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67 pages
Français

J'apprends la France de la Renaissance pour les Nuls

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Description


Réconciliez-vous avec l'histoire de France avec la collection "J'apprends... pour les Nuls" !






Réconciliez-vous avec l'histoire de France avec la collection "J'apprends... pour les Nuls" !




J'apprends la France de la Renaissance pour les Nuls
vous offrira une approche directe pour tout savoir de cette période passionnante de l'histoire de France en quelques jours à peine. Jean-Joseph Julaud, passé maître dans l'art de raconter les histoires de l'Histoire, vous étonnera avec les événements étonnants, insolites et palpitants de l'Histoire de France. Une garantie : vous ne connaîtrez pas l'ennui !







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Informations

Publié par
Date de parution 28 mai 2015
Nombre de lectures 5
EAN13 9782754079792
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Pour les Nuls est une marque déposée de Wiley Publishing, Inc.
For Dummies est une marque déposée de Wiley Publishing, Inc.



J'apprends la France de la Renaissance pour les Nuls



© Éditions First, 2004. Publié en accord avec Wiley Publishing, Inc.



Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales.

Introduction

Marche arrière ! Attention : aux commandes de votre conduite intérieure, vous avez décidé d’emprunter le boulevard de la mémoire, et vous venez de remarquer l’emplacement idéal pour observer un paysage qu’on vous a décrit il y a longtemps, dont il ne vous reste que quelques pans plutôt gris, comme une ruine.



Cet emplacement, c’est un créneau que vous allez réussir du premier coup – peut-être pour la première fois… Vous êtes bien installé ? Ce créneau, c’était celui d’un château fort ! Et vous voilà soudain environné de troubadours, de ménestrels et d’archers. Et le seigneur du lieu rêve à la dame de ses pensées. Peut-être qu’on attend François Ier !



Roulez, roulez, ne craignez pas de vous égarer ou de vous endormir : le guide de la route que vous tenez en main – ce livre – vous indique les chemins que la gloire emprunta, la croisée des destins, les impasses où demeurent pour toujours les victimes de maldonne.



Roulez ! Ne craignez pas qu’on vous sermonne ou qu’on vous embrigade : que vous conduisiez à droite, à gauche ou en plein centre, vous êtes seul maître de votre trajectoire, personne en face ne vous menace, ne vous attend au virage ; vous choisissez vos perspectives, vous composez vos itinéraires. Vous écoutez les anecdotes, le récit des grandes heures que vous conteront les gardiens des sources sûres.



Autrement dit, ce livre d’histoire de France n’a d’autre prétention que celle de vous rappeler, ou de vous apprendre, comment le fil des jours s’est tissé afin que l’Hexagone France devienne un prêt à porter confortable aujourd’hui – même s’il fut déchiré, reprisé, presque loque, mais jamais renié ou jeté aux orties.



Boulevard de la mémoire, roulez ! Partout on vous attend, partout vous êtes chez vous : à la cour comme à la ville, dans un village ancien, sur un champ de bataille, dans le salon feutré où l’on signe un traité.



Marche arrière ! Laissez-vous glisser entre les pages : vous entrez dans l’histoire !



Jean-Joseph Julaud

Les icônes utilisées dans ce livre

i0002.jpgVoulez-vous faire plus ample connaissance avec Léonard de Vinci ? Le maréchal de La Palice ? François Rabelais ? Charles Quint ? La reine Margot ? Et découvrir les secrets de beauté de Diane de Poitiers ?

i0003.jpgVous avez toujours été intrigué par la stratégie militaire, par son évolution, par les tactiques employées pour surprendre ou dérouter l’adversaire. Voici l’occasion de comprendre combien la façon de conduire un bataille a évolué depuis Bouvines – ou Azincourt… – jusqu’aux affrontements armés modernes, en passant par les chefs-d’œuvre de stratégies que sont les batailles de Napoléon. Alors, voulez-vous commencer par Austerlitz ? Donc, ce matin-là, le 2 décembre 1805…

i0004.jpgUn traité, une prise de pouvoir, un couronnement, un assassinat politique, une mort suspecte, une naissance capitale, une disparition imprévue et tragique, une exécution en public, la phrase qui tue… Tout cela vous est raconté de façon que vous ne l’oubliiez plus, et que vous-même, le transmettiez. Ainsi va l’histoire…

i0006.jpgUne curiosité, l’origine d’un mot, d’une chanson, la réponse à une question que vous vous êtes souvent posée – ou peut-être jamais –, bref, de petits paragraphes à déguster comme des gourmandises qui donnent l’envie d’en reprendre…

i0007.jpgCe qui se passe chez nos voisins conditionne souvent les événements qui surviennent dans l’Hexagone. Nous irons régulièrement jeter un coup d’œil par-dessus les frontières, au nord, au sud, à l’est, et même à l’ouest, à partir d’un certain Christophe Colomb…

i0008.jpgLes arts reflètent l’époque dans laquelle ils naissent et se développent ; ils sont l’expression de ses doutes, de ses triomphes ou de sa souffrance. Vous rencontrerez par exemple François Villon chez Charles d’Orléans, Chénier qu’on guillotine, Chateaubriand et Napoléon en « je t’aime, moi non plus… ». Les arts, certes, mais n’oublions pas les sciences ! Même si pendant des siècles, les progrès scientifiques se sont limités aux rêves des alchimistes, les inventions et les découvertes « sérieuses » se sont multipliées dans les domaines aussi variés que la physique, la médecine, les mathématiques, la conquête de l’air, et puis celle de l’espace…

i0009.jpgL’anecdote, c’est le sel, le piment, le condiment indispensable à l’histoire. Ce livre en est assaisonné, avec mesure, juste ce qu’il faut pour vous donner le goût de poursuivre l’aventure. De l’insolite, de l’inattendu, de l’attendrissant ou du révoltant vous attendent !

De 1515 à 1594 : Guerres d'Italie, guerres de Religion ; guerre de répit !

Introduction



François Ier va développer sous vos yeux une certaine idée de l’absolutisme à la française qui ne disparaîtra qu’à la Révolution de 1789. Lui-même, son fils Henri II et ses petits-fils vont devoir faire face aux guerres de Religion qui divisent la France avant qu’une sorte de cohabitation imaginée par Henri IV ne ramène une paix fragile, aménagée à leur façon par Richelieu et Louis XIII. Vous allez sans doute vous dire que vous auriez agi comme François Ier qui, pour « domestiquer » les seigneurs, leur offrit des fêtes en ses châteaux magnifiques ; vous allez l’approuver lorsqu’il nous apporte les modes italiennes ; mais quelle déception lorsqu’il se laisse piéger à Pavie !

1515 à 1594 : Guerres d’Italie, guerres de Religion ; guère de répit !

Dans ce chapitre :

triangle.jpg Vous allez faire connaissance avec un grand amoureux de la vie et de l’Italie : François Ier
triangle.jpg En compagnie de Catherine de Médicis, vous allez tenter de faire face aux guerres de Religion
triangle.jpg Henri III va vous surprendre

François Ier est fasciné par l’Italie. La Renaissance va, grâce à lui, s’épanouir en France. Mais il va devoir affronter les premiers troubles s’epanouir en France. Mais il va devoir affronter les premiers troubles religieux : le protestantisme naissant se fait conquérant. C’est le début des guerres de Religion qu’Henri II aurait aimé éviter – mais il meurt au cours d’un tournoi. Catherine de Médicis, avec un courage pas toujours inspiré, va tenter de mettre tout le monde d’accord, sans succès. Ses trois fils, tous les trois rois – François II, Charles IX et Henri III –, n’y pourront rien non plus. Il faut qu’Henri IV, conduisant une politique habile, se convertisse au catholicisme pour que les querelles s’apaisent.

François Ier: l’obsession italienne

L’Italie ! François Ier recherche tout ce qui y brille sous son soleil : les richesses, la gloire et les arts.

Du petit François d’Angoulême au grandFrançois Ier

Une mère très jeune, un vignoble robuste, un prénom qui semble décliner, façon latin d’école, le mot France : en voilà assez pour bâtir un roi qui chaussera sans tarder ses grandes bottes pour partir en Italie.

Dans les vignes de Cognac : un cri !

i0200.jpgPetit retour en arrière : 12 septembre 1494. Transportons-nous à Cognac. Le soleil caresse les vignes qui promettent une excellente récolte. Une brume de fin d’été se dissipe avant le plein soleil. Il fait bon, la brise est tiède. Soudain, un cri : là-bas, sous l’arbre où s’est assise Louise d’Angoulême, dix-sept ans à peine. Mais, ce cri, c’est un cri d’enfant, un cri de nouveau-né. Il s’emplit les poumons du parfum des vignes de Cognac. Il est magnifique. Sa mère lui donne le prénom de François. Son arrière-grand-père est Louis d’Orléans, rappelez-vous, celui que la rumeur avait mis dans les bras d’Isabeau de Bavière, et que Jean sans Peur fit estourbir par ses sbires le 23 novembre 1407.

Un grand roi de deux mètres

i0201.jpgFrançois, l’arrière-petit-fils du bel assassiné, a hérité des gènes de son aïeul. Devenu jeune homme, il est grand – il fait presque deux mètres –, il est beau à faire craquer les centaines de femmes qu’il aimera. Et, de plus, il a le nez très long, ce qui ne gâche rien. Louis XII n’ayant que des filles, pas de frère, a pris sous son aile son cousin prometteur, et il en fait l’héritier du trône. Mais Louis XII a fait des folies avec sa jeune poupée anglaise. Et cette poupée Marie, sœur du roi d’Angleterre Henri VIII, va faire croire à François, lorsque Louis XII meurt, qu’elle est peut-être enceinte. Mais non, fausse alerte ! François peut devenir roi de France et prendre le nom de François Ier.

10 janvier 1515 : le cercueil tombe…

i0202.jpgPas trop d’empressement tout de même : des funérailles dignes (et coûteuses…) doivent être faites au roi Louis XII, le 10 janvier 1515 ! Coûteuses alors que les caisses du royaume sont aussi vides que les poches d’un boursicoteur tunnelier ! Près de 15 000 livres seraient nécessaires pour payer les clercs de la chapelle royale et les moines de la basilique Saint-Denis qui organisent la cérémonie. Les clercs et les moines sentent bien que le paiement de leurs services ne pourra être honoré. Alors, les uns et les autres décident de se dédommager en se saisissant du drap d’or qui recouvre le cercueil du roi. Les clercs tirent de leur côté, les moines du leur, ils en viennent à se battre comme des chiffonniers, avec tant de conviction que le cercueil tombe sur les dalles de marbre avec un bruit qui résonne comme un abyssal reproche de l’Invisible… Du calme !

Des sous !

Les obsèques terminées, le roi n’a plus qu’une idée : trouver de l’argent, et vite. Où ? En Italie, pardi, en reconquérant le royaume de Naples et le duché de Milan acquis par cousin Louis XII, et perdu dix ans plus tard ! Mais pour mettre sur pied une armée, il faut des finances. Qu’à cela ne tienne : on fait fondre la vaisselle d’or du cousin défunt, et voilà de quoi payer des mercenaires et l’expédition qui va rassembler près de 40 000 hommes.

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Pendant ce temps chez nos voisins

Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb qui a quitté Palos de Moguer au sud de l’Espagne (Andalousie) le 3 août 1492 débarque sur les côtes des Bahamas, persuadé qu’il a atteint l’empire du Levant. Le 9 avril de la même année, les Juifs sont chassés d’Espagne. Entre 1519 et 1532, le Portugais Magellan entreprend le premier tour du monde au cours duquel il meurt, assassiné aux Philippines en 1521 – son lieutenant Sebastian Elcano rentre en Espagne en 1522 avec un seul navire sur les cinq engagés dans cette aventure. Le 21 septembre 1529, le souverain ottoman Soliman II le Magnifique arrive aux portes de Vienne, en Autriche ; il est repoussé par les troupes impériales. L’année suivante, en 1522, il s’était emparé de l’île de Rhodes.

Marignan : 14 septembre 1515

i0204.jpgLa première bataille de François Ier se déroule près de Milan. Elle est entrée dans l’histoire, mais on ignore que ce fut une vraie boucherie, l’une des batailles les plus meurtrières du XVIe siècle.

Quarante mille français

Entre le 13 et le 15 août 1515, les Français, François Ier à leur tête dans sa lourde armure, gravissent les Alpes en plusieurs passages parfois si étroits et vertigineux que les chevaux hésitent à avancer. Un mois plus tard, les montagnes derrière eux, les 40 000 combattants français font face aux troupes milanaises près de Marignan, ou plutôt les troupes suisses car le pape, à qui appartient le duché de Milan, leur a fait appel. C’est dans la plaine située près de cette petite ville que va se dérouler la bataille qui, curieusement, constitue la part inaliénable du savoir historique de chaque Français, et qui tient en une date délivrée immédiatement après le sésame Marignan… Marignan ? 1515 ! Comme si le triomphe de François Ier symbolisait la première pierre du savoir national. La dernière pierre aussi, parfois…

Attention : rizière !

Revenons sur le champ de bataille : nous sommes le 13 septembre 1515, vers trois heures de l’après-midi. Attention, ne conduisez pas votre cheval n’importe où, et si vous êtes un archer à pied, attention aussi, vous vous trouvez dans une zone de rizières et risquez de vous enfoncer ! Les Suisses attaquent en empruntant les chaussées solides et légèrement surélevées. Les Français reculent. Mais voilà François, François le Grand, le Grand François ! Il se lance à cheval dans la bataille avec 200 des siens, contre 4 000 Suisses à la solde des Milanais, et qui reculent ! La bataille se poursuit et produit tant de poussière qu’il faut interrompre le combat. Il fait déjà nuit.

Un carnage !

À quatre heures du matin, le 14 septembre, les Suisses attaquent. Trois heures plus tard, ils ont enfoncé l’aile gauche française, le combat tourne en leur faveur. Mais voici qu’arrivent les alliés des Français : les Vénitiens. Les Suisses reculent et reçoivent alors une pluie de boulets lancés par les canons de Galiot de Genouillac, l’habile commandant de l’artillerie française. Ils fuient en désordre ; la cavalerie les rattrape et transforme bientôt les fiers Helvètes en petits Suisses vaincus. Le carnage va se poursuivre jusqu’à la fin de l’après-midi du 14 septembre. Les épées tranchent, découpent, fouillent, écartèlent, lardent, désossent, embrochent, amputent, étourdissent, estourbissent tant qu’on dénombre près de 20 000 morts !

« Allons, Bayard, dépêchez-vous ! »

Et le soir – sonnez trompettes de la renommée, battez cœurs et tambours – le roi François le Grand fait appeler Pierre du Terrail, légende vivante, dont les exploits sont chantés dans l’Europe entière. « Bayard, mon ami… », dit François à la légende vivante qui vient de s’arrêter devant lui « Bayard, mon ami, je veux aujourd’hui soye fait chevalier par vos mains ! » « Sire… », lui répond Pierre du Terrail de Bayard sans peur et sans reproche, «… parce que vous fûtes oint vous êtes le chevalier des chevaliers… » « Allons, allons, Bayard dépêchez-vous ! », s’impatiente François sans doute à genoux sur quelque pierre pointue. Et Bayard s’exécute en posant sur l’épaule royale le plat de son épée. Plus tard, le compositeur du roi, Clément Janequin (1485 - 1558) immortalisa ces journées dans sa chanson La Guerre : « Escoutez, tous gentilz Galloys, La victoire du noble roy Françoys… », et un peu plus loin : « France courage, courage / Donnez des horions Chipe, chope, torche, lorgne / Pa ti pa toc tricque, trac zin zin / Tue ! à mort ; serre / Courage prenez frapez, tuez. / Frapez dessus, ruez dessus » et on dit que la musique adoucit les mœurs…

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Léonard sans limite

En 1507, Louis XII prenait Milan et y découvrait un génie : Léonard de Vinci dont il s’empressait de faire son peintre et ingénieur personnel. En 1515, François Ier retrouve à Milan ce génie à qui il propose de venir s’installer en France. Léonard accepte et arrive en 1516 près du château d’Amboise, au manoir du Clos-Lucé. Il a apporté avec lui quelques tableaux, dont la Joconde. Son bras droit est paralysé, il ne peut plus tenir un pinceau. Mais son imagination est encore débordante, et il invente un lion mécanique dont les mouvements émerveillent la cour lors de grandes fêtes qu’il organise. Un tunnel relie la résidence royale au manoir de Léonard. Cela permet à François Ier de s’entretenir fréquemment avec son hôte d’exception. Le 2 mai 1519, dans sa chambre du Clos-Lucé, Léonard, à soixante-huit ans, rend le dernier soupir la tête posée dans les deux mains royales. Léonard : la Joconde, Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant, Saint-Jean-Baptiste ; mais aussi des machines de toutes sortes, des machines volantes, des machines de guerre, le char d’assaut, la mitrailleuse, les bouches à feu multiples, ancêtres des sinistres orgues de Staline de la Seconde Guerre mondiale. Sans limite, l’imagination de Léonard, sans limite !