Galle

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200 pages
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Description

Une icône dans le mouvement Art Nouveau, Émile Gallé (1846-1904) a cherché à montrer la beauté et la simplicité de la nature dans ses oeuvres en verre. Ses créations, appelées « Poésie de verre », vont de la poterie, aux bijoux et au mobilier. Tout ce que Gallé a produit contient une trace de sa grande technicité qui reflète son innovation artistique et ses compétences créatives. Cet ouvrage révèle la beauté et l’ingéniosité dont Émile Gallé a su faire preuve dans son oeuvre.

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Date de parution 25 novembre 2014
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EAN13 9781785250279
Langue Français

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Émile GALLÉ
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Auteur : Émile Gallé
Mise en page : Baseline Co. Ltd 61A63A Vo Van Tan Street e 4 étage District 3, Hô Chi MinhVille Vietnam
© Confidential Concepts, worldwide, USA © Parkstone Press International, New York, USA ImageBar www.imagebar.com
Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays. Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 9 7 8 -1 -7 8 5 2 5 -0 2 7 -9
Émile Gallé
Émile Gallé
Sommaire
Introduction
L’Amoureux de la nature
Le Maîtreverrier
L’Artiste officiel
Le Décorateur
Biographie
Liste des illustrations
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11
51
71
123
191
194
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INTRODUCTION
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Pot, vers 1878. Faïence, décor sur émail stannifère, éclats jaunes, hauteur : 45 cm ; largeur : 38 cm ; profondeur : 19 cm. Landesmuseum Württemberg, Stuttgart. (p. 6)
Service à caféChasseur et chasseresse, 18821884. Faïence, décor sur émail stannifère. Cafetière : hauteur : 26,5 cm ; largeur : 22 cm ; profondeur : 15 cm. Musée de l’École de Nancy, Nancy.
e la fin duXIXsiècle, l’Europe occidentale voit la naissance d’une grande vague de renouveau dans le domaine des arts décoratifs. Celleci a pour principal À modèle la Nature. En effet, des ouvrages scientifiques décisifs paraissent dans les années 1860 (Haeckel, Dresser, Blossfeldt...) qui fournissent un répertoire de formes nouvelles et entraînent les arts dans un élan vers la modernité.
En parallèle, un goût pour l’art japonais se développe grâce à des figures comme Hayashi Tadamasa, marchand d’art venu s’installer en France et qui fait découvrir les productions japonaises à l’Europe occidentale. L’art japonais se fonde également sur l’observation de la Nature, interprétant de manière poétique les formes naturelles. e Science et art s’unissent donc dans la deuxième moitié duXIXsiècle dans une même tendance au renouvellement.
Celleci va de pair avec un réveil artistique des nationalités partout en Europe occidentale. Il n’est plus question de se soumettre aux goûts du passé ou de l’étranger. Au contraire, chaque pays souhaite définir sa propre esthétique. De plus, le besoin de ramener la décoration, l’ornementation et l’objet d’utilité sur le devant de la scène se manifeste. Ces derniers avaient été bannis par les différentes tendances du siècle – « [ce siècle] n’a pas eu d’art populaire », affirme Émile Gallé en 1900 – mais ils reviennent en force à partir des années 18701880. Ce qui avait semblé superflu aux prédécesseurs refait finalement son apparition dans le champ artistique. Tous ces éléments surgissent de manière simultanée en e Europe occidentale et donnent lieu à la fin duXIXsiècle à la naissance de l’Art nouveau, dont le nom exprime parfaitement l’ambition. Toutefois, bien que les bases stylistiques en soient communes, le développement formel de l’Art nouveau varie d’un pays à l’autre.
L’Exposition universelle de 1889 à Paris montre l’étendue de son influence, touchant tous les domaines de création, mais aussi ses particularités nationales. En France, l’Art nouveau explose véritablement en 1895 lorsqu’apparaissent sur les murs les affiches réalisées par Alphonse Mucha pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Gismonda. La même année en décembre, Siegfried Bing, marchand d’art d’origine allemande et naturalisé Français, ouvre une boutique entièrement consacrée à l’Art nouveau, concourant grandement à la diffusion du nouveau genre. Dans le domaine des arts décoratifs, Émile Gallé, verrier, ébéniste, céramiste originaire de Nancy, s’illustre déjà dans le style Art nouveau depuis plus d’une décennie. Ce passionné de botanique a repris le commerce de faïences et verreries de son père en 1877. Il s’inspire librement de la Nature, mais aussi de l’art japonais qu’il collectionne. Il invente de nouvelles techniques, dépose des brevets et instaure le travail à la chaîne, hérité de la Révolution industrielle, dans son atelier. Lors de l’Exposition universelle de 1889, Gallé a déjà raflé trois prix pour ses créations, chacun dans un domaine différent, ce qui lui vaut le qualificatif d’homo triplexpar le critique Roger Marx.
En 1901, il fonde l’Alliance Provinciale des Industries d’Art, aussi connue sous le nom d’École de Nancy, en compagnie de Victor Prouvé, Louis Majorelle et Eugène Vallin. Son but est de décloisonner les disciplines : il ne peut plus y avoir dedistinguoentre arts majeurs et arts mineurs. La Nature est à la base de son esthétique, donnant naissance à des stylisations florales et végétales. Sa diffusion doit, se faire de manière industrielle. Toutefois, après avoir atteint son apogée en 1900, l’Art nouveau décline rapidement. À rebours de ses revendications premières, il s’agit en fait d’un style luxueux et difficilement reproductible à grande échelle. L’Exposition universelle de Turin en 1902 montre qu’une page s’est tournée, laissant la place au mouvement artistique suivant, l’Art déco.
Quatre coupesFleurs ornemanisées, service Animaux héraldiques, 1884. Faïence, décor sur émail stannifère, hauteur : 3,5 cm ; largeur : 22 cm ; profondeur : 19 cm. Landesmuseum Württemberg, Stuttgart.
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