsèques. Huit jours après, Camille est admise à l’asile psychiatrique à la demande de sa famille.
1914 :   Rodin envoie de l’argent à Mathias Morhardt afin de régler les coûts de son séjour à l’asile. Morhardt suggère à Rodin de réserver une salle de l’hôtel Biron, destinée à l’œuvre de Camille, ce que fait Rodin. Camille est envoyée à l’hôpital de Montdevergues à Montfavet, près d’Avignon.
1915 :   La mère de Camille rompt tout contact avec elle ainsi qu’avec son frère.
1929 :   Le 20 juin, Louise Athanaïse meurt à Villeneuve-sur-Fère.
1943 :   Camille Claudel meurt le 19 octobre et est incinérée le lendemain au cimetière de Montfavet.
Prologue
Bien que le nom de Camille Claudel ait toujours été lié à celui d’Auguste Rodin, son statut d’artiste à part entière est incontestable. C’est en son for intérieur que Camille puisa sa force : elle essuya la colère et la désapprobation des membres de sa famille, le refus de Rodin de l’épouser ou encore le rejet de ses travaux par quelques ministres, à l’humeur changeante, qui lui passaient commande avant de se retirer. Cependant, il se dégage de ses sculptures une sensualité et un amour du corps humain qui trahissent avec force les émotions de Claudel. Et, si un nombre important de ses œuvres a disparu ou a été détruit, il en demeure, par chance, suffisamment pour que l’on puisse encore découvrir toute l’essence de sa personnalité.
Chapitre premier
Le 8 décembre 1864, Camille Claudel vit le jour à Fère-en-Tardenois, un village de Champagne. Les habitants de la région, besogneux et conservateurs, étaient soucieux de mener une vie honnête, sous le regard et l’approbation de la société, et la plupart vivait de leur métier de fermier, commerçant ou artisan. Ses parents, Louis-Prosper et Louise Athanaïse Cerveaux, s’étaient mariés en 1860. Louis-Prosper, qui avait suivi l’éducation des Jésuites à Strasbourg, était employé comme receveur de l’enregistrement dans plusieurs villes, dont Bar-le-Duc où Camille fit son entrée à l’École des sœurs de la doctrine chrétienne, en 1870. Bien qu’appartenant à la classe moyenne, les Claudel se considéraient supérieurs aux autres membres de la communauté : le père de Louise Athanaïse avait été physicien, et c’est lui qui avait offert un toit à sa famille dans la commune de Villeneuve-sur-Fère, à huit kilomètres environ de Fère-en-Tardenois. Ils s’y installèrent finalement quatre ans plus tard et, bien qu’ils déménagèrent plusieurs fois au fil des ans, la famille Claudel retourna toujours à Villeneuve-sur-Fère pour y passer l’été.
La sœur de Camille, Louise, naquit en 1866 et son frère Paul, deux ans plus tard. Ce dernier allait devenir un diplomate, un poète et le parent vers lequel Camille allait se tourner durant les périodes de tension. Les relations familiales devinrent souvent tendues et sa mère, une femme pesante, sujette aux émotions, refusa peu à peu de voir sa fille, de lui parler, ou de l’aider. Le soutien que reçut Camille vint principalement des hommes ; au sein de la famille, il s’agissait de son père et de Paul.
Dans ce village d’artisans et d’ouvriers du bâtiment, couvaient continuellement vieilles rancœurs, commérages et médisances. Cette atmosphère mesquine disparut presque totalement lorsque Camille découvrit l’argile utilisée, pour les tuiles, dans la construction des bâtiments de la région. Lorsqu’elle réalisa qu’en plongeant ses doigts dans l’argile, et qu’en la travaillant de ses mains, elle pouvait créer des formes complexes qui gardaient leur structure après avoir été cuites dans le four de la propriété familiale, plus rien d’autre n’eut d’égard à ses yeux. Dès lors, elle obligea les autres – généralement des amis ou des parents – à partager son intérêt, les employant comme collecteurs d’argile, modèles ou préparateurs de plâtre. Mais, à mesure qu’ils se fatiguaient de ses projets, ils disparaissaient lorsqu’ils la voyaient arriver.


Buste d’homme ou Bismark, vers 1881
Bronze, fonte posthume, 27 x 24 x 23,5 cm. Collection particulière


Portrait d’Eugénie Plé, 1881
Huile sur toile, dimensions inconnues. Disparue


Diane, vers 1881
Plâtre, 18 x 10,5 x 7 cm. Collection privée


Paul Claudel à treize ans, 1881
Bronze, 40 x 35 x 22 cm. Musée-hôtel Bertrand, Châteauroux


Torse de femme debout, 1884 (ou 1888 ?)
Bronze, 49 x 16 x 35 cm. Collection Lucile Audouy


Buste de Jessie Lipscomb, vers 1883-1885
Terre cuite, 45 x 23 x 12 cm. Collection R. Elborne


Femme accroupie, 1884-1885
Bronze, fonte posthume (2000), 36 x 36,5 x 24 cm. Collection privée


Torse de femme accroupie, vers 1884-1885
Bronze, 35 x 27 x 20 cm. Collection privée
En 1876, les Claudel déménagèrent à Nogent-sur-Seine, à cent kilomètres de Paris. À ce moment-là, son talent pour le dessin avait déjà été reconnu par ses professeurs d’art, mais elle étudiait également de façon autonome, en utilisant des miniatures et en s’inspirant de vieilles gravures pour sculpter des personnages historiques grecs. De cette période, seules trois œuvres subsistent : David et Goliath , Napoléon et Bismarck . Rapidement, son travail attira l’attention du jeune sculpteur Alfred Boucher, originaire de Nogent, qui vivait à Paris. Boucher venait occasionnellement dans sa ville natale, et lorsqu’il rendit visite à Camille dans son atelier et qu’il découvrit son travail, il y retourna souvent pour lui donner des leçons et les instructions nécessaires.
À Nogent, le développement artistique de Camille fleurissait également sous les conseils de Monsieur Colin, employé par ses parents pour superviser l’éducation de leurs enfants. En leur transmettant de solides connaissances en mathématique, orthographe et latin, Colin procura, aussi bien aux filles qu’à Paul, une meilleure éducation que celle dont ils auraient bénéficié dans les écoles de la région. Ces deux instructeurs, Boucher et Colin, formèrent indubitablement la base du développement artistique et intellectuel de Camille. Cependant, en tant que sculpteur, Camille ne trouvait à Nogent qu’une offre assez limitée en terme d’opportunités. En France, dans la seconde moitié du XIX e siècle, c’était l’école gratuite de dessin pour les jeunes filles, à Paris, qui fournissait aux femmes une formation artistique, laquelle leur permettait de travailler comme professeur ou dans le secteur industriel. En province, il restait encore impossible de suivre les cours d’une école d’art réputée, utilisant des modèles nus.
En 1881, Louis-Prosper fut muté à Wassy-sur-Blaise, mais, soucieux de fournir à ses enfants la meilleure éducation scolaire possible, il procéda à quelques arrangements afin d’obtenir un appartement à Paris. Quelques années plus tard, Paul Claudel livrait une toute autre version de l’histoire. Selon lui, Camille, soucieuse de poursuivre ses études artistiques, les avait suppliés de vivre à Paris, car les femmes étaient admises dans les institutions qui offraient l’accès aux modèles nus ; au XIX e siècle, la faculté de dessiner et de sculpter le modèle nu était le critère selon lequel on jugeait de la totalité du talent artistique. Louise Claudel a probablement fait objection à cet arrangement puisqu’elle préférait la vie à la campagne, stable et centrée sur la famille, vie où les femmes apprenaient les qualités domestiques, se mariaient et fondaient un foyer. Mais pour Camille, il était tout à fait inenvisageable de partir seule, vivre au cœur de Paris pour y suivre des cours.
Ainsi, en 1881, à l’âge de dix-sept ans, Camille Claudel connut sa première expérience de vie parisienne. La ville semblait s’être ravivée à l’idée de son arrivée. Après la guerre tragique de 1870, qui opposa la France à la Prusse et lors de laquelle la France rencontra une défaite cuisante et Paris le siège le plus terrible de son histoire, la République françai

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