Gestion des couleurs pas à pas

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Français
162 pages
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Description

Étalonnage d'écran, profils ICC, impression avec Photoshop Elements, Photoshop et Lightroom


Comment retrouver les "vraies" couleurs de ses photos quand on les regarde sur un écran, qu'on les imprime ou qu'on les donne à tirer à un laboratoire ? Approche résolument pratique de la gestion des couleurs, ce livre d'initiation n'a pas pour ambition de la traiter de manière exhaustive. Il est focalisé sur l'essentiel, c'est-à-dire sur les procédés dont la maîtrise apporte des améliorations visibles et immédiates à tout photographe amateur.



Il décrit ainsi "pas à pas" et de manière aussi concrète que possible les procédures à suivre par ceux qui souhaitent se cantonner aux pratiques les plus accessibles : étalonnage d'un écran par des outils à la disposition du photographe amateur, paramétrage des principaux logiciels de traitement d'images (Photoshop, Photoshop Elements, Lightroom) et utilisation des profils d'imprimantes pour une impression fidèle.




  • Les couleurs d'une photographie numérique


  • Comportement colorimétrique des appareils


  • Avant d'étalonner votre écran...


  • Étalonnage d'écran : pas à pas avec Eye-One Display 2


  • Étalonnage d'écran : pas à pas avec Spyder3Elite


  • Obtenir et installer le profil de votre imprimante


  • Espace de travail, espace d'une image


  • Gérer les couleurs avec Photoshop


  • Gérer les couleurs avec Lightroom


  • Gérer les couleurs avec Photoshop Elements


  • Désactiver la gestion des couleurs dans le pilote d'imprimante

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de lectures 162
EAN13 9782212414554
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0120€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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JeanDelmas

Gestion des couleurs
pas à pas

Étalonnage d’écran, profils ICC, impression avec
Photoshop Elements, Photoshop et Lightroom

Jean Delmaségalement est
l’auteur, aux éditions Eyrolles, du
livre de référence pour les
photographes experts et professionnels,
La gestion des couleurs pour les
photographes.

Gestion des couleurs pas à pas

Étalonnage d’écran, profils ICC, impression
avec Photoshop Elements, Photoshop et Lightroom

Comment retrouver les « vraies » couleurs de ses photos quand on les regarde sur
un écran, qu’on les imprime ou qu’on les donne à tirer à un laboratoire?

Approche résolument pratique de la gestion des couleurs, ce livre d’initiation n’a
pas pour ambition de la traiter de manière exhaustive. Il est focalisé sur l’essentiel,
c’est-à-dire sur les procédés dont la maîtrise apporte des améliorations visibles et
immédiates à tout photographe amateur.

Il décrit ainsi «pas à pas» et de manière aussi concrète que possible les procédures à
suivre par ceux qui souhaitent se cantonner aux pratiques les plus accessibles:
étalonnage d’un écran par des outils à la disposition du photographe amateur, paramétrage
des principaux logiciels de traitement d’images (Photoshop, Photoshop Elements,
Lightroom) et utilisation des profils d’imprimantes pour une impression fidèle.

Au sommaire
• Comportement colorimétrique des appareils. L’étalon ICC des couleurs • Espace
colorimétrique d’un écran (gamut), d’une imprimante • Profil ICC d’un appareil• Étalonner son
écran.de l’étalonnage • Avec quel outil étalonner ? • Définissez vos cibles de réglage • Principes
Préparez votre écran • Étalonnage pas à pas avec Eye-One Display 2 • Étalonnage pas à pas avec
Spyder3Elite• Obtenir et installer le profil de votre imprimante. Qu’est-cequ’un profil
d’imprimante ?• Se procurer un profil d’imprimante :constructeurs, fabricants de papier, service
d’étalonnage sur mesure• Espace de travail, espace d’une image.Choisir l’espace de travail
sRGB, Adobe RGB (1998) ou ProPhoto RGB en fonction de ses besoins • Espace colorimétrique d’une
photo (identité colorimétrique et modification de l’espace d’une image)• Gérer les couleurs avec
Photoshop. Sivos images proviennent d’APN compacts ou d’Internet • Si vos images proviennent
d’APN appliquant Adobe RGB (1998) comme espace de sortie • Si vos images sont de type RAW
• Imprimer avec Photoshop• Gérer les couleurs avec Lightroom.de travail • Image Espace
incorporant un profil RVB standard • Image incorporant un profil non RVB • Image dépourvue de profil
incorporé • Exporter une image de Lightroom vers Photoshop • Exporter/enregistrer une image avec
Lightroom • Imprimer avec Lightroom• Gérer les couleurs avec Photoshop Elements.Si vos
images sans profil incorporé sont définies dans sRGB (APN compacts, Internet)• Si vos images sans
profil incorporé sont définies tour à tour dans sRGB et dans Adobe RGB (1998) • Si vos images sont
de type RAW • Imprimer avec PSE

ConPcheopttoiso nd ed ec ocuovuevretrutruer :e :© JNeoarnd DCeolmsaop

JeanDelmas

Gestion des couleurs
pas à pas

Étalonnage d’écran, profils ICC, impression avec
Photoshop Elements, Photoshop et Lightroom

I

Groupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05

Chez le même éditeur
e
J.DELMAS. −La gestion des couleurs pour les photographesédition, 2007, 448 pages., 2
e
V.GILBERT. −Développer ses fichiers RAWédition, 2009, 516 pages., 3
M.EVENING. −Photoshop CS4 pour les photographes, 2009, 630 pages.
M.EVENING. −Lightroom 2 pour les photographes, 2009, 524 pages.
P.LABBE. −Photoshop CS4, 2009, 600 pages.
G.THEOPHILE. −Les nouveautés de Lightroom 2.0, 2008, 224 pages.
P.RICORDEL. −Capture NX2 pour les photographes, 2008, 304 pages.
B.FRASER, J.SCHEWE. −Camera Raw et Photoshop CS3, 2008, 350 pages.
J.-M.SEPULCHRE. −DxO pour les photographes, 2008, 180 pages.

Aux Éditions VM
Techniques de la photo – Prise de vue
C.DOMENS et al.−Photographie de voyage, 2009, 170 pages.
F.HUNTER et al.−Manuel d’éclairage photo, 2009, 240 pages.
E.DELAMARRE.−Profession photographe indépendant, 2009, 240 pages.
L.BERG.−Photo de portrait, 2009, 164 pages.
S.DOSDA.−Apprendre à photographier en noir et blanc, 2009, 168 pages.
e
E.BALANÇA.−Photographier les animaux – Guide pratique,2 édition2009, 192 pages.
C.GEORGE.−Flashs et photo numérique, 2008, 160 pages.
G.BLONDEAU.−Photographier la nature en macro – Guide pratique, 2008, 208 pages.
B.BODIN, C.BRUNO.−Photographier la montagne – Guide pratique, 2008, 166 pages.
C.HARNISCHMACHER.−Fabriquer ses accessoires d’éclairage photo, 2007, 104 pages.
C.LAMOTTE, S.ZANIOL.−Photojournalisme – Guide pratique, 2007, 200 pages.
T.SERAY.−Photographier la mer et la voile – Guide pratique, 2007, 200 pages.
R.BOUILLOT.−Le langage de l’image(avec B. Martinez), 2006, 200 pages.
e
I.GUILLEN, A.GUILLEN.−La photo numérique sous-marine, 2édition – Guide pratique, 2006, 194 pages + CD-Rom.
I.GUILLEN, A.GUILLEN.−La photo numérique sous-marine – Guide expert, 2005, 230 pages.
Dans la collection « Maîtriser les reflex numériques »
V.LUC.−Maîtriser le Canon EOS 5D Mark II(à paraître) ;Canon EOS 500D;Canon EOS 350D;Nikon D200;Nikon D80;Nikon D50.
V.LUC, M.-P.ALBERT.−Canon EOS 450D.
V.LUC, B.EFFOSSE.−Canon EOS 40D;Canon EOS 400D.
V.LUC, M.FERRIER.−Nikon D300.
Dans la collection « Découvrir les reflex numériques »
M.FERRIER, C.-L.TRAN.−Pentax K-x(à paraître) ;Canon EOS 1000D;Nikon D3000;Nikon D5000;Nikon D90.
A.SANTINI.−Nikon D60.

Toutes les photographies de cet ouvrage sont la propriété de l’auteur, © Jean Delmas.
Photos de couverture :
Marché couvert de Chichicastenango, Guatemala (2009).
Jeune nomade rajput sur le marché aux chameaux du Pushkar Mela. Rajasthan, Inde (1976).

er
Le code de la propriété intellectuelle du 1juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif
sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les établissements d’enseignement,
provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres
nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur
quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’exploitation du droit de copie 20, rue
des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2010. ISBN: 978-2-212-12579-5

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La gestion des couleurs est nécessaire
Quel photographe ne s’est jamais demandé pourquoi les photographies
tirées par son laboratoire favori étaient plus sombres que sur son écran,
ou quelle malédiction avait bien pu s’abattre sur cette boule de billard
férocement blanche sur le tapis et devenue bêtement jaunâtre sur l’écran
de la voisine?

… et facile à mettre en œuvre
Les dispositions les plus gratifiantes de la gestion des couleurs, en premier
lieu l’étalonnage des écrans, sont si faciles à mettre en œuvre qu’elles ont
aujourd’hui conquis le «grand public». Il suffit pour s’en convaincre de
visiter les forums Internet consacrés aux pratiques photographiques. Non
seulement les interventions concernant la gestion des couleurs y sont en
forte progression mais, en outre, elles sont désormais signées en majorité
par des photographes novices.

Nul besoin de tout connaître
Les livres de référence sur la gestion des couleurs sont indispensables aux
photographes experts ou professionnels, mais peuvent sembler arides aux
débutants souhaitant se cantonner aux pratiques les plus accessibles sans
être assommés par des justifications théoriques à dormir debout.

C’est pour eux que nous avons conçu ce livre d’initiation. Que les lecteurs
savants qui raffolent de la transe verticale dans la bibliothèque d’un
laboratoire nous pardonnent d’avoir passé sous silence certains aspects pourtant
majeurs de notre sujet, comme l’étalonnage d’un scanner, l’espace Lab,
l’emploi d’un spectrophotomètre ou l’épreuvage d’une imprimante…

3

Gestion des couleurs pas à pas

4

En savoir plus?

… il suffit d’aller à l’essentiel
Approche résolument pratique de la gestion des couleurs, ce livre
d’initiation n’a pas pour ambition de la traiter de manière exhaustive. Il est focalisé
sur l’essentiel, c’est-à-dire sur les procédés dont la maîtrise apporte des
améliorations visibles et immédiates à tout photographe amateur.

À propos des impressions de photographies, par exemple, nous nous
sommes attachés à montrer comment se procurer un profil d’imprimante puis
de quelle manière le mettre en œuvre dans les applications de traitement
d’images pour obtenir les couleurs imprimées les plus justes.

Et surtout, nous avons réservé la plus grande place au réglage et à
l’étalonnage des écrans, car c’est dans leur optimisation que réside la partie
tout à la fois la plus «payante »et la plus facile à mettre en pratique de la
gestion des couleurs.

Suivre «pas à pas» les procédures
Nous avons décrit d’une manière aussi concrète que possible les
procédures d’exploitation des outils utilisables par les photographes amateurs.
C’est ainsi que vous suivrez «pas à pas» l’étalonnage d’un écran avec les
colorimètres Eye-One Display 2 et Spyder3. De même, vous pourrez
parcourir en détail, du point de vue de la gestion des couleurs, le paramétrage
et l’exploitation des principaux logiciels de traitement des photographies:
Photoshop Elements, Photoshop et Lightroom.

Les lecteurs qui souhaiteront en savoir plus sur la colorimétrie, les espaces RVB ou CMJN et leurs modes de
rendu, les standards CIE et l’espace Lab, la structure interne des profils ICC, l’épreuvage d’une impression,
l’emploi d’un spectrophotomètre, l’étalonnage d’un appareil photo numérique ou celui d’un scanner, le
métamérisme, la correction des azurants optiques dans les profils d’impression, la fonction de transfert d’un
appareil, l’écrêtage des couleurs d’une image, etc., pourront parfaire leurs connaissances en se reportant
au livreLa gestion des couleurs pour les photographesmême auteur chez le même éditeur. Ce dernier du
ayant été conçu comme un ouvrage de référence pour les photographes experts ou professionnels, il est
complémentaire du présent manuel d’initiation.

Sommaire
Les couleurs d’une photographie numérique. . . . . . . . . 9
Cacophonie des couleurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
C’est l’histoire d’un marchand d’étoffes… . . . . . . . .. . . . . . . . .. . . . . 9
C’est aussi l’histoire de vos boutons de réglage… 9
Pixels, grains d’image. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11. . .
Nombres et profondeur de couleur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Millions de couleurs codées avec 8 bits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Milliards de couleurs codées avec 16 bits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

Comportement colorimétrique des appareils. . . . . . . 17
L’étalon CIE des couleurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Diagramme de chromaticité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Espace colorimétrique d’un appareil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Espace d’un écran, gamut. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Espace d’une imprimante. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Profil ICC d’un appareil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

Avant d’étalonner votre écran…. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Principes de l’étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Avec quel outil étalonner?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Définissez vos cibles de réglage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Choisissez la luminance du blanc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Choisissez le «point blanc» (la couleur du blanc). . . . . . . . . . . . . . 34
Choisissez le gamma. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38. . . . . . . . . . . . .
Soignez l’environnement de votre poste de travail. . . . . . . . . . . . . . 41
Préparez votre écran avant son étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Préréglages de l’écran. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

Étalonnage d’écran: pasà pas avec Eye-One Display 2 . . . 47
Réglage de l’écran. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47. . . . . . . . . . . . . . .
Options générales du logiciel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Cible de réglage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Réglage éventuel du contraste. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Réglage de la luminance du blanc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50

Profil ICC et bilan de l’étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Construction du profil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Bilan de l’étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
Évaluation de la précision du profil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Évolution de la validité du profil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Après l’étalonnage…. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57

5

Gestion des couleurs pas à pas

6

Options facultatives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Réglez l’écran sur une couleur de blanc particulière. . . . . . . . . . . . 58
Contrôlez la lumière environnante. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

Étalonnage d’écran: pasà pas avec Spyder3Elite. . . 63
Réglage de l’écran. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Options générales du logiciel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Paramétrage du type d’écran. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
Cible de réglage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Réglage de la luminance du blanc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69

Profil ICC et bilan de l’étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
Construction du profil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
Vérification de l’étalonnage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Après l’étalonnage…. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77

En option: réglez l’écran sur une couleur de blanc particulière. . . . . 78
Identification des réglages de couleurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
Console Expert, définition du point blanc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Réglage des canaux RVB. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80

Obtenir et installer le profil de votre imprimante. . 83
Qu’est-ce qu’un profil d’imprimante?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Comment fabrique-t-on un profil d’imprimante?. . . . . . . . . . . . . . . . 84
Comment se procurer un profil d’imprimante?. . . . . . . . . . . . . . . . . 86
Constructeurs d’imprimantes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86. . . . . . .
Fabricants de papier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Service d’étalonnage sur mesure. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Mettre en service le profil d’imprimante. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91

Espace de travail,espace d’une image. . . . . . . . . . . . . . . 93
Quel espace de travail choisir?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
sRGB pour qui?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
Adobe RGB (1998) pour qui?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
ProPhoto RGB pour qui?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96. . . . . . . . . .
Espace colorimétrique d’une photographie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
Identité colorimétrique d’une image. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97.
Modification de l’espace d’une image. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

Gérer les couleurs avec Photoshop. . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Choisissez un scénario de gestion des couleurs. . . . . . . . . . . . . . . . 103
Si vos images proviennent d’APN compacts ou d’Internet. . . . . . . 104
Si vos images proviennent d’APN appliquant Adobe RGB (1998)
comme espace de sortie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
Si vos images sont de type RAW. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109. .

Imprimer une image avec Photoshop. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
Découvrez la boîte de dialogue Imprimer. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
Choisissez le mode de rendu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
Cas particulier de l’impression d’une mire d’étalonnage. . . . . . . . 123

Gérer les couleurs avec Lightroom. . . . . . . . . . . . . . . . . 127
Espace de travail de Lightroom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
Affichage des composantes RVB par Lightroom. . . . . . . . . . . . . . . 129
Destin colorimétrique des images importées dans Lightroom. . . . 130
Image incorporant un profil RVB standard. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
Image incorporant un profil non RVB. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
Image dépourvue de profil incorporé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
Dans quel espace de travail exporter une image?. . . . . . . . . . . . . . . 133
Exporter une image de Lightroom vers Photoshop. . . . . . . . . . . . 133
Exporter/enregistrer une image avec Lightroom. . . . . . . . . . . . . . . 135

Imprimer une image avec Lightroom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
Sélectionnez le profil d’impression. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137.
Sélectionnez le mode de rendu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137

Gérer les couleurs avec Photoshop Elements. . . . . . 139
Choisissez un scénario de gestion des couleurs. . . . . . . . . . . . . . . . 140
Si vos images sans profil incorporé sont définies
dans sRGB (APN compacts, Internet). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
Si vos images sans profil incorporé sont définies
tour à tour dans sRGB et dans Adobe RGB (1998). . . . . . . . . . . . 142
Si vos images sont de type RAW. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144. .
Imprimer une image avec PSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
Cas particulier de l’impression d’une mire d’étalonnage. . . . . . . . 148

Désactiver la gestion des couleurs
dans le pilote d’imprimante. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153
Exemples d’imprimantes Epson. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154
Exemples d’imprimantes Canon. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156
Exemples d’imprimantes HP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156

Bibliographie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159
Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160

Sommaire

7

Décor de faïence sur un mur de la MadrassehYe Khan,
école coranique fondée en 1615 par l’Imam Gholi Khan,
gouverneur du Fars.
Shiraz, Iran (1971).

1
Les couleurs d’une
photographie numérique

Faisons-nous d’abord un peu peur en décrivant l’horrible destin auquel
seraient inéluctablement vouées nos images si nous n’y mettions pas bon
ordre, c’est-à-dire si nous négligions de «gérer leurs couleurs»…

Cacophonie des couleurs

C’est l’histoire d’un marchand d’étoffes…
Photographiez son étal multicolore, puis contemplez l’image sur un Mac,
sur le PC de votre voisine et sur celui de votre petit cousin amateur de jeux
vidéo. Vous réalisez alors tout à coup pourquoi couleur rime avec malheur:
les teintes affichées varient en effet du meilleur au pire selon le modèle de
l’écran, son état de décrépitude ou les (dé)réglages que lui a infligés votre
petit cousin mal élevé en installant son dernier jeu de combat sur son PC
pourtant équipé d’une carte graphique survitaminée…

C’est aussi l’histoire de vos boutons de réglage…
Pour ébranler définitivement votre sérénité dans cette jungle d’affichages
aberrants, tentez le diable en tripotant la commande de «luminosité »de
votre propre moniteur, ce qui éclaircira ou assombrira votre image, puis
modifiez sa «température de couleur», ce qui la fera dériver vers des
nuances plus ou moins froides (bleutées) ou chaudes (jaunâtres).

9

Gestion des couleurs pas à pas

Écran trop lumineux réglé sur des couleurs trop «froides ».

10

Écran de luminosité convenable mais réglé sur des couleurs trop
« chaudes ».

Alors, anéanti par ce chemin de croix colorimétrique, vous serez obligé
d’admettre, la mort dans l’âme, que les écrans affichent des couleurs
capricieuses, imprévisibles et même mensongères, fluctuant au petit bonheur la
chance selon la qualité des appareils et au gré des réglages plus ou moins
anarchiques commis aveuglément par ceux auxquels vous communiquez
vos images.

Ne peut-on donc être sûr de rien en matière de couleur ? Serait-il impossible
de garantir que toutes les versions de votre image montrent les véritables
couleurs de votre marchand de tissus?

Avant que n’apparaisse la technologie dite de la «gestion des couleurs»,
aucune méthode ne permettait d’accorder cette cacophonie sur un
diapason universel assurant que votre photographie présente un tissu bleu du
même bleu que l’original, sur votre propre écran, sur l’écran de votre
voisin ou sur celui d’un amateur exploitant à Bornéo un matériel dont

Écran de luminosité trop faible et réglé sur des couleurs trop
« chaudes ».

1- Les couleurs d’une photographie numérique

Écran convenablement réglé. Les couleurs affichées dépendent
du modèle de l’écran, de son vieillissement, de son réglage…

vous ignorez tout. Cerise sur le gâteau, vous découvrirez en outre que
cette technologie salvatrice est très simple, mais vraiment très simple, à
mettre en œuvre.

Mais, avant d’aborder les bases de la gestion des couleurs, voyons de plus
près ce que l’on nomme «couleur »dans une photographie numérique et
comment celle-ci est représentée par de simples nombres entiers dans vos
fichiers images.

Pixels, grainsd’image

Une photographie numérique est constituée de millions de pixels, points
colorés répartis régulièrement sur la surface de l’image. Une image de 2 000
sur 3 000 pixels comporte ainsi 2 000 × 3 000, soit 6 millions de pixels (six
mégapixels ou 6 Mpix).

Couleur RVB d’un pixel.Pour
chacun de ces grains d’image,
le fichier contient trois nombres
qui définissent sa couleur: une
composante colorimétrique rouge,
une verte et une bleue, que
l’on désigne par les trois lettres
capitales R, V et B (en anglais:
R, G et B pourRed,GreenetBlue).

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Gestion des couleurs pas à pas

La couleur blanche est reproduite par
le mélange additif de trois faisceaux
lumineux RVB en égales proportions.

Disposition dite «en matrice de Bayer»
des filtres RVB sur les photosites
d’un capteur d’APN.

Matrice de pixels résultant du dématriçage
du bijou vert posé sur le front de la
danseuse.

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e
Depuis le milieu duXIXsiècle, le principe de trivariance formule que toute
couleur peut être reproduite pour la perception visuelle par un mélange dit
«additif »de trois couleurs primaires rouge, vert et bleu, c’est-à-dire en mélangeant
trois faisceaux lumineux rouge, vert et bleu. La couleur blanche étant reproduite
par un mélange égal de ces trois couleurs. Les trois composantesRVB d’un
pixel mesurent donc les puissances respectives de trois faisceaux lumineux
rouge, vert et bleu que l’on mélange pour obtenir la couleur considérée.

Pour transformer une scène de la nature en quelques millions de pixels,
le capteur d’un appareil photo numérique (APN) utilise une mosaïque de
minuscules capteurs ponctuels appelés «photosites »qui sont munis chacun
d’un filtre coloré en rouge, en vert ou en bleu.

Un photosite muni d’un filtre rouge permet ainsi de capturer la composante
rouge du pixel considéré. Chaque photosite ne capturant que l’une des trois
composantes RVB, il faut établir, pour chacun d’eux, les deux composantes
qui lui manquent, par exemple les composantesV et B pour un photosite
muni d’un filtre rouge. Cette opération sophistiquée est menée par
interpolation des composantes V et B des photosites voisins.

Le calcul des trois composantesRVB de chaque pixel s’appelle le
« dématriçage »et est accompli par un logiciel embarqué dans l’APN
luimême quand celui-ci produit directement les images sous la forme de
fichiers JPEG, ou bien par un logiciel externe si l’APN fournit un fichier
brut, dit «fichier RAW», destiné à être développé ultérieurement, hors de
l’appareil, par un logiciel de développement.

Nombres et profondeur de couleur

1- Les couleurs d’une photographie numérique

Millions de couleurs codées avec 8 bits
La brique élémentaire de nos systèmes informatiques est l’octet, c’est-à-dire
le nombre de 8 bits, le bit étant un chiffre binaire égal à 0 ou 1. Les
concepteurs des formats de fichiers images ont donc conçu le codage numérique
des couleurs en exprimant chacune des trois composantes RVB par un octet,
ce qui permet de représenter 256 nuances. Chacun des trois nombres RVB
pouvant prendre 256 valeurs différentes, ce mode de numérisation permet
de coder 256× 256 × 256soit 16millions de couleurs. L’octet00000000
représente la nuance la plus sombre et l’octet 11111111 la plus intense.

On dit alors que les couleurs sont codées avec une « profondeur de couleur »
ou une «résolution tonale» de 8 bits. C’est ce mode de représentation que
les informaticiens ont qualifié de «couleurs vraies»(Truecolors)et qui est
le plus couramment employé aujourd’hui. Il est en tout cas celui qui pose
le moins de problèmes de compatibilité vis-à-vis des logiciels de traitement
d’images et quand on échange ses images avec un ami ou un partenaire. La
profondeur de couleur de 8 bits est, par ailleurs, la seule qui soit applicable
aux fichiers JPEG produits par les APN grand public.

Des nombres RVB de 0 à 255

Exemples de couleurs résultant
de la synthèse additive RVB.
Comprises entre 0 et 255,
les composantes sont mesurées
ici dans l’espace standard dit
« AdobeRGB (1998)».

On préfère généralement représenter chaque composante RVB d’une couleur par un nombre entier décimal
variant de0 à255 plutôt que sous sa forme binaire variant de00000000 à11111111. Dans ce mode de
codification, la couleur R = V = B = 0 est le noir (absence de toute lumière) et la couleur R = V = B = 255 le
blanc, un mélange égal de trois faisceaux lumineux rouge, vert et bleu d’intensités maximales. Les couleurs
pour lesquelles les composantes sont égales (R = V = B) sont les couleurs neutres, les gris: gris foncés pour
les faibles valeurs de RVB et gris clairs pour les valeurs de RVB proches de 255.

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Gestion des couleurs pas à pas

La norme de fichiers JPEG
n’accepte pas encore la
profondeur de couleur de 16 bits.
Pour appliquer cette dernière,
il faut donc utiliser des fichiers TIFF
(ou PSD).

Dégradé original.

8 bits: après deux accentuations
successives, des bandes apparaissent
et dégradent sérieusement l’image.

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Milliards de couleurs codées avec 16 bits
Depuis quelques années, un mode de codage numérique des couleurs plus
précis est apparu dans lequel chaque composante RVB est exprimée par deux
octets et non plus par un seul. Chaque composante est ainsi mesurée par un
nombre de 16bits permettant de représenter 65536 nuances.Un trio de
composantes RVB codé de cette manière permet de représenter 65 536 × 65 536 ×
65 536, soit quelque deux cent quatre-vingt mille milliards de couleurs! Mais
ce n’est pas pour sa capacité à représenter un nombre astronomique de
nuances différentes que la profondeur de couleur de 16 bits est intéressante, mais
à cause de la précision qu’elle autorise dans la représentation des dégradés.

Supposons en effet qu’un dégradé codé sur 8bits fasse passer la
composante bleue B de la valeur 100 à la valeur 108. Les couleurs intermédiaires
de ce dégradé ne pourront être représentées que par les 9 nuances contiguës
B = 100, 101, 102… jusqu’à B = 108 sur l’échelle de 0 à 255.Alors que, s’il
était codé avec une profondeur de couleur de 16 bits, ce dégradé pourrait
être représenté par 2 049 nuances contiguës sur l’échelle de 0 à 65 535.

Cette amélioration de la finesse de représentation des transitions colorées
permet d’éviter les «effets de bandes» et autres vilaines anomalies qui
surgissent parfois lors de l’optimisation des images, surtout quand on leur
fait subir des traitements successifs et appuyés, voire quand on leur inflige
des «mauvais traitements».

Résistance aux mauvais traitements des couleurs codées avec 16 bits
Voici par exemple comment un dégradé du rose au vert se comporte quand
on lui assène des accentuations successives, massives et imprudentes,
prétendument destinées à augmenter sa «netteté »…