Dictionnaire des cinéastes arabes du Moyen-Orient

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Français
298 pages
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Description

Les films arabes du Moyen-Orient (provenant du Liban, d'Irak, Syrie, Palestine, Jordanie et des autres pays du Golfe) sont très souvent ignorés ou mal compris. Il s'agit ici de replacer le cinéma arabe dans un contexte historique, dans une zone constamment déchirée par la guerre et les tensions internes. Voici répertoriés les cinéastes de la région ayant réalisé un long métrage documentaire ou de fiction, plus de 550 oeuvres réalisées par 250 réalisateurs.

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Date de parution 01 janvier 2012
Nombre de lectures 34
EAN13 9782296479777
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Dictionnaire des cinéastes arabes
du Moyen-Orient
Collection Images plurielles dirigée par Olivier Barlet (cinéma) et Sylvie Chalaye (théâtre)
Face à la menace de standardisation occidentale, la collection Images pluriellesse donne pour but de favoriser la recherche, la confrontation et l’échange sur les scènes et écrans œuvrant de par le monde, dans les marges géographiques aussi bien que dans la marginalité par rapport aux normes dominantes, à une pluralité de l’image. Elle est ouverte aux champs de l’écriture, de l’esthétique, de la thématique et de l’économie pour le cinéma, l’audiovisuel et le théâtre. Elle privilégie, hors de toute chapelle de pensée, la lisibilité du texte, la liberté des idées et la valeur documentaire.
La liste des ouvrages publiés se trouve en fin d’ouvrage.
Illustration de couverture :Jmour. Encre de chine et peinture acrylique sur toile. © Nja Mahdaoui. Tous droits réservés.
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Roy Armes
Dictionnaire des cinéastes arabes du Moyen-Orient
Traduit de l’anglais par Marie-Cécile Wouters
L'Harmattan
Pour Annie
Mais nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. Espoir de libération et d’indépendance. Espoir d’une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l’école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d’amour et de paix. Merci pour porter avec nous le fardeau de cet espoir. Mahmoud Darwich
Avant-propos
Comme son prédécesseur, leDictionnaire des cinéastes africains de long métrage/ ÉditionsÉditions ATM  (Paris, Karthala, 2008), ce livre est essentiellement un travail de synthèse, et pour en rassembler les différents éléments, j’ai puisé dans toutes les ressources disponibles de ma bibliothèque personnelle, que j’ai répertoriées dans la bibliographie générale ou à la fin de la chronologie relative à chaque pays. Les principales publications sur lesquelles je me suis appuyé, et qui contiennent toutes plus d’informations sur les différents films que l’on ne peut en mentionner ici, sont, dans l’ordre de leur publication : Hassan Abû Ghanima, « Trente films palestiniens » et « Filmographies », dans Guy Hennebelle et Khémais Khayati (éd),La Palestine et le cinéma (Paris : E.100, 1977) ; Claude-Michel Cluny,Dictionnaire des nouveaux cinémas arabes,Paris, Sindbad, 1978 ; Shakir Nouri, « Répertoire chronologique des longs-métrages irakiens (1945-1985) », dansÀ la recherche du cinéma irakien, 1945-1985, Paris, Éditions L’Harmattan, 1986 ; Ibrahim al-Ariss, Mouny Berrah, Claude Michel Cluny, Jacques Lévy et Yves Thoraval, « Dictionnaire de 80 cinéastes » dans Mouny Berrah, Jacques Lévy and Claude Michel Cluny (éd),Les Cinémas arabes, Paris, Editions Cerf / Institut du Monde Arabe, 1987 ; Alberto Elena,El Cine del tercer mundo : Diccionario de realizadores, Madrid, Ediciones Turfan, 1993 ; Andrea Morini, Erfan Rashid, Anna Di Martino et Adriano Aprà,Il cinema dei paesi arabi, Venise, Marsilio Editori, 1993 ; Hady Zaccak, « Filmographies », dansLe Cinéma libanais : itinéraire d’un cinéma vers l’inconnu (1929-1996), Beyrouth, Dar el-Machreq, 1997 ; Sergio Di Giorgi et Joan Rundo, « 1970-1998 : Filmografia essenziale », dansUna Terra promessa dal cinema : Appunti sul nuovo cinema palestinese, Palermo, Edizioni della Battaglia / La Luna nel Pozzo, 1998 ; Rebecca
Hillauer,Encyclopedia of Arab Women Filmmakers, Le Caire, The American University in Cairo Press, 2005 ; Hamid Dabashi, « A Selected Filmography of Palestinian Cinema (1927-2004) », dansDreams of a Nation : On Palestinian Cinema, Londres, Éditions Verso, 2006 ; Rasha Salti, « Filmmakers’ Biographies » dansInsights into Syrian Cinema : Essays and Conversations with Contemporary Filmmakers;East, 2006 , New York, Rattapallax Press / Arte Nurith Gertz et George Khleifi, « Filmography », dans Palestinian Cinema : Landscape, Trauma and Memory, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2008. Aussi incontournables sont les publications :Adhoua : lumières du cinéma;, Palaiseau, 1980-1981, quatre numéros CinémArabe, Paris, 1976-1979, douze numéros ;Images Nord-Sud;, Paris, 80 numéros, à partir de 1988 International Film Guide, Londres, 1964-2006, 2008-2009 ; et les catalogues et les sites Web des festivals de film :Arab Film Festival, Los Angeles, chaque année, à partir de 1997 ;ArteEast Touring Program – Lens on Syria, Etats-Unis, 2006 ;Biennale des cinémas arabes, Paris : Institut du Monde Arabe, 1992, 1994, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004, 2006 ;Damascus International Film Festival;, Damas, tous les ans à partir de 1979 Dubai International Film Festival, Etats Arabes Unis, à partir de 2004 ;Emirates Film Competition, Etats Arabes Unis, chaque année à partir de 2001 ;Festival du film arabe;, Paris L’association pour le film arabe, 1983-87) ;ImagesFestival : du monde arabe;, Paris, Institut du Monde Arabe, 1993) Il cinema dei paesi arabi/, Quarta edizione Arab Film Festival, Fourth Edition, Naples, Fondazione Labatorio Mediterraneo, 1997 ; Jordanian Short Film Festival, Amman, chaque année ; Journées cinématographiques de Carthage, Tunis, tous les deux ans, à partir de 1966 ;La semaine du cinéma arabe, Paris, Institut du Monde Arabe, 1987 ;London Palestine Film Festival, Londres, Palestine Film Foundation, 2005, 2006, 2008, 2010 ;Middle East International Film Festival, Abu Dhabi, chaque année à partir de 2007. Les statistiques relatives à la superficie, à la population et au produit intérieur brut (PIB) des différents pays sont tirées de
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sept « Fiches Pays » publiées en supplément quotidien du journalThe Guardianen 2009. Je dois énormément à Martine Leroy qui m'a permis d'accéder à sa base de données sur le cinéma du Moyen-Orient. Parmi les autres personnes envers lesquelles j’ai une dette toute particulière pour les informations et les encouragements qu’elles m’ont généreusement dispensés figurent : Abdalla Mohammed Bastaki, Hazim Bitar, Haim Bresheeth, Hana El Hirsi, Lina Khatib, Jaffar Mahajar, Maysoon Pachachi, Rasha Salti, et Ros Shotter. Je remercie aussi tout particulièrement Dee Mortenson, June Sillay et Sarah Brown chez Indiana University Press. Par ailleurs, je remercie vivement le Leverhulme Trust, lequel m’a permis de financer le présent dictionnaire et son prédécesseur, leDictionnaire des cinéastes africains de long-métrage. En dépit de tous mes efforts pour vérifier les différentes informations, des erreurs et des omissions sont inévitables dans un travail de cette nature. Aussi, les remarques des lecteurs qui pourraient permettre d’en corriger les fautes et d’en combler les manques sont-elles les bienvenues.
Plan du livre
Le plan du dictionnaire lui-même est, je l'espère, suffisamment explicite. L'introduction cherche à replacer le cinéma dans son contexte historique. Dans une zone comme le Moyen-Orient, constamment déchirée par la guerre et les tensions internes, il me semblait essentiel de décrire avec précision la situation contextuelle, dans la mesure où celle-ci a eu une profonde influence sur le travail de tous les cinéastes et a également donné lieu à la production d'un grand nombre de films documentaires engagés. La première partie comporte une liste alphabétique des cinéastes ayant réalisé au moins un long-métrage documentaire ou de fiction que l'on peut considérer comme des cinéastes arabes du Moyen Orient. En ce qui concerne le traitement de réalisateurs spécifiques, je me suis efforcé d'être aussi souple et large que possible, et j'ai de nouveau adopté les définitions très libérales utilisées par des festivals tels que les Journées cinématographiques de Carthage (JCC), à Tunis, ou le Festival du Film arabe de Los Angeles (AFF) pour définir ce que sont un « réalisateur arabe » et un « film arabe ». J'ai donc retenu le travail de réalisateurs arabes nés ou vivant en exil, et dont les œuvres reflètent les problèmes posés par l'émigration, que cela se passe en Europe, au Canada ou aux Etats-Unis, tout en excluant – autant que possible – les cinéastes européens ou nord-américains sans liens de naissance directs avec le Moyen-Orient. Dans un contexte où de si nombreux réalisateurs vivent et travaillent au-delà des frontières nationales, même au Moyen-Orient, j'ai suivi la manière dont ceux-ci se définissaient eux-mêmes et j'ai choisi de les classer selon leur nationalité propre, ou celle de leurs parents, plutôt que d'après leur lieu de naissance, de travail ou de résidence. Le résultat, au moment de
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