500 sites pour réussir à l

500 sites pour réussir à l'école (2010-2011)

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Livres
100 pages

Description

Le Guide annuel 2010-2011 – 500 sites Web pour réussir à l’école, c’est…
-un guide annuel qui recense les meilleurs sites Web pour réussir à l’école;
-une sélection rigoureuse de 500 sites Web : des sites de qualité, décrits et commentés, classés par discipline et par clientèle cible;
-un dossier de 20 pages sur le livre et la lecture chez les jeunes à l'ère du numérique;
-un cahier détachable de 8 pages sur les ressources éducatives en ligne;
-un outil indispensable pour les élèves;
-un ouvrage de référence pour les parents et les enseignants soucieux de la réussite des jeunes.

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Ajouté le 03 septembre 2010
Nombre de lectures 12
EAN13 9782924496060
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Domaines généraux de formation
Adaptation scolaire
Mathématique, science et technologie
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500 sites classés en 14 sections
L'aide aux devoirs
Pages centrales
Langues
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Développement professionnel
 89
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D o s s i e r
Des sites de référence
Je lis, tu lis, nous lisons à l'ère du numérique 5 Plan d'action sur la lecture à l'école 11 Comment apprendon à lire? 13 Le manuel scolaire en transformation 17 Une série pensée pour les ados 18 Des bibliothèques publiques à la hauteur des jeunes 20
L'art de naviguer sur Internet
Le parent bien informé
Développement personnel
Arts
Le prof branché
Préscolaire
500 sites Web pour réussir à l’école
Cahier détachable Ressources éducatives en ligne : l'évolution de la recherche documentaire
Index des sites
Univers social
Mot de larédac’
 Du papyrus au codex, du manuscrit à l’imprimé, de la photocomposeuse à l’imprimante laser, du  papier à l’écran… Peu importe le support utilisé, les écrits restent et la lecture traverse le temps.
nos jours, les manières de diffuser du contenu De  quel qu’il soit et de rester en contact avec les siens se multiplient. Les gens sont de plus en plus et recherchent des outils complets tout mobiles mobiles. Le livre papier se retrouve en aussi avec toutes sortes de gadgets compétition  électroniques.
Pour quelqu’un comme moi, qui a toujours dévoré des livres, la diffusion du livre sur de multiples plateformes électroniques constitue une bonne nouvelle.Je me réjouis que le livre soit plus accessibleque jamais, que de nouveaux supports puissent donner l’occasion à un éventuel lecteur de « rencontrer » une œuvre qu’il n’aurait pas découverte autrement.
Certains diront que l’écran d’un iPhone est trop petit pour pouvoir lire aisément, que l’écran d’un ordinateur est trop lumineux et qu’il s’agit d’un outil de travail avant tout, que lire sur une liseuse est froid et moins chaleureux qu’un livre…
Guide annuel 2À01c0el2a0,1je1réponds que, peu importe,l’essentiel est que le livre soit là, qu’il existe. Il prend vie de différentes façons, il se décline en plusieurs versions. Ce qui a 4 l’avantage de plaire à un plus grand nombre de lecteurs, aux goûts, intérêts, modes de vie différents.
Voilà pourquoi, au cours de la prochaine année, je souhaite que chaque enfant ait la chance de lire un livre qui lui fera découvrir le plaisir de lire. Qu’il lise sur un écran d’or-dinateur, sur un iPad ou sur papier, qu’importe réellement. L’important, c’est qu’il ait l’occasion de faire un premier pas versl’univers merveilleux de la lecture. Et ensuite, le plaisir croît avec l’usage ;)
Martine Rioux Rédactrice en chef martine@demarque.com
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ÉditeurClément Laberge Rédactrice en chef Martine Rioux Collaborateurs Sylvain Bérubé, Lucile Donnat, Catherine Lapointe, MarieChristine Leblanc, Véronique Lavergne, Marie D. Martel, Audrey Miller, Marielle Potvin Illustrateur Nazario Graziano, colagene.com Images Photos.com, Shutterstock.com Réviseurecorrectrice Catherine Houle GraphisteComimage Publicité Éditions EJS Préimpression / Impression Diapason Distribution Messageries de presse Benjamin 101, rue HenryBessemer, BoisdesFilion (Québec) J6Z 4S9 450 6218167
Le magazine l’École branchéeest publié par De Marque. PrésidentMarcAlexandre Boutet Directeur généralClément Laberge
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© De Marque e Dépôt légal – 3 trimestre 2010 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada ISSN 17060907
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Dossierlecture
Je lis, tu lis, nous lisonsàl'èredunumérique
Par Lucile Donnat, Marie-Christine Leblanc et Martine Rioux
La technologie a révolutionné de nombreux aspects de notre vie quoti-dienne, dont nos habitudes de lecture. Aujourd’hui, le lecteur peut choisir entre différents supports : papier, ordinateur, livrel, téléphone intelligent, tablette, etc. Ces nouveaux médias intéressent particulièrement les jeunes de la géné-ration C. Loin d’être en voie d’extinction, comme certains l’avaient craint, la lecture évolue plutôt vers de nouvelles formes.
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Dossierlecture
« Mes élèves n'ont jamais autant lu et écrit depuis que j’ai fait entrer la technologie dans ma classe », conïe Pierre Poulin, enseignant e de 6 année à l’école Wilfrid-Bastien de Saint-Léonard. Sa classe, baptisée la iCl@sse, est probablement l'une des plus technos au Québec. Les élèves de M. Poulin n'ont pratiquement pas de papier dans leur classe, mais ils lisent continuellement. Ils consultent entre autres les blogues de leurs camarades de classe, les commentent, puis partagent le contenu avec d’autres élèves. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils ne plongent pas dans un roman jeunesse à l'occasion.
Les différentes formes de lecture coexistent; elles se complètent et ne se substituent pas l’une à l’autre. Elles feraient même en sorte que les lecteurs soient exposés à un nombre croissant de mots dans une journée. Une étude de l’Université de Californie à San Diego révèle que l’idée selon laquelle les gens lisent moins relève plus d’une perception populaire que de faits réels (http://tinyurl.com/ydd75l6).
Selon les données de cette étude, le nombre de mots employés quotidiennement par un Américain moyen, sur un support imprimé, a passé de 26 % en 1960 à 9 % en 2008. Toutefois, l'utilisation d'Internet compenserait ce déïcit en détenant 27 % de la consom-mation de mots. Les chercheurs croient que, si on additionne le 27 % d’Internet au 9 % des médias traditionnels, on arrive au constat suivant : la lecture n’aurait pas diminué au cours des 50 dernières années. Il y aurait simplement eu migration d’un support à l'autre.
De fait, l’enquête nationale canadienne de 2005, « Lecture et achat de livres pour la détente », avait établi une corrélation positive entre l’usage d’Internet et les taux de lecture. Elle précise que la progres-sion d’Internet ne s’est pas faite au détriment de la lecture de livres pour la détente, mais au détriment de la télévision, des journaux et des magazines.
Au Québec, l’Enquête sur les pratiques culturelles, réalisée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF) et publiée au début de 2010, indique que les jeunes lisent plus qu'on ne le croit. En effet, 54 % des 15 à 24 ans déclaraient lire des livres « très souvent » ou « assez souvent », ce
qui en faisait des lecteurs réguliers, selon les analystes. Et parmi ces lecteurs, 65 % disaient lire pour se détendre et relaxer, et 21 % pour le travail et les études. Tout groupe d'âge confondu, on retrouvait 59 % de lecteurs réguliers. On ne peut donc pas dire que les jeunes lisent moins que les autres.
L’enquête québécoise conïrme que les journaux, les magazines et autres périodiques sont affectés négativement par la progression de l'utilisation d'Internet. Au milieu des années 1990, environ 75 % de la population consacrait régulièrement du temps à ce genre de lecture, alors que le pourcentage se situe plutôt autour des 50 % aujourd'hui. « La lecture-détente paraît moins affectée par Internet que la lecture-information », lit-on dans le chapitre consacré à la lecture (http://bit.ly/9oPBx1).
Le comportement du lecteur
Le réexe de s'informer en ligne s'accentuerait même au fur et à mesure que de nouveaux outils technologiques, comme les télé-phones intelligents, apparaissent et favorisent la mobilité et donc l'accès au savoir en tout temps. Les gens recherchent l'information la plus à jour possible et ils savent qu'ils peuvent la trouver sur Inter-net. Ce faisant, ils lisent, bien sûr, mais ils lisent autrement...
« Avec le numérique, on passe d’une lecture linéaire à une lecture principalement axée sur la recherche d'informations », soutient Thierry Baccino, un psychologue français qui a étudié le com-portement des lecteurs. Selon lui, la lecture à l'écran permet une immédiateté et une efïcacité dans l’accès aux informations. Cette immédiateté a toutefois un revers. Elle entraîne une lecture souvent peu profonde et entrecoupée de distractions diverses, alors que se trouvent juxtaposés des textes, des vidéos, des images, suscepti-bles de faire « dévier » le lecteur de l'objet de sa lecture initiale.
Il oppose ainsi la lecture sur Internet, plus rapide, avec la lecture sur papier, plus attentive et concentrée. À terme, « la lecture sur écran perturbe le comportement du lecteur », afïrme-t-il.
C'est également ce que croit Claire Belisle, chercheuse en sciences sociales au Centre national de la recherche scientiïque (CNRS), un organisme public français. « La lecture utile, ainsi que la lecture distractive, prend le pas sur la lecture littéraire, qui perd sa place centrale », soutient-elle. « Avec le numérique, de nouvelles façons de lire sont apparues : une lecture plus fragmentée, avec des hyperliens, dans un contexte multimédia, et une lecture inter-active et dynamique dans un contexte multitâche. »
Elle précise cependant que ces types de lecture « supposent des compétences techniques nouvelles », que tous les lecteurs ne maîtrisent pas. Il ne s'agit plus seulement de décoder et de com-prendre le sens d'un texte, il faut aussi acquérir tout un éventail de compétences jumelées à la lecture sur Internet : sens critique, esprit de synthèse, comportement responsable, gestion de l’iden-tité numérique, etc.
Alain Giffard, directeur du Groupement d’intérêt scientiïque (GIS) Culture, médias et numérique en France, se dit d’ailleurs un peu inquiet de la situation. Il conïrme que tous les lecteurs ne sont pas à égalité face à la lecture numérique. « Lire sur Internet et sur les nouveaux supports numériques ne permet pas de démocratiser la lecture. Au contraire, cela creuse un écart entre deux types de lecteurs : d’un côté, le lecteur capable d’utiliser l’outil numérique et d’utiliser son esprit critique, et de l’autre, le lecteur qui n’a que la culture de l’écran. »
Dossierlecture
Ces points soulevés lors d’un forum sur la lecture numérique en France trouvent des échos au Québec dans le rapport du MCCCF. « Naviguer dans Internet, c’est lire, mais lire d’une autre façon, à un autre rythme, pour d’autres motifs. Internet ne révolutionne pas seulement le support, il réorganise l’univers de l’écrit et, ce faisant, modiïe la relation au texte, les façons de lire : lecture en diagonale, lecture interrompue, lecture ponctuée de retours en arrière et de bonds en avant, lecture par balayage (scanning), lectures sélecti-ves, rapides, pratiques, qui glissent de page en page souvent sans ordre prédéterminé, mais qui ont en commun une fragmentation plus ou moins prononcée de l’information. »
Et suivent les questionnements… Internet risque-t-il de faire perdre l’habitude de la lecture continue ou le goût de l’intégralité du texte? La non-maîtrise de la lecture traditionnelle peut-elle engendrer une nouvelle forme d’illettrisme, l’illettrisme informatique? Même s’il expose le lecteur à davantage de mots, Internet incite-t-il réellement à lire? Produit-il des lecteurs?
Pour l’instant, il existe encore bien peu de réponses claires et pré-cises. Le MCCCF se fait cependant rassurant en notant, dans son étude, que « parmi les jeunes, les plus grands utilisateurs d’Internet sont de plus grands lecteurs de journaux et de périodiques. Ils ont également une vie culturelle plus active que les autres, ils sont de plus grands cinéphiles, vont davantage aux spectacles, aux concerts et au théâtre ».
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Une question de culture
Ainsi, l’enjeu, à l’ère du numérique, serait davantage culturel. « Le contact avec la culture, peu importe la forme qu’elle prend (théâtre, cinéma, musée, livre, etc.) devrait primer. Si l’on est intéressé par la culture en général, on s’intéressera à la lecture et à ses dérivés », croit re Yves Nadon, enseignant de 1 année à l’école Notre-Dame-du-Rosaire de Sherbrooke, reconnu pour intégrer la littérature jeunesse dans sa classe.
Selon M. Nadon, il faudrait cesser de mettre l’accent sur les changements dans les pratiques de lecture (Lit-on plus ou moins qu’avant? Que lit-on?...) pour se concentrer davantage sur l’ouver-ture à la culture sous toutes ses formes et sur la transmission du plaisir de lire aux enfants.
e « Au début du 20 siècle, on annonçait la mort du livre avec l’apparition du vélo. Puis, on a annoncé la mort du livre avec la radio, la télévision, le cinéma, etc. Pourtant, le livre n’est pas mort.
Les pratiques culturelles s’additionnent. Les jeunes d’aujourd’hui sont curieux et allumés. Ils ont une soif d’apprendre et de découvrir et ils sont axés sur le plaisir. Rejoignons-les là où ils sont! Lire devrait être un plaisir. S’ils ont du plaisir à lire, ils liront, tout simple-ment », fait-il valoir.
Sa recette est d’ailleurs très simple. Dans sa classe, les livres de littérature jeunesse occupent une place de premier plan. « Je ne veux pas d’un cadre strict pour apprendre à lire, avec une méthode et des manuels scolaires. Je veux que les jeunes découvrent des œuvres pensées pour eux et qu’ils se les approprient. On me cite souvent en exemple, mais je ne devrais pas être un cas d’excep-tion. L’école devrait être un lieu où lire est un plaisir, surtout pas un lieu où l’on impose des temps de lecture et où l’on choisit pour les jeunes ce qu’ils doivent lire », renchérit-il.
L'apprentissage de la lectureL’enfant qui apprend à lire est une source intense de motivation pour une enseignante qui comprend le long – et parfois difficile – processus d’apprentissage de la lecture.
Nous n'en sommes pas toujours conscients, mais l'enfant développe des habiletés indispensables à la lecture dès sa plus tendre enfance lorsqu’il est en contact avec des adultes qui lui lisent par exemple des histoires ou lui chantent des comptines en jouant avec les mots et les sons, le langage oral étant indissociable de l'apprentissage de la lecture. De plus, l'enfant emmagasine déjà une foule d'outils dans son environnement qui lui permettront de faire ses premiers pas dans l'univers de la littératie : pancartes sur la route, mots dans un menu, boîtes de céréales, etc. Le secret des mots ne se trouve donc pas uniquement dans les livres!
Les premiers balbutiements de la lecture s'expriment au terme de beaucoup d'efforts. Voilà pourquoi il est primordial d'être un modèle de lecteur pour nos enfants. Que ce soit des albums, des documentaires, de la poésie même, le jeune lecteur en herbe va vite comprendre le but de la lecture : s'informer et s'amuser.
Alors, la question qui se pose dans le grand bouleversement de l'éducation à l'ère du numérique est « Pourquoi et comment intégrer les technologies dans l'apprentissage de la lecture? ». Selon moi, l'univers de la lecture non seulement peut, mais DOIT être bonifié par le e numérique. La bibliothèque du 21 siècle compte maintenant sur les supports technologiques pour jouer le rôle d'accompagnateur motivateur à la lecture. Le côté interactif des livres numériques est un atout de taille qui mène les élèves vers des ressources pertinentes et inspirantes. J'ai un immense respect pour les livres « papier », ils font partie de notre vie et il n'est pas question de les bannir. L'enjeu réside dans l'intégration de ces ressources virtuelles dans nos classes, afin de faire bénéficier nos futurs lecteurs d'une banque gargan tuesque de livres mis au goût du jour. Et à ceux qui seraient encore frileux à l'idée de faire entrer des livres numériques dans les classes, je leur dis que nous n'avons pas renié nos pieds au profit de la voiture hybride, mais celleci peut nous mener loin... Catherine Lapointe, enseignante, http://pedagogie.csdecou.qc.ca/catherinelapointe
« Autrefois, l’offre culturelle externe à l’école était inexistante. Main-tenant, la culture est partout. Elle est plus accessible que jamais. Les jeunes ont l’embarras du choix. S’ils ne rencontrent pas de livres sur leur chemin, comment apprendront-ils à les apprécier? Si personne ne leur permet de découvrir le plaisir de lire, pourquoi auraient-ils envie d’ouvrir un livre? » M. Nadon se désole d’ailleurs à la seule pensée que certaines écoles du Québec n’ont toujours pas de bibliothèque scolaire en 2010…
Dossierlecture
En ce sens, malgré la place de plus en plus grande que peuvent prendre les parents (et autres médias) dans la découverte du livre et de la lecture, le rôle de l’école demeure primordial. « C’est par l’école, plus que par le milieu d’origine, qu’une grande partie de la population québécoise acquiert un capital culturel et une mobilité sociale », conclut l’étude du MCCC.
Dans le contexte numérique, la mission de l’école est notamment de permettre aux jeunes lecteurs d’acquérir le plus tôt possible les compétences entourant l’acte de lire, en lien avec la lecture en ligne, plus fonctionnelle (cueillette et traitement de l’information, esprit critique, éthique du Web, etc.). Elle leur permet non seulement d’avoir accès au savoir, mais de pouvoir également en tirer proït et de participer à la vie sociale en ligne et hors ligne.
La lecture à l'ère du numérique
Avec le développement de la lecture numérique, certains parlent d’un changement aussi important que l’apparition de l’imprimerie!
Selon moi, ce que le support numérique apporte, c’est un éclatement des structures linéaires à la base même du livre. Les textes sont plus courts, remplis d’hyperliens pointant vers diverses informations multimédias. Aux textes, s’ajoutent des images, des extraits sono res, des vidéos, etc., dans un foisonnement toujours plus dynamique. Souvent, on peut même ajouter son grain de sel, via un commen taire ou une rédaction indépendante qu’on place sur son propre site. L’interaction peut être maximale pour qui prend le temps de le faire avec des outils de plus en plus conviviaux.
Face à cet éclatement, la capacité de synthétiser une quantité exponentielle d’informations est devenue une nécessité, tout autant que la capacité de valider une information et celle de la juger. Le jugement critique est devenu un besoin à un âge où ce jugement est, selon des chercheurs, à peine en développement.
Notre rôle d’enseignant s’est modifié ou devrait se modifier largement avec l’avènement du numérique. Les informations ne sont plus seulement (ou surtout pas!) l’exclusivité du prof, car elles sont omniprésentes sur le Web. Par contre, y mettre de l’ordre, juger de la crédibilité, faire la différence entre l’information et l’opinion, alors qu’elles se confondent ou s’additionnent, voilà des tâches auxquelles les profs peuvent se consacrer. Ils accompagnent donc leurs élèves, leur suggèrent et leur enseignent quelques principes de base.
Avec toutes ces informations qui circulent, on a devant soi un tourbillon d’idées et d’infos, à l’image des nuages de motsclés que l’on retrouve sur certains blogues. On zappe et clique à qui mieux mieux. Et quand les infos demandent un temps d’appropriation, chacun doit alors développer sa capacité à s’arrêter pour réussir à voir à travers la brume apparente du nuage. Celuici révélera bien des éléments précieux, pour qui s’y donne la peine.
Sylvain Bérubé, enseignant, www.sylvainberube.com
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Le plaisir, un facteur inuent
Par Marie-Christine Leblanc
Le plaisir relié à la lecture serait un facteur important dans les habitudes de lecture des jeunes. Selon une étude du Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS), réalisée en 2001 auprès de 4 000 jeunes de 10 ans, ceux qui choisissent de lire par plaisir obtiennent un meilleur rendement en lecture.
Par ailleurs, près de 100 élèves ont mentionné lire pour le plaisir selon un sondage réalisé par l’École branchéeauprès de 163 jeunes âgés de 10 à 12 ans; les autres ont afïrmé lire par obli-gation. Les devoirs de lecture en font évidemment partie. Parmi les 163 élèves, 140 ont des devoirs de lecture chaque soir. Les jeunes estiment à moins d’une heure le temps consacré à ces devoirs.
Toujours selon le sondage réalisé par l’École branchée, les bandes dessinées ont la cote auprès des jeunes. Les récits et romans viennent au deuxième rang. Seulement 34 jeunes afïrment que leur principale activité de lecture est destinée aux courriels. Et, le plus souvent, les jeunes lisent dans leur chambre.
L’étude du PIRLS révélait, quant à elle, que les garçons sont de plus grands lecteurs de bandes dessinées que les ïlles, que ces dernières lisent davantage des récits, des romans ou des revues et que la fréquence de lecture des courriels est assez semblable chez les deux sexes.
Toujours selon le PIRLS, 80 % des garçons et 90 % des ïllesont souligné qu’ils ressentiraient du plaisir à recevoir un livre en cadeau. Plus de 50 jeunes sur 163 ont estimé à plus de six le nombre de livres reçus en cadeau au cours des 12 derniers mois. Par contre, 19 d’entre eux ont admis n’en avoir reçu aucun.
Naviguer sur Internet et la pratique d’activités sportives semblent être les deux passe-temps (autre que la lecture) les plus popu-laires chez ces élèves. Questionnés à savoir s’ils considèrent lire lorsqu’ils naviguent sur Internet, ils avaient une opinion assez partagée : certains croient que oui, d’autres que non. Pourtant, naviguer sur Internet est une forme de lecture. Les jeunes liraient donc plus qu’ils ne le pensent!
Coups de cœur des jeunes lecteurs
Chaque année, depuis 1984, Communication-Jeunesse publie son palmarès des livres préférés des jeunes. Celui-ci est établi à partir du vote des jeunes des Clubs de lecture et du Réseau CJ. Il se divise en trois catégories : Livromagie (5-8 ans), Livromanie (9-11 ans) et Réseau CJ (12-17 ans), et compte cinq titres par catégorie. Pour l’édition 2009-2010, voici le top 3 de chaque catégorie.
Dans la catégorie Livromagie :Chester – Le retour(Éditions Scholastic),Sur le bout de la langued’Alain M. Bergeron (Éditions Imagine) etUn amour de Nicolas!de Gilles Tibo (Éditions Scholastic)
Dans la catégorie Livromanie :Galoche – Sauve qui pique!d’Yvon Brochu (Éditions FouLire),Premier frérot pour Momo de Sinrode François Barcelo (Québec Amérique jeunesse) etLe rêve de ma viede Johanne Mercier, Reynald Cantin et Hélène Vachon (Éditions FouLire)
Dans la catégorie Réseau CJ :Championned’India Desjardins dans la sérieLe journal d’Aurélie Laamme(Les Intouchables), Le dix-huitième chantde Michel J. Lévesque (Les Intouchables) etLes liens de l’amitiéde Maryse Dubuc (Éditions Dupuis).
Pour en savoir plus : www.communication-jeunesse.qc.ca