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Islam et métissage

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Ajouté le : 01 janvier 0001
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EAN13 : 9782296216563
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Collection « Indianocéaniques

»

ISLAM ET METISSAGE
Des Musulmans Créolophones à Madagascar Les Indiens Sunnites Sourti de Tamatave

L'Harmattan, 1990 ISBN: 2-7384-0748-X

@

Claudine
Conseillère Pédagogique

BA VOUX

au Centre Académique Provincial de Tamatave, Madagascar

ISLAM

ET METISSAGE

Des Musulmans Créolophones à Madagascar: Les Indiens Sunnites Sourti de Tamatave

Faculté des Lettres et Sciences Humaines Université de la Réunion URA 1041 du CNRS

L'HARMATTAN 7, rue de l'Ecole-Polytechnique 75005 Paris

A Anabelle et Clarisse

AVANT-PROPOS

Cet ouvrage reprend le texte d'un mémoire qui, sous le titre: Une communauté créolophone : les Indiens sunnites sourti de Tamatave, a été présenté en juillet 1989 à l'Université de Provence - Aix, dans le cadre du Diplôme d'Etudes Approfondies en Etudes Créoles et Francophones. Il s'est enrichi d'une introduction qui situe le cadre général, historique et social, dans lequel s'est déroulée l'aventure malgache de la "minorité étrangère"] étudiée: la communauté des Indiens musulmans sunnites venus du Gujerat au moment de la colonisation de Madagascar... C'est à dessein que j'ai donné au tableau de la société d'accueil une coloration que j'oserai appeler "mentale", visant, par-delà les formes, la vérité des
images

collectives

et des représentations

sociales et la conscience

d'une identité culturelle.

Cette introduction, dans laquelle je me devais de présenter au lecteur non spécialiste de Madagascar le cadre général de l'étude avec, sinon des données exactes (souvent inexistantes),
du moins, des ordres de grandeur, se complète d'une présentation moins objective qui prend l'apparence d'un petit dictionnaire des images reçues, un "vocabulaire de l'Autre" , expression mentale du contact des cultures dans un contexte encore marqué à Madagascar par le traumatisme de la domination coloniale. Dans le dernier chapitre, un développement anthropologique a trouvé sa place, que le texte du mémoire initial esquissait (esquivait?) prudemment. Ce n'est pas sans précautions que j'ai pénétré le territoire d'une science vers laquelle, nécessairement, devait m'orienter une étude sociolinguistique: pouvait-on faire l'économie d'une interprétation de l'image que renvoie d'elle-même une société? Les formules où s'affirme la conscience identitaire, tout autant que les lapsus dans lesquels se dévoilent les projets inconscients, sont autant d'invitations à une analyse de type anthropologique. Que le lecteur à qui le titre de ce livre paraîtrait exagérément (ou inutilement) provocateur, veuille bien considérer qu'il ne manque pas de fondement, puisqu'il évoque une communauté humaine biologiquement et culturellement métissée dont l'adhésion à l'islam constitue, à n'en pas douter, le noyau dur de l'identification socioculturelle: dans la communauté sourti quelque peu livrée à elle-même sur un sol étranger, ballottée au gré d'événements historiques qu'elle ne contrôle pas, le jihad (effort sur soi pour atteindre la foi) a manifestement pris le relai d'un projet identitaire qu'on a vu s'essouffler dès avant l'accession de Madagascar à l'indépendance et le départ massif des Créoles de Madagascar vers l'Europe et les Mascareignes. Tamatave, décembre 1989.

1. Pour reprendre, par commodité et provisoirement, le vocabulaire de l'ancienne administration coloniale. Dans le cadre de cette étude, nous choisirons d'aborder cette minorité avant tout comme une communauté linguistique. 5

INTRODUCTION

Il ne suffit pas de se donner un objet d'étude et de l'annoncer dans un titre: encore faut-il le donner à voir. Tout dire de lui et de ce qui est autour et derrière, en commençant par le plus simple, si possible. Dire qu'il sera question ici d'une communauté humaine à Madagascar, une communauté créolophone de quelque six cents personnes établies depuis plus de cent ans à Tamatave, premier port du pays, capitale de la province betsimisaraka, sur la côte est de Madagascar, ville dont on estime la population aujourd'hui à 152000 personnes. Dire l'origine de cette communauté: des Indiens du Gujerat, province située au nord-ouest de l'Inde, originaires le plus souvent de la ville de Surat (ils se disent sourti de Surat) ; des commerçants et des artisans qui ont quitté l'Inde pour l'île Maurice qui fut, dans leur exil, la première étape, étape décisive pour l'avenir du groupe puisque c'est là que se mit en marche le processus de métissage et de perte de la langue d'origine qui fera d'eux, rapidement, des Indiens culturellement créolisés et des usagers du créole mauricien. Dire que dans une île où l'islam, d'ailleurs faiblement représenté l, se singularise par une forte coloration chiite, ils suivent le rite hanafite de l'orthodoxie sunnite, qui les rapproche des minorités sunnites de Malgaches islamisés, de Comoriens et d'Arabes (essentiellement yéménites) de Madagascar et surtout des communautés indiennes musulmanes établies à la Réunion et à Maurice. Il faudrait partir de très loin pour arriver à ce point infime où se rencontrent des courants venus de l'Inde, du monde musulman, de l'empire colonial français, des Mascareignes; ce point de la côte est de Madagascar, Tamatave justement, on pourrait même préciser un quartier de Tamatave, le quartier créole de la vieille ville d'avant Gallieni. Comment dessiner ce vaste panorama sans s'y perdre et sans que l'intérêt qu'un tel sujet peut susciter s'y dilue? Nous choisirons de limiter nos ambitions et du même coup les risques courus en n'allant pas chercher trop loin dans le temps ni dans l'espace l'origine de phénomènes dont nous observons ici et maintenant les derniers avatars: nous ne percerons pas les mystères du pays d'origine, l'Inde aujourd'hui largement oubliée; nous ne remonterons pas non plus le cours de l'histoire malgache à la recherche de métissages ancestraux. Nous nous limiterons à l'époque contemporaine: coloniale et post-coloniale et au cadre géographique le plus immédiat: Madagascar et les Mascareignes voisines. C'est encore une prudente modestie qui est à l'origine de nos choix méthodologiques : reconnaissons que la double démarche que nous nous proposons d'adopter découle des moyens et des documents que nous avions à notre disposition: Il fallait, sur ce pays mal connu donner, ou redonner, des chiffres et là était la difficulté, car les études, statistiques et autres, sur le Madagascar d'après 1970 sont rares, incomplètes, difficilement exploitables. Nous publions ici les données dont nous avons pu disposer. Mais un com1. La population malgache est à 50 % chrétienne, mais le culte des ancêtres est pratiqué dans toute l'île. D'après les estimations de R. Delval, l'islam serait à Madagascar la religion d'environ 2 % de la population. 7

plément et une correction de cette très lacunaire présentation en chiffres s'imposait: après l'imparfaite présentation "objective", pourquoi pas une présentation de Madagascar et de ses étrangers résolument subjective? Il y a tant à apprendre de ce qu'une société dit d'elle-même et des autres, de ce discours par lequel, entre autres choses, elle assigne aux étrangers qui vivent sur son territoire un statut et un sens. Ainsi, oscillant entre une impossible objectivité et un recours systématique à la subjectivité, nous nous approcherons par degrés de cette petite communauté créolophone qui nous intrigue par son existence même, arrêtée là, sur le bord de l'Océan Indien, tamatavienne et étrangère à la fois. C'est vers elle que, par des voies indirectes, nous faisons route.

1. MADAGASCAR ET SES ETRANGERS
1.1. Points de repère et ordres de grandeur

Situer et relativiser l'importance de la communauté indienne sourti dont il va être question, dans un contexte où elle est, jusqu'à présent, passée inaperçue, telle est l'ambition de cette brève présentation qui donnera, plutôt que des chiffres incertains, des ordres de grandeur : il ne s'agit dans tous les cas, comme les auteurs cités le soulignent avec raison, que d'estimations. L'arrivée massive d'étrangers à Madagascar est un phénomène contemporain, dont on peut dater grossièrement les prémisses au tournant des années 1850. On assiste alors à un double mouvement: l'arrivée d'Européens et de Créoles venus d'Europe mais surtout de Maurice et de la Réunion, débarquant sur la côte est; et, à l'ouest, l'arrivée d'une forte colonie d'Indiens du Gujerat, musulmans chiites pour la plupart, passés par la côte orientale de l'Afrique ou Zanzibar (où leur implantation est plus ancienne). Cette vision très simplifiée ne doit pas nous faire oublier les vagues suivantes d'immigrés européens el "assimilés" attirés par les premiers succès de la colonie, ni la vague d'immigration chinoise: des coolies "importés" pour la construction des chemins de fer, ainsi que des commerçants. En 1895, l'île est annexée à l'empire colonial français: l'afflux de population s'intensifie (Madagascar profitant alors de sa bonne image à l'extérieur) pour stagner ensuite; En 1905, Gallieni au terme de son séjour de neuf ans à Madagascar établit un bilan et en conclut que Madagascar n'est décidément pas une colonie de peuplement Il fournit sur l'importance du peuplement étranger des données chiffrées d'un grand intérêt, qu' Yvan Paillard reprend en les complétant grâce à d'autres sources, dans son article "La formation de communautés allogènes dans les colonies tropicales françaises et le discours sur les migrations. Le cas de Madagascar au début du XXème siècle"l. Ces données suffiront amplement à illustrer notre propos.

1. Minorités et sociétés coloniales XIXème-XXème RIASEM, Aix 1988, p. 157-172

siècles. Séminaire de recherche, IHPOM,

8

1.2. Les étrangers En 1905, l'île compte pour

au temps de la colonie

2,5 à 3 millions de Malgaches 16500 non-Malgaches, dont: 7820 1 193 760 2893 452 2671 Français (sans compter les militaires) sujets britanniques dont 1006 Mauriciens autres "Européens" Indiens Chinois Comoriens

Les étrangers ne représentent que 0,6 % de la population totale. La répartition de cette population sur le territoire malgache a déjà à cette époque le caractère qu'on lui connaît aujourd'hui: "D'une province à l'autre les nationalités diffèrent: beaucoup d'Indiens dans celle de Majunga (près du tiers du total des Indiens de la colonie) et beaucoup de Comoriens. En se limitant aux seuls Européens, dont les Français, ils sont nombreux dans les provinces de Tamatave (27,5 % du total des Français de Madagascar), de Diego-Suarez (13,8 %). La province de Majunga M compte que 13,1 % des 9

Français, 7,9 % en individus Majunga, (paillard,

10,6 % des autres Européens, et celle de Tananarive-ville 12,8 % et valeur absolue, et en s'en tenant aux seuls Français, cela donne 2 943 pour la ville de Tamatave, 1 003 pour celle de Tananarive, 926 pour 853 pour Diego-Suarez." 1988, p. 164).

Dans cette population d'hommes jeunes (deux fois plus d'hommes que de femmes; la proportion des plus de 15 ans est de 76,5 %), la communauté indienne se distingue par une structure qui prouve son ancienneté dans le pays: "Les Indiens, avec "seulement" 67,2 % de plus de 15 ans, montrent qu'ils sont déjà plus nettement implantés dans le pays que les Européens; en réalité, un certain nombre de familles indiennes sont arrivées avant 1896 et en sont déjà à la deuxième génération dans l'île, voire à la troisième" (paillard-1988 p. 165). Nous retiendrons de cette évocation du peuplement étranger en 1905 : sa faible importance (Madagascar ne peut pas être considérée comme une colonie de peuplement) ; la prépondérance de l'élément européen et créole; la relative ancienneté de la communauté indienne ; la répartition géographique des communautés: Indiens à l'ouest, Européens et Créoles à l'est. Quarante ans plus tard, à la veille de l'insurrection de 1947, la répartition de la population, dont l'Encyclopédie Coloniale et Maritime dresse un tableau détaillé à partir des résultats du recensement de ]941, est la suivante: 4 122 134 Malgaches pour 52 383 Européens et assimilés qui forment 1,2 % d'une population totale de 4 174517 habitants. L'auteur précise que: "Par Européens et assimilés, i] faut comprendre toutes les personnes qui ne sont pas sujets ma]gaches", soit1 : Les Français nés en France Les Français nés aux colonies Les étrangers européens Les Indiens Les Chinois Les métis Divers 8001 24 333 33]3 9430 3638 2551 1 117

On trouve les Comoriens plus loin, comptés avec les Malgaches parmi les "races indigènes" : ils sont 148 302 (c'est, de très loin, la plus grosse communauté étrangère) en 1941, à côté des "Makoa" qui sont 54 926.2

1. Ces informations se trouvent en deux endroits dans l'Encyclopédie, p. 76 et p. 84. 2. L'auteur ne définit pas le terme, qu'il semble employer pour désigner les Africains de façon générale. 10

La répartition géographique de la population étrangère reste inchangée: Les Indiens sont installés principalement sur la côte occidentale, les Chinois sur la côte orientale. Tamatave reste la ville des Français, des Européens, des Créoles, devenus très nombreux. La population de la ville est passée de 8 047 habitants en 1901 à 22533 en 1941. 1.3. Les étrangers après l'indépendance

Nous pouvons nous appuyer dans cette partie sur les données de l'Encyclopédie Française Larousse, 1974, pour le cadre général et, pour la communauté indienne en particulier, sur l'ouvrage récent de Raymond Delval, Musulmans français d'origine indienne.
Les estimations publiées par l'Encyclopédie Larousse sont les suivantes:

En 1970, pour 7321471

Malgaches, on comptait:

102393 étrangers, dont 39 184 Comoriens 31 071 Français 17 299 Indiens 9017 Chinois 5822 autres L'importance relative des étrangers en 1970 peut donc être estimée à 1,3 % de la population totale. Les Comoriens forment encore une grosse communauté dont pourtant les 3/4 ont quiué le pays au moment de l'indépendance. Leur nombre se restreindra encore à la suite des massacres de 1976. En deuxième position viennent les Français, parmi lesquels il faut compter une forte proportion de Réunionnais. La communauté indienne s'est stabilisée et son importance restera constante par la suite malgré les départs des années 60 (des jeunes chiites, essentiellement, partis terminer leurs études en France) et des années 75 (des familles de commerçants, de nationalité française, qu'inquiètent les options économiques et politiques du régime, repliés sur la Réunion et la France). Aujourd'hui, on ne peut donner de l'importance respective des communautés étrangères que des estimations, tant les chiffres avancés sont contradictoires et incertains. Après avoir estimé la population malgache à Il millions, il semble aujourd'hui qu'on ait révisé ce chiffre à la baisse: on avance celui de 10,5 millions. On aurait donc, très approximativement, pour 10,5 millions de Malgaches: 14 984 environ 18000 environ 10 000 Français1 Indiens Chinois

1. Immatriculés dans les consulats. 11

Dans Tamatave (actuellement 152 000 habitants), ancienne ville créole et européenne, les Français ne sont plus que 2 147, parmi lesquels on ne compte plus que 198 personnes d'origine réunionnaise: comme les Comoriens, les Créoles ont dû quitter le pays. Les Indiens ne sont plus que 1 500 environ: on dénombre à Tamatave 50 hindous d'implantation récente1, le reste de la communauté étant formé de chiites et de Sourti sunnites dans des proportions à peu près égales. Dans l'ensemble de l'île, concentrés essentiellement sur la côte occidentale, on comptait en 1972, d'après les estimations de R. Delval (Delval, 1988) 18000 Indiens. Le même avance pour 1977 les estimations suivantes: 20 000 Comoriens et 50 000 Malgaches islamisés, soit une population musulmane de 80 000 personnes, ce qui représente 1 % de la population. Cette estimation paraît plus conforme à la réalité que le chiffre de 2 % avancé ailleurs ou que les données du journal Midi-Madagascar du 7 novembre 1989 qui titrait: "Un Malgache sur 12 est musulman. A preuve, le gouvernement,,2. Le poids de l'islam reste faible à Madagascar si on le compare à ce qu'il est dans le monde: les musulmans représentent 1/5 de la population mondiale.3 D'autre part, la proportion des sunnites par rapport aux chiites s'inverse dans la Grande lIe où la communauté chiite prédomine. Pour 3 000 sunnites, le pays compte: - entre 1 500 et 2 500 ismaïliens agakhanistes - 5 000 khodjas duodécimains (ils sont vraiemblablement 110 000 dans le monde) - 7 500 daoudi bohra (2 millions dans le monde). A ces communautés d'Indiens musulmans, il convient d'ajouter quelque 2 000 hindous venus aussi du Gujerat, généralement bijoutiers. La population indienne de Madagascar se caractérise aujourd'hui, par une grande homogénéité sur le plan de l'origine géographique et par une certaine diversité sur le plan religieux avec un fort déséquilibre en faveur des chiites, tout à fait remarquable si on pense à la composition de la population musulmane dans le monde où le rapport s'inverse avec 90 % de sunnites.4 On note aussi une préférence pour la côte Ouest et, de plus en plus pour la ville au détriment de la brousse. Les mouvements de population sont incessants, comme ces mouvements récents causés par le sentiment d'insécurité qui régnait dernièrement dans certaines villes du sud et du centre de Madagascar. Tamatave, ville réputée peu indienne mais sûre, a servi de centre de repli pour quelques familles chiites, si bien que l'importance de la communauté indienne à Tamatave, malgré tous les aléas, serait plutôt aujourd'hui en progression. Il faut insister sur le poids économique des Indiens chiites de Madagascar, et particulièrement, de la côte Ouest et des Hautes Terres. A Tamatave, les quelques riches familles sunnites sourti de l'époque des pionniers ont quitté le pays ou se sont considérablement ap1. La communauté malabar, venue de Maurice à la veille et aux tout premiers jours de la colonisation, a très tôt quitté le pays: le temple tamoul de Tamatave, rasé par le cyclone de 1927, ne fut pas reconstruit. 2. "A preuve, sur 22 ministres, deux sont musulmans", Midi-Madagascar du 7.11.1989. 3. Numéro spécial du Monde consacré à "L'islamisme", décembre 1988. 4. Idem.

12

pauvries : la concurrence des Européens et des Créoles, nombreux dans cette ville, y fut pour beaucoup; il s'y est ajouté celle des Indiens bohra rompus aux pratiques du négoce. La complexité de cette situation n'empêche pas l'opinion malgache de pratiquer l'amalgame entre hindous et musulmans, entre sunnites et chiites et même, entre purs Indiens et métis: un seul nom les désigne, ils sont tous karana.

13

L'Islam dans le monde

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n° 161, décembre

1988