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Apprentissage : ce que veulent les jeunes et les entreprises

De
130 pages
L'apprentissage en France présente des failles que les primes et les mesures administratives ne peuvent combler. Une expérimentation menée en Île de France a démontré les bienfaits de la pédagogie proactive. L'ouvrage présente les résultats de cette nouvelle méthode et prouve qu'en plaçant les besoins immédiats des entreprises au coeur de la formation, on améliore la réussite scolaire des jeunes, on réduit fortement leurs ruptures de contrat et leur chômage.
Cette pédagogie novatrice soutient le travail ambitieux des CFA et revalorise l'apprentissage, une formation trop souvent perçue comme le parent pauvre de l'éducation.
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La faiblesse de l’apprentissage en France n’est pas inéluctable. L’apprentissage doit devenir au même titre que la formation classique un standard de formation. L’apprentissage n’est pas la filière de l’échec scolaire, c’est un mode de formation différent, mieux adapté à de très nombreux jeunes, notamment à tous ceux qui suivent des formations professionnelles sous leur forme académique. L’apprentissage doit devenir le mode privilégié de formation professionnelle comme c’est le cas en Allemagne, Autriche et Suisse. Pour ce faire, il faut le vouloir et offrir aux jeunes la possibilité de faire leurs études entièrement en alternance du CAP au Doctorat avec bien entendu la possibilité d’avoir des étapes intermédiaires qualifiantes et diplômantes.  L'apprentissage doit cesser d'être le parent pauvre de l'éducation et de la formation en France : Pour y contribuer, Dominique Ledogar présente des solutions qui partent de « ce que veulent les jeunes et les entreprises ».  L’apprentissage est une solution, par la qualification qu’il donne aux jeunes, à la compétitivité de nos entreprises, c’est une solution à l’inacceptable chômage des jeunes, c’est un moyen de réconcilier la société française avec nos entreprises.
123 RF.com
Dominique Ledogar
APPRENTISSAGE : CE QUE VEULENT LES JEUNES ET LES ENTREPRISES
Pédagogie proactive et formation professionnelle
Apprentissage : ce que veulent les jeunes et les entreprises
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12790-3 EAN : 9782343127903
Dominique Ledogar Apprentissage : ce que veulent les jeunes et les entreprisesPédagogie proactive et formation professionnelle
«Seuls les bons professeurs forment les bons autodidactes »
Jean-François Revel
« Le réel quelquefois désaltère l'espérance. C'est pourquoi, contre toute attente, l'espérance survit »
René Char
Apprentissage : ce que veulent les jeunes et les entreprises
Pédagogie proactive et formation professionnelle
Préface.......................................................................................9........ Introduction................................................................7......1............. Un changement radical dans la formation professionnelle19 Les dialogues types du protocole proactif pour la formation professionnelle................................................................13............... ère 1 utilisation du protocole : Une orientation réaliste et accélérée..........................................................................................41 ème 2 utilisation du protocole : Une recherche d’entreprise rapide et efficace.53.......................................................................... ème 3 utilisation du protocole : Eviter les ruptures de contrat65
Complément pour éviter les abandons de parcours : L’appétence scolaire....................................................................75 Complément pour éviter les abandons de parcours : Les médiations proactives..............................38.................................... ème 4 utilisation du protocole : Créer de la valeur et de l’emploi...........................................................................................93 Des régions et un Etat qui inspirent confiance aux jeunes et aux entreprises et les accompagnent mieux....................... 111 Bibliographie.............................................................................. 117 Notes............................................................................................. 119
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Préface
La formation par l’Apprentissage, particulièrement dans le secondaire pour ses niveaux IV (Bac pro) et V1(CAP) fait l’objet depuis plusieurs années d’attentions multiples, tant de la part de l’Etat que des Régions, qui depuis la loi du 5 mars 2014 sont devenues des acteurs clefs de la formation professionnelle. Mais cette valorisation de l’Apprentissage dans les niveaux IV et V se heurte à de fortes difficultés : au mieux les effectifs résistent-ils, quand ils ne diminuent pas. Pourtant, au même moment, l’Apprentissage dans le supérieur continue, lui, de se développer fortement. Une des causes de cette stagnation, voire de cette chute des effectifs de l’Apprentissage dans le secondaire est due sans nul doute à la représentation erronée que s’en font adolescents et parents : tant les partis pris, l’idéologie et les préjugés sont plus puissants qu’une connaissance lucide et pragmatique de la réalité des Centres de Formation d’Apprentis et de leurs réussites. Pour lutter contre ces a priori aveugles et pour en finir avec cette méprise culturelle, il importe d’abord de rompre avec une présentation officielle de l’Apprentissage, qui fait de celui-ci principalement un moyen de compenser des échecs personnels, voire collectifs comme le chômage. En effet l’assimilation, trop courante en France, de l’orientation vers l’Apprentissage à un échec scolaire, de même que la volonté de le réserver aux élèves en difficulté, pèsent lourd sur la motivation et les jugements des adolescents. Ajoutons comme autre raison à cette stagnation des effectifs le fait que l’Education nationale, confrontée au désir des familles de voir leurs enfants poursuivre des études longues, propose plus volontiers des formations professionnelles sous
1 Niveau V : sorties de l'année terminale des seconds cycles courts professionnels (CAP, BEP ou mention complémentaire). Niveau IV : sorties des classes terminales ou abandons des scolarisations post-baccalauréat avant d'atteindre le niveau III (bac, brevet professionnel)
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