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Les Du Cerceau, leur vie et leur œuvre - D'après de nouvelles recherches

De
383 pages

IL ne sera pas inutile de constater, au début même de ce volume, l’opportunité du présent travail, le but que nous nous proposons et les conditions dans lesquelles nous avons été obligé de nous renfermer pour pouvoir l’atteindre.

Le nom de Jacques Androuet Du Cerceau, par sa célébrité, ne le cède à celui d’aucun autre artiste de la Renaissance française, Parmi les statues qui décorent le nouveau Louvre, c’est la sienne et celle de Jean Goujon qui ont reçu la place d’honneur.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Heinrich von Geymüller
Les Du Cerceau, leur vie et leur œuvre
D'après de nouvelles recherches
FIG. I FIG. 2 FIG. 3 FIG. 4 FIG. 5 FIG. 6 FIG. 7 FIG. 8 FIG. 10 FIG. 11 FIG. 12 FIG. 13 FIG. 14 FIG. 16 FIG. 17 FIG. 18 FIG. 19 FIG. 20 FIG. 21 FIG. 22 FIG. 23 FIG. 24 FIG. 25 FIG. 27 FIG. 29 FIG. 30 FIG. 31 FIG. 32 FIG. 33 FIG. 34 FIG. 36 FIG. 37 FIG. 38 FIG. 39 FIG. 40 FIG. 41 FIG. 42 FIG. 43 FIG. 44 FIG. 45 FIG. 46 FIG. 47 FIG. 48 FIG. 49 FIG. 50 FIG. 51
Table des Figures
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DÉDIÉ
A LA MÉMOIRE DE MON CHER ET VÉNÉRÉ AMI
LE PROFESSEUR
THOMAS LEVERTON DONALDSON
ANCIEN PRÉSIDENT DE L’INSTITUT ROYAL DES ARCHITECTES BRITANNIQUES MEMBRE ASSOCIÉ DE L’INSTITUT DE FRANCE
PRÉFACE
L’ÉTUDE de la vie et de l’œuvre de Jacques Androuet Du Cerceau, travail qui occupe la majeure partie de ce volume, nous a forcé non seule ment d’invoquer à tout instant le souvenir de l’Italie et de quelques-uns de ses grands artistes ; elle a aussi mis en relief l’ardeur avec laquelle Du Cerceau s’efforça de propager dans sa patrie les formes de la e Renaissance italienne, au travers desquelles le XVI siècle entrevoyait l’Antiquité classique ; elle a, en outre, révélé le plan arrêté d’après lequel procédait le célèbre architecte français. Ces résultats pourraient aisém ent exposer et l’entreprise de Du Cerceau et notre livre à une critique reposant sur un véritable malentendu et que nous voudrions désarmer d’avance. Il s’est produit, en effet, dans ces dernières années un courant d’opinion en France, en Belgique, en Hollande, et sans doute ailleurs encor e, de tout point hostile à cette e ingérence de l’art italien au XVI siècle, comme ayant été funeste au développement des qualités de l’art national dans ces différents pays. Nous sympathisons vivement avec les sentiments qui ont inspiré cette manière de voir ; nous admettons volontiers que ses représenta nts tracent peut-être à l’art contemporain la véritable voie à suivre ; nous déplorons toutes les manifestations d’une corruption qui ne régnait pas uniquement au sud des Alpes et à laquelle les œuvres d’art postérieures à 1520 durent avant tout leur cachet p rofane, au lieu de la beauté pure et radieuse, née de révélations célestes. Nous reconna issons pleinement l’infériorité des monuments de la Renaissance française comparés aux monuments gothiques sous le rapport de la complète unité organique du style. No us confessons enfin que l’ornementation, malgré un goût recherché et des aptitudes étonnantes, respire moins la fraîcheur printanière de la flore ornementale indigène de l’époque précédente en France, revêt moins de cette véritable beauté simple, mais complète, reflet de la perfection divine, apanage des meilleures œuvres de la Renaissance italienne. Mais, ces concessions faites, nous sommes convaincu que l’introduction des formes, et en partie des principes de l’art italien, pouvai t seule alors apporter les éléments nécessaires à un nouveau développement de l’art dan s les pays gallo-germaniques, et nous croyons que, malgré toutes les imperfections signalées, cette introduction a eu son côté salutaire et indispensable. Ne serait-ce pas à des effets latents de la premièr e civilisation latine des Gallo-Romains, joints à des dispositions de race, que la France a dû de mieux s’assimiler certains côtés de l’art italien et doit encore sa supériorité dans la plupart des branches de l’Art ? Et, si tel est le cas, ne devient-il pas souverainement injuste de reprocher aux Du Cerceau, aux Pierre Lescot, aux Philibert Delorme et aux Jean Bullant leur enthousiasme pour l’art nouveau, leurs efforts pour mettre leur pays à même d’y exceller en s’appropriant l’esprit et les principes de leurs voisins. Bien mieux que nous, ces maîtres avaient l’instinct sûr de ce qui avait manqué à l’architecture et aux arts du Moyen-Age, le sentiment net de ce qui ne pouvait leur être apporté que du Midi, et d’un peuple qui avait ressuscité, en les animant d’une vie nouvelle et différente, les principes immortels de l’art antique. N’arrive-t-il pas souvent dans l’histoire, et c’était le cas alors, que la continuité du progrès s’opère par l’alternance des influences ? Après cette justification du rôle de Jacques Androuet Du Cerceau l’Ancien, justification qui me tenait à cœur, il me reste le devoir agréabl e d’exprimer ma gratitude la plus sincère aux artistes, aux savants et aux amateurs, sans le concours bienveillant desquels il m’eût été impossible d’accomplir ce travail.
Ce sont en première ligne deux architectes, MM. Des tailleur et Lesoufaché, et un amateur distingué, M. Foule, à Paris, possesseurs des collections probablement les plus complètes de l’œuvre gravé et dessiné d’Androuet, q ui, dans des conversations fréquentes et par la communication si libérale de l eurs collections, m’ont fourni des renseignements et des documents inappréciables et m ’ont permis d’enrichir ce volume d’un grand nombre de figures inédites. J’exprime ég alement ma reconnaissance au Cabinet des Estampes, à Paris, dans la personne de mon oncle, le vicomte Henri Delaborde, puis dans celle de son successeur dans la conservation du département, M. Georges Duplessis, et de M. Raffet. Leur concours c onstant, les facilités qu’ils m’ont accordées ont grandement facilité mes recherches. Sans la libéralité de la Bibliothèque royale de Mun ich, sans la prévenance de son secrétaire, M. Guillaume Meyer, actuellement professeur à Gœttingue, mon travail aurait été privé d’éléments fondamentaux. Je remercie, aus si, M. Lichtwark, bibliothécaire du Musée des Arts décoratifs, à Berlin, des renseignem ents fournis sur le Recueil de Dessins L, et enfin M. le pasteur La Roche, conserv ateur du Cabinet des Estampes, à Bâle, d’avoir pu reproduire ici une pièce unique, lafigure 5. Si pour terminer je réclame l’indulgence du lecteur sur plus d’un point que j’aurais voulu préciser davantage, j’ose espérer du moins que les renseignements nouveaux sur un grand nombre de sujets, ainsi que la description entreprise, pour la première fois, de nombreux recueils de Dessins, donneront à cette étu de un intérêt réel. Je souhaite également que la preuve définitive que Du Cerceau l’Ancien a été l’inventeur de projets considérables, que les renseignements importants sur des monuments célèbres de l’art italien, que l’illustration enfin de ce volume, au moyen de nombreuses figures, en grande partie inédites, puissent devenir le point de dépar t d’autres découvertes concernant la e e grande époque de la Renaissance des arts au XV et au XVI siècle. HENRY DE GEYMÜLLER.
Champitet-sous-Lausanne, 2 novembre 1886.
LES DU CERCEAU