Lunel

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Description

Jean-François Menteyne nous invite à une balade dans le Lunel d'antan grâce à de vieux clichés qui ressuscitent, sur la vague des souvenirs, des lieux et des personnages typiques. Il nous entraîne avec tendresse sur les bords du canal et des lavoirs aujourd'hui disparus, devant les magasins, les cafés, les écoles, la gare. Nous l'accompagnons également à la fête locale, moment de joie mais parfois de drame… Ses chroniques de bon observateur raniment dans les mémoires des bonheurs d'enfance qui émanent de lieux, jadis bercés d'espérance, tels que les ont vus ses yeux d'enfant et d'adolescent. Au fil des pages, nous partageons une autre manière de vivre qui permet de mieux comprendre notre passé et d'apprécier d'autant plus notre présent.

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Date de parution 01 janvier 2014
Nombre de visites sur la page 8
EAN13 9782813816108
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0070 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Préface Lunel, ma ville au fil des ans… Dans les rues de Lunel À la table d’un café ou d’un restaurant On fait les courses Sur les bancs de l’école En service Les militaires. Les classes. Les pompiers On joue : sport et musique Sport. Musique
C’est la fête ! Les arènes de Lunel
Sommaire
On sort du village Une journée à la vigne. Déjeuner au pré. Aux Cabanes. Lourdes
Souvenez vous… La rue Marc-Antoine Ménard
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P
face
Jean-François Menteyne nous emmène au cœur de Lunel, la ville qui l’a vu grandir. Avec cet ouvrage, son âme part en balade, rien ne peut l’arrêter. Certains Lunellois croiseront peut-être leur passé, au hasard d’une rue, par le biais d’un cliché. Un bien joli voyage dans le temps avec le canal, les lavoirs, les commerces, les monuments, la nature, les choses, la légende de Lunel, qu’il ressuscite avec authenticité et précision. On y respire la paix, la sérénité, la joie d’une autre manière d’exister. C’est avec une tendresse particulière que l’auteur évoque des personnages marquants, mais aussi des humbles, des anonymes qui habitèrent, avant nous, à l’ombre du même clocher. Ces Pescalunes que l’on contemple avec envie et un soupçon de mélancolie. Tous les êtres qui ont vécu dans ces lieux, les ont chauffés de leur vie, y ont laissé leur empreinte. Comme les marées déposent sur les plages leurs laisses successives, les âges superposent leurs pierres et leurs vies. Les souvenirs se bousculent dans nos têtes à la vue d’un boulevard, d’une école, d’un café, des arènes, de la gare… Cette vie d’antan réapparaît et, soudain, une rue emplit nos oreilles de ses sons et nos yeux, de tout ce qu’elle contient des beaux jours de notre enfance, des années d’insouciance à jamais écoulées. Le narrateur nous relie aussi aux traditions, telle la fête locale, une bien jolie rallonge indestructible entre le passé et le futur. Ce passé qui reste présent dans nos vies à travers ce livre, par la puissance des souvenirs. À cette époque où tout va si vite, il semble bien que Jean-François Menteyne ait senti cette nécessité de rester lié à cet autrefois et de le conserver pour l’avenir. En tournant les pages, nous rajeunissons de quelques printemps, et Lunel s’immortalise dans ce livre d’images, offrant à nos pensées un goût d’éternité.
Nadine Costa Présidente de la troupe de théâtre les Compagnons de la comédie de Lunel Comédienne (a joué avec Michel Galabru dansLes Rustresde Goldoni), écrivain, membre de la SACD.
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Lunel, ma ville au fil des ans…
Au fil du temps, promenons-nous dans les rues de Lunel, arrêtons-nous devant son église, ses caladons, ses arènes, ses monuments, ses écoles… Ces murs encore chauds du contact de ceux qui sont partis à jamais, qui les ont créés et y ont laissé le meilleur d’eux-mêmes. Nos pas rencontrent des pas que nous croyions effacés et nos pensées s’envolent devant d’anciennes bâtisses, murs chargés d’histoires des Lunellois, fleurant bon les familles d’autrefois. Lunel d’antan, avec des photos du canal disparu, de la cave coopérative, des anciens lavoirs qui ne sont plus et des petites boutiques définitivement fermées. Lunel des plaisirs, les dimanches aux terrasses des cafés, au stade Fernand Brunel lors des rencontres du Gallia Club, aux Cabanes avec ses repas d’amitié, pour la fête et ses déjeuners aux prés, et la joyeuse ambiance des vendanges dans les vignes inondées de soleil, de véritables témoignages pour la jeunesse d’aujourd’hui. Certains se reconnaîtront, d’autres s’émouvront ou découvriront des secrets de la ville et des mains qui n’existent pas encore tourneront peut-être un jour les pages de ce livre… Des anecdotes, mélange de respect, de douceur et d’audace, complètent l’ouvrage. C’est le cœur de la vie qui bat encore et toujours par la puissance des souvenirs, nouant le passé et l’avenir, en défiant ainsi le temps qui court. Toute une chaîne de pierres et de vies qui nous raccrochent les uns aux autres, en réchauffant nos esprits et nos cœurs d’une douce nostalgie de bonheur.
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Cansoun di gènt de Lunèu
Refrin Eici li gènt de Lunèu/ Que toujour n’en fan quaucuno/ Un jour coume d’estourneu/ Anèron pesca la luno/ La luno èro couchado/ Cresien que s’èro negado/ E l’anèron touti pesca/ Emb’un panié trauca.
Ah I quante afaire/ Pèr nosti paire/ Quouro veguèron pas/Sus lou campas/ La luno bello/ ‘mbé lis estello/ Lusi dintre bu cèu/ Qu’èro tant bèu./ Alor d’ausido/ D’uno escourido/ Lou Segnour esfraia Faguè souna/ La generalo/ E d’un cop d’alo/ Lou pople venguè lèu/ A soun rampèu./ Iéu l’aviéu visto/ Digué Batisto Briha dins lou canau/ Coume un fanauMai trop ardido/ S’es esvalido/ En fasènt lou cabus/ Dins la palus.
Dins l’acompado/ Estoumacado Lou Segnour enmasca/ Faguè cerca/ De voulountàri Celibatàri/ E prestè a s’arnesca/ Pèr la pesca./ Lou cor en joio/ E plen de voio/ Quatre ome de Lunèu Valènt barbèu/ Se decidèron E parteguèron/ Embé soun materiau/ Vers lou canau.
À la « Brecheto »/ O la couqueto/ Ras d’un clot de rauset/ Quante toupet/ La luno blavo/ Se miraiavo/ Emb’un èr beluguet/ E farluquet./ Alor tout d’uno/ Li Pescaluno/ Traguèron soun paniéD’un bras lougié/ E l’enciéuclavon/ Mai quand tiravon/ La luno n’en sourtié/ E sourrisié.
Li galejado/ Li mai granado/ Toumbavon aderé/ Sus lou coupet/ Di brun pescaire/ Qu’alor, pecaire/ Leissèron tout en plan/ En s’en anant./ La poupulàci/ Ié faguè gràci/ E tournant vers Lunèu/ Veguèron lèu La luno bello/ Qu’èro nouvello/ Faire tourna bèubèu/ Dins noste Cèu.
Li paraulo soun de Louvis Aric. Lou refrin se canto sus l’èr di Targo. Lou musician pescoluno Lirou a fa la musico di coublet.
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La chanson des gens de Lunel
Refrain Voici les gens de Lunel/Qui en font toujours quelqu’une/Un jour comme des étourneaux/Ils allèrent pêcher la lune/La lune était couchée/Ils croyaient qu’elle s’était noyée/Et ils allèrent tous la pêcher/ Avec un panier troué.
Ah ! quelle affaire/Pour nos aïeux/Quand ils ne virent pas/Dans les champs/La belle lune et les étoiles/ Luire au milieu du ciel/Qui était si beau./ Alors aussitôt/Tout d’une traite/Le Seigneur effrayé/Fit battre tambour/Et sonner trompette/Et Promptement/Le peuple vint vite/A son appel. Moi, je l’avais vue,/Dit Baptiste/Briller dans le canal/Commeun fanal./ Mais, trop hardie,/ Elle s’est évanouie En plongeant tête première/Dans le marais.
Dans l’assemblée/ Frappée d’étonnement,/Le seigneur, très ennuyé,/ Fit chercher des volontaires/ Célibataires/ Et prêts à s’équiper/ Pour la pêcher./ Le cœur en joie/Et plein d’entrain,/Quatre Lunellois/Valeureux gaillards/Se décidèrent/Et partirent/Avec leur matériel/ Vers le canal.
A la « Brecheto »/Oh ! la coquette,/Près d’une touffe de roseaux,/ Quelle audace !/La lune blême/Se mirait/ Avec un air sémillant/Et coquet./ Alors aussitôt/Les Pescalunes/Jetèrent leur panier/D’un bras léger,/Et ils l’encerclaient./ Maisquand ils tiraient/ La lune en sortait/Et souriait.
Les railleries/ Les plus mordantes/ Tombèrent drues/ Sur la nuque/Des bruns pêcheurs/ Qui, malheureux,/ Abandonnèrent tout/ En s’en allant,/ La populace/Leur fit grâce,/ Et, revenant vers Lunel/ Ils virent bientôt/ La belle lune/Qui était nouvelle/Les narguer à nouveau/Dans notre ciel.
Traduction de Joseph Roumanille et Julius Estève
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Dans les rues de Lunel
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C’est pour le centenaire de la Révolution française que l’achat d’une copie de la statue de la Liberté est envisagé à Lunel par le maire Georges Martel. Le 29 décembre 1889, la statue fut inaugurée et érigée au nord de la place de la République, orientée vers le nord de la ville. La statue fut réquisitionnée et enlevée par les Allemands, le lundi 15 décembre 1941, pour être fondue pour son métal (cuivre martelé). Ce n’est finalement qu’en 1989 que la ville de Lunel retrouve sa Marianne à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. L’initiative vint de Jean Baille, auteur d’un livre sur l’histoire de Lunel qui, avec quelques amis, proposa que les Lunellois se mobilisent afin qu’une nouvelle statue de la République soit élevée à l’emplacement de la précédente. Le succès fut immédiat et Henri Canitrot, maire de Lunel, lors d’une séance du conseil municipal, créa un comité pour la reconstruction de la statue de la Liberté, dont il devint le président, son adjoint à la culture, Jacques Segoin, secrétaire, André Maumejean trésorier et Jean Baille secrétaire adjoint. Livrée le 17 février 1989 par la fonderie Susse à Arcueil, la statue fut inaugurée le 25 février 1989 par Henri Canitrot et son conseil municipal, en présence de nombreuses personnalités, le député-maire de La Grande-Motte René Couveinhes, le conseiller général et régional Claude Barral, le conseiller général et maire de Castelnau-le-Lez Jean-Pierre Grand, le conseiller régional Robert Thierry. Le 20 février 2014, à l’occasion des 25 ans de la statue de la Liberté, une exposition ainsi que la projection d’un film de Jean-François Menteyne ont eu lieu à la salle Brassens.
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La place de la République.
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