Le petit James Bond illustré par l'exemple

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James Bond ne doit pas seulement son succès à sa prestance, son courage, ses gadgets, ni même aux ravissantes Girls qui l'entourent ; il le doit aussi à ses dialogues. Percutants, incisifs, surprenants, ils constituent un festival de mots d’esprit et de références en tous genres. Capable de piques volontairement réactionnaires ou misogynes, 007 sait aussi faire preuve d’autodérision, tout en restant attaché à son métier et à son pays.
Voilà ce que révèle cet ouvrage, le premier du genre à analyser les dialogues de Bond, de ses comparses et de ses ennemis. Une plongée à la fois pertinente et réjouissante révélant au passage les nombreuses références littéraires, historiques, politiques… d’un James Bond plus cultivé qu’il n’y paraît.

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Date de parution 13 novembre 2015
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EAN13 9782369423164
Langue Français

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LE PETIT
JAMES BOND
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LE PETIT
JAMES BOND
Illustré par l'exemple
Par Philippe
DURANT
nouveau monde
éditionsPetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page4PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page5
« Nom : Bond
Prénom : James
Taille : 1,83 m
Poids : 76 kilos
Corpulence : svelte
Yeux : bleus
Cheveux : noirs
Cicatrice au travers de la joue droite
et sur l’épaule gauche. Trace de
chirurgie réparatrice au dos de la
main droite. Excelle au tir au pistolet,
à la boxe, au lancer de couteau.
Langues : français et allemand.
Fume énormément (NB : cigarettes
spéciales avec trois bandes d’or).
Vices : boisson, mais sans excès.
Femmes.
N’est pas considéré comme susceptible
de se laisser corrompre. En général
se bat avec acharnement et est très
résistant à la douleur. »
Rapport officiel du SMERSH
(Bons baisers de Russie, Plon, 1963)PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page6PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:49 Page7
« James Bond est né à Goldeneye, le troisième mardi du mois de
janvier 1952 au moment où Ian Fleming venait de finir son
petit-déjeuner et avait encore devant lui dix semaines de ses
quarante-trois ans de célibat. Il avait déjà nagé jusqu’au récif et
portait un short blanc, une chemise de plage de couleur vive de chez
Antonio à Falmouth et des sandales de cuir noir. Il remonta du jardin
pendant que Violet retirait le couvert du petit-déjeuner, ferma la porte
de la grande salle de séjour, baissa les stores et s’installa à son bureau
américain brun foncé avec son étui à cigarettes en or oxydé,
sa machine à écrire portative Imperial vieille de vingt ans et une rame
de papier machine de qualité supérieure qu’il avait achetée dix jours
plus tôt dans un magasin de Madison Avenue. »
John Pearson,
La vie de Ian Fleming, Plon, 1967PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page8
LES MOTS DE BOND
ames Bond est le personnage de fiction sur lequel on a le plus écrit.
Assurément plus que Sherlock Holmes, autre héros britannique. DesJ dizaines de livres et de magazines ont été publiés à son sujet. Passant
tout au tamis : ses voitures, ses missions, ses voyages, ses Girls, ses
gadgets, ses méchants, ses alliés, ses interprètes, ses habitudes vestimentaires,
ses repas, etc. Chacun de ses films a été décortiqué, chaque tournage a été
raconté par le menu. Qui veut s’intéresser de près à 007 se retrouve
confronté à une montagne de documentation au milieu de laquelle
grouillent quelques analyses plus ou moins pertinentes.
Tout ? Non, car un aspect pourtant essentiel du personnage et de son
univers est resté oublié, presque passé sous silence : ses répliques ! On sait
que James est homme d’action, on oublie aussi qu’il est homme de mots.
Et parfois de bons mots ou de jeux de mots. Il parle. Pour interroger, pour
comprendre, pour séduire. Au moins une de ses répliques est passée dans
la postérité (« Bond. James Bond »)… Mais c’est oublier toutes les autres.
Elles permettent pourtant de mieux comprendre le personnage – et son
entourage – et, a fortiori, de mieux apprécier ses films. Les références y sont
nombreuses, les clins d’œil aussi. Grand nombre de ces phrases fonctionnent
comme des portes ouvertes sur d’autres mondes.
Après plus de cinquante années de bons et loyaux services secrets, il est
grand temps de se pencher sur ces dialogues. De s’y arrêter quelques
minutes afin d’en apprécier le suc ou d’en comprendre le sens caché. Afin,
surtout, de constater que ces dialogues pèsent eux aussi de tout leur poids
dans le succès planétaire et durable de James Bond 007.
J’admets que le travers qui pousse à s’intéresser aux mots plus qu’aux
images paraît bien français. Mais les mots en disent long, ils sont là pour
ça. Pour autant il ne s’agit aucunement de verser dans l’analyse linéaire
mais de goûter ces phrases qui font partie intégrante de l’univers bondien.
Et de les éclairer par des réflexions de Ian Fleming mais aussi d’acteurs (et
d’actrices !) et de réalisateurs intimement liés à 007*.
Bien qu’ayant vu tous les films de James dans leur version originale, j’ai
privilégié, pour ce livre, les versions françaises. Normal : ce sont celles quiPetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page9
Introduction 9
ont touché le plus de spectateurs dans l’Hexagone. De plus, à l’origine,
seules quelques très rares salles parisiennes osaient présenter Bond en VO.
Donc le public francophone a grandi, mûri, vieilli même, au son de phrases
dites dans la langue de Molière, oubliant parfois que James est un agent
on ne peut plus britannique (même si ses liens avec la France sont patents).
Néanmoins, la comparaison entre la VF et la VO ne manque pas d’intérêt. On
constate d’emblée que de nombreuses phrases n’ont pas eu le privilège de
franchir le Channel. Ainsi des ordres donnés à des hommes de main sont
souvent passés sous silence (tel est particulièrement le cas dans Moonraker…
pourtant tourné en France). Mais aussi des passages « touristiques » (un
pont d’Amsterdam dans Les diamants sont éternels) voire, carrément, des
réflexions de personnages plus ou moins importants. Dans la VO, à la fin de
Tuer n’est pas jouer, une journaliste demande à Kara si elle compte rester
en France.
D’autre part cette comparaison permet de mettre le doigt sur les dérives de
la traduction. Plusieurs références changent pour cesser d’être
anglosaxonnes et devenir bien françaises. Parfois, la traduction patauge avant
de trouver sa vitesse de croisière (tel est le cas pour le fameux vodka-Martini
qui, en français, subit bien des déboires). J’ai tenu à souligner ces écarts
quand besoin s’en faisait sentir.
Au final il s’agit bel et bien d’un regard inédit sur James Bond. Une manière
nouvelle de pénétrer son univers, donc de se sentir plus proche de l’agent
secret le plus célèbre du monde.
Philippe Durant
* Quand les sources ne sont pas précisées, les interviews proviennent des dossiers de
presse ou de rencontres personnelles.PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page10PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page11PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page12PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page13
A
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14 Le petit James Bond illustré par l’exemple
AFRIQUE DU SUD
Environ 80 % des diamants du monde proviennent de
l’Afrique du Sud. La plupart sont extraits de puits de
glaise diamantifères à des profondeurs allant jusqu’à
près de 1 000 mètres.
Sir Donald à James Bond, Les diamants sont éternels
e sir Donald, éminent fonctionnaire du gouvernement britannique,
est sans doute un expert mais ses informations se révèlent erronéesC ou incomplètes. Au moment où il fait cette déclaration, en l’an de
grâce 1971, l’Afrique du Sud n’est aucunement le principal fournisseur de
diamants et sûrement pas à un pourcentage aussi élevé. Elle est alors
devancée par le Congo (actuelle République démocratique du Congo) et sa part
de marché n’excède pas les 20 %.
Depuis, les choses ont beaucoup changé, avec l’émergence du Bostwana
qui se dispute aujourd’hui la plus haute marche du podium avec la Russie.
Par contrecoup, l’Afrique du Sud doit se contenter d’une modeste sixième
place (10 % de la production mondiale).
Il faut toujours se méfier des experts, c’est pourquoi James Bond ne les
écoute que d’une oreille distraite.
À noter que Les diamants sont éternels est l’unique film bondien se déroulant
(en partie) en Afrique du Sud (même si toutes les scènes furent en réalité
tournées dans les très britanniques studios de Pinewood). PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page15
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VODKA-MARTINIALCOOL
– Je prends toujours un verre le matin. Vous devriez
essayer.
– C’est mauvais pour le foie.
Osato et James Bond, On ne vit que deux fois
n ne sait pas trop où Osato a été ramasser ce principe faussement
médical. S’agit-il d’un adage nippon ? D’un dicton familial ? D’un pré-O cepte religieux ?… D’autant que ce pourvoyeur de conseils douteux
ne précise ni de la nature de l’alcool ni sa quantité. D’où la réaction, censée,
de James. Car s’enfiler une bouteille de saké tous les matins se révèle vite
nocif non seulement pour le foie mais aussi pour les neurones qui partent
en capilotade. La réticence de Bond paraît, donc, amplement justifiée.
Pourtant il n’est pas le dernier à lever le coude. On connaît son penchant pour
les vodkas-Martini mais aussi pour les champagnes.
Ces derniers se doivent d’être français : Dom Pérignon, Bollinger, Taittinger.
Le Dom Pérignon est présent dès la première aventure : « C’est un Dom Pérignon
55, ce serait dommage de briser cette bouteille. » Déclaration faite non par
Bond mais par le très calme Dr No constatant que son invité s’apprête à
fracasser ladite bouteille sur le crâne de l’un de ses gardes (vu l’épaisseur
du verre, c’est ledit crâne qui risque de se fendre). Français également,
certains vins que 007 affectionne : Lafite Rothschild et Mouton Rothschild.
En règle générale, James sait se tenir. Pas du genre à rouler sous la table
ni à entonner des chansons paillardes après quelques verres. Et pourtant !
Dans Quantum of Solace, James profite d’un voyage en avion pour se murger,
ou presque. Il ne sait pas ce qu’il boit mais il s’en met six d’affilée derrière
la cravate. Sans présenter de réels signes d’ébriété.
Soucieuse du bien-être des agents secrets et des spectateurs de tout poil,
en novembre 2013 la très sérieuse revue médicale britannique BMJ a conclu
que Mr Bond est un alcoolique invétéré ! L’étude – qui porte sur les romans
et non les films – note que 007 encourt un « risque considérable de
développer une maladie du foie, une cirrhose, de devenir impuissant ou d’avoir
d’autres problèmes de santé liés à l’alcool, ou encore de se blesser
sérieusement et de mourir en raison de son alcoolisme ». Un exemple à ne pas
suivre, donc. PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page16
16 Le petit James Bond illustré par l’exemple
AMABILITÉS
Pute !
Jinx à Miranda Frost (qu’elle vient de tuer), Meurs un autre jour
Espèce de cancrelat minable.
Natalya Simonova à Boris, GoldenEye
– Bienvenue aux écuries Auric, M. Bond (à propos de son
cheval)… C’est un bel animal, n’est-ce pas ?
– Il est certainement mieux élevé que son maître.
Auric Goldfinger et James Bond, Goldfinger
Ce type-là restera froid, même si une femme posait ses
fesses sur son nez.
Anna (au sujet de Boris), Goldfinger
– Elle vous adore, c’est clair.
– Donnez-moi, je vous prie, l’adresse de votre oculiste.
Marc-Ange Draco et James Bond, Au service secret de Sa Majesté
– Sauf votre respect, M, je ne sais pas si vous avez ce qu’il
vous faut dans le pantalon pour faire votre boulot.
– Peut-être pas mais c’est mieux que d’avoir tout dans le
pantalon et rien dans la cervelle.
Amiral Roebuck et M, Demain ne meurt jamais
– M ?
– Morue.
Le psychiatre et James Bond, SkyfallPetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page17
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e monde dans lequel évolue James Bond est fait de violence.
Essentiellement physique. Parfois verbale. Les protagonistes n’en sont pasL encore réduits à se complaire dans un langage de charretier mais, parfois,
certaines « amabilités » volent, plus ou moins haut. L’intéressant est que
tout le monde s’y met, autant homme que femme.
M version féminine use d’un franc-parler qui aurait pu faire rougir son
prédécesseur. Elle a le tact de ne jamais s’attaquer à ses employés (quoique James
en prenne souvent pour son grade de commander) mais à des égaux ou des
supérieurs. Dont un amiral… qui a tiré le premier, arguant d’un propos
sexiste et prêtant le flanc à une belle vacherie.
Quant à la réponse que James fait au psychiatre chargé d’évaluer ses
capacités intellectuelles, elle s’explique par le fait que l’agent secret sait
pertinemment que sa supérieure l’observe derrière une glace sans tain. La traiter
de morue n’est certes pas aimable mais dans la version originale, il répond
bitch (que l’on peut traduire au choix par salope ou pute), ce qui l’est encore
moins ! Le terme morue laisse à penser que James connaît l’argot, sinon il
aurait répondu traînée.
De leur côté les « méchants » de service évitent le langage trivial.
Contrairement à certains affranchis, ils se gardent de répéter le mot « fuck » à tout
bout de champ et préfèrent tirer des plans sur la comète que des bordées
d’injures.PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page18
18 Le petit James Bond illustré par l’exemple
AMI
– C’est un ami à vous ?
– Je n’ai pas d’amis.
Camille Montes et James Bond, Quantum of Solace
– J’ai eu très envie que tu te rallies à mon stratagème
mais, néanmoins, j’ai senti que 007 resterait avant tout
fidèle à sa mission, jamais à un ami.
Alec Trevelyan à James Bond, GoldenEye
uand James affirme qu’il n’a pas d’amis, il exagère. Ou il se protège.
Difficile de faire la part entre ses innombrables relations profession-Q nelles, réparties un peu partout dans le monde, et ses véritables amis.
Mais on lui en connaît au moins un : solide, indéfectible et… ancien. Non
citoyen de Sa Gracieuse Majesté mais fils de l’Oncle Sam : Félix Leiter. Agent
de la CIA (momentanément muté à la DEA de Miami et à la lutte antidrogue
dans Permis de tuer), présent dès Dr No et continuant d’apporter son soutien
dans Quantum of Solace (passant étrangement du Blanc au Noir). Félix est
non seulement un ami mais un compagnon d’aventures voire de
mésaventures. Dans Permis de tuer, James assiste à son mariage où il semble
également très ami (en tout bien tout honneur) avec la nouvelle épouse Della
(qui disparaît tragiquement peu après la cérémonie, à l’instar de la propre
femme de 007). Tout le film repose sur les liens de l’amitié et sur le désir
de James de venger ses deux proches. En arrêtant un baron de la drogue,
Leiter provoque le courroux de ses sbires. La réaction ne se fait pas attendre :
les méchants envoient Félix chez les requins et sa récente épouse ad patres
(tragique signe : son cadavre repose sur ce qui aurait dû être son lit de
noces). Son sang ne faisant qu’un tour, Bond décide de les venger en traquant
Sanchez pour le tuer.
Amitié pleinement assumée par l’acteur Timothy Dalton : « Dans Permis de
tuer, James Bond fonctionne à l’indignation et à l’amitié, et exécute non
une mission commandée mais une vengeance personnelle, malgré le
désaveu de ses supérieurs. » (France-Soir du 16 août 1989)PetitJamesBondIllustré-NM_Mise en page 1 14/10/15 18:28 Page19
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MORTARMSTRONG (NEIL)
Faites un grand pas pour l’humanité.
James Bond à Hugo Drax (qu’il expédie dans l’espace), Moonraker
07 aime tourner la mort en dérision. À grands coups de petites phrases
assassines. Il a aussi l’esprit d’à-propos et la référence historique.O Parce qu’il est dans l’espace, il ne peut manquer de faire référence à
la désormais historique citation de Neil Armstrong (1930-2012) qui, le 25
février 1969, fut le premier homme à poser le pied sur la Lune : « Un petit
pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité » (« That’s one small step
for man, one giant leap for mankind »). Une phrase entendue au même moment
par 450 millions de téléspectateurs et d’auditeurs.
ANGLAIS
Le savoir-faire britannique dans toute sa splendeur.
Q à James Bond (parlant de la voiture invisible), Meurs un autre
jour
Vous arrivez à un moment propice qui coïncide avec le
seul apport incontestable de votre pays à la civilisation
occidentale : le five o’clock tea.
Hugo Drax à James Bond, Moonraker
Les Anglais sont d’un naturel prudent.
Georgi Koskov à Brad Whitaker, Tuer n’est pas jouer
Certaines mentalités vous sont étrangères,
vous êtes anglais.
Mélina Havelock à James Bond, Rien que pour vos yeux
Vous m’en excuserez, messieurs, mais n’étant pas anglais,
je trouve parfois que votre sens de l’humour est assez
difficile à saisir.
Hugo Drax à M, James Bond et au ministre de la Défense,
Moonraker