Les Arts decoratifs

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Description

Du Moyen Âge à l'Époque contemporaine, l'art décoratif peut être défini par les matériaux, le design et les objets artistiques utilisés à la fois en architecture urbaine et en architecture d'intérieur. Comme beaucoup d'autres formes d'art, l'art décoratif continue à se développer, ajoutant à l'utilité de simples pièces comme des chaises une dimension esthétique pour s'orienter vers des objets purement ornementaux.
Les Art décoratifs, en valorisant tous les supports d'expression de l'art décoratif à travers les siècles, aspire à faire l'éloge de ces édifices et objets souvent sous-estimés. À l'origine non considérés comme des arts appliqués, leur potentiel artistique ne fut reconnu qu'au XXe siècle lorsque la production industrielle remplaça la création artisanale.
L'ancienneté, l'authenticité et surtout la singularité de ces précieux travaux sont aujourd'hui les nouveaux standards de qualité et de beauté de l'art décoratif.
Rejoignez-nous pour la découverte de l'évolution de l'art décoratif à travers cet aperçu des principaux chefs d'oeuvre à travers le temps.

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Date de parution 08 mai 2012
Nombre de lectures 0
EAN13 9781781603031
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Les Arts décoratifs
Albert Jacquemart
Auteur : Albert Jacquemart
Mise en page : Baseline Co. Ltd 61A-63A Vo Van Tan Street e 4 étage District 3, Hô-Chi-Minh-Ville Vietnam
© Confidential Concepts, worldwide, USA © Parkstone Press International, New York, USA
Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays. Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 978-1-78160-303-1
Albert Jacquemart
Les Arts décoratifs
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Introduction
Le Mobilier
Sommaire
Les Objets d’art ornementaux
Les Objets d’art dérivés de la statuaire
Les Tentures et étoffes
Notes
Liste des illustrations
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e Diptyque,VIIIsiècle. Ivoire d’éléphant, 34,3 x 10,7 cm. Provient du trésor de la cathédrale de Beauvais. Musée de Cluny, Paris.
Introduction
our parler du mobilier, il faut commencer par définir la valeur du mot selon les diverses époques auxquelles il s’applique. esPt mobile, transportable, facile à mettre à l’abri Dans son sens propre et général, mobilier veut dire tout ce qui .
En effet, dans les premiers temps de notre histoire l’homme était en quelque sorte nomade. Si les besoins mêmes de la défense faisaient ériger des châteaux, forteresses propres à arrêter une incursion ennemie, à protéger les modestes habitations qui venaient se grouper autour, seigneurs et vassaux, riches et pauvres, prévoyant l’invasion victorieuse ou la nécessité d’aller combattre au loin pour la cause du pays, se tenaient prêts à renfermer dans des coffres réunis d’avance les objets composant leur avoir : ces coffres sont donc le premier, le plus ancien mobilier.
À mesure que la sécurité s’accrut, que les sociétés plus condensées trouvèrent un appui dans leur organisation légale, le bien-être se développa et avec lui le luxe, ce besoin inné des races intelligentes, dont les yeux veulent être satisfaits en proportion des lumières de l’esprit. Ce n’est donc à proprement parler qu’après les luttes du Moyen Âge qu’il a pu exister un mobilier tel que nous l’entendons aujourd’hui, c’est-à-dire un ensemble d’objets placés dans les divisions principales de l’habitation pour satisfaire à des besoins différents et s’offrir sous un aspect agréable, élégant, grandiose même.
Il est donc bien difficile de composer un mobilier vraiment historique, même en cherchant ses éléments dans les époques proches de nous. Les mœurs et les besoins ont changé ; les pièces anciennes ont été détruites en grand nombre et lorsqu’on les trouve, elles n’offrent qu’une appropriation incomplète au confortable, invention moderne, mais qui s’impose absolument dans toute habitation luxueuse.
Quelques personnes ont songé, il est vrai, à transformer les meubles anciens pour les adapter aux exigences modernes. C’est là une barbarie contre laquelle protesteront tous les hommes de sens. Respectons les épaves des temps passés et gardons-nous d’y porter une main sacrilège. C’est à ce prix que des reliques précieuses peuvent conserver leur prestige et rehausser les galeries des heureux qui les possèdent.
Nous n’admettons pas non plus le compromis adopté par quelques-uns qui consiste à compléter, par des imitations modernes, un ensemble caractérisant une époque. Peu de personnes s’y laisse-raient tromper, et une pièce fausse glissée dans une collection quelconque jette le trouble dans l’esprit du visiteur et le fait douter de l’authenticité de tout le reste.
Jetons maintenant un rapide coup d’œil sur les époques auxquelles le curieux peut demander avec chance de succès les parties diverses d’un mobilier de choix.
e AuXIVsiècle, Charles V et Jeanne de Bourbon avaient réuni au Louvre et dans leurs châteaux des merveilles sans nombre dont un inventaire détaillé nous a conservé la description. Il fallait nécessai-rement que les appartements destinés à contenir ces trésors leur offrent un cadre convenable et en effet, tous les écrits contempo-rains constatent l’admiration qui saisissait les visiteurs et que parta-gèrent l’empereur Charles IV et son fils Wenceslas, roi des Romains, lorsqu’ils vinrent à Paris en 1378. Ces princes eurent même un grand plaisir, disent les écrivains, à recevoir de la part du roi de magnifiques joyaux tels qu’on les savait faire à Paris.
e LeXVsiècle n’aurait certes rien à ajouter à ce luxe. Tout au plus pourrait-on lui demander des objets de nature à meubler un oratoire ou un cabinet de travail, c’est-à-dire des chaires, des bancs, des pupitres et prie-dieux, des armoires pouvant contenir des livres, etc.
e AuXVIsiècle, les meubles applicables à nos usages sont déjà plus nombreux. Les nécessités du transport subsistent encore et tout doit pouvoir se démonter : les lits ont leurs colonnes et autres parties articulées, les tables sont à tréteaux ou brisées pour se rabattre sur leur axe, les cabinets sont nombreux et variés de matières et de dimensions de telle sorte que, remplis d’objets précieux, ils puissent trouver place dans les coffres ou bahuts, les chaises à tenailles ou brisées, en un mot le mobilier de camp est prêt à être emballé avec les coussins de garnitures, les tapis et tentures mobiles qu’on accrochait là où se trouvait la résidence du moment.
À la fin du siècle, les meubles se multiplient encore et déjà les plus encombrants cessent de voyager. Au moment où l’on
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Vue aérienne du château d’Écouen.
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Salle des sculptures de Notre Dame de Paris. Musée de Cluny, Paris.
quitte le château qui les renferme, on les relègue dans le galetas ou garde-meuble où ils resteront jusqu’au retour. À ce moment le goût des curiosités se répand. Les navigations lointaines procurent les meubles d’Yndie, les coffrets peints à la façon de Turquie, les tapis orientaux et ces porcelaines de Chine qu’on se procurait si facilement au Caire. Il est facile, au reste, de se rendre compte aujourd’hui des richesses que pouvait renfermer un palais en 1589 ; l’Inventaire des meubles de Catherine de Médicis, publié par M. Edmond Bonnaffé, est à cet égard très instructif.
Pour revenir à des choses moins exceptionnelles, renvoyons au musée national du Moyen Âge de Cluny où la garniture provenant du château de Villepreux et ayant appartenu à Pierre de Gondy, évêque e de Paris, montre le luxe duXVIsiècle sous un aspect plus modeste et permet de composer un lit mieux approprié aux besoins contempo-rains. Nous ferons ressortir encore cette particularité importante : que l’inventaire de Catherine de Médicis montre réunis en grand nombre les cabinets en ébène marqueté d’ivoire et ceux façon d’Allemagne, c’est-à-dire marquetés de bois divers mais qu’il passe sous silence les meubles sculptés, qui devaient être encore en usage comme le pourraient prouver ceux aux chiffres d’Henri II et au double croissant qu’on rencontre dans les musées et chez les curieux. On est encore e dans leXVIsiècle pur tant que n’apparaissent pas les pièces un peu alourdies de l’époque d’Henri IV qui mènent directement au style Louis XIII. Le mobilier de cette époque de transition, triste parfois à cause de