Le roi de cœur

-

Livres
225 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Avant d'évacuer Marville, en 1918, les Allemands dissimulent une charge d'explosifs dans la cathédrale. Avertis, les alliés chargent le soldat Plumpick d'en trouver la cachette. Tous les habitants de cette ville du nord de la France ont déserté leur maison, laissant derrière eux les fous d'un asile et les animaux du zoo. Ces pauvres êtres se débrouillent comme ils peuvent. Les animaux vont et viennent dans les rues tandis que les fous donnent libre cours à leur imagination en s'installant dans les maisons.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 février 2014
Nombre de visites sur la page 32
EAN13 9791022000734
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
couverture
Le Roi de cœur

Scénario : Daniel Boulanger, Philippe de Broca
Réalisation : Philippe de Broca

© Presses Électroniques de France, 2014

Ouverture en fondu. Logo UNITED ARTISTS AN MGM COMPANY. Fondu au noir.

Ouverture en fondu. FILDEBROC (en violet dans un fond entièrement noir) apparaît en même temps que le son d’une cloche claire, début du thème musical du générique. ET LES PRODUCTIONS ARTISTES ASSOCIÉS (en vert) tombe du haut du cadre sur la note suivante et vient se placer sous FILDEBROC en le faisant sursauter. PRÉSENTENT (en violet) sort du cadre par la gauche et vient se placer sous le mot ASSOCIÉS sur le premier son de cloche en faisant trembler de gauche à droite le nom de la production précédente. Noir sur une quatrième note.

Pierre BRASSEUR (en jaune) tombe du haut du cadre et se place au centre bas du cadre sur la même note de cloche. Jean-Claude BRIALY (en bleu) tombe du haut du cadre et vient se placer à hauteur du nom de l’acteur précédent sur la même note, en le poussant un peu plus bas avant que ce dernier ne disparaisse.

Geneviève BUJOLD (en violet) tombe du haut du cadre sur un son de cloche différent, dans le même enchaînement que précédemment. Puis viennent toujours dans le même enchaînement : Adolpho CELI (en vert), puis Françoise CHRISTOPHE (en violet), JULIEN GUIOMAR (en rouge), Micheline PRESLE (en violet), Michel SERRAULT (en bleu), et enfin et Alan BATES (en jaune). dans (en jaune) apparaît en fondu sous le nom précédent dans un son de cloche. Fondu enchaîné.

1. Une image sombre bleutée apparaît, sur laquelle se reflète l’ombre d’une roue qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Un objet noir est en amorce, gauche cadre. Les quatre mots du titre – LE ROI DE CŒUR – (en blanc) tombent rapidement un à un et de manière synchronisée sur quatre notes de carillon et viennent se placer au centre bas du cadre. LE VISA DE CONTRÔLE CINÉMATOGRAPHIQUE se déroule en petites lettres sous le titre. Off, les cliquetis d’un complexe mécanisme cranté d’horlogerie que l’on découvre peu à peu dans un lent panoramique droite/gauche. Off : le son grave d’une cloche. Dans le panoramique, le reste du générique apparaît en blanc au rythme du mécanisme d’horlogerie. Le nom du premier acteur tombe du haut du cadre en même temps que le son d’un cran. Le nom remonte légèrement et redescend de manière synchronisée en disparaissant au profit du nom suivant sur le son d’un autre cran, et ainsi de suite…

Beffroi – ext. nuit

2. Plan moyen en plongée sur l’horloge du beffroi qui indique minuit. Les noms des co-producteurs entrent d’un bloc dans le champ par le bas du cadre. Un lent panoramique ascendant cadre le haut du beffroi. Ce dernier bloc de générique disparaît dans le panoramique dans un effet de volet rentrant sous l’image. Le lansquenet (soldat mécanique à taille humaine vêtu d’une armure) sort du beffroi.

3. Plan rapproché raccord, mouvement en plongée sur le buste du lansquenet qui vient frapper, à l’aide d’un maillet en fer, une cloche en amorce, gauche cadre.

4 = 2. Raccord mouvement, le lansquenet rentre dans son habitacle.

5. Plan rapproché raccord mouvement du lansquenet, de trois quarts dos caméra, rentrant à reculons dans son habitacle. Deux grilles se rabattent sur lui en grinçant.

6. Carton noir : en lettres d’or, texte encadré écrit en lettres anglaises : Octobre 1918. La grande guerre touche à sa fin, les Allemands reculent les alliés avancent. Une petite ville au nord de la France attend sa libération.

Grand-place – ext. aube

7. Plan moyen en contre-plongée sur l’horloge du beffroi qui indique 6 h moins 5 en chiffres romains. Off, des bruits de pas et de sabots de chevaux. Rapide et bref panoramique ascendant faisant apparaître, au-dessus de l’horloge, un soldat allemand perché sur un petit échafaudage, qui déroule un câble qu’il laisse descendre, dans un panoramique descendant, vers quatre autres soldats, vus en plongée. Les quatre soldats enterrent le câble sous les pavés de la grand-place dans un léger panoramique gauche/droite. Un des soldats supervise le travail des trois autres, leur donnant des ordres… Puis, ce dernier se précipite, dans un panoramique d’accompagnement gauche/droite, vers le centre de la grand-place où l’on découvre, dans un plan d’ensemble en plongée et sur une musique grave, un blockhaus vu de biais, sur lequel plusieurs Allemands sont affairés. Deux soldats descendent du blockhaus par un petit pont en bois, droite cadre. Le soldat de la place se met au garde-à-vous au bas du blockhaus, face à son supérieur perché.

Le soldat

(À son supérieur)

Kabel zur Sprengung ausgelegt ?

Hamburger

(L’officier sur le blockhaus, qui se tourne vers lui)

Alles in Ordnung.

Grand-place – ext. aube

8. Plan moyen raccord mouvement sur la plate-forme du blockhaus. Hamburger, un gros lieutenant, gauche cadre de profil, presse quatre soldats, au centre, occupés à bourrer le blockhaus d’explosifs. Un petit wagonnet à bascule est sur le blockhaus, droite cadre.

Hamburger

(À ceux du blockhaus)

So, schnell, schnell, los, los, macht mal…

9. Plan serré en plongée sur les mains de deux soldats qui déposent les explosifs dans le blockhaus.

Hamburger

(Off)

Ya Ya…

10 = 8, à ceux du blockhaus, in.

Hamburger

So, jetzt den Deckel schliessen…

Les deux soldats, droite cadre, referment la trappe du blockhaus. À l’arrière-plan gauche, une charrette tirée par deux chevaux, dont on entend nettement le pas, débouche sur la grand-place et sort du cadre en bas à gauche. Hamburger fait deux pas en avant et se tourne sur la gauche vers le beffroi. Au soldat du beffroi.

Hamburger

Ist oben alles in Ordnung ?

11. Plan moyen en légère contre-plongée sur le soldat perché sur le beffroi.

Le soldat

Ja, ja, Herr Leutnant.

12 = 10. Hamburger se retourne vers les trois soldats du blockhaus qui recouvrent la trappe avec du ciment déversé depuis un wagonnet à bascule, monté sur des mini-rails, puis à l’aide d’une pelle.

Hamburger

Schnell, schnell, los, los…

13. Plan large en contre-plongée sur le blockhaus tandis que la carriole traverse le cadre de gauche à droite, suivie par une troupe de soldats.

Hamburger

… weiter, weiter, los, los…

Panoramique gauche/droite accompagnant au premier plan la troupe de soldats. À l’arrière-plan, Hamburger descend à la hâte du blockhaus par le petit pont et se dirigeant vers le Q. G. de la Kommandantur, où trois soldats décrochent son enseigne.

Escalier Kommandantur – int. jour

14. Panoramique d’accompagnement ascendant sur Hamburger qui monte l’escalier à la hâte tandis qu’autour de lui, les Allemands se dépêchent de quitter les lieux, l’un d’eux décrochant le portrait d’un militaire en haut de l’escalier.

Kommandantur – int. jour

15. Plan américain en travelling avant sur Hamburger, dos caméra, qui marche d’un pas décidé dans une pièce sombre où les Allemands rangent et emballent leur matériel. Hamburger tourne sur la gauche (fin du travelling) et traverse un couloir où l’on aperçoit une religieuse.

Bureau Von Krack – int. jour

16. Plan d’ensemble sur une très grande pièce. Au fond, un feu de cheminée et un grand miroir en amorce. Sur la droite, un bureau de style vu de biais. Au centre de la pièce, le colonel Von Krack, assis sur un fauteuil, une serviette blanche autour du cou, se fait raser la tête par un coiffeur âgé, visiblement du village, habillé en noir. Off, on frappe à la porte.

Von Krack

Herein !

Bref panoramique sur la gauche, Hamburger entre par une grande porte que l’on referme sur lui, rejoint Von Krack, dans un panoramique inverse, et claque les talons près de lui.

Hamburger

Erledigt, Herr Oberst, es war höchste Zeit. Der Feind nähert sich dem Fluß, soll ich die Brücke sprengen lassen ?

Le coiffeur retire la serviette blanche du cou de Von Krack, la dépose sur le bureau et prend un casque.

Von Krack

Noch nicht – Wir verlassen erst die Stadt

Von Krack tire sur son cigare.

Hamburger

Wir geben das Munitionslager auf ?

Von Krack

(Voix sardonique)

Genau das.

Le coiffeur remet le casque dans les mains de Von Krack qui le dépose sur son crâne rasé.

Hamburger

Aber da ist genug drin, die ganze Stadt in die Luft zu jagen !

Von Krack se relève et, suivi de près par Hamburger, se dirige, dans un panoramique d’accompagnement combiné à un zoom avant, vers la fenêtre où tous deux sont cadrés plan taille.

Von Krack

Das Blockhaus geht mit der Stadt hoch, wenn der feindliche Generalstab…

Von Krack se retourne vers Hamburger. 

17. Plan américain sur le coiffeur de profil, près du bureau, tournant le visage vers les Allemands à gauche, la serviette blanche dans les mains. Il ne perd pas une miette de la conversation.

Von Krack

(Off)

hier sitzt auf…

18 = 16, in.

Von Krack

… meinem Platz !

Hamburger

(Gros rire)

Ha ! Ha ! Ha !

Von Krack réajuste son monocle en souriant, heureux de son effet, dirige son regard vers la fenêtre à gauche puis se retourne à nouveau vers Hamburger, le regard plus dur, pour calmer son enthousiasme. Hamburger retrouve immédiatement son sérieux. Soudain retentit la sonnerie du carillon de la grand-place. Von Krack se retourne vers la fenêtre.

19. Plan large sur l’horloge de la place – vue de l’intérieur de la pièce – qui indique 6 heures. En amorce à gauche, le cadre de la fenêtre. Off, son très grave de la cloche.

20 = 18. Von Krack se tourne de la fenêtre vers le coiffeur.

Von Krack

(Avec un fort accent germanique)

Vous avez une bien artistique horloge, Monsieur le Français…

21 = 17. Le coiffeur dans la même position reste sans réaction.

Von Krack

(Off)

… une bien artistique horloge !

22 = 20. Panoramique en plan moyen de gauche à droite. Von Krack revient vers le coiffeur suivi de près par Hamburger. À hauteur du coiffeur à droite, Von Krack au centre se tourne vers Hamburger à gauche et s’adresse à celui-ci.

Von Krack

Die Stadt wind kunstvoll hochgehen. Die Turmuhr gibt mir allerhand Ideen.

(Puis vers le coiffeur à droite)

Le lansquenet frappe à minuit n’est-ce-pas ?

(Le coiffeur acquiesce silencieusement. Von Krack se tourne sur Hamburger à gauche)

Es wird kein Witternacht mehr geben.

Von Krack et Hamburger éclatent de rire. Von Krack se dirige, dans un panoramique d’accompagnement droite/gauche vers la porte du fond. Hamburger lui emboîte le pas.

23. Plan moyen sur un soldat allemand qui survient à ce moment à droite du cadre et se met au garde-à-vous. Il porte une mèche et une petite moustache. C’est Hitler, jeune soldat.

Hitler

Herr Oberst ! Weltanschauung…

Von Krack

(Le coupant)

Später, Adolf, später.

Adolf baisse la tête, pestant. Von Krack sort, aussitôt suivi de Hamburger.

24 = 22. Plan moyen raccord mouvement, sortie de Von Krack, Hamburger puis de Hitler qui referme les portes derrière lui, tandis qu’au premier plan, le coiffeur entre dans le champ à droite, de trois quarts dos, marque un arrêt et se précipite, dans un panoramique d’accompagnement droite/gauche, vers la fenêtre. Il se retourne légèrement vers l’intérieur de la pièce à gauche et regarde par terre.

Le coiffeur

(Songeur)

« Le lansquenet frappe à minuit »…

Puis, il frappe sa main droite dans celle de gauche, comprenant tout, et se précipite vers la droite, sortant du cadre.

Grand-place – ext. jour

25. Plan large sur la place, une charrette sort du cadre à droite laissant apparaître le coiffeur, droite cadre, de trois quarts dos, vêtu d’un chapeau melon et d’une sacoche, qui traverse la place à la hâte et se dirige, dans un panoramique d’accompagnement droite /gauche, vers une maison du fond. Il y a beaucoup d’agitation, les Allemands s’affairent à déménager leur matériel avec les moyens du bord, charrettes et charrettes à bras.

26. Plan moyen sur un bâtiment vu de biais. Le coiffeur attend sur une marche devant une porte close de couleur bleue. Il jette un regard derrière lui lorsque la porte s’ouvre. Le maire apparaît en pyjama.

Le maire

Mais qu’est-ce qu’il y a ?

Le coiffeur

Monsieur le maire, ils vont tout faire sauter.

Le maire

Qui ça ?

Le coiffeur

Mais les Boches ! Faites évacuer la ville.

Le maire

Quoi ? Quoi ? sauter ?

Le coiffeur

Mais le blockhaus, la ville, le pont, tout !…

Le maire

Mais pourquoi ?

Le coiffeur

Vite, vite… Il faut que tout le monde s’en aille.

Le Maire saisit son imperméable et son béret derrière la porte alors que le coiffeur s’éloigne sur la droite.

Le maire

Bon Dieu ! bon Dieu !

Il pose précipitamment son béret sur son crâne, referme la porte, court vers la gauche et sort du cadre.

Le coiffeur

(Courant)

Tout va sauter, tout va sauter !

Dernière de Couverture