Les directeurs de la villa Médicis au XIXe siècle

Les directeurs de la villa Médicis au XIXe siècle

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Français
882 pages

Description

L'ultime directorat du XIXe siècle, assumé par Carolus-Duran (1837-1917), ne se démarqua des précédents que par un miraculeux redressement des finances de son établissement. Nommé en 1905 comme directeur de la villa Médicis, il y resta jusqu'en 1913. Le personnage, à la solide réputation de peintre mondain, ami de Manet et qui forma dans son atelier un certain nombre d'artistes anglo-saxons, était très ouvert à la peinture moderne. C'est aussi lui qui obtint qu'enfin les femmes fussent admises au concours de Rome et en reçut deux.

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Date de parution 24 janvier 2019
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EAN13 9782140111532
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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François Fossier
Les directeurs de la villa Médicis e au XIX siècle Correspondance de Carolus-Duran (1905-1913)
Les directeurs de la villa Médicis
e au XIX siècle
François FOSSIER
Les directeurs de la villa Médicis e au XIX siècle
Correspondance de Carolus-Duran (1905-1913)
Du même auteur
e Les directeurs de la villa Médicis au XIX siècle. Correspondance de Guillaume Guillon-Lethière (1807-1816) ; du premier directorat de Jean-Victor Schnetz (1840-1846) ; de Jean Alaux (1847-1852) ; des deuxième et troisième directorats de Jean-Victor Schnetz (1853-1866) et du directorat de Joseph-Nicolas Robert-Fleury (1866-1867) ; du premier directorat d’Ernest Hébert (1867-1872) ; de Jules-Eugène Lenepveu (1873-1878) ; de Louis-Nicolas Cabat (1879-1884) ; du deuxième directorat d’Ernest Hébert (1885-1890) ; des deux directorats d’Eugène Guillaume (1891-1904),2018. Le séjour des grands prix de Rome à la villa Médicis. Une récompense douce-amère,L’Harmattan, Paris, 2018.L’abbé Bignon. Un génie de l’administration, des lettres et des sciences sous l’Ancien Régime,L’Harmattan, Paris, 2018. L’Académie des inscriptions et belles-lettres sous l’Ancien Régime. De l’apologétique à l’histoire. Tome 1 : présentation, composition et débats;tome 2, les académiciens ; tome 3, les dissertations,L’Harmattan, Paris, 2018. e Correspondance des directeurs de l’Académie de France au XIX siècle, EFR, Rome, 1995.
© L’Harmattan, 20195-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-14718-5 EAN : 9782343147185
À Michèle et Hubert Prouté fidèles soutiens des historiens de l’art.
INTRODUCTION
L’énorme quantité de lettres à caractère administratif ou comptable, 1 reçues sous le directorat de Carolus-Duran, notamment à partir de 1910, pose 2 une nouvelle fois la question de la pertinence d’une transcription intégrale , aussi fastidieuse pour l’éditeur que pour le lecteur. J’en conviens d’autant plus volontiers que la graphie du secrétaire de l’Académie, à partir de cette date, Paul Girette, est pratiquement illisible. Bien peu de ces lettres ont trait à des questions artistiques, mais elles recèlent de précieux renseignements pour l’historien de l’économie, celui des institutions ou pour le prosopographe. Iront-ils les chercher ici ? Je le souhaite. Quant au directorat lui-même, il est sans doute un des moins intéressants e du XIX siècle, en raison du désintérêt croissant d’un directeur vieillissant qui passa le plus clair de son temps en cure, à Aix-les-Bains, à Vevey ou dans sa villa « Carolus » à Saint-Aygulf, sur la Côte d’Azur, où il emmenait son épouse Pauline Croisette, atteinte de phtisie. En raison aussi de la faiblesse des recrues qui n’ont guère laissé un nom à la postérité ; Gallon peut-être, auteur d’une méthode de solfège dont on se sert encore ; l’architecte Nicod qui prospéra ensuite à Paris dans la construction d’immeubles de rapport ; le peintre Billotey à qui l’on voulut bien consacrer naguère une exposition et puis Bouchard qui a fait récemment l’objet de critiques véhémentes et le remarquable chef d’orchestre que fut Paul Paray., mais que dire de Roganeau, de Benneteau, de Crenier, de Buisset de presque tous les autres, totalement lle disparus de la mémoire des érudits, même les plus distingués. Demeure M Heuvelmans dont le principal mérite est d’avoir été la première femme admise à la villa Médicis. Il faudra attendre Nadia Boulanger pour que le beau sexe récompensé fournisse un justificatif à sa présence à Rome.
1 Il faudrait y ajouter tous les originaux envoyés depuis la villa Médicis à l’administration et 21 conservés aux Archives nationales sous la cote F dont le classement n’a pas été fait au-delà de 1870. Cette lacune est de peu d’importance dans la mesure où les archives de la villa conservent les copies de ces documents quand ils émanaient du secrétaire comptable ou les réponses de l’administration aux lettres personnelles du directeur qui permettent d’en reconstituer le contenu. 2  Si j’ai retranscrit les incessantes demandes de fournisseurs impayés à partir de 1911 et les réponses dilatoires que leur donnait le secrétaire de la villa Médicis, j’ai laissé de côté toute la correspondance comptable entre le sous-secrétariat des beaux-arts et l’Académie, sauf quand elle comportait des éléments nouveaux. Enfin, comme dans les volumes précédents, quand plusieurs lettres portent la même date, ce sont celles à caractère administratif qui précèdent celles à caractère local. Le parti était discutable dans la mesure où la réponse donnée à une demande antérieure de quelques jours aurait trouvé sa place immédiatement à la suite. Il m’a toutefois semblé préférable de conserver le principe initial.
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