//img.uscri.be/pth/acc9aefe8819d1dd4ba77fe0cae96b7b1a7ea227
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Sur les berges du Congo... on danse la rumba

De
266 pages
Au fil des pages glissent le temps et les lieux, Kinshasa, Brazzaville, l'histoire des hommes et du pays, du fleuve et de la ville, dans la langueur de la musique qui les baigne. Car la ville de Kinshasa est au coeur de ce livre, avec sa vie intense, ses odeurs enivrantes et ses couleurs éclatantes, l'intensité et la convivialité de ses innombrables bars. Les mots bougent sous le rythme entraînant de la rumba.
Voir plus Voir moins

S
ur les berges
on d
a
nse l
a

du

ongo
rumb
a

acines d résent
C
ollection dirigée par
F
rançois Manga
A
koa
E
n cette période où le phénomène de la mondialisation
conjugué au développement exponentiel des nouvelles
technologies de l’information et de la communication contracte
l’espace et le temps les peuples jadis éloignés se côtoient
communiquent et collaborent aujourd’hui plus que jamais Le
désir de se connaître et de communiquer les pousse à la
découverte mutuelle à la quête et à l’interrogation de leurs
mémoires histoires et cultures respectives Les générations en
se succédant veulent s’enraciner pour mieux s’ouvrir dans une
posture proleptique faite de dialogues féconds et exigeants La
collection
« acines d résent »
propose des études et des
monographies relatives à l’histoire à la culture et à
l’anthropologie des différents peuples d’hier et d’aujourd’hui
pour contribuer à l’éveil d’une conscience mondiale réellement
en contexte

D
éjà pars
YvesMarcel I
BA
L
A

C
hroniques du
C
ongo au cœur de
l’
A
frique
Suivi de
La saga de Tsibakaala : Le sabre du destin

M
A
N
DA
T
C
H
EB
W
A A
ntoine
Musiques et danses de
C
uba


M
A
N
DA
T
C
H
EB
W
A A
ntoine
Résistances et quête des
libertés à
C
uba
 
M
A
N
DA
T
C
H
EB
W
A A
ntoine
Les rencontres fondatrices à
C
uba
 
M
A
N
DA
T
C
H
EB
W
A A
ntoine
A
ux sources du jazz noir
 
A
nge
D
I
A
W
A
R
A
 Jean
B
aptiste IKOKO  Jean
C
laude
BA
K
E
KOLO  JeanPierre OLOUK
A

A
utocritique du M

RO
C
H
E C
hristian
 ans d’indépendance dans les anciennes
possessions françaises d’
A
frique noire
 


ntoine

nd
 
chebw

S
ur les berges du

ongo
on d
a
nse l
a
rumb
a


mbi

nce d

une ville et s

jumelle


insh

s

/

r

zz

ville des

nnées

0


0

©

hotos de couverture


mbi

nce music

le à l
 
ison des

nciens
comb

tt

nts
,
à

insh

s



nfor

ongo
,

nnées

0

onception couverture

l


uteur


onformément

u

ode de l
 
ropriété

ntellectuelle
,
toute reproduction
intégr

le ou p

rtielle du texte de cette public

tion
,
p

r quelque procédé que ce
soit
,
est interdite s

ns l


utoris

tion écrite pré

l

ble de l

éditeur

© 
A

A
TT
A

 
 re de l
É
coleolytechniqe   aris
httpwwwlibrairieharmattancom
diffusionharmattan@wanadoofr
harmattan@wanadoofr
IS
B
N  
EA
N  

D
u même
a
uteur

a


uvr
a
ges p
a
rus


erre de l

ch

nson
,
l

musique z

ïroise

hier et

ujourd

hui
,

ouv

in
-
l

-
N
euve
,
D


/

frique
E
ditions
, 1
99

,
33
p



l

origine d

une ville
,
l

musique
,
in
N
goné

ll
,

ok
 
ye

ud

b

,

r

nçoise

orimont
,

es

hotogr

phies de

insh

s

,

ris
,

evue
N
oire
E
ditions
, 2001,
12
3
p



usiques

fric

ines
,
N
ouve

ux enjeux
,
N
ouve

ux défis
,

ris
,
E
ditions
NE


,
200

, 110
p



fric

n

usic
,
N
ew

h

llenges
,
N
ew

oc

tions
,

ris
,
NE


publishing
,
200

, 100
p

b


uvr
a
ges à p
a
r
a
ître


istoire
,
musiques et tr

ditions d


frique

ome
1


pport

u s

cré
,
à l

divinité et à
l

n

ture



istoire
,
musiques et tr

ditions d


frique

ome
2




rt griotique m

ndingue
,
les
musiques et polyphonies

ustr

les



istoire
,
musique et tr

ditions d


frique
,

ome
3


nor

m

des instruments de
musique du p

trimoine

fric

in
, 2

0
p



istoire
,
musiques et tr

ditions d


frique
,

ome



ontexte urb

in



h

nter et d

nser l


frique

E
ntre modernité et tr

dition



es musiques

fric

ines et l

mondi

lis

tion de l

esp

ce m

rch

nd


E
scl

v

ge et musiques

ux

ntilles

l


ffirm

tion p

r l

force de l

im

gin

ire
,

20
p



es
D
roits de l


omme
,
l

tr

ite et l

escl

ve des nègres

pré et postmédiév

l


réjugés et
déni d

hum

nité



es musiques de l

di

spor

noire
,
3
0
p



ville des dieux
,
120
p


D
ns les sillons de l

mémoire
,
2
9

p

ges

E
scl

v

ge
,
mythologies
,
guerres de libér

tion à

ub

,
du

e

u

e
siècle
,

ome
1

E
scl

v

ge
,
mythologies

musiques et d

nses créoles à

ub

,
du

e

u

e
siècle
,

ome
3


e

émrori

l intern

tion

l de

luku
,

émoires d


frique et de l

di

spor

,
vouées à
l

tr

ite négrière
,
à l

escl

v

ge et

ux héros

fro
-
c

ribéo
-

méric

ins
,

insh

s

,

h

ire
NE


de l


niversité de

insh

s

, 2010,
3
10
p

ges
,

vec le

rofesseur
D
octeur





ung

l

,
3
10
p

ges



ux sources du j

zz noir

D
e

ongo

l

ins à

éopoldville
,
3
20
p

T
r
a
v
a
ux
a
c
a
démiques


iolence coloni

le et
D
roits de l


omme d

ns les

etites

ntilles fr



ises


e
et

e
siècles



uête de l

p

ix et rest

ur

tion ontologique de l

escl

ve à tr

vers l

di

lectique de l

violence coloni

le f

ce

ux droits de l

homme
,

émoire de
DE

,

insh

s

,

h

ire
NE


,

niversité de

insh

s

, 200

, 2

0
p


es

pports de l

im

gin

ire d

ns l

conquête des droits hum

ins
,
de l

h

rmonie soci

le et
de l

liberté

le c

s des escl

ves b

ntous de

ub

sous l

colonis

tion esp

gnole

du

e

u

e
siècle


une quête in

chevée de l

p

ix
?

hèse de doctor

t en
D
roits de
l


omme
,

insh

s

,

h

ire
NE


,

niversité de

insh

s

,

h

ire

p


réf
a
ce

D
écidément
,

nd
 
chebw

est un invétéré récidiviste


lors que je me
rég

le encore de

erre de l

ch

nson
qu

il

publié récemment chez
D
uculot


frique
E
ditions
et qu

il vient de me f

ire

cheminer d


bidj

n où il réside
,
voilà que me
p

rvient le volumineux m

nuscrit de ce qui n

est ni plus ni moins qu

un tr

ité


u

il vient juste de commettre


n vérit

ble chef
-
d
’œ
uvre d

écriture et
d

érudition


ns doute
,
l

plus belle encyclopédie j

m

is écrite sur l

ch

nson
,
les mélodies et les rythmes des deux

ongo


e crois profondément que c

est le
gr

nd livre qui

trop longtemps m

nqué

ux

ficion

dos de l

rumb

et

u
peuple mélom

ne de ces deux p

ys p

ys


m

is encore je n


v

is entendu
ch

nter un si bel hymne à l

gloire du
N
z

di
,
le fluide essentiel dont se nourrit
cette terre b

ntoue
,
ce joy

u incomp

r

ble que les deux p

ys ont en p

rt

ge

le
fleuve

ongo


omme j

dis

orton

t

nley et

vorgn

n de

r

zz

,

nd
 
chebw

court sembl

blement son

venture le long des gé

ntes ondul

tions de ce fleuve
,
d


bord silencieux puis soud

in fougueux


oète à l

lyre enjouée
,
il emprunte

ux

om

ntiques l

fine verve de l

description sentiment

le


uelle sublimité


f

scin

tion dev

nt l

extr

ordin

ire exubér

nce

qu

tique trouve son

ncr

ge
d

ns un récit tout

ut

nt c

ptiv

nt que prégn

nt
,
où fl

mboient des mots tissés
de t

nt d

hum

nité
,
de fr

ternité et de be

uté
,
où les mots d

ns leur mirobol

nte
di

prure jubilent en une fresque polyphonique


out de suite
,
l

envie m


pris de
g

gner le riv

ge de ce m

jestueux fleuve pour

dmirer l


stre

rgenté d

ns
l


chèvement de son p

rcours crépuscul

ire


n spect

cle féerique dont l

splendeur encour

ge

,
j

dis
,
le choix de fonder en ces lieux les deux métropoles
congol

ises dont cet ouvr

ge dit l

genèse et dépeint les sociologues initi

les


nd
 
chebw

f

it revivre

vec force dét

ils l

tr

nshum

nce des hommes
de l

société gentilice équ

tori

le vers l

ville européenne que l

on voit sourdre
sur les indompt

bles c

t

r

ctes de

int

mbo


n voit ces hommes porter d

ns l

ville

ussi les mystères et les rythmes de l

insond

ble forêt d

où ils viennent

D

une p

ge à une

utre
,
d

un ch

pitre à un

utre
,
ce sont les péripéties d

une
belle

venture d

ns une symp

thique jungle urb

ine


in
-

iesse
,
ville généreuse

ux mille folies bergères


ne vérit

ble odyssée d

ns les tréfonds de

in
-
l

-
belle


ussi belle que l

mythique

utèce


in
-
l

-
frimeuse


ussi fière qu


bidj

n
-
sur
-
l

-

gune


in
-
l

-
dévergondée


ussi peu recomm

nd

ble que l


l

ce

ig

lle
et le
trottoir du

oulin

ouge


ent

cul

ire ville de toutes les tent

tions et de toutes les illusions
,

insh

s

l

est plus que nulle

utre métropole ici en

frique centr

le


llusion de l

esp

ce

infini où tout p

r

ît licite

tent

tion de l


rgent interdit qui conduit derrière les
grilles de l

prison de

k

l


m

is

ussi tent

tion de l

fille du b

r
,
séduis

nte
cr

pule qui vous déplume s

ns scrupules

E
t on s

en délecte


u

nd resurgit l



lité obstinée
,
c

est le bidonville de

tonge
qui s

exhibe

vec ses outr

nces



inévit

ble choc


omment ne p

s s

indigner f

ce

ux

ffres
corporelles qu

inflige un complexe d

infériorité inculqué et intériorisé


omment
ne p

s s

ex

spérer f

ce

u mimétisme

ch

rné et

ux déc

p

ges cut

nés dont
l

horrible mode p

r

ît si irrésistible
?

ort heureusement
,
tout est rel

tif en notre
b

s monde



r
,
fin

lement
,
le plus f

buleux
,
c

est de voir les immondices du
ghetto se tr

nsmuer en un fervent vivier culturel où v

germer et s

ép

nouir l

un
des plus gr

nds phénomènes culturels du monde moderne

l

rumb

congol

ise
que

oseph

b

sélé

r

p

triée des


r

ïbes et que

offi

lomidé

c

nonisée
d

ns le coliseum p

risien de

ercy


el un long fleuve tr

nquille
,
l

ouvr

ge de

nd
 
chebw

ch

rrie de
gr

ndes thém

tiques
,

u nombre desquelles celles qui
,

u siècle dernier
,
portèrent
l

ém

ncip

tion nègre et qui retrouvent

ujourd

hui une soud

ine

ctu

lité

l

civilis

tion de l

universel
,
l

tolér

nce mutuelle
,
le di

logue des cultures
,
le
métiss

ge inéluct

ble


et ouvr

ge remet

u goût du jour
,
s

ns les désigner
,
les
postul

ts de l

négritude et de l


uthenticité que l

on

v

it cru tot

lement désuets
et dép

ssés de mode


urtout
,
il

pporte un mess

ge de dignité et de fierté
identit

ire

rien n

est possible s

ns l

conscience de ce que l

on est et de ce que
l

on représente



est p

rce que l


frique est
,
que nous sommes
,
et il ne peut y

voir de di

logue sous l

contr

inte du mépris de l


utre




frique est music

le

D
ns s

ch

ir et d

ns son âme


ns

ucun doute
,
l

musique est
-
elle le meilleur de ce que les peuples nègres ont

pporté

u reste du
monde


l

dimension de l


llem

gne de


ch et de

eethoven ou de
l


ngleterre des

e

tles et des

ink

loyds


musique

fric

ine
,
qui

univers

lisé t

m
-
t

ms
,
m

r

kechs
,
s

nz

s et
kor

s et dont

r

zz

ville et

insh

s

sont d

émérites porte
-
étend

rds depuis
qu

elles

britent le festiv

l bienn

l
,

pporte d

ns un contexte glob

lement
tr

gique de précieux f

isce

ux de lumière à nos vies

D
u ch

toiement de s

poésie et du doux pl

isir de ses belles sonorités
,
elle

grémente

vec bonheur
notre existentiel

tout en ne quitt

nt j

m

is ces choses frivoles qui nourrissent
notre joie de vivre


omme p

rf

itement lucide des gr

nds déb

ts de son temps
,

nd


chebw
 
vu le piège d

ns lequel nulle

utorité respons

ble ne devr

it tomber

celui qui soulève les cultures contre les cultures
,
oppose les religions

ux
religions
,
incite

u mépris et à l

h

ine


l indique le chemin du respect mutuel et
de l

éch

nge généreux
,
l

voie du refus de l

domin

tion culturelle des uns p

r les

utres
,
les ingrédients d

une réinvention consensuelle du monde tel que le
souh

itent

rdemment les peuples de l

terre

N
ot

mment ceux des deux

ongo
qui ne font qu

un sur le pl

n culturel


ustement
,

nd
 
chebw

monte sur l

p

sserelle du

ont des

rts
qui surplombe

insh

s

et

r

zz

ville et dont il
propose une

rchitecture futuriste


l invite les

ongol

is des deux rives de ce

10

fleuve

intérieur du temps des

ncêtres

à revisiter leur p

ssé commun
,
à
reconsidérer leurs v

leurs p

rt

gées
,
à préserver leurs tr

ditions sécul

ires

s

ns
j

m

is s

emb

stiller d

ns le frileux repli sur soi


conclusion de l

ouvr

ge est de toute pertinence et de toute s

gesse


n
credo si lumineux en même temps qu

une vision qui à tous ég

rds relève du
dom

ine des profondeurs


omme

nd

,
moi

ussi je crois que effectivement
l

polyphonie des cultures est l

plus gr

nde richesse sur cette terre des hommes

D
r


e

n
-

l

ude




inistre du

ourisme
,
de l


ulture et des

rts

épublique du

ongo


r

zz

ville

11



a
mbule

S
ur les berges du

ongo
,
on d
a
nse l
a R
umb
a


v

nt même d

ouvrir le livre
,
je suis séduit p

r le titre que

nd
 
chebw


donné à son livre
,
p

r les mots et leur music

lité
,
p

r l

puiss

nce de suggestion
et p

r l

multiplicité des im

ges et sens

tions qu

il f

it n

ître en moi

D
eux mondes surgissent simult

nément

«
sous le pont

ir

be

u
,
coule l


eine
»…

ris
,
ses berges
,
ses guinguettes
,
l


ccordéon
,
l
 
v

et l


mour

E
t puis
,
le fleuve

ongo
,
s

m

jesté
,
son soleil
,
s

ch

leur
,
l
 
umb

,
l

sensu

lité et l

fluidité des corps


ci
,
p

s de pont
,
un fleuve et des berges


is p

rtout l

e

u
,
l


ir
,
l

d

nse et l

douceur de vivre s

ns contr

inte

E
n entr

nt d

ns le texte
,
je découvre que ce titre séducteur est en même
temps trompeur


à où j


ttends l

évoc

tion d

un doux f

rniente
,
d

une lente
flânerie
,
p

r un écriv

in impressionniste qui se l

isse glisser

u fil de l

e

u et de l

musique
,
je me trouve f

ce à une
œ
uvre rigoureuse d

historien précis et
documenté
,
qui n

oublie cepend

nt p

s que pour que son histoire soit entendue
et comprise
,
il doit trouver
«
les mots pour le dire
»

E
t ces mots
,
il les cisèle et
les

ssemble

moureusement pour f

ire vivre sentiments
,
im

ges
,
musique
,
hum

nité

D
ès les premières p

ges
,
sous l

douceur du titre se révèle une dure ré

lité

ces berges ont connu l

souffr

nce
,
le rude l

beur et l

mort de ceux qui ont
tr

cé l

voie le long du fleuve


e s

ng des hommes du

ongo qui ont servi
«
le c

sseur de pierres
»
nourrit

ussi le sol des berges


is le rêve music

l et sensuel subsiste d

ns l



lité




uteur
,
qui

llie une
sensibilité d


rtiste à un t

lent d

historien
,
nous le f

it bien percevoir


musique et l

d

nse ench

ntent les fins de journées épuis

ntes et
horribles


es

mours et l

rumb

coulent sur les berges du fleuve

ongo
,
entre
l

piste en construction et le fleuve éternel


u fil des p

ges glissent le temps et les lieux
,
l

histoire des hommes et du
p

ys
,
du fleuve et de l

ville
,
d

ns l

l

ngueur de l

musique qui les b

igne
m

inten

nt comme j

dis



est que l

ville

ussi est

u c
œ
ur du livre
,

vec s

vie intense
,
ses odeurs
enivr

ntes et ses couleurs écl

t

ntes
,

vec l

intensité
,
l

convivi

lité et l

ch

leur
de ses innombr

bles b

rs
,

vec l

bière s

voureuse et euphoris

nte


es mots ne

sont p

s immobiles


ls bougent

u rythme de l

musique
,
nous troublent et nous
enivrent


ire
,
c

est

ussi écouter
,
voir
,
sentir
,
pleurer
,
rire
,
vibrer et

imer


ref
,
c

est
entrer d

ns le

ongo


nd
 
chebw

,
à l

fois ench

nteur et c

rtésien
,
est un

lchimiste qui
,
à
tr

vers
«
l

insouten

ble légèreté
»
de l

écriture et de l

musique
,
révèle l

vie
réelle
,
douce et tendre
,
violente et tr

gique


sensuelle

umb

est une

tteinte à
l

loi de l

pes

nteur
,
comme un ch

nt m

gique qui s

élève et
,
d

oct

ve en oct

ve
,

tteint le

r

dis


redy


E
D
élégué honor

ire de l


ommun

uté fr



ise de

elgique en


D


ongo

1

1

l

origine de tout
,
une ville

a
u bord du fleuve

«


e

u est le reg

rd de l

terre
,
son

pp

reil à reg

rder le temps
»

ul

l

udel
«

èlerin il n

y

p

s de chemin
,
le chemin se tr

ce en m

rch

nt
»

ntonio

ch

do
U
ne
a
venture explor
a
trice
1





frique tropic

le ouvre de nouve

u ses portes à un journ

liste

venturier
,

ohn

owl

nds
,
dit

enry

orton

t

nley


endu célèbre
,
dès
1

2,
p

r son livre

ow

found

ivingston in

entr

l

fric



omment j


i retrouvé

ivingstone en

frique

entr

le

— œ
uvre d

ns l

quelle il rel

te

vec force
dét

ils

à l

suite de l

mission que lui confi
 
ordon

ennett
,
D
irecteur du
journ

l

méric

in
N
ew
-

ork

er

ld

comment il retrouv

le missionn

ire et
hum

niste écoss

is
,
le docteur
D
vid

ivingstone
,
dont on

v

it perdu les tr

ces
depuis
1


D
essin n
o
1


mes

ordon

ennet
,
l

éditeur et propriét

ire du

ourn

l
N
ew

ork

er

ld
,

u nom duquel le reporter et explor

teur

nglo
-

méric

in
,





t

nley
,
entreprit ses premières expéditions

u

ongo


rti à s

recherche
,

t

nley le rencontr

fin

lement à

djidji
,

u bord du l

c

ng

nik

,
en novembre
1


D
e là
,

u dép

rt de


g

moyo
,
non loin de l

île
de

nzib

r
,
il put tr

verser l


frique d

est en ouest


ette expédition le
conduir

,
non s

ns heurts
1
,
jusqu

à l

embouchure du fleuve

ongo



est cette
expédition
,
en f

it
,
qui permit de dévoiler le double mystère du fleuve

ongo et
de s

source
,
le

u

l

b

D
essin n
o
2

scène de comb

ts oppos

nt

t

nley
,
s

suite et river

ins

utochtones
congol

is
,
le long du

leuve

ongo

hemin f

is

nt
,

t

nley découvrit à son tour


près le p

ss

ge
,

u

e
siècle
,
des c

pucins it

liens


éromino de

ontes

rchio
,

uc

d



lt

nisett

,

rcellino d


tri
,

ichèle d
 
orino


l

zone du

ool
,
le
12
m

rs
1




esp

ce qu

il découvre est ch

rgé tout

ut

nt de be

uté que de mystère


f

scin

tion

tteint son comble

u cont

ct de cet esp

ce

qu

tique suspendu

u
nombril de son p

ssé


n esp

ce qui exprime à lui tout seul l

enf

nce du monde
,
esp

ce qui gr

tifie d

un univers repus de senteurs et de couleurs n

ture
,
esp

ce
qui tète en toute quiétude

vec déléct

tion du
«
jus de soleil
»
,
esp

ce qui
comm

nde à l

fin une petite ext

se

vec en sus une petite envie de se gr

tter
l

âme

1

es voy

ges de

t

nley furent ém

illés des violences

troces à l

endroit des

utochtones


ux
environs du

c
N
y

nz

,
p

r exemple
,
lors de son voy

ge à tr

vers l


frique de l

est vers l

ouest
,

t

nley dut se b

ttre contre les vill

geois

u moyen des

rmes à feu
,

ppuyé en cel

p

r son

rmée

cf


ourn

l des voy

ges

E
voquons ici les

lterc

tions s

ngl

ntes entre l

explor

teur

t

nley et les
popul

tions river

ines

vers
1


lors de s

f

meuse descente vers

om



our m

ter les

utochtones
,

t

nley dut utiliser
,
selon



erlier
,
«
vingt neufs sniders
,
trente deux fusils à
percussions
,
deux winchesters
,
deux fusils doubles et dix revolvers

en trente deux comb

ts
»

1


ci
,
le fleuve r

lentit son cours


eu

près
,
il gonfle
,
jusqu

à devenir un
«
gr

nd l

c
»



est ici encore
,
comme le décriv

it

om

mi

shib

mb

,
d

ns son
rom

n
N
g

ndo
,
que cette gr

nde étendue d

e

u c

lme s


m

sse
,
pi

ffe et se
recueille un moment d

ns le dessein d


ssembler toutes ses forces lorsqu


rrive
l

heure de se l

ncer à l


ss

ut
«
du gig

ntesque b

rr

ge qu

opposent l

ch

îne des

onts de

rist

l et le m

ssif de

l

b

l

à son p

ss

ge vers l

océ

n

tl

ntique
,
où le fleuve p

rvient qu

nd même à se jeter

près une lutte héroïquement
soutenue


rente
-
deux chutes échelonnées sur son p

ss

ge à tr

vers

ny

ng

,
d


s

ngil

jusqu

à

t

di
,
ch

ntent son épopée p

r d


ssourdiss

nts v

c

rmes
»

2
D
ès son entrée d

ns cette région
,

t

nley ne put s

empêcher d


dmirer l

écl

t
et l

be

uté de cet écrin vert

«

iel
,
quel m

gnifique p

ys

ge

»
,
soupir

-
t
-
il à
l


pproche du

t

nley

ool
,
à quelques lieues du vill

ge

impoko


on reg

rd est

ussitôt bercé

u bon gré du moutonnement du fleuve

ongo
,
ce fleuve doux qui
b

l

ie de son ress

c ses berges humides


oud

in
,

u fur et à mesure que glisse le
petit b

te

u sur l

n

ppe

queuse
,
l

r

de s

h

bille d

ne tunique ocre
,
puis verte
,
u
puis j

unâtre
,
et puis ocre encore


e fleuve
,
ses gr

ndes et petites îles
,
ses berges
,
ses rôniers guillerets

git

nt l

scivement les p

lmes sous un vent tendre
,
tout
comme les vill

ges river

ins
,
se noient d

ns un brouill

rd f

it d

embruns


end

nt ce temps
,
le p

ys

ge gr

tifie le reg

rd d

un b

in de verdure h

churée en
treillis p

r les r

yons de soleil


l y

de quoi s


b

ndonner à l

f

scin

tion de cette contrée envoût

nte
,
qui
s

impose à l

oeil à l

m

nière d

une toile

qu

rellée peinte des m

ins d

un gr

nd
m

ître


ci
,
les oise

ux sont comme des fleurs d


rc
-
en
-
ciel et des fleurs
sembl

bles à des oise

ux de p

r

dis




frique m

gicienne
,
ensorceleuse et
lyrique
,
l

voilà


ne

frique qui porte le soleil comme orifl

mme

N
ous voici

u c
œ
ur des forêts délir

ntes et
«
des s

v

nes rousses
,
des fleurs
écl

t

ntes
,
croul

nt sur les fl

ncs

brupts des mont

gnes
,
là où l

terre rouge se
gorge d


verses sonores
»
dont p

rl

it

-



rnold
3


l s


git
,
à s

y méprendre
,
de ce p

ys légend

ire dont rêver

it à coup sûr tout

qu

relliste


ys où
,
pour de
vr

i
,
des c

ses de p

ille et de b

nco jouxtent des l

cs turquoise
,
«
là où les

urores
sont de miel et de rose
,
les midis r

yonn

nt
,
où l

chute des jours se fond en
couch

nts somptueux
»



n

ture

fric

ine est donc là


elle


erte


fferte

E
lle se décline d

ns s

verve foncièrement écologique
,
livrée

ux imperturb

bles et puiss

ntes forces du
cosmos


es seuls bruits qui en ém

nent sont les froufrous et les ch

nts
d

oise

ux épouv

ntés p

r quelques bêtes s

uv

ges
,
les frémissements de feuilles
,
les cliquetis de feux de brousse

E
t puis
,
le rythme de p

g

ies r

cl

nt une e

u
sereine sur l

quelle
,
venues de l

loint

ine et mystérieuse source de ce fleuve
incommensur

ble
,
ondulent des j

cinthes entrel

cées
,
flott

nt

u gré des v

gues



emb

rc

tion

une flottille à v

peur typique de ce temps conquist

dor
,
d

ns un

2









,
N
g

ndo
,

ruxelles
,

eorges
D
eny
, 1
9

9
,
p
 2
3

3

-



N

D
,

égine

hi

nge

de l

lumière

v

nt toute chose
,



,

ruxelles
, 200

,
p

9



dem
,
p

9

1

él

n herculéen
,
se tire
,
chenille
,
imprime des rides

queuses
,
les fond
,
dessin

nt
quelques tr

înées d

écume j

unâtre sur son p

ss

ge


bord de l

emb

rc

tion
,
tous les reg

rds sont h

ppés p

r le sourire de l

n

ture

lentour


es têtes se tournent continuellement à bâbord et à tribord

D
es
p

ires d

yeux
,
qu

si exorbités
,
émerveillés
,
scrutent ch

que p

rcelle de ce décor
vert frémiss

nt de volupté


este que l

flottille
,
elle
,
glisse nonch

l

mment

E
lle
glisse encore tout sereinement comme un p

tin sur l

surf

ce spongieuse de ce
long serpent

queux


e m

tin
-

,
le soleil ven

it de sortir à peine du profond cuivré du ciel


l
s

empress

de déb

rr

sser son lit des cendres générées p

r l

incendie du ciel


e
voilà l


stre
-
roi du ciel
,
m

jestueux
,
p

ré de son double m

nte

u d
’«

rchitecte
»
et de
«
peintre
»

E
n lui
,

l

ude

évi
-

tr

uss distinguer

it deux ph

ses bien
distinctes

«

u début
,
l


stre est

rchitecte

E
nsuite seulement

qu

nd ses r

yons
p

rviennent réfléchis et non plus directs

il se tr

nsforme en peintre

D
ès qu

il
s

eff

ce derrière l

horizon
,
l

lumière f

iblit et f

it

pp

r

ître des pl

ns à ch

que
inst

nt plus complexes


pleine lumière est l

ennemie de l

perspective
,
m

is
,
entre le jour et l

nuit
,
il y

pl

ce pour une

rchitecture

ussi f

nt

isiste que
tempor

ire
»



is l

illusion d

un k

léidoscope se r

vive

u vu de l

di

prure de toutes ces
couleurs p

illet

nt le ciel comme de multiples petites flèches polychromes
,
qui
écl

tent en mille feux d


rtifices


l n

y

pourt

nt
,
en ce ciel mouv

nt
,
nulle
collision

vec quelque porphyre
,
encore moins

vec l

surf

ce

brupte du gr

nit
et ses

spérités sédimentées
,
pour qu

il s

en dég

ge

ut

nt de brill

nces

sinon
une v

ste n

ppe v

poreuse
,
poreuse
,
fin

lement merveilleuse


l s

étende ici à
l

infini un esp

ce gr

cieux et frisé
,
p

reil à un p

ys

ge f

buleusement

qu

tique


n est là f

ce à un vr

i esp

ce de rêve
,

vec ses îles et ses îlets
,
ses pl

ges et ses
dunettes fr

giles
,
ses zones d

ombre mouv

ntes
,
ses trous d


ir et ses yeux de
cyclone pré
-
diluviens
,
ses houles nerveuses et remu

ntes
,
p

rfois écl

tées en

lvéoles creuses comme des cr

tères lun

ires


à
,
quelques rondes
-
bosses de nu

ges sculptés p

r des m

ins inconnues


ci
,
quelques m

melons bl

nchâtres


uel spect

cle f

scin

nt

N
ul être ne v

ut cet

stre d

ns l


rt de cr

cher des couleurs sur l

toile du
ciel




stre est

ussi

rtiste à s

m

nière


l excelle
,
en effet
,
d

ns un mél

nge de
virtuosité et de générosité

E
t ses toiles
,
éphémères et fug

ces
,
n

ont p

s de prix
,
si ce n

est qu

elles ne sont livrées qu


ux seuls yeux d

initiés c

p

bles de lire en
ses moindres connivences le l

ng

ge du ciel à tr

vers l

l

ngue des nu

ges et des
étoiles


r le bi

is de ce rituel f

milier
,
l

éternité semble eff

cer le quotidien


e
soleil

v

le les ombres


l ne reste que l

fr

îcheur du fleuve et l

humidité de ses
berges


à
-
h

ut
,
sous le reg

rd condescend

nt et m

jestueux de l


stre
-
roi
,
les
nu

ges sourient
,
d

nsent
,
jouent à c

che
-
c

che
,
sculptent de petits objets


n





E
-




,

ristes tropiques
,

ris
,

lon
, 1
9


1

peut y voir

pp

r

ître p

r endroits des têtes de monstres
,
des escortes entières de
bisons
,
de petits personn

ges à longues b

rbes bl

nches
,
des

nges

ilés ch

rri

nt
des c

lèches
,
une tête

uréolée de divinité qui référer

it
,
à s

y méprendre
,
à celle
de l
 
inte

ierge
,
des étoiles s

ns étincelles


un moment donné de l

journée
,
des flocons de nu

ges imm

culés
s


ssemblent et forment

ussitôt des boucles étincel

nt de mille feux
,
qu

ils
s

empressent d


ccrocher

ux oreilles du soleil


lors que cette nuit
,

u cl

ir de l

lune
,
le ciel offr

it l

im

ge h

llucin

nte d

un lit immense où
,

ssoupis sur un
limon de bonheur
,
tous les êtres de là
-
h

ut

rrivent à goûter
,
enfin
,

u repos
d


scète

D
ns leur p

r

de silencieuse
,
cert

ines étoiles
,

y

nt perdu leur route
,
sembl

ient vouloir descendre vers l

terre pour se poser sur les ép

ules des
hommes


is
,
se souven

nt que l

solid

rité des êtres célestes ét

it inf

illible
,
elles durent retrouver leur tr

jectoire

près

voir envoyé des sign

ux de détresse
à leurs congénères



est de cette m

nière qu

elles retrouveront
,
fin

lement
,
leur
f

mille céleste


ien qu

en reg

rd

nt l

voûte céleste
,
l

on soupirer

it d


ise à l

idée que cette
gr

nde b

gue que forment deux gros nu

ges
,
tout

u fond du ciel de l

région du

ool
,
portent un mess

ge d


mitié

«

oyei bol

mu
»


oyez l

bienvenue


l est
donc cl

ir que d

ns tous les p

ys du monde
,
comme le dit

lphonse
D
udet
,
«
les jours
,
c

est l

vie des êtres

m

is l

nuit
,
c

est l

vie des choses
»


e nouve

u jour est là


omme d

h

bitude
,
il est réveillé à coup de petites
griffes p

r le soleil torride de l

E
qu

teur



emb

rc

tion
,
encore elle
,
s

enfonce toujours serein

u milieu du fleuve


ur les deux rives
,
le p

ys

ge

rbustif défile
,
se renouvelle continuellement


ci
,

pp

r

issent des f

l

ises de grés bl

ncs teintés de rouge


à
,
s

étend une pr

irie
bosselée de quelques m

melons verdâtres et que prolonge

u loin une pl

ine
s

blonneuse dont l

couleur du t

pis grenelé tire sur le j

une

rgile


mesure que le b

te

u s


pproche de l

île

b

mu
,

u c
œ
ur du v

ste ét

ng
,
l

équip

ge s

offre encore le loisir d


dmirer quelques vill

ges surplombés p

r l

chevelure touffue des rôniers frisés à l

m

nière des tign

sses d

un r

st



ls

lternent

vec un immense t

pis d

herbes vertes

ttest

nt d

une m

jestueuse
exubér

nce que le soleil vient égr

tigner p

r endroits

D
ns un ciel bleu t

cheté
de bl

nc
,
des fl

m

nts silencieux p

trouillent en form

tion serrée


ls p

r

dent en
douces et joyeuses br

ssées
,

v

nt de se poser
,
plus loin
,
sur les brindilles d

un
lilebo


D
e quoi s

ext

sier dev

nt ce p

ys

ge sublime

E
ntre les deux rives du
fleuve
,
une végét

tion

ux touffes hirsutes semble être r

ngée en p

r

llèle
comme pour

ssurer l

coulée tr

nquille et p

resseuse de
N
z

di


utre nom du
fleuve


itôt fr

nchie l

pointe sud de l

île

b

mu
,

pp

r

issent de l

teinture
ocrée du sol quelques c

ses en torchis regroupés en h

me

ux quelque peu
désolés

D
es cosmogonies événescentes sinon eff

cées n

y

uront l

issé que
quelques bribes de mémoires diffr

ctées qui ne mènent qu

à des souvenirs
l

tents



ingulier de
m

lebo

pl

nte tropic

le de l

f

mille des bor

sses


1
9


l

f

llu le p

ss

ge d

un explor

teur bl

nc pour qu

une excroiss

nce de ces
souvenirs se f

sse jour
,
le temps d

une h

lte sur une île

ux

llures édéniques


insi d

ns son ouvr

ge

he

ongo

nd the

ounding of its

ree

t

te
,
l

explor

teur

t

nley
,
qui

eu le privilège de voir cette île sous son

pp

rence prim

le
,
l

décrit
-
elle en ces termes

«


île de


mu
,
longue d

environ
1

milles
22
km

occupe le
centre du

ool


m

jeure p

rtie est b

sse


ussi

ux e

ux
h

utes
,
trois qu

rts en peuvent
-
ils être inondés


rive
méridion

le de l

île présente à l

vue plusieurs milles de bords
f

its d


rgile r

ide
,
lesquels dép

ssent trois pieds

un mètre

l

crue h

ute


e sol de l

rive septentrion

le est be

ucoup plus b

s

on y trouve en

bond

nce du bois de construction que les
indigènes coupent pour divers us

ges



intérieur de l

île est
peuplé de buffles
,
d

éléph

nts et d

hippopot

mes



extrémité
sud
-
ouest est plus pl

te
,
elle est couverte d

herbes et de rose

ux

d

ns le voisin

ge s

étendent de l

rges b

ncs de s

ble


ux e

ux
b

sses
,
ce côté de l

île ressemble à une pl

ine b

sse et
s

blonneuse

les pécheurs

iment y dresser de petites c

b

nes en
herbe pour sécher leurs poissons


orsque les e

ux sont h

utes
,
les b

te

ux à v

peur côtoy

nt f

cilement l

île
,
montent jusqu

à
l

entrée du

ool


p

rtie du sud
-
est de l

île est un vérit

ble
p

r

dis en r

ison du gr

nd nombre d

hippopot

mes qui y vivent


n estime à près de deux cents le nombre de ces

nim

ux

mphibies qui se nourrissent de rose

ux
»

E
n vient
-
on à l

surf

ce du fleuve
,
qu

il f

ille const

ter qu

elle

veugle
const

mment de multiples petits miroirs en forme d

éc

illes liquides


es petits
miroirs

queux donnent l

impression de se
«
c

sser
»
,

v

nt de s


ssembler plus
loin
,
jusqu

à l

berge loint

ine
,
où les îlots et lisières de ces petites forêts t

ntôt
diffuses
,
t

ntôt cl

irsemées
,
s

enc

strent d

ns l

horizon

D
ns cet écrin vert
,
l

oeil sculpter

it diverses formes d

êtres f

uniques

des
formes d

oise

ux
,
des formes de m

mmifères préhistoriques
,
des formes de
serpents longs comme le fleuve lui
-
même



on y verrr

it des rhinocéros
,
des
éléph

nts
,
des lions
,
des pum

s feul

nt entre des

rbustes morts



on y
découvrir

it volontiers des formes de tous ces

nim

ux qui
,
depuis des siècles
,
ont f

nt

smé tous les explor

teurs européens du siècle des
«

r

ndes
découvertes
»

fric

ines


l y

ur

it comme une envie de se tr

nspl

nter d

ns ce
p

rc

nim

lier n

turel pour tenter de les

pprocher
,
en vue de certifier un jour
,
l

m

in sur le c
œ
ur
,
de leur existence à tous ces incrédules d

E
uropéens
éternellement emmurés d

ns l

gris

ille de leurs p

ys tout en béton
,
eux qui ne
croir

ient p

s un mot de ce récit féerique









NE
,

he

ongo

nd the

ounding of its

ree

t

te
,
cité p

r

EN

NE



E
,
«

n
nouve

u reg

rd sur les origines des villes

fric

ines

c

s de

insh

s



pumbu

»
,
d

ns

pier bl

nc
,
E
ncre noire
,

insh

s

,

entre

llonie
-

ruxelles
, 1
99

20


e reg

rd s


tt

rde soud

in sur une f

l

ise

rgileuse


uelqu

un croit même
entendre des hélées s

en élever vers les firm

ments


er

it
-
on en vue d

un

utre
vill

ge
?

l f

ut croire


l est là

à quelques enc

blures de l

emb

rc

tion


oici
enfin le

ool


n gr

nd l

c
,
p

ré de j

cinthes vertes entrel

cées t

ntôt en

nne

ux végét

les bien touffues
,
t

ntôt en ombelles l

ncin

ntes qui ondulent

u
rythme du moutonnement du fleuve


n y l

isser

it volontiers voguer son âme


out

utour
,

pp

r

isent de nouve

ux h

me

ux de vill

ges


es berges invitent à
l

b

l

de comme d

ns une onirique b

ll

de


n entend l

brise b

l

yer l

immense
ét

ng en douce symphonie


e mél

nge de ch

nt chuchoté et de souffle

qu

tique emplit l


ir à l

m

nière d

une mélopée édénique

D

ici
,
on

le pl

isir d


ssister tous les jours
,

vec le même bonheur et

vec le
même effet d

envoûtement
,

ux levers et couchers de
«
l


stre or

ngé
»
,
que l

on
voit j

illir m

jestueusement du fleuve tout dr

pé des pourpres


e reg

rd finit p

r
s


ccrocher

ux m

gnifiques dentelles mos

ïques qu

il ép

rpille sur son p

rcours

v

nt de revêtir ses brill

nces rég

liennes
,

u zénith

D
e cet endroit qui s

év

se
,
comme pour l

isser se dresser un immense

utel
,
l

légende dit qu

un nect

r divin y ser

it tombé d

une cruche céleste

D
epuis
,
le
lit du fleuve n


cessé de se dil

ter

E
t le nect

r
,
p

rti de l

petite goutte céleste
originelle
,
s

est tr

nsformé en un v

ste ét

ng
,
où personne ne prendr

it le risque
de se b

igner s

ns l

permission d

un gr

nd

énie de l

e

u


demeure se situe
en

mont du fleuve
,
à un endroit nommé

ngengenge


tr

dition veut qu


v

nt
d

envis

ger tout p

ss

ge vers l

ét

ng
,
on y jette
,
en guise d

offr

nde
,
quelque
pièce de monn

ie


lors seulement
,
le

énie vous

utorise à fr

nchir le territoire
s

cré


e geste est en quelque sorte un signe d


llége

nce envers les esprits du
fleuve

ongo
,
les m

îtres invisibles de ces lieux


h
,
les vill

ges

fric

ins


es exotiques vill

ges de l

terre d

origine de

ucy
et de

oum

ï
,
les

ncêtres de l


um

nité


ous les mêmes


ls vivent leurs
s

isons

u rythme régulier des levers et couchers du soleil
,

u rythme des s

isons
de pluie et des s

isons sèches


out ici se renouvelle
,
dir

it
-
on
,
toujours
sembl

ble


u bout d

un sentier
,
voici un buisson diffus
,
puis un regroupement de
petites et gr

ndes c

ses

E
ncore un vill

ge


n vill

ge comme t

nt d


utres le
long de ce fleuve
-
dieu


cette époque
,
un vill

ge se mesure

u nombre d

âmes
qui y vivent


uel qu

il soit


u

r

nte c

ses

u minimum suffisent ici pour
prétendre

u st

tut d

un vill

ge


rès d

une c

b

ne isolée
,
des

moncellements de p

illes
,
des filets tendus
entre deux

rbustes
,
puis des coupes de bois emp

quetés en vr

c


n peu plus
loin
,
des chèvres et chevre

ux en meute bêlent en s

utill

nt


ette d

nse qui n


p

s de nom et ce ch

nt s

uv

ge à l

s

veur écologique se mêlent

ussitôt

u
rythme bin

ire des pilons que les femmes hil

res
,
une petite sueur perl

nt sur le
front
,

lternent en duo d

ns le creux du mortier

p

ss

nt du m

rtelement r

jeur
de l

grosse c

isse

ux c

non

des sismiques de
tomes
du mortier

E
videmment
,
à côté de ces bruits f

miliers du vill

ge
,
seules les oreilles de
quelques vieill

rds

ux cheveux bl

nchis p

r l

âge
,
et dont l

âme tend déjà l

m

in

21


ux

ncêtres
,
sont gr

tifiées de l

s

veur év

nescente des mélodies que distille
l

égouttement des feuilles
,
du bourdonnement des guêpes
,
du pépiement
d

oise

ux et de mille

utres petits bruits de l

n

ture
,
qui ne sont donnés à
écouter qu

entre deux rêveries tr

nquilles


ernées d

une houppe verdoy

nte
,
les premières
«
villes
»
du

ool sont donc



u

y voit
-
on encore
? 
un

utre endroit
,
sur l

berge reposent quelques
pirogues


lus loin
,
des pécheurs r

fistolent leurs filets en siflot

nt g

iement


e
c

lme

lentour est p

rfois déchiré p

r les rires

ux écl

ts de femmes qui devisent
ou nettoient leurs c

n

ris
,
p

r les interpell

tions d

enf

nts à l

humeur enjouée
,
mim

nt des scènes de ch

sse


u loin
,
les dômes des rôniers reçoivent continuellement l

visite de petits
oise

ux à l

humeur enjouée
,
qui en rebondissent

ussitôt pour se poser

illeurs


n peu plus loin encore
,
à l

horizon
,
se dresse une colline p

rée de verdure



est
le

ont
N
konzo
N
kulu


n promontoire h

utement str

tégique qui
,
en lui
-
même
,
constitue ici une impos

nte forteresse n

turelle


n import

nt m

rché
,

pprendr

-
t
-
on plus t

rd
,
se tient régulièrement

u
pied de cette colline


n r

pporte que cette pl

ce commerç

nte floriss

nte

hérité une p

rtie de s

vit

lité m

rch

nde des

nciens pécheurs des
«
N
g

nd

»

ces c

ses de pécheurs

de l

île

b

mu

située

u milieu du fleuve
,

y

nt émigré
,
ici
,
à l

suite des guerres fr

tricides
,
des inond

tions
,
de l

inv

sion intempestive
des moustiques
,
de l

férocité des buffles et des éléph

nts qu

évoquent cert

ins
livres d

histoire


ontink
,



1
9
3

D


près les historiens les plus crédibles
,
cette île giboyeuse

joué tout

u long du

e
siècle
,
le rôle
«
d

inépuis

ble
ch

mbre à provisions
»
,
voire de
«
boucherie pr

tiquement gr

tuite
»


umeng

neso
, 1
99


2
3
0

pl

ce du m

rché ét

it elle
-
même régulièrement et
richement

pprovisionnée en gibiers fr

is


our sûr
,
ce m

rché
-
là est

u c
œ
ur du
vill

ge
N
t

mu


int

mbo


densité de l

popul

tion en

f

it le lieu d

éch

nge
p

r excellence

ts

y


D
iseurs de bonne

venture
,
m

rch

nds de poissons
,
d

ivoire
,
de soie
,
de
pl

ntes médicin

les
,
ch

nteurs et d

nseurs de circonst

nce

,
venus en

v

l ou
en

mont du fleuve

bientôt rejoints p

r d


utres
,
et d


utres encore

,
s

y
crois

ient d

ns une

mbi

nce des plus viv

ces


e

koko

titre honorifique d

un

hef teke


pl

nté ses pén

tes

u sommet de cette colline
,
qui surplombe l

«
ville
»
de f

çon à bénéficier d

une vue p

nor

mique de son territoire



est ici
,
fin
1

9
,
que

enry

orton

t

nley découvrit pour l

première
fois une ville singulière


pumbu


utrement nommée

ng

dy
 
pumbu


ette

gglomér

tion
,
formée

sur les vestiges de l


ncien
N
coun


de quelques
h

me

ux
,
est l

première

ppell

tion officielle de ce lieu d

éch

nge

brit

nt un
gr

nd m

rché


pumbu est un district de
N
sundi p

rmi les six provinces initi

les du

oy

ume de

ongo

D


près l

historien congol

is

umeng

neso

iobe
,
le
district compren

it à l

époque plusieurs

gglomér

tions et vieux vill

ges


nt

mo
,

ns

s

,

emb

,

umeti
,

ng

bw

,

uvulu


uvul

,
N
gombe
,
N
kulu
,

b

ng
,

ng

s

n

,

ikung


N
kung

,

uo

22


omme on s

en rendr

compte p

r l

suite
,

int

mbo

souvent ortho
-
gr

phié
«
N
t

mo
»
d

ns les écrits européens du

e
siècle

ser

une

gglomér

tion centr

le d

ns l

form

tion de l

future métropole congol

ise


l

ce commerci

le extrêmement

nimée et floriss

nte
,
en
1

0,

int

mbo
découle d

un vill

ge wumbu
,
créé et développé p

r les chefs
N
golo
,
N
g

vuk

et

impe


quet
,



1
9
3




rrivée de
N
g

liem


un

ncien escl

ve teke venu
de l

rive droite du fleuve
,
d

ns l


ncienne

frique
E
qu

tori

le

r



ise
,
qui
s


utoprocl

me

tsi

le chef

de

int

mbo
,

près

voir déposé le vieux
N
g

ko

le
chef du vill

ge en titre victime de sénilité
,
lui imprime une vit

lité m

rch

nde de
gr

nde envergure



teke et


nunu y développent un import

nt commerce de
pointes d

ivoire
,
de soie
,
de dr

ps

voire d

escl

ves

E
t ce
,
grâce

ux courtiers
teke


ppell

tion qui dériver

it du verbe
kuteke

vendre

nommés

ussi
b

tio

singulier de
utio
ou
tio


que sont ces m

rch

nds célèbres de l

région

D
es
escl

ves

menés en pirogue p

r les


nunu

ob

ngi

que l

explor

teur

nglo
-

méric

in

enry

orton

t

nley confond

vec les

nsi

s

y éch

ngent contre
les

rticles de troc européens

pportés p

r les


kongo


rmi eux
,

ux dires de

umeng

neso

iobe
,
les


zombo semblent être les plus h

biles

N
g

liem


le f

meux
«
porteur de perles sur l

tête
»

«

iem



»
ou
«

yem



»
en kiteke
,
signifi

nt
«
grosse perle
»
,

près un règne mouvementé
,
m

rqué p

r diverses intrigues entre lui et les

utres chefs

f

vor

bles
,
eux
,
à l

pénétr

tion des
E
uropéens
,
les f

meux
«
c

sseurs des pierres
»

bul

m

t

di
,
d

ns l

région
,
dut reg

gner l

rive septentrion

le du

ool


fw

,

r

zz

ville
,
vers
1

9
2,


près

voir f

it fortune à

int

mbo
,
il mourut ruiné
,
fin

lement
dés

busé


ussitôt
,
son territoire fut investi p

r les
E
uropéens
,
qui y
construisirent d

import

ntes bâtisses et d

impos

nts chemins de fer
,
ports et

utres centres

dministr

tifs et commerci

ux de première import

nce


ituée à l

sortie du

ool et

u début de puiss

ntes c

t

r

ctes qui

rrêtent l

n

vig

tion vers l


v

l
,
l

ville s

étire le long de l

rive méridion

le du

ool

lebo


t

nley

ool


,
en f

ce de s

jumelle
,

r

zz

ville


l

suite de l

visite en ces
lieux
,

u

e
siècle
,
des c

pucins it

liens


éromino de

ontess

rchio
,

uc

de


lt

nisett

,

rcellino d


ttri



en route pour

be
,
sur l


utre rive
,
d


ils espér

ient rejoindre p

r l

suite le célèbre et hypothétique prêtre

e

n
,
en

byssinie

E
thiopie


,
l

ville livr

ses secrets à d


utres explor

teurs
européens


et épisode de l

histoire congol

ise f

it

llusion

u p

ss

ge fort
rem

rqué du missionn

ire b

ptiste

illi

m

olm

n

entley à

emb


en
1

,
tout comme celui de l

explor

teur suédois le


ron

ns

on

chwerin à

pumbu

en
1



llusion ég

lement à l

visite d

un

gent cro

te de l

E






E
t

t

ndépend

nt du

ongo

à

impoko et

imb

ngu


sin

,
que l

on

perçut un jour

u m

rché de l

ville de

emb


en
1

9
,
etc


l reste qu

entre
1

9
et
1

9
,

t

nley se rendr

qu

tre fois

u

ongo


n de
ses import

nts voy

ges fut celui du
1
3
m

rs
1




explor

teur est reçu lors de



EN

NE



E
,
«

n nouve

u reg

rd sur les origines des villes

fric

ines

c

s de

insh

s



pumbu

»
,
d

ns

pier bl

nc
,
E
ncre noire
,

insh

s

,

entre

llonie
-

ruxelles
, 1
99

,
p

221

2
3

cette expédition p

r le chef indigène de l

rive droite
,
N
g

m

nkono

E
nsuite
,
les
1

et
1

m

rs
,
il

des entretiens

vec

tsi
N
g

liem

,
chef de

int

mbo

E
n signe
d


mitié et de sincérité
,
comme le veut l

tr

dition
,
un éch

nge de s

ng fut
nécess

ire


près

voir noué des

mitiés

vec les plus import

nts

koko de l

région
,

t

nley fond

quelques st

tions

ports

le long du fleuve
,
entre
l

embouchure et

t

nley
-

ool


ivi

de septembre
1

9

u
21
février
1

0,

s

ngil


entre février et novembre
1

0,

ny

ng


entre m

i et juin
1

1
et

éopold
-

t

tion
,
devenue

éopoldville

en décembre
1

1


hoto n
o
1


m

ison

omfin

,
sur l


ncien site de l


ctuel

e

ch
N
gobil

de

insh

s


onformément

ux instructions reçues de

ruxelles
,
il dut ouvrir entre

ivi
et

pumbu


ncien nom de

insh

s

,
à tr

vers mont

gne et r

vins
,
une route
p

r

llèle

u fleuve
9



opér

tion s


ccomp

gne d

import

nts tr

v

ux de génie civil
à p

rtir desquels

t

nley dut bêcher
,
«
déforester
»
,
creuser
,
c

sser des pierres

D


,
l


ppell

tion si évoc

trice et p

thétique de
«

ul

m

t

di
»
,
désign

nt le

l

nc qui
«
c

sse les pierres
»
sur son p

ss

ge

E
lle servir

ensuite à désigner le

l

nc et s

civilis

tion

E
n somme
,
l


utorité tutél

ire coloni

le


e
«
bul

m

t

di
»
,
sorte de divinité
,
n

ét

it
-
ce p

s l


elgique elle
-
même
,
l

mère p

trie
?

Na
iss
a
nce d

une ville


est cette st

tion de

éopoldville qui ser

à l

b

se de l

fond

tion de l

plus import

nte des villes du

ongo


insh

s



ruit d

un compromis l

borieux et tumultueux entre

t

nley
,
N
g

liem


le
princip

l chef
-
commerç

nt de l

commun

uté teke de

int

mbo
,
et les chefs
9

dem

2

indigènes de l

rive méridion

le




ccord est fêté

vec f

ste le
2

décembre
1

1

ville n

îtr
 
insi sur le site repéré et proposé p

r un cert

in
D
vid

bd

ll

h

usi


ncien m

telot
,
né à

hup

ng
 
u

oz

mbique
,
d


bord
interprète polyglotte du docteur et missionn

ire écoss

is
D
vid

ivingstone
,
en
1

1,
puis celui de l

explor

teur

nglo
-

méric

in
,
qui f

is

it p

rtie d

une
import

nte délég

tion de


nzib

rites


ette suite de

t

nley ét

it composée
des porteurs et des sold

ts qu

il

v

it eng

gés le
1

m

i
1

9



est à ce titre que
cert

ins historiens

ttribuent à

bd

ll

h

usi le titre de
«
co
-
fond

teur
»
de cette
métropole congol

ise

E
n ce qui concerne

bd

ll

h

usi justement
,
on peut im

gner que c

est en
p

rtie s

meilleure conn

iss

nce de l

topogr

phie

fric

ine et ses rem

rqu

bles
qu

lités de négoci

teur qui permirent
,
à l

fin
,
à

t

nley de prendre possession de
cette
«
l

rge élév

tion t

pissée de g

zon qui s

étend p

r des pentes douces
jusqu


u bord même du fleuve
»
10


l

endroit précis où s

érige

l

première
m

trice de l

ville


ne évidence s

ute

ux yeux ici

ce p

ys est un vr

i p

r

dis

E
t ses fleurs
,

ussi nombreuses que v

riées
,
semblent

voir été pl

ntées p

r des m

ins
invisibles


leurs s

uv

ges
?

ui


our peu qu

on s

che
,
elles n


pp

rtiennent à

ucun j

rdin hum

in


es joy

ux de l

univers végét

l
,
p

rés de toutes les couleurs
de l


rc
-
en
-
ciel
,
sont un vérit

ble don de
D
ieu
,
vous dir

-
t
-
on ici
,
f

it

u

ongo
pour n

rguer les l

ideurs du monde


ison pour l

quelle les plus p

ssionnés des
n

tur

listes s

évertuent à soutenir que
«
celui qui cultive des fleurs

dore
D
ieu
»
11

D
ieu et les fleurs ne fer

ient
-
ils p

s
«

n
»
d

ns l

univers du be

u
? 
vr

i dire
,
ces fleurs
,
ne ser

ient
,
pourr

it
-
on dire
,
que des outils pour l
’œ
uvre de l

reproduction inst

urée p

r le



teur peu

v

nt de se reposer le septième jour


ême si l

on

dmet que l

symbolique des fleurs n

est p

s de l

r

ce

fric

ine
,
en ex

min

nt de près cert

ins dét

ils de l

n

ture
,
l

on const

ter



nmoins
,

vec

m

dou

mpâté

â
,
que rien d

ns cet univers complexe n


été créé

u h

s

rd
,
que des m

ins du



teur ne peuvent sortir que des
œ
uvres
d

une cohérence p

rf

ite


eg

rde
,
nous dit
-
il
,
«
si
,

u moment où les pl

ntes
fleurissent
,
il t


rrive de f

ire une promen

de en brousse
,
ex

mine les

beilles


u
s

ur

s que ch

que fleur est un sentier mystique


v

nt de f

briquer le miel dont
D
ieu lui
-
même dit qu

il ét

it un remède
,
l


beille se pose sur ch

que fleur qui

s

tête

u soleil pour lui dem

nder s

contribution
»
12


mieux voir
,
on pourr

it dire que

bd

ll

h

usi sembl

it mieux imprégné
de toutes ces ré

lités de l

n

ture

N
é

u bord de l

mer
,
bercé ensuite p

r les
ch

nts d

oise

ux des s

v

nes

fric

ines
,
l

n

ture n


v

it

ucun secret pour lui

E
st
-
il que l

empl

cement qu

il propos

à

t

nley
,
comme site de l

future ville
,
offr

it non seulement un m

gnifique p

ys

ge
,
m

is il ét

it
,
en plus
,
doté d

un sol

r

ble
,
humide et d

une s

v

ne giboyeuse



est en plus un site extrêmement

10

EN

NE



E
,
op

cit
,
p
 2


11



D




E


,

ie et enseignement de

ierno

ok

r
,
le s

ge de


ndi

g

r

,

ris
,

euil
, 1
9

0,
p

3

12

dem
,
p

3

2

str

tégique
,
c

r à un moment donné
«
ce terr

in prend une cert

ine

ltitude
,
qui
permet d


voir une vue sur

t

nley

ool et l

c

t

r

cte
»

E
t
«
c

est

u pied de
cette h

uteur que les r

pides de

int

mbo prennent n

iss

nce
»


umeng

neso
,
1
99


2


E
t c

est encore

ux pieds de cette même colline que v

n

ître une
petite st

tion fluvi

le
,
qui deviendr

vite une petite ville


uis
,
plus t

rd
,
une
gr

nde

gglomér

tion


petite st

tion ét

it inst

llée

ux environs de l

b

ie de
N
g

liem



l

endroit qu

occupent

ujourd

hui les usines de

h

nimét

l


coup sûr
,
ce lieu
présent

it pour

t

nley un double

v

nt

ge

d


bord
,
une contiguïté str

tégique

vec l

p

rtie n

vig

ble du fleuve
,
ensuite l


v

nt

ge du voisin

ge des tribus

mies prêtes à le secourir en c

s de besoin


l

origine
,

t

nley b

ptis

le site de son nom

«

t

nley

ool

t

tion
»


uis
,
plus t

rd

en

vril
1

2,

éopoldville

E
n homm

ge bien entendu

u gr

nd roi
des

elges


éopold

,

mi des géogr

phes
,
princip

l fin

ncier et p

rr

in de ses
expéditions

u

ongo

D
essin n
o
3

le

éoplold

des

elges
E
nc

strée
,
d

une p

rt
,
entre une pl

ine m

réc

geuse et

lluvi

le
,
et d


utre
p

rt
,
entre de multiples collines


ont
-
N
g

ful

,

ont

mb

,

ont
N
g

liem


et
pl

te

ux


imwenz

,

binz


,
l

ville n

iss

nte est serpentée p

r quelques

2