Les jeunes années d'un producteur

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Cette biographie décrit la jeunesse d'un des fils du Président du Congo-Brazzaville. Elle relate également son expérience professionnelle en tant que producteur de musique congolaise à l'époque où la guerre éclate dans son pays. Enfin, cet ouvrage dévoile certaines faces cachées de l'univers franco-africain, et celles tout aussi peu connues de la production de la musique africaine en France. (L'ouvrage est accompagné d'un CD).

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Ajouté le 01 novembre 2004
Nombre de lectures 351
EAN13 9782296371576
Langue Français
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LES JEUNES ANNÉES
D'UN PRODUCTEUR@ Maïna éditions, 2004
ISBN: 2-7475-7007-X
EAN : 9782747570077Abdallah Denis NGUESSO
LES JEUNES ANNÉES
D'UN PRODUCTEUR
«La gomme, le pouvoir, énigmes
et les genoux de la grand-mère »
Avant-propos de
MmnaLECHERBO~R
MAÏNA ÉDITIONSJe dédie ce livre à toutes les personnes qui croient en moi,
voudront bien croire en moi et ceux qui adorent la bonne
lecture du début jusqu'à la fin!L 'homme sage examine la pensée des autres hommes.
C'est en donnant qu'il accumule des réserves.
Proverbe bantouIl était une fois L'an Mille neuf cent soixante sept.
Naissait un homme de l'ombre, Denis Nguesso. Il ne savait
pas qu'il était né dans une famille prestigieuse à laquelle il
doit beaucoup. Innocent, il n'imaginait pas qu'il devrait un
jour combattre dans la vie et qu'il deviendrait « un esclave
de lafinition ». Etait-il Roi ou esclave? Quelles étaient les
contradictions de Denis, qui signifie en grec,«Fils de
Dieu», et Abdallah qui signifie dans la religion musulmane,
«serviteur de Dieu»? Dès son jeune âge, il se rendit compte
qu'il était seul .11regarda autour de lui. Il parcourut le
monde de son pas de commandement. Il pensa et créa
Denidé Productions puis programma Extra-Musica,une
dérivée de poussière provenant du sol, un os. Il lui insuffla
en ses narines une haleine de vie. L'os se transforma en
une chair humaine, en une âme vivante. Piégé par la
tentation, celle-ci mangea le fruit défendu. Ce fut
l'Apocalypse. Mais l'âme des justes était dans les mains de
Denis. Extra-Musica retourna poussière. Un univers se
détruisant toujours au profit d'un autre qui naît, les
visages neufs des enfants du quartier Ouenzé furent sa
réponse. Il leur dit: Je vous engendre tous! Que vos voix
si frêles et si timides encore portent la passion de la
musique. Ne vous égarez pas! Beaucoup de joie est encore
à créer! Ainsi eurent lieu un nouveau Big-Bang, une
nouvelle création originelle ou originale dont Denis fut le
noyau. Apparurent alors des étoiles et une galaxie, une
Rumba et un Soukouss, une forme teintée de break où
l'esprit devint libre. Ainsi naquit Patrouille des Stars et les
autres! S'il est vrai qu'un individu portant un nom célèbredoit se faire un prénom, s'il est vrai qu'un roi naissant
avec un prénom doit se faire un surnom, Denis dans sa
quête d'élévation se métamorphosa en ADN, en énigme
perpétuelle. Son proverbe est: « On ne suit pas une étoile
filante dans une fusée! »
10AVANT-PROPOS
Abdallah Denis Nguesso, dit ADN, a une
personnalité qui résulte de mutations familiales,
professionnelles, politiques et religieuses où se croisent à
la fois le destin de l'Afrique et celui du monde, le
Christianisme et l'Islam. Certains le perçoivent comme un
fils du Pouvoir, alors qu'il est avant tout l'enfant d'un
Congo en quête de paix et d'unité, au delà des clivages
ethniques, à l'instar de tous les pays africains.
J'ai été frappée d'emblée par sa gentillesse, par son
humour, sa curiosité et par l'attention qu'il porte à autrui.
Structuré par le protocole rigoureux qui régente la vie
autour de son père et par la recherche de la vérité, ADN
s'est forgé une personnalité modeste et déterminée. Dès
l'enfance, la sévérité d'une telle vie lui a appris les choix
de la raison.. Sa grand-mère lui a enseigné ceux du cœur et
de l'humilité.
S'il est vrai que tout être humain est d'abord le
produit de sa famille et de son milieu, ADN est le fruit de
sa parentèle et de son pays à travers les tourments que
l'une et l'autre traversent. On retrouve en lui l'ensemble
des valeurs sédimentées par les vicissitudes d'une telle
évolution à la fois individuelle et collective. Fils de
l'Afrique, père, mère, grand-mère, frères, sœurs, tout un
village ont apporté chacun leur contribution à la
constitution de son caractère et de ses sentiments,
fondement de sa personnalité originale et profonde.Ainsi ancré, à la fois, dans les traditions africaines
et dans la modernité de son milieu, il est normal qu'il
veuille incarner les aspirations naturelles d'un Congo uni,
du nord au sud, d'ouest en est. Comme les crocodiles et
les caïmans, dont il parle souvent, on sent qu'il sait guetter
et attendre le bon moment pour agir. Toutefois, son
intention est non de détruire mais tout au contraire de
construire. Dans un monde de requins, il ne se veut pas
piranhas mais poisson pilote, selon une expression qui lui
est chère.
C'est fortuitement que j'ai rencontré ADN. Au
cours des semaines d'écriture de ce livre, c'est sa volonté
de bâtir et sa détermination pour apporter sa part de vérité
à l'émergence d'un Congo et d'un monde en paix qui me
sont apparues clairement. En outre, son histoire
personnelle m'a interpellée et m'a passionnée. Elle reflète
et synthétise l'ensemble des forces et des faiblesses d'un
individu, de son pays qui sont aussi celles de l'Afrique, de
l'Europe et du monde.
Le combat qu'il mène pour s'assumer pleinement
m'a d'autant plus intéressée que c'est la culture dans ce
qu'elle a de plus noble, la musique étant son fer de lance,
qui constitue son élément moteur et celui de ses amis.
L'élévation par et pour la culture, voici ce qui donne sens
à son combat moral et spirituel. Il mobilise les forces de
l'esprit et sa foi religieuse pour affronter les différentes
formes d'aliénation culturelle qui menacent l'humanité.
La personnalité d'ADN reflète bien les aspirations
de toute une génération d'hommes et de femmes qui, à
travers le monde, se lèvent dans la dignité, pour dire non à
l'uniformisation et à la macdonnalisation de l'esprit, pour
dire non à la servitude et à la misère. En ce sens, son
12combat va bien au delà de celui du Congo et rejoint celui
de toute une génération qui en Europe et ailleurs résiste
aux pressions et oppressions d'une pensée unique et
inique, d'un prêt-à-porter idéologique.
C'est la justesse de cet engagement qui m'a
décidée à apporter ma modeste contribution à ce travail.
Les questions posées par ADN ne me sont pas, en effet,
étrangères. Elles sont celles de notre génération par-delà
les clivages qui séparent les continents et les pays. C'est
pourquoi j'ai tenu à accompagner l'itinéraire de ce fils du
Congo. Car au delà de l'histoire d'un individu, on
aperçoit, en filigrane, le réseau des différents chemins par
lesquels le citoyen d'un pays africain a dû passer et qui
convergent vers les préoccupations qui nous sont
communes.
ADN porte assurément en lui la complexité et les
tensions de tout un pays, de tout un continent. Ainsi, sa
vie, tant au niveau familial que dans sa relation avec les
amis qui l'entourent, au moment où je l'ai rencontré,
reflète une déchirure et les contradictions du vécu. Ses
multiples fractures constituent aussi sa force et épousent
celles de son pays, partagé entre les intérêts des différents
acteurs nationaux et internationaux qui veulent asseoir et
imposer chacun sa domination matérielle et idéologique.
Quoi de commun, comme on le constatera à travers
tout le livre, entre la violence des quartiers où s'affrontent
de multiples bandes et la spiritualité des espaces dans
lesquels dialoguent l'Islam et le christianisme sur fond de
croyances traditionnelles animistes? ADN ose mettre face
à face l'Eglise et la Mosquée avec, dans le rôle d'arbitre,
l'arbre à palabre africain devant lequel tout se dit, tout se
discute et tout se résout grâce à cette étrange alchimie de
13la tradition orale où la force de la parole et du verbe
débouche sur un consensus qui réconcilie les êtres.
La seconde déchirure d'ADN semble issue des
tensions qui se cristallisent à travers l'espace et le temps
en Afrique centrale. Car les soubresauts qui secouent son
pays affectent non seulement les acteurs de la scène
congolaise mais aussi ceux de toute la région. Les
protagonistes de la scène congolaise sont en effet
profondément marqués par les déchirements qui traversent
le voisin du Sud, rebaptisé à nouveau lui aussi Congo,
après avoir été longtemps connu sous le nom de Zaïre du
temps de Mobutu, et même sous l'appellation de Congo
Belge durant la période coloniale belge.
Destins parallèles et opposés que ceux de ces deux
Congo car si le grand voisin du Sud a rebaptisé sa capitale
de l'ère coloniale, Léopoldville, en Kinshasa,
l'indépendance venue, comme pour effacer de son histoire la
domination belge, le Congo d'ADN a choisi de garder
fièrement pour sa capitale le nom de Brazzaville, qui bien
qu'il se réfère à la domination française, a été aussi
historiquement le nom de la capitale de la France Libre
avec le Général de Gaulle!
Les multiples facettes de la liberté et de la
servitude qui jalonnent l'histoire et la géographie du
fleuve Congo, coulent dans les veines d'ADN autant que
son sang. C'est ainsi que ce fleuve majestueux noue et
dénoue en lui les mailles du tissu de sa personnalité en
quête d'unité malgré la diversité des différents apports des
ruisseaux et des rivières irriguant sa vie et son caractère.
En ce sens, I'homme de dialogue et de consensus africain
qu'il est devenu se pose perpétuellement des questions
pour mieux cerner les besoins réels des populations de son
14pays et de ses voisins tout en prenant la juste mesure des
intérêts des grandes puissances qui convoitent ses
richesses. Dans ce contexte, ADN mesure à quel point la
vie oscille continuellement entre le particulier et le
général, entre l'individu et la collectivité. La musique, sa
passion dont il a su faire sa profession, lui a appris qu'il
faut allier dans la vie, Ngwasuma (rythmée), Rumba et
Soukouss à la fois. Que sa musique vous caresse les
oreilles, comme ses amis le disent, puisqu'elle est le
symbole de la vie!
MAINA LECHERBONNIER
15PREAMBULE
Lundi 13 janvier 2004. ADN m'a donné rendez vous à
l'Hôtel Crillon.
D'emblée il m'interroge:
« Croyez-vous en Dieu, Maina 7»
« La divinité nous habite, ADN !»
« Est-elle d'après vous une force que Dieu nous
attribue ou bien est-elle en nous 7 »
«Elle est peut-être une force qui nous est donnée,
ADN! »
« Je ne pense pas. A mon sens, elle est innée. Chacun
d'entre nous en possède une à sa naissance»
« Dépend-t-elle donc davantage, ADN, de notre propre
caractère plus que de notre éducation et de notre culture,
nos deux acquis 7 »
«Certainement, Maina. notre nature humaine avant
même notre culture détermine quel enfant on est, quel
adulte on deviendra! »
« Lajeunesse semble vous tenir à cœur, ADN 7»
«Il faut vivre son enfance entièrement! Pourquoi
vouloir jouer avant l'âge aux jeux des parents 7 Grandir
s'apprend au fur et à mesure des années. »
« Voulez-vous dire que vivre son innocence permet de
mieux entrer dans la vie active sentimentale,
professionnelle et autre 7»
«Un jour une personne demande à mes parents:
Pourquoi laissez vous ADN jouer au football 7 Mon père
lui a alors répondu très justement: Ne voyez vous donc
pas qu'il est en train d'apprendre à évoluer et à vivre
pleinement sa jeunesse! »
« Que pensez-vous du bien et du mal, ADN 7 »«Comme chaque contradiction que Dieu a imaginée
pour nous, êtres humains, elle est utile. Petit garçon, ma
grand-mère me disait: Ne mange pas le fruit de la science
du Bien et du Mal, le Oui et le Non! »
« La contradiction est-elle donc harmonieuse? »
« Exact Maïna! Si apprendre à dire « oui» à ses parents
est un signe d'écoute de la part d'un enfant, envers ses
aînés, apprendre à dire « non» est également nécessaire
s'il n'est pas en accord avec les siens, avec ses liens du
sang. »
« Ne risque-t-il pas, ADN, d'être ainsi déstabilisé, tout
comme quelqu'un qui après avoir ri de nombreuses années
se met à pleurer? »
«Pleurer soulage l'être humain de ses souffrances! Il a
le devoir de s'opposer à sa famille, si celle-ci l'éloigne
volontairement ou involontairement de son chemin.
Pourquoi Dieu aurait-il créé des contradictions si ce n'est
pour nous permettre de choisir notre propre voie? »
« Vous êtes un homme particulièrement
enthousiasmé ou enthousiasme! »
« L'enthousiasme est trop passif à mon sens. Je préfère
l'engouement car ce sentiment relate l'envie d'agir et
d'aller de l'avant! »
« Depuis la nuit des temps, de nombreux règnes ont
commencé dans des intrigues de palais, n'est-ce pas
ADN?
«Beaucoup d'épreuves et d'expériences humaines
parfois déchirantes et douloureuses s'y déroulent. Seule la
force spirituelle permet de les surmonter.»
« J'ai entendu dire dans différents médias que vous
projetiez d'écrire un récit de vos expériences autant
professionnelles que spirituelles pour encourager une
véritable culture de la paix auprès de la jeunesse, fondée
sur le goût du travail bien fait, de l'amitié et de la
loyauté. »
18« Je souhaite faire partager aux jeunes générations mon
combat de jeunesse, celui qui a conditionné mon chemin
spirituel, m'amenant progressivement sur le chemin de
l'élévation religieuse. »
«Pourquoi me permettez-vous, ADN, d'écrire vos
pensées alors que vous pouvez écrire vous-même votre
histoire? »
« La confiance n'exclut pas le contrôle! De temps en
temps, on la donne mais on peut la retirer à tout moment!
Et je pense, d'après ce que j'ai appris à l'église et à travers
les films, que Dieu n'a pas écrit lui-même les dix
commandements. »
« La confiance est-elle une force de transmission? »
« Elle est un lien indéfectible, Maïna, entre les hommes
et le passage obligé vers l'élévation, cet état de sérénité de
l'être humain. Le lien est une forme de confiance. Par
exemple, il y a lien lorsque vous avez suffisamment
confiance en une personne pour la laisser écrire vos
pensées à votre place tout en y participant activement
vous-même. Vous ne pouvez le faire seulement si vous
êtes certain que ce que cette personne écrit, sera
compréhensible pour les autres de la même manière que si
vous l'aviez écrit vous-même, de sorte que vous pouvez
défendre ces écrits-là comme s'ils émanaient de votre
propre plume.»
« N'est-ce pas le principe des apôtres? »
«A moins qu'il ne s'agisse des descendants du
prophète! »
« Vous semblez faire un amalgame entre Dieu et vous!
Vous prenez-vous pour Dieu, ADN ? »
« D'une certaine façon oui, d'une certaine façon non,
pour ceux qui voudront critiquer l'ouvrage! Parlez-moi
j'avance, et je préfère me moucher. Dieu nous a créé à son
image! »
19« Quelle est votre devise? »
« L'union fait la force! »
20I.
LE COMBAT DE JEUNESSEADN est assurément une énigme. Il est probablement
un révolté. Son existence est une vie de combats. Mais
celle-ci sera-t-elle toujours faite de batailles? Sera-t-elle
toujours un assaut de personnes contre les obstacles et les
difficultés? Sera-t-elle une lutte des sentiments et des
passions? Son destin sera-t-il un conflit? Quels sont les
enjeux qui se livrent dans son cœur? Quels sont les débats
de sa conscience?
1.1 LES ANNEES D'ENFANCE
« ADN, votre jeunesse semble marquée par l'optimisme
de la vie. »
« Comme l'a dit un humoriste célèbre, on est comme
on naît, Maïna. Mais je ne suis pas un humoriste célèbre.
Moi, je dis on naît comme Dieu nous a créé! »
« Ce sentiment n'est-il pas une forme de charité? »
« Probablement! En tout cas, la charité est patiente et
pleine de bonté; elle n'est pas envieuse, ne se vante pas,
n'est pas orgueilleuse et ne fait rien de malhonnête. Elle
ne cherche pas non plus son intérêt, ne se réjouit pas de
l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité. Elle excuse tout
et espère tout! »
«Quels sont les deux principes qui départagent les
hommes? »
« La cupidité et la charité! »
« Baudelaire a écrit: suis-je tellement changé que vous
ne puissiez reconnaître en moi un camarade d'enfance,avec qui vous avez daigné jouer à cache-cache et faire
l'école buissonnière. Qu'en pensez-vous ADN? »
« Ce grand poète avait raison. L'enfance est une réalité
mystérieuse faite de petits détails qu'il faut vivre
pleinement car les adultes peuvent l'entraver et en
déranger brutalement la féerie par leur raisonnement. »
I.. 1. 1 LA NAISSANCE
ADN est né au Congo Brazzaville, dans le beau village
d'Edou où il reste jusqu'à l'âge d'un an. Edou se situe
dans la partie ouest du pays. Il grandit à Brazzaville, la
capitale de la République populaire du Congo. Celle-ci se
situe non loin de Kinshasa, la capitale de la RDC ex-Zaïre.
Ces deux villes, capitales de deux pays différents, ont la
caractéristique d'être les plus proches au monde. Elles ne
sont que la rive droite et la rive gauche d'un même fleuve
séparant une même ville, comme à Paris où la place Saint
Michel située sur la rive gauche du fleuve La Seine l'est
du Châtelet situé sur la rive droite. Kinshasa et Brazzaville
sont séparées par le fleuve Congo. Cette artère, veine de
l'Afrique, sang du continent est la seconde étendue d'eau
de fleuve après celle de l'Amazonie au Brésil. Il mesure
4371 km et il débite 75 000 M3 par seconde.
ADN vit ses années d'enfance au camp Quinze Août,
puis ses années d'adolescence à M'pila, le quartier
militaire et présidentiel de Brazzaville. Sa langue
maternelle est le Mbochi. Il parle également le Lingala,
qui est une des langues nationales d'origine bantou, l'autre
étant le Kikongo. Le Lingala est parlé par tous les
habitants à la fois du Congo et de l'ex-Zaïre. Elle est
l'essence de l'unité des deux Congo, de Kinshasa et de
Brazzaville. Il est né en Mars 1967. Son signe astral est le
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