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L'Art roman

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Livres
200 pages

Description

Terme entré dans l’usage courant au cours de la première moitié du XIXe siècle, l’art roman distingue, en histoire de l’art, la période qui s’étend entre le début du XIe siècle jusqu’à la fin du XIIe siècle. Révélant une grande diversité d’écoles régionales, chacune démontrant ses spécificités, l’art roman, dans l’architecture comme dans la sculpture, est marqué par ses formes brutes. Par sa riche iconographie, au fil d’un texte captivant, cet ouvrage nous propose de redécouvrir cet art médiéval, encore souvent trop peu considéré face à l’art gothique qui lui succéda.

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Date de parution 05 janvier 2012
Nombre de visites sur la page 8
EAN13 9781780427683
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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LArtroman
Victoria Charles et Klaus H. Carl
Texte : Victoria Charles et Klaus H. Carl Traduction : Isabelle Lestang et Françoise Lassebille
MISE EN PAGE : Baseline Co Ltd 33 Ter - 33 Bis Mac Dinh Chi St., e Star Building, 6 étage District 1, Ho Chi Minh City Vietnam
© Parkstone Press International, New York, U.S.A © Confidential Concepts, Worldwide, U.S.A
Tous droits réservés Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 978-1-78042-768-3
Note de l’éditeur : Pour les noms de lieux, nous avons choisi d’utiliser les appellations actuelles afin de faciliter la compréhension. Pour information, les populations de l’époque appartenaient à des tribus qui faisaient partie d’un même royaume, le Saint-Empire romain germanique et dont la langue commune était le latin.
Victoria Charles et Klaus H. Carl
L’Art roman
Sommaire
Introduction
I. Le Système architectural roman
II. Les Édifices romans d’Europe centrale
III. La Sculpture et la peinture romanes
Conclusion
Bibliographie
Liste des illustrations
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Introduction
la fin du premier millénaire, l’Occident entier se trouvait en proie à une profonde À incertitude religieuse, politique et culturelle. Avec la chute de l’Empire romain et les Grandes Invasions entre 375 et 568, l’art romain disparut également de l’Europe occidentale. L’irruption des Huns et des Germains provoqua un vide artistique et politique dans lequel se heurtèrent des cultures chrétiennes et païennes. Sur le territoire actuel de la France se développa un mélange d’art romain, germain, mérovingien et byzantin. Si les Vikings et tribus saxonnes étaient maîtres dans l’art de représenter des animaux stylisés et inventeurs de motifs noués et tissés abstraits et compliqués, les Germains, quant à eux, introduisirent leurs arts mineurs et décoratifs.
Puis, peu à peu, l’art antique romain redevint d’actualité. Charlemagne, qui autour de l’an 800 souhaitait restaurer l’Empire romain et se considérait lui-même comme le successeur de l’empereur d’Occident, encouragea tant l’intérêt pour l’art antique que l’on peut aujourd’hui parler d’une « Renaissance carolingienne ». Il envoya ses gens à la recherche de pièces d’art antiques pour sa cour ; c’est pourquoi l’on trouve effectivement des sculptures carolingiennes qui en sont de naïves imitations. À côté de cela, les arts décoratifs carolingiens fleurissaient et produisaient essentiellement des ivoires et métaux sculptés ainsi que quelques petites statues en bronze. Le style romain s’installa donc en architecture avec ses arcs de plein cintre, ses murs massifs et ses voûtes en berceau.
De la décomposition de l’Empire fondé par Charlemagne, les Germains ne sortirent que peu affaiblis. Le traité de Meerssen (près de l’actuel Maastricht néerlandais), signé le 8 août 870, les lia aux Bavarois, Francs, Souabes, Alamans et Lotharingiens dans le royaume de Francie orientale en une unité politique. Mais cette union allait finalement se dissoudre au cours des guerres des décennies suivantes. Seuls les peuples franc et saxon restèrent si liés qu’à la mort du dernier carolingien susceptible de revendiquer le pouvoir sur la Francie orientale, ils élurent pour roi le duc Conrad de Francie qui mourut en 918, et, en 919, l’énergique duc er Henri I de Saxe, qui devint ainsi le premier souverain saxon d’une lignée à conserver le er trône un siècle durant. Henri I réussit une nouvelle fois à réunir tous les peuples germaniques, comme au temps de Charlemagne et à leur donner le sentiment d’une er appartenance nationale. Otton I , le plus talentueux et le plus brillant des rois saxons considérait lui aussi, naturellement, qu’il n’y avait pas de plus grand idéal politique que de restaurer l’Empire carolingien. Aussi, à l’instar de son modèle Charlemagne, il se concentra sur Rome. Après y avoir été couronné empereur en 962, il fonda le Saint-Empire romain germanique au titre d’héritier spirituel de l’Empire romain et carolingien. L’Empire subsista,
Nef, abbaye Saint-Michel-de-Cuxa,
Codalet (France), vers 1035.
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Nef, église Saint-Philibert, Tournus (France), vers 1008-1056.
Nef vue vers l’est, ancienne église abbatiale Saint-Cyriaque de Gernrode, Gernrode (Allemagne), 959-1000.
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er bien que seulement de nom, jusqu’en 1806. Le couronnement d’Otton I apporta une nouvelle stabilité artistique, politique et économique et avec elle le style ottonien. Apparurent alors de monumentales cathédrales et abbatiales ainsi que d’autres édifices sacrés. Le monde séculier – c’est la grande époque de la chevalerie – manifestait son pouvoir dans la construction de forts et de châteaux.
De violentes luttes accompagnèrent quasiment tout le règne des deux premiers rois saxons. Elles se terminèrent par la victoire de ceux-ci sur des concurrents issus de leurs propres rangs et, finalement, en 955, par la bataille de Lechfeld sur les peuplades du sud-est européen qui attaquèrent inlassablement les frontières de l’Empire. En Allemagne, ainsi que le nouvel Empire fut dès lors nommé, fleurit une civilisation qui donna un nouvel essor aux arts plastiques. Le rôle principal y était tenu par l’architecture dont l’importance fut telle qu’elle montra la voie à tous les autres genres artistiques.
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