La mort des rois

La mort des rois

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Livres
272 pages

Description

L’histoire de la royauté ne peut s’écrire et s’inscrire que dans la longue durée. Du début du Moyen Âge jusqu’au « Siècle de Louis XIV », l’État ne cesse de s’identifier à la personne physique du prince. La mort d’un souverain est donc synonyme, le plus souvent, de traumatisme, car elle met en question la survie même du pouvoir qu’il incarne.



Les onze études réunies dans ce livre abordent de nombreuses problématiques d’une histoire politique et culturelle renouvelée : le corps du prince, dans sa double dimension de « simple corps » et de corps souverain ; les apports de l’archéologie et de la culture matérielle ; le cérémonial complexe des funérailles et les apparats souvent spectaculaires qui les accompagnent et leur donnent sens ; la « médiatisation » de la mort du souverain à travers la circulation de l’information, par les textes mais aussi par l’image et la caricature ; la commémoration du souverain après sa mort ; sans oublier les bouleversements politiques multiples provoqués par la disparition du souverain.





- Joël Cornette est professeur d’histoire moderne à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et spécialiste de l’histoire de la monarchie d’Ancien Régime.

- Anne-Marie Helvétius est professeure d’histoire médiévale à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et spécialiste de l’histoire du haut Moyen Âge,

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Date de parution 10 janvier 2017
Nombre de lectures 4
EAN13 9782842925796
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Langue Français

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Introduction
Joë Cornette et Anne-Mare Heétus
Depus es années 1970, aec es traau de Phppe Arès, de Franços Lebrun, de Perre Chaunu, de Jacques Chfoeau et de Mche Voee, es études sur a mort se sont argement déeoppées, 1 tout en acquérant une dmenson comparate et purdscpnare . L’hstore dte des mentatés et des sensbtés, des atttudes et des comportements coects, qu tromphat ces années-à, a perms d’aborder rontaement et sans tabous e thème de a mort, au même ttre que d’autres sujets osns tes que ’hstore de a ame ou de a seuaté. Depus ors, es études portant sur a mort au Moyen Âge se sont mutpées : tands que ses dmensons sprtuees et socaes retenaent ’attenton de Jean-Caude Schmtt ou de Patrck Geary, d’autres chercheurs, comme Céce Trefort ou Mche Lauwers, se sont concentrés sur a queston des rtes unérares et de ’organsaton
1.
Phppe Arès,Essaîs sur l’îstoîre de la mort en Occîdent du Moyen Âge à nos jours, Pars, Seu, 1975 etL’Homme devant la mort, Pars, Seu, 1977 ; e e Franços Lebrun,Les Hommes et la mort en Anjou aux 17 sîècleset 18 , Pars, e e e Mouton, 1971 ; Perre Chaunu,La Mort à Parîs,xvi,xvii,xviiisîècles, Pars, Fayard, 1978 ; Jacques Chfoeau,La Comptabîlîté de l’au-delà. Les ommes, la mort et la relîgîon dans la régîon d’Avîgnon à la in du Moyen Âge, Rome, Écoe rançase de Rome, 1980 ; Mche Voee,La Mort et l’Occîdent de 1300 à nos jours, Pars, Gamard, 1983 ; Mche Voee, « Encore a mort : e un peu pus qu’une mode ? »,Annales ESCannée, 1982 (2), p. 276-287., 37
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La mort des roîs
2 matéree des cmetères . Paraèement à ces recherches de portée générae, a mort des souerans et eurs eu de séputure ont spécaement retenu ’attenton des médéstes. Les traau ponners de Kar Henrch Krüger et d’Aan Erande-Brandenburg ont ans marqué des génératons d’hstorens, tout en es nctant à prendre en 3 consdératon es aspects matéres de a mort des ros . Mort des ros, mort des prnces, mort des grands : ces questons contnuent à passonner es médéstes, comme en témognent 4 de nombreu cooques et ourages récents . Cependant, paradoaement, dans cette redécouerte du trépas comme objet et sujet d’hstore à part entère, a mort des ros a ongtemps sembé margnae, ore déassée par es hstorens modernstes : ans, a grande étude de Mche Voee s’attache pus au mentatés coectes qu’à a dsparton des souerans, snguèrement absente de son anayse. Des eceptons pourtant : durant ces années écondes en nentons thématques, queques hstorens ont eporé a mort des prnces, te Raph Gesey (1923-2011), dscpe d’Ernst Kantorowcz (1895-1963). ï ut son étudant à Berkeey, dent son assstant à Prnceton en 1953 et orenta ses recherches sur es unéraes royaes dans e cadre d’une thèse
2.
3.
4.
Jean-Caude Schmtt,Les Revenants. Les vîvants et les morts dans la socîété médîévale, Pars, Gamard, 1994 ; Patrck J. Geary,Leavîng wît te Dead în te Mîddle Ages, ïthaca/New York, Corne Unersty Press, 1994 ; Céce Trefort,L’Églîse carolîngîenne et la mort. Crîstîanîsme, rîtes funéraîres et pratîques commémoratîves, Lyon, Presses Unerstares de Lyon, 1996 ; Mche Lauwers,Naîssance du cîmetîère. Lîeux sacrés et terres des morts dans l’Occîdent médîéval, Pars, Auber, 2005. Kar Henrch Krüger,Könîgsgrabkîrcen der Franken, Angelsacsen und Langobarden bîs zur Mîtte des 8 .Jarunderts. Eîn îstorîscer Katalog, Munch, Whem Fnk, 1971 ; Aan Erande-Brandenburg,Le Roî est mort. Étude sur les funéraîlles, les sépultures et les tombeaux des roîs de France jusqu’à e la in duxiiisîècle, Genèe, Droz, 1975. Par eempe Muree Gaude-Ferragu,D’or et de cendres. La mort et les funéraîlles des prînces dans le royaume de France au bas Moyen Âge, Veneue d’Ascq, Presses Unerstares du Septentron, 2005 ; Brgtte Bossat-Camus, Franços Chausson et Heré ïngebert (dr.),La Mort du souveraîn (entre Antîquîté et aut Moyen Âge), Pars, Pcard, 2006 ; Mche Margue (dr.),Sépultures, mort et représentatîon du pouvoîr au Moyen Âge, Luembourg, Pubcatons de a secton hstorque de ’ïnsttut Grand-Duca de Luembourg, 2006, o. 118.
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En 1996, un numéro de a reueMédîévalespubée par es Presses Unerstares de Vncennes en hommage à Jean Desse aat été 11 consacré à « La mort des grands ». Dans une perspecte queque peu dférente, justiée par ’nscrpton de ’Unersté Pars 8 sur e terrtore de ’abbatae de Sant-Dens, e sanctuare et e panthéon du sang roya, à où reposaent presque tous es souerans des quatre gnées de a monarche – Mérongens, Capétens, Vaos, Bourbons –, et es restes de ’apôtre des Gaues, premer éêque de Pars et sant protecteur du royaume,  nous a paru opportun de rassember à noueau des chercheurs, médéstes et modernstes, aec a oonté de croser des probématques auss arées que écondes, ain de rendre compte des résutats de eurs traau et des recherches en cours sur a mort des détenteurs du pouor, ensagée à ’ade de perspectes ouertes et purees. En efet, s’attacher aujourd’hu à comprendre ce qu entoure a mort des ros, c’est auss une manère de réléchr sur de nombreuses probématques d’une hstore potque et cuturee renoueée et repensée : e corps du prnce dans sa doube dmenson de « smpe corps » et de corps soueran ; es apports de ’archéooge et de a cuture matéree ; e cérémona compee des unéraes et es apparats éphémères qu es accompagnent, rtue souent spectacuare dès qu’ s’agt d’un prnce ; a « médatsaton » de a mort du soueran à traers a crcuaton de ’normaton (orae, écrte, graphque) rééée par a dfuson de a nouee et a pubcté des obsèques ; a commémoraton du soueran après sa mort ; sans ouber a mort des ros par ’mage et a carcature et es boueersements potques mutpes prooqués par a dsparton du soueran. Car nous sommes en un temps où ’État est encore penement dentié à a personne physque du prnce : même s Lous XïV n’a jamas prononcé ’apocryphe « L’État c’est mo », cette phrase résume assez ben a personnasaton etrême d’une « royauté d’ncarnaton » que e Ro Soe a penement assumée tout au ong de son règne, et 12 jusqu’à sa mort pubque . « J’a écu parm es gens de ma cour ; je
11.Médîévales. Langue, textes, îstoîre, n° 31, « La mort des grands. Hommage à Jean Desse », 1996. 12. Arette Jouanna,Le Prînce absolu. Apogée et déclîn de l’îmagînaîre monarcîque, Pars, Gamard, 2014. C’est un hstoren du début du e xIx sèce, P. E. Lémontey qu a attrbué, à tort, a paternté de cette ameuse
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soutenue en 1954 à ’Unersté de Caorne, pubée en 1960 et tradute en ranças sous e ttre :Le Roî ne meurt jamaîs(Pars, Fammaron, 1987). Dans cette étude ondatrce à pus d’un ttre, centrée sur es obsèques royaes dans e royaume de France, Raph Gesey, dont es traau s’ntègrent à ceu de ’« écoe cérémonaste amércane » pubés au même moment, montre que es « deu corps du ro », 5 chers à son matre Kantorowcz , apparassent carement au moment des unéraes du corps morte du soueran qu ent de décéder, dans a mesure où une eîge (corpus mystîcum) du ro est présente de 1422 (unéraes de Chares Vï) à 1610. En efet, jusqu’au unéraes d’Henr ïV, dès que e ro meurt, un mannequn est abrqué, doté d’une tête en cre, es yeu ouerts comme s’ état ant, de a açon a pus réaste possbe, et tout un rtue est organsé autour de u (es repas, par eempe, sers e aec cérémone au heures habtuees). Au xvII sèce, aors que tromphat a Réorme cathoque, ce smuacre du ro ant apparut comme a manestaton dépacée d’un cute paen. Gesey a soutenu que cette eîge, reêtue des habts royau – ceu que e ro portat ors de son sacre –, représentat ’mmortaté du soueran décédé, a parte mmortee du prnce, en queque sorte (à ’mage du chanceer, homme de a justce, qu ne reêt pas de êtements de deu). Ans, par eempe, er conectonné par Franços Couet, e mannequn de Franços ï , eposé dans a sae d’honneur à Sant-Coud du 24 ar au 5 ma 1547, a été conçu aec deu pares de mans amobes : ’une des pares igure des mans jontes, et ’autre des mans dans une poston capabe de sasr un objet ; a mécanque préot a superposton du symboe chréten de ’mmortaté du ro en prère et ceu de ’mmortaté de a monarche, par ’attrbut du sceptre, tenu par e soueran. « Le ro est mort », cre e héraut d’arme dans a crypte de a basque Sant-Dens, en abassant a bannère royae sur e cercue descendu dans e caeau, aant de a reeer au cr de « Ve e ro » : ce second cr trompha
5.
Ernst Kantorowcz, [he Kîng’s Two Bodîes : A Study în Medîaeval Polîtîcal heology, 1957],Les Deux corps du roî : essaî sur la téologîe polîtîque au Moyen Âge, Pars, Gamard, 1989.
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La mort des roîs
s’adresse au ro ant comme prncpe monarchque, comme 6 ncarnaton d’une monarche qu ne meurt jamas . En parte contestée, ’étude de Ra Gesey a eu e mérte de suscter des recherches et des anayses neues, de mutper des 7 monographes centrées sur e trépas des souerans . D’autant que, sur a mort des détenteurs du pouor, nous dsposons de sources arées et abondantes : ees ont nspré de nombreuses études et synthèses 8 récentes . Ans, tros cooques nternatonau, organsés par e Centre de recherche du château de Versaes (à Cracoe en 2007, à Madrd et à ’Escora en 2008, à Versaes en 2009), ont proposé une ecture tout à a os neue et comparatste des rtues unérares à ’échee de ’Europe :  s’agssat d’dentier des modèes et d’étuder eur crcuaton, ain de tenr compte des spécictés nsttutonnees, 9 potques et conessonnees . Quant au trcentenare de a mort de Lous XïV,  a suscté une lorason d’études orgnaes centrées sur ’agone et es unéraes du Grand Ro : ce ut une orme d’opéra unèbre, une œure d’art tota qu se dépoya durant presque deu er mos, de ’nstant même du trépas, e 1 septembre 1715, jusqu’à a grandose cérémone termnae à ’abbaye de Sant-Dens e 23 octobre, quand a dépoue du Grand Ro, embaumée dans son doube cercue de bos et de pomb, rejognt ses ancêtres dans a sombre crypte du 10 eu de mémore de a monarche . *
6. 7. 8. 9. 10.
Raph Gesey,Le Roî ne meurt jamaîs. Les obsèques royales dans la France de la Renaîssance, Pars, Fammaron, 1987, p. 267-290. Aan Boureau,Le Sîmple corps du roî : l’împossîble sacralîté des souveraîns e e françaîs,xv-xviiisîècle, Pars, Édtons de Pars, 1988. À ttre d’eempe, sgnaons a paruton de Jéréme Foa, Ésabeth Maamut, Chares Zaremba (dr.),La Mort du prînce. De l’Antîquîté à nos jours, A-en-Proence, Presses Unerstares de Proence, 2016. Juusz A. Chroscck, Mark Hengerer et Gérard Sabater (dr.),Les Funéraîlles e e prîncîères en Europe (xvi-xviii sîècle), o. 1 :Le grand téâtre de la mort, Versaes/Rennes, Centre de recherche du château de Versaes/Édtons de a Mason des scences de ’homme, 2012 ; o. 2 :Apotéoses monumentales, Versaes/Rennes, Centre de recherche du château de Versaes/Presses Unerstares de Rennes, 2013 ; o. 3 :Le deuîl, la mémoîre, la polîtîque, Rennes, Presses Unerstares de Rennes, 2015. Notamment, Aeandre Mara,Les Dernîers Jours de Louîs XIV, Pars, Perrn, 204 ; Joë Cornette,La Mort de Louîs XIV. Apogée et crépuscule de la royauté, Pars, Gamard, 2015 ; Gérard Sabater (dr.),Le Roî est mort : Louîs XIV-1715, Pars, Taander, 2015.
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La mort des roîs
eu mourr parm eu. ïs ont su tout e cours de ma e ;  est 13 juste qu’s me oent inr . » Cette denticaton de a personne du ro à a consttuton même de ’État permet de mesurer à que pont sa dsparton est presque toujours synonyme de traumatsme, souent oent : oyez es oppostons et es macontentements ors des pérodes de mnorté (guerres de Regon après e trépas bruta de Henr ïï en 1559, réotes arstocratques au temps de a Régence de Mare de Médcs au endeman de ’assassnat d’Henr ïV, « guerres domestques » de a Fronde au temps de Lous XïV enant) ; oyez encore e reus de ben des communautés ruraes de payer a tae à ’annonce de a dsparton du ro, comme ce ut e cas dans puseurs pronces en 1643 à ’annonce de a mort de Lous Xïïï, car beaucoup pensaent que ’mpôt état é au besons personnes du soueran. Le prnce, en tant que prnce, écrt Bossuet dans sa Polîtîque tîrée des propres paroles de l’Écrîture saînte, n’est pas regardé comme un homme partcuer, « c’est un personnage pubc, tout ’État est en u ; a oonté de tout e peupe est renermée dans re a senne » (Lre V, art. 4, 1 proposton). Tant  est ra que a noton abstrate de soueraneté, ndépendante de ceu qu en est tout à a os a igure et ’ncarnaton, ne concerne encore que des meu mtés, oîcers royau, magstrats et jurstes nourrs de drot roman. On peut ans comprendre ’mportance toute partcuère de cet « espace-temps » partcuer prooqué par a mort du prnce : acance et transmsson du pouor, mas auss concurrence et enjeu de soueraneté. Les unéraes du ro déunt et ’ntronsaton de son successeur consttuent de ce at un ensembe rtue et cérémone de a pus haute mportance : au-deà de a dsparton du smpe corps du soueran, son enjeu est a sure et a pérennté du pouor. C’est donc une temporaté éénementee eceptonnee qu’aborde ce re : « ’entre-deu » de deu règnes, une hstore estée de mutpes mpcatons et enjeu, une hstore penement potque auss, pusque c’est ’essence et e onctonnement mêmes
ormue : « Enin e Coran de a France ut contenu dans quatre syabes et Lous XïV prononça un jour : “L’État c’est mo” » (P. E. Lémontey,Essaî sur l’établîssement monarcîque de Louîs XIV, Pars, 1818, p. 327). 13. Paroes de Lous XïV, rapportées par Jean Buat,Journal de la Régence (1715-1723), Pars, 1865, p. 37.
ïntroducton
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du pouor qu se jouent et se nouent au moment de a mort paros tragque (Sgsmond, Henr ïï, Henr ïïï, Henr ïV) de ceu qu ncarne et eerce a soueraneté. * Les dférents chaptres de ce oume sont organsés en tros partes. La premère, nttuée « Au orgnes », nous rappee que ’hstore de a royauté ne peut s’écrre que sur un temps ong. Cette nsttuton qu, en France, a surécu durant quatorze sèces, troue en efet ses ondements dans e très haut Moyen Âge, une pérode pour aquee es sources posent de décats probèmes d’nterprétaton. L’eempe des unéraes du ro Raedwad d’Est-Ange, nhumé e au début du vII sèce à Sutton-Hoo, ustre a manère dont es découertes archéoogques peuent suppéer ’absence de tetes, tands qu’une sére de récts contradctores ennent documenter e cas de Sgsmond de Burgonde, assassné en 523 et ausstôt énéré en tant que martyr. Dans des perspectes très dférentes, ces deu premers chaptres réèent e caractère eceptonne que reêtat déjà a mort des ros au premers sèces du Moyen Âge. En nsstant sur e en ndssocabe que a royauté entretent aec e sacré, s permettent d’ntrodure une sére de thématques que nous retrouerons dans a sute du oume : dès ’orgne, a mort d’un ro, oente ou non, représentat un éénement hors norme, qu s’accompagnat de rtes spéciques et entranat dans son sage a queston de a successon, assorte de rumeurs et de soupçons portés contre a rene ou contre ’entourage du déunt. La deuème parte, nttuée « Questonnements », se à écarer dférents aspects partcuers de a mort des ros à partr de cnq études de cas regroupées en tros thèmes : e ro assassné, es pratques unérares, a régence. Dans e proongement du cas de Sgsmond, deu chaptres sont tout d’abord consacrés au ros assassnés dans des contetes très troubés : entre pamphets poémques et déporatons, comment es contemporans ont-s réag à a nouee de a mort tragque d’Henr ïïï ? comment ’annonce de ’assassnat d’Henr ïV a-t-ee été sogneusement contrôée ain d’assurer a stabté potque du royaume ? Consacrés à des morts pus serenes, es deu chaptres suants anaysent a queston
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La mort des roîs
des pratques unérares, depus a « bee mort » sogneusement antcpée de Chares V à ’embaumement de Catherne de Médcs et au transerts successs de son corps. Enin, e derner chaptre de cette parte montre comment ’organsaton de a régence a prs une ampeur eceptonnee à a mort de Lous Xïïï, au pont même d’écpser ’éénement des unéraes royaes. Dans a trosème parte, « Le modèe Lous XïV », de nouees perspectes écarent dférents aspects de a dsparton du Ro Soe : une mort spectace, assumée comme tee par e soueran u-même, des unéraes grandoses, es dernères de ’Ancen Régme, préparées notamment par ’nsttuton méconnue des Écures royaes, une mort antcpée auss, par des pamphets et des mages abrquées par es pussances étrangères, déconstructon méthodque du ro de gore.