Courtes pièces de théâtre pour collèges et lycées non francophones

Courtes pièces de théâtre pour collèges et lycées non francophones

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Français
108 pages

Description

« L’activité théâtrale en classe de langue est un excellent moyen de faire acquérir aux apprenants des compétences langagières et de pratiquer, dans notre cas, la langue française. C’est un jeu de rôle de haut niveau. Ainsi, cet ouvrage s’adresse aux enseignants, aux parents et aux décideurs en matières des politiques éducatives, pour que soit accordé au théâtre la place qu’il mérite. Il permet d'aider les enseignants, qui ont une approche parfois difficle du théâtre, à aborder cet art en classe de langue. Ce livre propose une méthodologie claire et facile d’utilisation. L’avenir déterminera l’efficacité de l’utilisation de cet ouvrage.»


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Date de parution 31 juillet 2018
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EAN13 9782414218189
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-21816-5
© Edilivre, 2018
PréfacE
Cet ouvrage a pour but d’encourager la pratique du théâtre dans les écoles nigérianes et, plus particulièrement, en classe de langue. Il est constitué de cinq petites pièces de théâtre en français facile mais s tandard, destinées à être jouées par les élèves de l’école secondaire, sur la plateforme des Compétitions Interscolaires organisées chaque année par l’Association Nigériane des Professeurs de Français (La NAFT), à l’époque où j’enseignais le français à l’é cole secondaire. Toutes ont gagné, chacune à son époque, au moins un prix, soit au niv eau de l’État, soit au niveau fédéral, ou les deux. Par exemple,Le Polygamea été joué par INNOVATIVE PRIVATE SCHOOL et a gagné le premier prix au niveau de l’Ét at du Borno, puis le premier prix à la finale de la compétition Interscolaire au niveau national en l’an 2001 à Uyo, la capitale de l’État d’Akwa IGbon.Ne vendez pas vos filles a été joué par GOVERNMENT SECONDARY SCHOOL KONDUGA en 1988. Cette pièce a remporté le premier prix au niveau de l’État du Borno, puis le quatrième prix au niveau national à Calabar, dans l’État de Cross-Rivers.On ne badine pas avec Oncle Mass a été joué par BRIGADIER MAIMALARI DAY SECONDARY SCHOOL en 199 9. Tout commeNe vendez pas vos filles,pièce a gagné le premier prix au niveau de l  cette ’État, puis quatrième au niveau national à Damaturu, la capital e de l’État de Yobe.Yassifa et la loi DivineElle a remporté leété joué par INNOVATive PRIVATE SCHOOL en 2004.  a premier prix aussi bien au niveau de l’État du Born o qu’au niveau national à Ibadan, la capitale de l’État d’Uyo.Les Nouvelles Démocraties a été joué par BRIGADIER MAIMALARI DAY SECONDARY SCHOOL en 1998, et a gagné le premier prix au niveau de l’État du Borno. Toutes ces pièces ont ét é écrites entre les années 1988 et 2005, en tenant compte du contenu du syllabus of ficiel. Chaque pièce était conçue pour être jouée selon le règlement en vigueur, mis en place par les autorités de la NAFT de l’époque. Entre autres, chaque pièce ne dev ait pas durer plus de quinze minutes. Le nombre d’acteurs sur scène ne devait pa s dépasser douze élèves, représentant une et une seule école inscrite dans l a liste publiée par le bureau exécutif de la NAFT. Les thèmes abordés correspondent aux ex périences personnelles des enfants africains en général, et nigérians en parti culier.
PERSONNAGES :
Lepolygame (Une adaptation de J.-M. Kankan)
Ma’aji :Le mari de Lamy et Ana Lamy :La coépouse d’Ana Ana :La coépouse de Lamy
L’action se passe dans la cour du domicile familial. Ma’aji est ivre, il a beaucoup bu. Il entre avec, dans ses mains, une bouteille de biè re. Il s’adresse au public depuis le portail.
Peuple, oh !
Ouiiii.
Peuple !
Ouiiii.
Ma’aji (s’adressant au public en l’appelant « peuple »)
Public
Ma’aji
Public
Ma’aji
Vous savez ? Mon père me disait toujours : « si tu veux voir la nudité de la tortue, sois seulement polygame. Car, en général, quand tu as une femme, tu as un problème. Quand tu as deux femmes, tu as deux gros problèmes. Quand tu en as trois, c’est l’enfer. Quand tu en as quatre, c’est la mort. Est- ce que vous savez que… (Il ne finit pas la phrase, et il avance vers le milieu de la co ur en chantonnant. Il s’y arrête.) Ma’aji
Ana ! Ana !
Na’aam !
Ana
Ma’aji Viens. C’est ton joli bébé préféré qui t’appelle. V iens.
Lamy(arrive)
Hé, Ma’aji ! Très tôt le matin comme ça, avec une b outeille de bière ? Ma’aji
À la santé !
Lamy À la santé avec qui ? Regarde-moi un homme comme ça . Ma’aji
Quoi ?
Lamy
Je dis que, hein, tu es un soûlard, un ivrogne.
Ma’aji
Va là-bas (le coupe-t-il) ! Tu m’as déjà acheté une bière ?
Lamy(Elle fiasque).
Ma’aji
Je demande si tu m’as déjà… acheté… une bière ?
Ana
Lamy, laisse seulement. On va faire comment ? Après tout, il reste notre mari.
Lamy
Quel mari ? Tu le soutiens même, pourquoi ?
Ma’aji (après avoir galpé un coup)
Ana ! Il y a quelque chose à manger ?
Ana
Oui… assieds-toi… Que je te serve à manger. (Elle apporte à manger. Dès qu’elle pose le plat devant Ma’aji, Lamy arrach e le plat).
Lamy
Là, alors tu mens. Tu ne peux pas manger cette bouf fe. (Elle arrache tout le plat, Ma’aji tente de le reprendre).
Hé ! Hé ! Mais… Arrête, arrête !
Ma’aji
Lamy (coupe)
Quoi, tu sors le matin, tu ne nous laisses pas l’ar gent pour la ration, tu ne te soucies pas de tes enfants. Et maintenant, tu veux manger… D’abord, cette bouffe que tu veux manger, tu sais d’où ça vient ? Est-ce que tu sais qui nous a donné l’argent pour acheter cette bouffe ?
Regardez-moi cette… pétasse !
Ma’aji (très en colère)
Lamy
Moi, pétasse ? Pourquoi alors tu m’as épousée ?
Ma’aji
Regardez-moi ça ! (Menaçant Lamy.) Si je me fâche, tant pis pour toi.
Lamy
Oh ! Fâche-toi, non !
Ma’aji (avec force et rapidité)
Je te dis que si je me fâche, tant pis pour toi.
Fâaache-toi !
Hein ?
Lamy
Ma’aji
Lamy
Hum ! Monte sur ton nez, (elle parle en prenant la direction de sa chambre) là, on saura que tu es vraiment fâché (elle entre dans sa chambre). Ma’aji Je demande, hein, c’est dans quelle école que tu es allée apprendre ton imbécillité ?
Lamy (avec un ton menaçant)
Je ne m’amuse pas avec toi, hein. Je ne m’amuse pas . Tu comprends, non ?
Ma’aji Ngmbein, Ngmbein, Ngmbein… Est-ce que tu es vraimen t allé à l’école ? Ah ! Va là-bas (il fiasque). Lamy (parlant vite d’une manière énervée) Toi-même, tu as fréquenté l’école ? Tu as quel dipl ôme ? Ma’aji (se vantant) Moi, j’ai été formé en Occitan, tout comme Alhaji Z umbabe ! Je suis… Lamy
Alhaji Zumba… Zumba… Zumba… Zumbabwe…
Non, Alhaji Zimbabwe…
Ana
Lamy (coupe) Ferme ta bouche. C’est à toi que je parle ? (Elle f iasque…). D’ailleurs, Occitan ou Excitant, ça ne m’intéresse pas. Foutez-moi le camp avec votre Alhaji Zumbabe. (Elle sort)
Ana, reste tranquille.
Ma’aji
Ana Ah ! Moi, je suis tranquille, est-ce que… j’ai des problèmes, dans ma vie ? Ma’aji
Je suis allé voir Alhaji Zumbabe. Tu sais qu’il me devait de l’argent ? Ana
Oui, oui, je me souviens.
...